06/07/2005
Communiqué de presse
ECOSOC/6160



Conseil économique et social

Session de fond de 2005

17e séance – matin


L’ECOSOC SE PENCHE SUR LA CONTRIBUTION QUE PEUT APPORTER LA COORDINATION DU SYSTÈME DE L’ONU À LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT


Dans le cadre du débat général consacré aux questions de coordination, les membres du Conseil économique et social ont insisté ce matin sur la contribution que peut apporter une coordination renforcée du système des Nations Unies à la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire.


Le Sous-Secrétaire général à la coordination des politiques et aux affaires interorganisations, Patrizio Civili a rappelé que le rapport du Secrétaire général intitulé « Vers la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire »*, dont l’ECOSOC a aujourd’hui pris note, mettait l’accent sur la nécessité pour les Nations Unies de parvenir à une plus grande cohésion, tant dans la mise au point des politiques de développement que dans les opérations réelles.


Le Secrétaire général estime, dans son rapport, que pour mobiliser tout le système des Nations Unies autour de la réalisation de ces objectifs, les organismes des Nations Unies devraient intégrer leurs propres stratégies et politiques et les aligner au maximum sur les priorités et stratégies des gouvernements, les engagements pris au niveau international, les objectifs et cibles convenus dans le cadre du programme de l’ONU pour le développement, en particulier les Objectifs du Millénaire pour le développement.  Leurs activités opérationnelles dans les pays devraient être conçues de façon à soutenir les stratégies nationales, tandis que les liens entre ces activités et le travail normatif des organismes des Nations Unies devraient être renforcés.  De même, il faudrait encourager activement leur coordination avec les autres intervenants sur le terrain.  Au niveau intergouvernemental, le Secrétaire général prône un suivi et une évaluation concertés, coordonnés et intégrés de la mise en œuvre du programme pour le développement.


À l’instar de plusieurs délégations, la représentante de la Jamaïque, qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a mis l’accent sur le rôle central que devrait jouer l’ECOSOC pour parvenir à une meilleure coordination améliorée dans le système des Nations Unies, avec la participation d’autres institutions multilatérales, de gouvernements, de la société civile et du secteur privé.  L’ECOSOC devrait s’appuyer plus systématiquement sur le travail de ses commissions techniques et des organisations chargées du suivi des conférences internationales, notamment en harmonisant les programmes de travail pluriannuels de ces commissions, a souligné pour sa part le représentant de la Suisse.  Le représentant de la Fédération de Russie a rejeté, quant à lui, l’idée d’un processus d’examen par les pairs dans le cadre de rencontres ministérielles annuelles proposée par le Secrétaire général pour assurer le suivi des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’agenda des Nations Unies pour le développement.  Il est impossible d’assurer une égalité entre ces pairs, a-t-il notamment expliqué.


L’ECOSOC a par ailleurs adopté un projet de résolution** par lequel il décide d’adopter, pour le débat consacré aux questions de coordination de sa session de fond de 2006, le thème intitulé « La croissance économique durable pour le développement social, notamment l’élimination de la pauvreté et de la faim ». Le Conseil y décide également que l’établissement et la mise en œuvre de son programme de travail pluriannuel s’inspireront du fait que, pour la réunion de coordination, il devra contribuer à l’application et au suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences organisées sous l’égide de l’ONU dans les domaines économique, social et domaines connexes.


Pour M. Ali Hachani (Tunisie), qui assurait aujourd’hui la présidence de l’ECOSOC, cette décision constitue un pas important vers un programme de travail pluriannuel complet susceptible d’apporter à la tâche du Conseil plus de prévisibilité.  Elle permettra également aux commissions techniques et aux autres organes subsidiaires de mieux préparer leur contribution au travail de l’ECOSOC, a-t-il souligné.


Le Conseil économique et social poursuivra son débat sur les questions de coordination, demain, jeudi 7 juillet à partir de 10 heures.  Dans ce cadre, il engagera deux discussions sur la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan international, y compris ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire, l’une sur les « perspectives et stratégies », l’autre, avec les Présidents des commissions techniques et des autres organes subsidiaires du Conseil, sur les « progrès accomplis, obstacles à surmonter et chances à saisir ».


