06/10/2005
Assemblée générale
AG/10399

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Assemblée générale

27e & 28e séances plénières

matin - après-midi


L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DEMANDE AUX ÉTATS MEMBRES D’ENCOURAGER LES JEUNES À CONTRIBUER À LA RÉALISATION DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE


Des jeunes font entendre leur voix à la tribune de l’Assemblée


Les jeunes ne sont pas seulement l’avenir, ils sont également le présent et ont droit, à ce titre, d’être associés aux prises de décisions.  Forte de ce constat, rappelé par plusieurs États Membres, dont un certain nombre a donné la parole aux représentants de la jeunesse, l’Assemblée générale a aujourd’hui adopté sans vote, telle que révisée oralement, une résolution1 demandant aux gouvernements, aux organes et organismes des Nations Unies et aux organisations non gouvernementales d’encourager les jeunes à contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).


La jeune génération ne doit pas être la prochaine à échouer mais la première à réaliser ces objectifs, a déclaré le Président de la soixantième session de l’Assemblée générale, Jan Eliasson (Suède), ouvrant ce matin le débat sur l’évaluation des progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà, adopté il y a 10 ans.  Selon lui, les besoins des jeunes, qui constituent une force vive et positive pour la réalisation des OMD, doivent être mieux transposés dans des programmes de développement plus vastes.


S’il est indispensable que la communauté internationale redouble d’efforts pour atteindre les OMD d’ici à 2015, la participation des jeunes dans cette entreprise est essentielle, a également estimé Louise Fréchette, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies; d’autant, a-t-elle souligné, que depuis l’adoption en 1995 du Programme mondial d’action pour la jeunesse, de nombreux changements ont affecté leur vie, comme la propagation du VIH/sida et les conséquences de la mondialisation. 


Par sa résolution, l’Assemblée générale décide, d’ajouter les éléments suivants en tant que nouveaux domaines prioritaires de l’application du Programme d’action: l’impact inégal de la mondialisation sur les jeunes des deux sexes, l’utilisation des technologies de l’information et des communications et l’accès à ces technologies, la propagation spectaculaire de l’incidence de l’infection du VIH/sida parmi les jeunes et l’influence de cette épidémie sur leur vie, la participation active des jeunes aux conflits armés, qu’ils en soient les victimes ou les protagonistes, et le fait qu’il est devenu plus important de s’occuper des problèmes intergénérationnels dans une société vieillissante.


Lors du débat qui a précédé l’adoption de la résolution, les participants, qui disposaient de trois rapports du Secrétaire général2, ont insisté sur les efforts qu’il reste à entreprendre pour la réalisation du Programme d’action mondial pour la jeunesse.


Le représentant tunisien, insistant sur le lien entre le Programme d’action mondial pour la jeunesse etles Objectifs du Millénaire pour le développement, a souligné la nécessité d’apporter de nouvelles réponses aux problèmes de plus en plus complexes des jeunes en matière d’éducation, de formation, de santé, d’emploi et d’accès aux nouvelles technologies. 


Par la voix d’un représentant des jeunes, le Royaume-Uni, au nom de l’Union européenne, a rappelé que celle-ci souhaitait des engagements plus forts dans le cadre d’initiatives pour l’emploi des jeunes, actuellement l’une des plus grandes priorités de l’Europe.  L’éducation est essentielle si l’on veut que les jeunes puissent bénéficier des nouvelles possibilités d’emploi et qu’ils deviennent des citoyens actifs, a-t-il expliqué.  La Chine a, de son côté, jugé important de tenir compte de la mondialisation pour lutter contre ses conséquences négatives sur les jeunes, tout en mettant en place une coopération entre les États, l’objectif étant d’obtenir que partout dans le monde la jeunesse puisse connaître un développement intégré et harmonieux dans la société.


Le Ministre adjoint des affaires étrangères et de la coopération du Mozambique, qui s’exprimait au nom de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a exprimé sa préoccupation quant au fait que 113 millions d’enfants dans le monde n’étaient pas scolarisés.  Au nom du Groupe de Rio, l’Argentine a, concernant le VIH/sida, insisté sur la promotion de comportements sexuels sûrs.  Enfin, le jeune représentant de la Géorgie s’est déclaré préoccupé par l’augmentation dans le monde du nombre de jeunes drogués.  La drogue et le terrorisme sont liés, dans la mesure où l’argent de la drogue est la principale source de financement du terrorisme, a-t-il mis en garde.


