15/02/2005
Communiqué de presse
CS/8310



Conseil de sécurité

5122e séance – après-midi


LE CONSEIL CONDAMNE L’ASSASSINAT DE RAFIQ HARIRI ET DEMANDE AU GOUVERNEMENT LIBANAIS D’EN TRADUIRE EN JUSTICE LES RESPONSABLES


Il prie le Secrétaire général de faire rapport d’urgence

sur les circonstances, causes et conséquences de cet acte terroriste


À l’issue de consultations officieuses sur la situation au Moyen-Orient, le Président du Conseil de sécurité, M. Joël Adéchi du Bénin, a lu, au nom des membres du Conseil, la déclaration présidentielle suivante:


Le Conseil de sécurité a entendu un exposé du Secrétariat sur la situation au Liban le 15 février 2005.


Le Conseil condamne sans équivoque l’attentat terroriste à la bombe commis le 14 février 2005 à Beyrouth, qui a coûté la vie à l’ancien Premier Ministre libanais Rafiq Hariri, parmi d’autres, et blessé grièvement des dizaines de personnes, dont l’ancien Ministre Basil Fleihan.


Le Conseil exprime toutes ses condoléances et sa plus vive sympathie à la population et au Gouvernement libanais, ainsi qu’aux victimes et à leur famille.


Le Conseil demande au Gouvernement libanais de traduire en justice les auteurs, organisateurs et commanditaires de cet acte terroriste inqualifiable et prend note des engagements qu’il a pris à cet égard.  Il prie instamment tous les États, en application des résolutions 1566 (2004) et 1373 (2001), de coopérer pleinement à la lutte contre le terrorisme.


Le Conseil est gravement préoccupé par l’assassinat de l’ancien Premier Ministre libanais et ses répercussions possibles sur les efforts que déploie actuellement le peuple du Liban pour asseoir la démocratie, notamment à la faveur des élections parlementaires qui se tiendront prochainement.  Un tel acte terroriste ne devrait pas compromettre la tenue de ces élections dans des conditions transparentes, libres et démocratiques.


Le Conseil redoute que le Liban ne se retrouve davantage déstabilisé et il forme le vœu qu’après ce terrible événement, le peuple libanais parvienne à trouver son unité et à satisfaire par des moyens pacifiques sa vieille aspiration nationale à la pleine souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale.


Le Conseil renouvelle les appels qu’il a lancés précédemment à toutes les parties concernées pour qu’elles coopèrent avec lui pleinement et sans attendre à la pleine application de toutes les résolutions pertinentes relatives au rétablissement complet de l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’indépendance politique du Liban.


Le Conseil prie le Secrétaire général de suivre de près la situation au Liban et de lui faire rapport d’urgence sur les circonstances, les causes et les conséquences de cet acte terroriste.


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