*  Rapport publié sous la cote E/2005/56

** Texte publié sous la cote E/2005/L.13


VERS LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT CONVENUS SUR LE PLAN INTERNATIONAL, Y COMPRIS DE CEUX ÉNONCÉS DANS LA DÉCLARATION DU MILLÉNAIRE (E/2005/56)


Introduction et débat général


M. PATRIZIO CIVILI, Sous-Secrétaire général à la coordination des politiques et aux affaires interorganisations, a rappelé que les segments de haut niveau et de coordination avaient été mandatés pour traiter de la question fondamentale des objectifs du développement.  Cette question doit revêtir deux dimensions: une politique cohérente et une coopération en faveur du développement.  La première dimension, traitée par le Segment de haut niveau, implique l’élaboration d’un cadre politique permettant d’assurer une approche intégrée et cohérente pour mettre en œuvre l’agenda de développement.  La seconde dimension, qui fait l’objet du présent débat, porte sur le rôle des organisations du système des Nations Unies pour aider les pays à atteindre les Objectifs.  M. Civili a ensuite rappelé que le rapport mettait  l’accent sur la nécessité pour les Nations Unies de parvenir à une plus grande cohésion, tant dans la mise au point des politiques de développement que dans les opérations réelles et dans la séquence des interventions afin d’optimiser leur impact.  Le rapport du Secrétaire général a souligné l’importance de développer une politique cohérente sous forme de cadre pour une mise en œuvre nationale des priorités.  Ce rapport a mis l’accent sur le rôle des Nations Unies, mais aussi sur la nécessité d’une évolution du système.  Les actions interinstitutions et intergouvernementales vont déterminer le rythme auquel les progrès seront accomplis.  Les organismes des Nations Unies devraient donc accorder la priorité à l’évolution nécessaire de leurs pratiques.  La cohésion du système de l’ONU s’est renforcée mais il reste à en tirer une force permettant au système de répondre de façon concertée aux défis d’un monde changeant.


Par ailleurs, M. Civili a fait remarquer qu’il n’existait pas de processus global au niveau intergouvernemental permettant d’examiner les progrès accomplis pour atteindre les objectifs.  Il a jugé nécessaire que le Conseil économique et social et ses commissions techniques luttent pour la création d’une cohésion thématique de leurs travaux.  Tout en invitant les commissions régionales à adopter une démarche identique, il a estimé que le Conseil était en mesure d’harmoniser ces évolutions.  Il est nécessaire d’institutionnaliser le dialogue du Conseil avec les Nations Unies, notamment en planifiant des réunions avec les bureaux.  Le Conseil ne doit plus se contenter d’examiner les rapports annuels du Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies (CCS) uniquement au cours de sa session de fond annuelle, il doit intégrer cet examen à ses débats sur la coordination.  En conclusion, M. Civili a souligné que le Conseil tenait son Segment de coordination au moment où était menée une réflexion approfondie sur les Nations Unies.  Il a espéré que le Conseil pourrait apporter sa contribution aux réformes qu’exige le Sommet mondial de septembre.


Mme NORMA TAYLOR ROBERTS (Jamaïque), intervenant au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a appelé à la pleine mise en œuvre de la résolution 57/270B de l’Assemblée générale qui fixe un cadre de travail pour l’ECOSOC en ce qui concerne l’application des décisions issues des sommets et conférences internationales.  Notant que ces objectifs, y compris les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), étaient de nature transectorielle, elle a souligné l’importance de la coordination au sein du système de l’ONU.  Toutefois, elle a estimé que les organismes du système des Nations Unies n’avaient pas encore intégré les changements culturel et organisationnel pour que la coordination soit véritablement effective.  Ceci, a-t-elle poursuivi, s’explique en partie par le fait que les organisations se font concurrence pour avoir accès à des ressources. 

De plus, elle a noté qu’une partie croissante du budget de l’Organisation reposait sur des contributions volontaires et que les programmes étaient donc influencés par les objectifs et préférences des donateurs.  Par ailleurs, elle a affirmé que la réalisation des objectifs de développement, dont les OMD, exigeait une coordination et une cohérence au sein du système de l’ONU mais aussi avec les autres institutions multilatérales, dont la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et les institutions de Bretton Woods. 


En ce qui concerne l’ECOSOC, la représentante a insisté sur son rôle central afin d’atteindre une coordination améliorée dans le système des Nations Unies, avec la participation d’autres institutions multilatérales, de gouvernements, de la société civile et du secteur privé.  C’est à ce niveau que les questions pourront être discutées de manière approfondie et que les programmes seront évalués de tous les points de vue.  De plus, elle a indiqué que la coordination et la collaboration appelaient une approche coordonnée du budget ainsi qu’un pourcentage plus important des ressources consacrées à la programmation.  Enfin, elle a souhaité que des efforts soient entrepris pour améliorer la structure de gouvernance des institutions de Bretton Woods et pour les amener à collaborer avec le système des Nations Unies, sujet qui devrait selon elle être abordé par la Réunion plénière de haut niveau en septembre prochain, en raison de son importance dans la réalisation des objectifs de développement.