Les Ministres et représentants des pays suivants ont pris la parole: Mexique, Portugal, Royaume-Uni (au nom de l’Union européenne), Mozambique (au nom de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe -SADC), Argentine (au nom du Groupe de Rio), Malaise, Suède, Suisse, Costa Rica, Pakistan, Chine, Égypte, Cuba, Australie, Tunisie, Pays-Bas, Bangladesh, Finlande, Myanmar, Norvège, Turquie, Jamaïque, Pérou, Azerbaïdjan, Portugal, Guatemala, Thaïlande, République-Unie de Tanzanie, Japon, Soudan, Inde, Indonésie, Canada, Singapour, Brésil, Népal, Viet Nam, Danemark, Sri Lanka, Croatie, Algérie, Malawi, El Salvador, Venezuela, Mexique, Géorgie, Saint-Marin, République arabe syrienne, Togo, Ghana, Qatar, Arabie saoudite, Nicaragua, Haïti et Lesotho.  L’Observateur du Saint-Siège et le représentant de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) se sont également exprimés.  


Les représentants des États-Unis et de Cuba ont exercé leur droit de réponse.  


La prochaine réunion plénière de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal.


1.                A/60/L.2

2.                A/60/61, A/60/133 et Corr.1 et A/60/156.


DÉVELOPPEMENT SOCIAL, Y COMPRIS LES QUESTIONS RELATIVES À LA SITUATION SOCIALE DANS LE MONDE ET AUX JEUNES, AUX PERSONNES AGÉES, AUX HANDICAPÉS ET À LA FAMILLE: DEUX SÉANCES PLÉNIÈRES CONSACRÉES À L’ÉVALUATION DES PROGRÈS DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PROGRAMME D’ACTION MONDIAL POUR LA JEUNESSE À L’HORIZON 2000 ET AU-DELÀ


Déclarations


Le Président de la soixantième session de l’Assemblée générale, JAN ELIASSON, s’est félicité d’observer un nombre record de représentants de jeunes au sein des délégations nationales de la présente session.  Cette présence, a-t-il souligné, est la preuve concrète de la revitalisation et du rajeunissement souvent revendiqué en l’enceinte de l’Assemblée générale.  Le Président a rappelé l’importance de la participation des jeunes au processus de prise de décisions et pour assurer l’application du Programme d’action pour la jeunesse.  Depuis l’adoption de ce Programme d’action, des avancées significatives ont été effectuées, mais beaucoup reste à faire, a-t-il dit, citant l’accès à l’éducation des filles.  Un grand nombre de jeunes souffrent encore de pauvreté, de discrimination et d’inégalités, et un trop grand nombre encore manque d’une éducation appropriée ou de services de santé, a-t-il affirmé.  La plupart des jeunes infectés par le VIH/sida sont adolescents, a-t-il observé, notant également les dégâts causés par le chômage, qui émoussent les ambitions des jeunes et sapent leur moral.


Selon le Président, les besoins des jeunes doivent être mieux transposés dans des programmes de développement plus vastes.  Les jeunes doivent être considérés comme des partenaires, une force vive et positive pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, a-t-il ajouté.  La jeune génération ne doit pas être la prochaine à échouer mais la première à réaliser ces Objectifs.


Mme LOUISE FRÉCHETTE, Vice-Secrétaire générale de l’ONU, a déclaré que la communauté internationale avait encore de nombreux défis à relever pour venir à bout des problèmes tels que la pauvreté, la maladie, l’analphabétisme, le chômage que rencontrent les jeunes.  Près de la moitié de la population mondiale a moins de 25 ans, a-t-elle ajouté tout en exprimant son inquiétude face au fait qu’un quart de tous les enfants du monde en développement souffrent de malnutrition et que 11 millions d’enfants de moins cinq ans mourraient toujours de maladie qui pourraient pourtant être traitées.  C’est pourquoi, a-t-elle souligné, il est indispensable que la communauté internationale redouble d’efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015, avec la participation essentielle des jeunes, dans la mesure où depuis l’adoption en 1995 du Programme mondial d’action pour la jeunesse, de nombreux changements avaient affecté leur vie, comme la propagation du VIH/sida et les conséquences de la mondialisation. 


En ce dixième anniversaire, reconnaissons que les jeunes constituent une ressource considérable au profit de la société et qu’ils sont des partenaires essentiels pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, et que leur énergie est notre élément le plus précieux de nos efforts visant à édifier un monde plus pacifique, démocratique et prospère.


