16/12/2005
Secrétaire général
SG/SM/10263
OBV/535

Department of Public Information • News and Media Division • New York

POUR DES POLITIQUES DE MIGRATION EFFICACES, KOFI ANNAN INVITE À DISSIPER MYTHES ET PRÉJUGÉS XÉNOPHOBES


On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale des migrants, le 18 décembre 2005:


Les migrations internationales sont une des caractéristiques fondamentales de notre monde, où les distances s’effacent de plus en plus.  Gérer ces migrations de façon que chacun y trouve son compte est devenu un des grands défis de notre temps.  Chaque année, la Journée internationale des migrants est l’occasion d’appeler l’attention sur ce défi et de célébrer les nombreuses contributions que les migrants apportent à nos sociétés, à nos cultures et à nos économies.


L’économie mondiale dépend de plus en plus des travailleurs migrants.  Les migrants apportent leur savoir-faire, leurs connaissances et leur force de travail aux communautés qui les accueillent.  Leur présence favorise la circulation des idées, la compréhension entre les cultures et le progrès scientifique.  Les travailleurs migrants, qu’ils soient qualifiés ou non, contribuent de façon décisive au succès de vastes secteurs de l’économie des pays développés aussi bien que des pays en développement.  En même temps, les fonds que les migrants transfèrent à leurs pays d’origine font paraître dérisoires les montants que ces pays reçoivent au titre de l’aide publique au développement.


Pourtant, les migrations posent de nombreux problèmes et font naître un peu partout des préoccupations compréhensibles.  Mais si l’on veut que les politiques de migration soient viables et efficaces, et que les bienfaits des migrations profitent à tous, il faut dissiper les mythes et les préjugés xénophobes et s’attaquer aux vrais problèmes.  Il faut aussi prendre des mesures plus énergiques pour faire respecter les droits fondamentaux des travailleurs migrants et des membres de leur famille.


Le récent rapport de la Commission mondiale sur les migrations internationales contient d’importantes recommandations à cet effet.  Selon la Commission, une politique de migration doit, pour être efficace, s’appuyer sur des politiques rationnelles dans de nombreux domaines –les droits de l’homme, bien sûr, mais aussi le développement, le commerce, l’aide et la sécurité.  Le Dialogue de haut niveau sur les migrations internationales et le développement, qui doit se tenir l’an prochain dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies, donnera aux États Membres l’occasion d’entamer une coopération plus étroite sur ces importantes questions.  J’espère que tous les États s’inspireront des idées et des recommandations qui figurent dans le rapport de la Commission pour faire en sorte que le Dialogue soit un succès.


Cette année, la Journée internationale des migrants marque aussi le quinzième anniversaire de l’adoption de la Convention internationale relative à la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.  À ce jour, seuls 34 États Membres ont adhéré à cette convention ou l’ont ratifiée.  J’invite donc à nouveau instamment les États qui ne l’ont pas encore fait à devenir parties à cet important traité.  Je demande aussi à tous les États parties de présenter au Comité pour les travailleurs migrants des rapports réguliers sur les mesures qu’ils ont prises pour appliquer la Convention, et les engage à reconnaître que le Comité a compétence pour recevoir et examiner les communications de particuliers qui se plaignent de violations de leurs droits en vertu de la Convention.


Nos sociétés seraient moins riches sans la contribution des migrants.  Aujourd’hui, alors que nous célébrons leurs contributions, engageons-nous aussi à protéger les droits fondamentaux de chaque homme, de chaque femme et de chaque enfant qui quitte son pays à la recherche d’une vie meilleure.


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