M. MICHAEL O’NEILL (Royaume-Uni), qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, a affirmé que l’Union européenne demeurait fermement engagée dans la mise en oeuvre des résultats des conférences liées aux domaines économique, social ou environnemental, en particulier en faveur de la Déclaration du Millénaire et de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Elle reste notamment engagée à promouvoir l’intégration des trois éléments du développement durable, à savoir le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement, trois piliers qui se renforcent mutuellement.  Dans ce contexte, ces trois piliers du développement durable sont nécessaires pour réaliser les objectifs internationalement convenus, y compris les Objectifs du Millénaire pour le développement, a-t-il ajouté.  Il a souligné le lien existant entre la réalisation des OMD et la réaffirmation et la mise en place de ces résultats, y compris ceux établis dans la Déclaration du Millénaire et ceux de Beijing, Copenhague, Le Caire, Istanbul, Monterrey, Vienne, Johannesburg, Rome, Bruxelles, Almaty et Maurice.  Ces objectifs devraient constituer les éléments essentiels des stratégies de développement national, a-t-il ajouté, citant les stratégies de réduction de la pauvreté.


Le représentant a également déclaré que l’Union européenne soulignait la nécessité de poursuivre activement la réforme des Nations Unies afin d’établir un système qui soit prêt à affronter le XXIe siècle, pertinent, cohérent, financé de manière appropriée et efficace.  L’Union européenne souhaite que le Sommet de septembre donne un mandat clair pour ce qui est d’élaborer des propositions concernant la mise en œuvre des sommets et des conférences des Nations Unies, tout en se concentrant sur les méthodes de travail.  Il a en outre estimé que le Conseil économique et social devrait jouer un rôle clef pour la mise en œuvre des engagements pris dans le cadre des sommets et conférences, et devait continuer d’appuyer la coordination entre les différentes organisations.  Au niveau national, a-t-il poursuivi, les Nations Unies devraient être représentées par une équipe placée sous la responsabilité d’un coordonnateur-résident.  Dans l’esprit de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, les équipes de pays des Nations Unies devraient assurer la conformité des programmes de l’institution spécialisée des Nations Unies avec les stratégies nationales de développement reflétant les priorités du pays en développement, a-t-il indiqué.


M. NIKOLAI V. CHULKOV (Fédération de Russie) a souligné la complémentarité des objectifs de l’ONU, comme l’indique le rapport du Secrétaire général.  Leur réalisation exigera une démarche multisectorielle coordonnée, tout en maintenant le caractère individuel des processus de mise en œuvre.  Les organisations des Nations Unies doivent coordonner leurs politiques, tout en tenant compte des priorités nationales et des obligations internationales.  C’est au Conseil économique et social qu’il incombe d’assurer un suivi coordonné des mesures prises dans le cadre de la réalisation des objectifs de développement.  Le représentant se prononce donc en faveur du renforcement de son rôle.  L’élément fondamental de la réforme du Conseil est de renforcer les liens entre activités normatives et opérationnelles, ainsi que le rôle du Conseil pour régler les problèmes économiques et sociaux des pays sortant d’un conflit.  Le Conseil assure le contrôle des actions de l’ONU en matière de développement, et il entretient un dialogue continu sur le sujet.  M. Chulkov  a soutenu la proposition visant à organiser un forum annuel sur les questions de développement ainsi qu’une évaluation annuelle au niveau ministériel des réalisations en matière d’Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a jugé que le Segment de haut niveau constituait la meilleure plateforme pour la réalisation de ces travaux, le mandat du segment opérationnel étant très limité.


En revanche, le représentant a rejeté le processus d’examen par les pairs dans le cadre de rencontres ministérielles annuelles.  Il est impossible d’assurer une égalité entre ces pairs, a-t-il expliqué.  Il a ensuite appuyé la tenue par le Conseil économique et social de réunions pour réagir aux catastrophes naturelles.  Les commissions techniques constituent un mécanisme clef pour suivre la réalisation des objectifs des sommets.  Le représentant a également appuyé l’accroissement de  l’activité thématique du Conseil et de la coordination.  Il faut chercher à optimiser les méthodes de travail, sans procéder à une uniformisation.  De même, il a soutenu le renforcement des relations entre Conseil et les institutions financières internationales.  Enfin, le représentant a estimé que le Segment de haut niveau était devenu une étape importante pour la préparation du Sommet de septembre, même si les États Membres n’étaient pas parvenus à un accord sur une déclaration ministérielle.  Ce fait ne doit pas constituer un précédent, a-t-il ajouté, avant de confirmer le rôle central joué par le Conseil dans l’examen des conditions de développement.