ITZEL BARRERA DE DIEGO, s’exprimant au nom de la jeunesse du Mexique, a présenté, conformément à la résolution 59/148 de l’Assemblée générale, les résultats de la Table ronde interactive « Faire des engagements pris une réalité ».  Elle a relevé que la marginalisation résultant de l’accès difficile aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, le manque d’éducation de qualité, les difficultés des jeunes en zones rurales ou dans les pays en situation de conflits, constituaient quelques-unes des questions récurrentes qui avaient été mentionnées.  Elle a par ailleurs noté que, compte tenu de leurs savoir-faire, les jeunes avaient exprimé le besoin d’être associés de façon plus active et plus régulière aux problèmes que rencontrent les sociétés, notamment grâce à la création d’un conseil des jeunes auprès de l’Organisation des Nations Unies, basée sur le volontariat, la mise en place de délégations de jeunes auprès de l’Assemblée générale, la prise en compte de perspectives juvéniles dans la programmation des politiques publiques à travers l’établissement de conseils nationaux de la jeunesse.


M. JOÃO MANUEL GUERRA SALGUEIRO (Portugal) a estimé qu’il était important de réaffirmer la validité du Programme d'action mondial pour la jeunesse, dix ans après son adoption.  La participation de la jeunesse à tous les niveaux de la société ainsi que des partenariats renforcés pour élargir les investissements consacrés à la jeunesse, des politiques globales et intégrées sont quelques-uns des moyens identifiés pour créer un monde meilleur pour les jeunes générations.  L’intervenant a en outre précisé l'apport substantiel du Réseau pour l'emploi des jeunes, et a encouragé les États Membres, l'Organisation des Nations Unies et les organisations partenaires à consolider et à élargir le réseau à tous les niveaux.


Il a réaffirmé que les domaines prioritaires de l'application du Programme d'action mondial pour la jeunesse sont les suivants: l'impact inégal de la mondialisation sur les jeunes des deux sexes, l'utilisation des technologies de l'information et des communications et l’accès à ces technologies, la propagation alarmante de l’infection du VIH parmi les jeunes et l'influence de cette épidémie sur leur vie, le rôle des jeunes dans les conflits armés, qu'ils en soient les victimes ou les protagonistes, et le fait qu'il est devenu plus important de s'occuper des problèmes intergénérationnels dans une société vieillissante.  Le représentant s'est ensuite félicité de la présence de nombreux représentants de mouvements de jeunesse à l'Assemblée générale, et a félicité les délégations présentes de leur coopération.


KRISTOPHER MCGHEE (Royaume-Uni), qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, a rappelé que l’Union européenne s’est engagée à doubler l’assistance au développement d’ici à 2010.  D’autres mesures ont été prises pour alléger le fardeau de la dette, a-t-il souligné, lançant un appel à tous les donateurs pour atteindre l’objectif de 0,7% de leur PNB consacré à l’aide publique au développement.  Il a salué le fait que les jeunes soient de plus en plus consultés pour l’élaboration de documents stratégiques.  Les jeunes sont particulièrement vulnérables au chômage, a-t-il ajouté.  L’Union européenne demande que des engagements plus forts soient pris dans le cadre d’initiatives pour l’emploi des jeunes, l’emploi des jeunes étant l’une des plus grandes priorités de l’Europe, a-t-il poursuivi.  L’éducation est essentielle si l’on veut que les jeunes puissent bénéficier des nouvelles possibilités d’emploi, a-t-il noté.  Selon lui, des efforts doivent être faits pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement consacrés è l’éducation, afin de permettre aux jeunes d’obtenir un travail décent.  L’éducation est essentielle pour que les jeunes puissent être des citoyens actifs, a-t-il insisté.


Il est, selon lui, important de lutter contre l’exclusion et la discrimination à l’égard des jeunes.  Nous devons être partenaires dans ce travail, a-t-il dit.  Les jeunes ne sont pas seulement l’avenir, ils sont également le présent et ont le droit d’être associés aux prises de décisions, a-t-il conclu, demandant la mise en œuvre du Programme mondial d’action pour la jeunesse.


