10/08/2005
Communiqué de presse
IHA/1071

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

FORCES ET FAIBLESSES DE LA RÉPONSE DE L’ONU À DES CRISES HUMANITAIRES DE PLUS EN PLUS COMPLEXES


Des secours d’urgence au développement


(Adapté de l’anglais)


VIENNE, 8 août (Service d’information de l’ONU) -- Les catastrophes naturelles comme le tsunami dans l’Océan Indien ou l’invasion des crickets ou encore la sécheresse ainsi que les conflits de grande ampleur comme ceux en Afghanistan, en Iraq, au Darfour et en République démocratiques du Congo (RDC), ces dernières années, ont mis à l’épreuve la capacité des Nations Unies à mener une action humanitaire conforme aux besoins.  Cette année, les crises qui ont secoué une vingtaine d’endroits dans le monde ont précipité dans le besoin quelque 26 millions de personnes qui nécessitaient une assistance humanitaire de l’ordre de 4,5 milliards de dollars.


Les situations d’urgence qui requièrent une réponse mondiale ont gagné en complexité, prévient le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Jan Egeland qui cite cinq ingrédients du succès: un haut degré de préparation et une bonne évaluation des risques, un financement prévisible, une appropriation nationale des efforts, un équilibre entre les efforts à court terme et à long terme, et une bonne coordination entre les différents acteurs.  En matière d’assistance humanitaire, le bilan de l’ONU est plutôt positif.  Le nombre total des réfugiés dans le monde est à son niveau le plus bas depuis 1980 et les perspectives de paix se multiplient dans un certain nombre de pays, en particulier en Afrique.


D’après les observateurs, le tsunami a suscité des marques sans précédent de solidarité, de générosité et de coopération de la part de la communauté internationale.  « Aujourd’hui, dans les zones affectées, les infrastructures de santé sont probablement bien meilleures qu’elles ne l’étaient avant la catastrophe » constate, par exemple, le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU.  Ce tour de force ne saurait cacher de réelles faiblesses dans la réponse humanitaire.


On peut citer le manque d’expertise dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, de la gestion des abris et des camps et de la protection.  La coordination entre les ONG, et entre ces dernières et les Nations Unies n’a pas non plus été à la hauteur des défis, en particulier dans le secteur de la santé.  Ces faiblesses ont démontré la nécessité pour le système de l’ONU de pouvoir miser sur l’expertise régionale et nationale.  Elle est la plus à même de faire des évaluations rapides de la situation et de coordonner les premières réponses.  De l’expérience du tsunami, il ressort que l’augmentation du degré de préparation locale est la clé d’une réponse humanitaire plus efficace.


Sans une bonne préparation aux urgences et à l’évacuation, les réseaux les plus sophistiqués de détection et d’évaluation des risques ne serviront à rien.  Ce principe de base de l’alerte rapide a démontré toute sa pertinence lors du tsunami qui a provoqué la mort de plus 240 000 millions de personnes et gravement touché plus de 158 millions d’autres personnes de la région.  Pour prévenir de telles situations, la Commission océanographique de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a créé, en juin dernier, un groupe de coordination du système d’alerte fait d’un réseau de systèmes nationaux qui, à terme, seraient reliés par une base régionale.


Au titre des autres faiblesses vient la question des capacités financières, question d’autant pressante que l’assistance ne se limite pas, selon les mots du Secrétaire général de l’ONU, aux efforts de secours ; l’une des tâches les plus importantes étant de créer une rampe de lancement pour le développement.  Les défis principaux sont donc la reconstruction, la prévention d’autres catastrophes et l’application des enseignements tirés de l’expérience.


Pour plus d‘informations, veuillez vous adresser au Service d’information des Nations Unies à Vienne au 43-1-26060 4666 ou UNIS@UNvienna.org.  Vous pouvez aussi visiter le site www.unis.unvienna.org.


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