M. THOMAS GASS (Suisse) a insisté sur le rôle essentiel de l’ECOSOC, estimant que son renforcement ne serait possible sans l’adoption d’une approche cohérente de la complémentarité entre l’Assemblée générale et le Conseil.  L’Assemblée générale doit demeurer l’organe où sont prises les décisions de politique générale, et l’ECOSOC doit continuer de servir d’instance pour mettre en œuvre ces décisions dans les domaines relevant de son mandat.  Il a déclaré que l’ECOSOC devait s’appuyer plus systématiquement sur le travail de ses commissions techniques et des organisations chargées du suivi des conférences internationales, notamment en harmonisant les programmes de travail pluriannuels de ces commissions et d’intégrer les résultats de leurs délibérations dans le travail de l’ECOSOC.  Rappelant que le Conseil assurait la coordination opérationnelle du système de l’ONU, il a demandé que l’ECOSOC donne aux unités opérationnelles une marge de manœuvre et un soutien suffisants pour qu’elles puissent se servir de leurs propres mécanismes de coordination, comme dans le cadre du Groupe de développement des Nations Unies.


Concernant le renforcement du rôle de l’ECOSOC, tel que proposé dans le rapport du Secrétaire général, le représentant a estimé que l’examen par les pairs de la mise en œuvre de l’agenda des Nations Unies pour le développement serait crucial pour encourager la réflexion et la coopération au niveau régional.  Toutefois, il a noté qu’il ne fallait pas sous-estimer leur complexité et qu’il faudrait lancer un projet-pilote d’examens volontaires afin d’en déterminer les avantages et le coût.  Il a indiqué que l’ECOSOC pourrait servir de forum de coopération au développement au sein duquel on tiendrait un débat politique sur des questions sociales, environnementales et humanitaires.  Pour obtenir une participation large au plus haut niveau, a-t-il estimé, il faudrait que ce forum s’insère dans le contexte du segment de haut niveau de l’ECOSOC, ou même le remplace.  De plus, il a affirmé qu’afin d’intensifier le dialogue au sein du système ainsi que la coordination et la cohérence, il serait souhaitable de mettre à profit les instruments dont disposent déjà l’ECOSOC.  Enfin, il a jugé utile de convoquer à des moments opportuns des réunions sur des affaires courantes et urgentes pour sensibiliser la communauté internationale et mobiliser des ressources, tout en demandant que ces efforts n’empiètent pas sur des mandats d’autres organes de l’ONU. 


M. BASILE IKOUEBE (Congo) a déclaré que, comme le soulignait le Secrétaire général dans son rapport, l’éradication de la pauvreté n’était pas un objectif irréalisable, mais que les pays d’Afrique sub-saharienne, considérés comme très éloignés des objectifs fixés, attendaient de la communauté internationale une plus grande impulsion et des engagements plus concrets.  Seule une action cohérente et concertée, fondée sur une vision partagée du développement, est à même de répondre aux nécessités d’un monde de plus en plus interdépendant et de garantir les résultats que nous visons tous, a-t-il souligné.  Selon lui, à travers son évaluation périodique, le Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies peut coordonner les efforts conjugués des divers organismes, garantissant ainsi une meilleure prise en compte des Objectifs du Millénaire pour le développement dans les priorités d’action du système.


Le représentant a indiqué que son pays avait pu bénéficier des avantages du processus de réforme des Nations Unies, en particulier du système de coordonnateur-résident, à travers la mise en œuvre de son programme de pays adopté par le Conseil d’administration du PNUD/FNUAP.  L’intérêt majeur d’une telle approche réside dans l’opportunité qu’elle offre comme cadre d’incitation à l’appropriation nationale des efforts de développement et comme formule de partenariat dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.  Le processus de réforme, à travers le système de coordonnateur-résident, de bilan commun de pays, de programmation conjointe, d’harmonisation et de simplification, a pu mettre en place des mécanismes de coordination susceptibles d’assurer des avancées significatives dans la lutte contre la pauvreté et la faim, a-t-il estimé.  De même, a-t-il ajouté, la mise en œuvre des recommandations du Secrétaire général concernant le renforcement de la fonction de l’ECOSOC permettrait d’établir une plus grande cohérence de son action et renforcerait les capacités des pays en développement dans leurs efforts pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement.


Reprenant la parole, M. CIVILI a rappelé que le rapport du CCS « Une ONU pour catalyser le progrès et le changement » énonçait un ensemble de priorités larges des changements sur lesquels il convient de travailler.  Il revient au Conseil d’examiner dans quelle mesure ces priorités sont réalisées, ce qui présente un lien avec la coordination des ressources.  Il a ensuite assuré que les rapports entre le CCS et le Groupe de développement des Nations Unies étaient étroits et devaient se renforcer mutuellement.  Il a affirmé que plusieurs exemples concrets permettaient d’illustrer ces bonnes relations, citant notamment la « triple crise » du VIH/sida, de l’alimentation et de la gouvernance en Afrique australe.  Il a été estimé que le CCS constituait l’instance appropriée pour élaborer des politiques en la matière, tandis que leur réalisation au niveau national était confiée au Groupe de développement des Nations Unies.  De même, M. Civili a illustré les bonnes relations qu’entretiennent les deux organes en évoquant les discussions qui ont eu lieu au CCS sur la coordination sur le terrain.


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