M. HENRIQUE BANZE, Ministre adjoint des affaires étrangères et de la coopération du Mozambique, a déclaré, au nom de la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), que les 14 membres de la Communauté avaient adopté des politiques relatives aux jeunes.  Le Ministre a évoqué les actions mises en place pour favoriser l’emploi des jeunes comme notamment la tenue de trois conférences régionales.  Le 17 octobre, le Ghana accueillera la prochaine de ces réunions.  Le but est de placer les questions touchant les jeunes au centre de l’agenda de la SADC.  Comme le relève le Secrétaire général, les préoccupations concernant les jeunes doivent être intégrées aux stratégies de réduction de la pauvreté étant donné que les jeunes, en particulier ceux vivant dans les zones rurales, constituent le segment le plus important des pays de la région. 


Se félicitant de l’augmentation des taux de scolarité des jeunes dans le monde, le Ministre adjoint a toutefois exprimé sa préoccupation quant au fait que 113 millions d’enfants dans le monde ne sont pas scolarisés.  Nous devons donc renforcer nos efforts en vue de garantir l’éducation universelle de tous, en particulier des filles, tout en veillant à fournir une éducation de qualité qui bien souvent pâtit du manque de ressources, a expliqué le Ministre adjoint.  Celui-ci a également mentionné la prévalence du VIH/sida chez les jeunes et a demandé que ceux-ci bénéficient de l’information et de l’éducation nécessaires.  Par ailleurs, les membres de la SADC placent une importance particulière au bien-être de la fillette qui fait face à une pléthore de problèmes.  Nous présenterons cette année encore un projet de résolution sur cette question, a-t-il ajouté.


Mme MARIA FABIANA LOGUZZO (Argentine), au nom du Groupe de Rio, a tout d'abord rappelé que la jeunesse de la région souffrait de la faim et de la pauvreté, particulièrement dans les zones rurales, où les opportunités en matière d'éducation et d'emploi étaient limitées.  Elle a indiqué qu'à ces facteurs venait s'ajouter une vulnérabilité à la toxicomanie, au VIH/sida, à l'alcoolisme et à la délinquance, d'où la nécessité de mettre en œuvre des programmes de prévention ciblant les jeunes et leur permettant de contribuer de façon positive à la société.  Elle a précisé qu'il existait un double défi dont il fallait venir à bout: garder les adolescents dans le système éducatif et en même temps créer des emplois qui correspondent à leur niveau de connaissances.  Elle a évoqué le succès de certaines initiatives de coopération régionale, tels le Groupe de coopération technique horizontale sur le VIH/sida et la diffusion et le partage d'expériences réussies comme la « Bolsa Familia » dont l'objectif est de lutter contre l'abandon des études, associé à des visites périodiques à des centres de santé.


Concernant le VIH/sida, elle a insisté sur la promotion de comportements sexuels sûrs, ainsi que sur des campagnes de sensibilisation et de prévention, se doublant d'une formation des enseignants, axée sur l'éducation sexuelle, la prévention des maladies sexuellement transmissibles, le VIH/sida et la toxicomanie, afin de former un cadre intégré en matière de santé.  La représentante a rappelé que le Groupe de Rio estimait que les jeunes doivent être intégrés au processus de prise de décisions, et qu'à cet effet, le Festival mondial de la jeunesse s'était tenu à Caracas, au Venezuela, en août 2005, où les thèmes suivants s'étaient dégagés: désir de paix et de sécurité, accès à une éducation et à une santé universelles, emploi pour tous, arrêt de toutes les formes de discrimination, et instauration d'un nouvel ordre international qui élimine la pauvreté croissante et l'endettement, et distribution internationale plus équitable du savoir-faire scientifique et technique, particulièrement dans les domaines de l'informatique et de la communication.  Enfin, elle a appelé à un accroissement des ressources destinées au Fonds des Nations Unies pour la jeunesse.


Mme DATUK AZALINA DATO’ OTHMAN SAID, Ministre de la jeunesse et des sports de la Malaisie, a énuméré les différentes mesures prises dans son pays au cours des dernières années en faveur de la jeunesse.  Les jeunes sont des agents de changement susceptibles d’être réceptifs aux nouvelles idées, à l’adoption de technologies et de vouloir réaliser des changements, a-t-elle souligné.  Dans le but d’accroître la participation des jeunes et leur implication dans le travail des Nations Unies, la Ministre a souhaité que celles-ci élaborent un indicateur pour les jeunes afin d’évaluer les progrès du Programme mondial d’action pour la jeunesse et créent un fonds mondial pour la jeunesse pour encourager l’esprit d’entreprise des jeunes.  Il faut continuer à maintenir le Forum mondial pour la jeunesse, a-t-elle également estimé.  La Ministre a en outre mis l’accent sur la nécessité de renforcer l’unité de la jeunesse, et de l’étendre, afin d’accorder l’attention voulue à l’importance croissante des questions liées à la jeunesse et à leur participation dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.


La Ministre a plus généralement plaidé en faveur d’une participation plus forte des jeunes aux domaines qui les intéressent.  Le moment est venu de nous rajeunir, a-t-elle dit.  L’âge de la jeunesse est parmi nous, a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité d’élaborer une feuille de route pour la jeunesse.  Si nous ne le faisons pas, les jeunes la traceront pour nous, a-t-elle conclu.


HANNA HALLIN, représentante des jeunes de la Suède, a exhorté les gouvernements à continuer d’inclure des représentants jeunes dans leurs délégations nationales, soulignant que cette initiative contribuait au développement à long terme de chaque société.  Elle a insisté sur le fait que les priorités étaient la lutte contre le VIH/sida et les drogues avant de préciser que les initiatives des jeunes en la matière devaient être facilitées puis transformées, une fois adoptées, en partenariats avec les gouvernements, les ONG et les organisations intergouvernementales.


« Les jeunes devraient être considérés comme des partenaires sérieux en vue de la réalisation des OMD », a-t-elle ensuite insisté avant de regretter la marginalisation croissante dont étaient victimes les jeunes, du fait notamment du non-respect du droit à la santé, à l’éducation, à un travail décent ou encore de la répression des libertés religieuses et sexuelles.  « L’heure est venue d’agir », a-t-elle conclu.


YUAN YAO, représentante des jeunes de la Suisse, a déclaré que jamais auparavant les besoins de la jeunesse n’avaient été définis avec autant de précision mais que les actes continuaient à faire défaut.  La Suisse a demandé à tous les États d’inclure les jeunes dans leurs processus de prise de décisions.  L’intervenante a demandé de la tolérance.  Abordant la question de la santé, elle a noté que les jeunes sont vulnérables, rappelant que selon des statistiques de 2001, un jeune sur quatre aurait des troubles de comportement.  Reconnaissant que les causes de ces problèmes varient d’un pays à l’autre et d’une personne à l’autre, elle a affirmé que le besoin d’avoir une occupation utile dans un réseau social solide est universel. 


L’intégration sociale, l’accès à l’éducation et à la formation, mais aussi la sécurité de l’emploi permettent aux jeunes de trouver leur place dans la société.  Enfin, l’intervenante a demandé que la communauté internationale et les gouvernements associent les jeunes dans leurs actions.


M. HERNAN SOLANO, Vice-Ministre de la jeunesse du Costa Rica, a affirmé que les jeunes représentaient non seulement l’avenir, mais qu’ils étaient aussi des acteurs stratégiques du présent et des citoyens de première classe.  Le Costa Rica s’est prononcé en faveur des mécanismes de participation de jeunes au niveau national et au niveau régional, a-t-il expliqué.  Selon lui, le travail du gouvernement doit être de créer des conditions favorables à la participation des jeunes à la vie politique et sociale du pays.  Nous n’avons pas peur de travailler ensemble, de nous engager pour créer une culture basée sur la participation publique, a-t-il dit, notant que son pays avait appuyé la Décennie des Nations Unies pour les jeunes, afin de changer la politique publique en faveur des jeunes.  Les mesures prises concernant la prise de décision des jeunes sont sans précédent, a-t-il ajouté. 


À l’échelon international, les jeunes devraient être encouragés à participer aux délégations officielles, a-t-il dit.  Le Ministre s’est en outre déclaré préoccupé face au problème de la délinquance.  Il a ainsi lancé un appel au système des Nations Unies pour que les organisations qui s’occupent plus spécialement des jeunes tiennent compte de ce phénomène et proposent des mesures pouvant être évaluées par les États pour faire face à ces questions.


M. FAHR AHMED (Pakistan) a rappelé que si un grand nombre de d'hommes scientifiques, d'ingénieurs, de médecins, de banquiers et de sportifs pakistanais étaient de renommée internationale, un grand nombre de jeunes de son pays n'avaient pas pu réaliser leur potentiel, du fait du manque d'opportunités et de ressources inadéquates.  Il a indiqué qu'en dépit d'une relance substantielle de l'économie de son pays au cours des cinq dernières années et un taux de croissance de l'ordre de 8,4% l'année dernière -l'un des plus élevés d'Asie-, il n'en demeurait pas moins que les restrictions budgétaires avaient eu de sérieuses répercussions sur les programmes sociaux ainsi que sur ceux destinés à la jeunesse.


Toutefois, a-t-il indiqué, le Pakistan avait enregistré une avancée non négligeable dans le domaine des technologies de l'information et des communications, et de nombreux jeunes, mettant à profit un environnement amélioré en matière d'investissements, avaient créé un nombre croissant de petites entreprises, une tendance soutenue par des prêts consentis par le programme gouvernemental SMEDA, et pouvant atteindre 25 000 dollars.  À cela, s'ajoutent les prêts alloués par la Khushali Bank qui sont de l'ordre de 28 330 millions de dollars aux sans-emploi des régions rurales, 35% de la clientèle étant constitués de jeunes femmes.  Il a également rappelé que des programmes de repas, incorporant des vitamines, ainsi que des uniformes et des livres gratuits avaient été institués à l'intention des jeunes filles des zones rurales, assorti d'une somme modique mensuelle.  Ensuite, il a rappelé qu'un renforcement de l'inscription des filles dans les cycles d'études -et l'assurance de leur permanence en leur sein- devait être entrepris, ainsi que leur participation accrue à la vie publique.  Enfin, il a rappelé le soutien de la communauté internationale était indispensable à la réussite des multiples objectifs du Programme d'action mondial pour la jeunesse.


M. JIANG GUANGPING (Chine) a estimé que le développement sain des jeunes est nécessaire pour l’harmonie de la vie en société, la vitalité d’un pays et la prospérité du monde.  Soulignant que la décennie précédente avait été importante pour les jeunes Chinois, le représentant a indiqué les principales mesures prises par le gouvernement de son pays pour mettre en œuvre le Programme d’action mondiale pour la jeunesse, avec notamment la création d’une commission de travail sur la prévention et le traitement du VIH/sida, l’établissement d’un groupe de travail sur la délinquance juvénile et l’amélioration de la situation des jeunes dans l’éducation.  L’objectif des autorités chinoises, a-t-il dit, est de faire participer les jeunes dans le développement social.  Il est important de tenir compte de la mondialisation pour lutter contre ses conséquences sur les jeunes, a-t-il ajouté, tout en mettant en place une coopération entre les États pour que partout dans le monde la jeunesse puisse connaître un développement intégré et harmonieux dans la société.


Mme MAI TAHA MOHAMED KHALIL (Égypte) a déclaré que la capacité de créer de nouvelles possibilités d’emploi était devenue un défi, non seulement pour les gouvernements nationaux, mais aussi pour la communauté internationale dans son ensemble.  L’économie de marché internationale peut créer des capacités de production énormes et aboutir à un progrès inégalé pour réduire la pauvreté, a-t-elle estimé, ajoutant néanmoins que la mondialisation ne contribuait pas à atteindre cet objectif ambitieux.  De nombreux pays ne peuvent profiter de ces bienfaits, a-t-elle affirmé, nombre d’entre eux n’ayant pas la capacité de se faire entendre.  La représentante a énuméré quelques mesures prises dans son pays en faveur de la jeunesse.  Il faut élaborer des méthodes nouvelles pour assurer une avancée en faveur des jeunes, a-t-elle souligné, citant la nécessité de mettre en œuvre et honorer les engagements pris au préalable.


Mme ILEANA NUNEZ MORDOCHE (Cuba) a rappelé que si le Programme mondial d'action pour la jeunesse avait marqué un progrès substantiel pour la promotion des générations plus jeunes, beaucoup restait encore à faire.  Elle a indiqué que dans son pays, une variété de programmes ciblaient la jeunesse cubaine et garantissaient son inclusion dans le processus de transformation de la société, et créaient les conditions favorisant l'amélioration des conditions de vie des jeunes.  Elle a précisé que la jeunesse, plutôt que d'être l'objet et le récipiendaire d'une politique sociale, devenait un acteur dans la formulation et la mise en œuvre de celle-ci, associé à une connaissance solide de la culture politique cubaine sous ses aspects participatifs et démocratiques.


Elle a évoqué, chiffres en mains, les succès remportés dans divers domaines: le taux d'alphabétisation des jeunes se situe à 99,96%, l'accès aux divers niveaux d'enseignement est libre et universel, et le plein emploi est assuré et des efforts ont été consentis afin de promouvoir le renforcement des compétences et l'intégration des jeunes chômeurs.  Ensuite, il a rappelé que le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis avaient eu un impact sur les jeunes.  Enfin, il a rappelé que les générations futures avaient droit à un monde exempt de faim et de pauvreté; avec une santé, une éducation et une dignité universelles et garanties à tous, sans oppression, discrimination, guerres, blocus génocidaires, exploitation des plus faibles, à savoir une refonte totale de l'ordre international actuel.


BEN WHITEHOUSE, représentant des jeunes de l’Australie, a déclaré que, la plupart des jeunes, en dépit de leurs souffrances, s’accordent à dire que les problèmes les plus importants à l’heure actuelle étaient la situation en Iraq et la pauvreté croissante dans le monde.  Après avoir vanté les mérites de la diversité du peuple australien, Ben Whitehouse a déploré la violence domestique ainsi que le manque d’opportunités et d’infrastructures dont souffraient les jeunes dans les zones rurales.  « Ce n’est que l’attachement à leur communauté qui les fait rester », a-t-il souligné avant d’insister sur le fait que le rôle de chaque société était de permettre à ces jeunes d’utiliser leur plein potentiel dans un environnement sûr.  À cet égard, le représentant a suggéré d’intégrer les jeunes à la prise de décisions et s’est félicité de l’existence de programmes tels que le Conseil des jeunes ou la Table ronde nationale de la jeunesse en Australie.  Si l’on se prend la peine de leur donner une chance et de les écouter, les jeunes sont tout à fait capables de maîtriser leur existence, a-t-il poursuivi en concluant que la contribution et la participation des jeunes étaient un élément vital pour la prospérité des Nations Unies.


M. ALI HACHANI (Tunisie) a déclaré qu’il croyait aux liens et à la coïncidence entre la réalisation du Programme mondial pour la jeunesse et celle des Objectifs du Millénaire pour le développement.  M. Hachani a souligné que la jeunesse actuelle devait faire face à des problèmes inédits, expliquant ainsi que le chômage et le sous-emploi n’étaient plus perçus comme un simple problème social dans la mesure où ils avaient désormais des dimensions économiques, politiques et de sécurité.  Le représentant tunisien a ensuite affirmé que si les moins de 24 ans représentent près de la moitié de la population mondiale, dans un contexte de mondialisation, il devient impératif d’apporter de nouvelles réponses aux problèmes des jeunes en matière d’éducation, de formation, de santé, d’emploi et d’accès aux nouvelles technologies.  Dès lors, M. Hachani a appelé les États à plus de coopération internationale tout en les exhortant à prendre des mesures au niveau national et dans les collectivités locales.  Il a alors souligné que les politiques macroéconomiques nationales et internationales devaient s’orienter, pour l’emploi des jeunes, vers la réalisation d’objectifs à caractère social.  La Tunisie est convaincue que les politiques en faveur de l’emploi des jeunes comprennent les politiques sociales, éducatives et fiscales et ne peuvent se limiter à des politiques interventionnistes sur le marché du travail.  M. Hachani a ainsi fait savoir que la Tunisie avait pris des mesures telles que la création du Fonds national de l’emploi, l’adoption du principe d’égalité entre les sexes dans son Code du travail ou encore le soutien aux entreprises afin de faciliter l’insertion des jeunes et des femmes dans le monde du travail.


ERIK THIJS WEDERSHOVEN, représentant des jeunes des Pays-Bas, a mis l’accent sur les risques que prennent de nombreux jeunes gens des pays en développement, 20 millions, selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, qui fuient le même danger, –absence de possibilités- en se rendant dans des conditions difficiles en Europe, à la recherche d’un emploi et d’une vie meilleure.  L’augmentation d’emplois décents pour les jeunes, a-t-il souligné, en particulier dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), n’est pas seulement utile à la jeunesse dans le monde mais contribue aussi à un développement durable et équitable.  Il faut donc que les gouvernements considèrent les jeunes comme des partenaires privilégiés, en coopération avec les entrepreneurs, les institutions de microfinancements et la société civile, a–t-il ajouté.  Tout en soulignant la nécessité de faire participer davantage des représentants de jeunes dans les sessions de l’Assemblée générale de l’ONU, il a appelé les États Membres à promouvoir l’universalisation de l’accès aux financements pour la création d’entreprises de jeunes, à soutenir les initiatives globales importantes telles que le Réseau pour l’emploi des jeunes, le Sommet pour l’emploi des jeunes, et enfin à traduire en acte les résolutions de l’ONU.


Mme ISHRAT JAHAN AHMED (Bangladesh) a déclaré que dans le cadre du Programme mondial pour la jeunesse, son parys attachait une importance particulière aux questions liées à l’éducation, à la création d’emploi, à la santé, à la formation professionnelle, à l’entreprenariat et à la promotion de la femme.  À cet égard, le Bangladesh a adopté en 2003 une Politique nationale pour la jeunesse qui définit comme population « jeune », celle entre 18 et 35 ans, a précisé Mme Ahmed avant de souligner que son Gouvernement, et en particulier le Ministère de la jeunesse et des sports, cherchait à transformer les populations jeunes en une force de travail disciplinée, organisée et productive.  Des programmes de formation et de microcrédits, des subventions du Fonds de crédit, des programmes de santé et des clubs de jeunes au niveau local ont ainsi été mis en place par le Gouvernement du Bangladesh.  Remerciant ensuite le Secrétaire Général pour la qualité de son rapport mondial sur les jeunes 2005, Mme Ahmed a précisé qu’il était important d’accorder une attention particulière aux jeunes de l’Asie du Sud ainsi qu’aux jeunes originaires d’Afrique sub-saharienne, en raison notamment de la concentration de la pauvreté dans ces régions.  Enfin, tout en rappelant l’importance de la participation des jeunes à leur propre développement, la réalisation de l’OMD lié à l’emploi des jeunes nécessitait une action urgente aux niveaux local, national et international.


ANTTON RONNHOLM, représentant des jeunes de la Finlande, s’est réjoui de voir autant de jeunes participer aujourd’hui à cette réunion de l’ONU, haute instance décisionnelle.  Il a toutefois regretté que la plupart des États Membres n’aient toujours pas permis aux jeunes de faire entendre leur voix dans ce forum, en dépit des nombreuses résolutions adoptées par l’Assemblée générale en la matière.  La véritable représentation passe par la création d’organes démocratiquement choisis, parmi lesquels des conseils nationaux pour la jeunesse, a-t-il ensuite affirmé.  Le Programme mondial pour la jeunesse constitue une base prolifique pour le développement des politiques nationales en faveur des jeunes,  a constaté le représentant.  Il a estimé qu’il était essentiel d’impliquer les organisations de jeunes dans sa mise en œuvre ainsi que de rechercher des indicateurs appropriés pour en mesurer l’impact.  Avant de souligner que nombre des clauses contenues dans le Programme mondial pour la jeunesse constituaient déjà des normes internationales, le représentant des jeunes finlandais a recommandé la création d’un organe spécial à l’ONU qui serait chargé de coordonner et de mettre en œuvre ce Programme mondial, tout en l’utilisant pour faciliter la réalisation des OMD.


U WIN MRA (Myanmar) a affirmé que la communauté mondiale devait davantage se consacrer à la réalisation des objectifs fixés en 1995 dans le Programme mondial d’action pour la jeunesse.  La pauvreté, a-t-il dit, est au centre des dix domaines prioritaires.  Selon le représentant, les objectifs visant à la qualité de l’éducation, à la qualité des soins de santé, et à un emploi décent ne pourront être réalisés pour les jeunes si la pauvreté persiste.  Il faut continuer à axer les efforts sur la lutte contre la pauvreté, a-t-il insisté.  Selon lui, l’éducation est la solution première à la réduction de la pauvreté.  Nous devons faire plus d’efforts pour éduquer les filles et les femmes, a-t-il dit.  De même, améliorer l’accès au marché, accorder une assistance financière durable permettrait de créer des emplois.  L’externationalisation vers les pays en développement est une solution viable pour créer des emplois sans qu’il y ait fuite des cerveaux, a-t-il ajouté.  Il a par ailleurs réaffirmé l’attachement de son Gouvernement au Programme mondial d’action pour la jeunesse, et ce, dans le but d’édifier un monde pacifique, juste et stable pour les jeunes.


VICTORIA UWONKUNDA, représentant des jeunes pour la Norvège, a évoqué la terreur quotidienne d’une jeune ougandaise de 13 ans et a rappelé que c’est au même âge qu’elle était elle-même devenue réfugiée, en fuyant la guerre au Rwanda.  «J’ai été contrainte de grandir incroyablement vite» a-t-elle confié avant de rajouter que si tous n’ont pas eu la même chance que sa famille, ce n’est que des années plus tard que ses cauchemars ont cessé.


Afin de venir en aide aux jeunes victimes de conflits armés, la Norvège soutient fermement le Rapport mondial sur la jeunesse et les réfugiés a insisté la représentante.  Elle a toutefois souligné qu’il était important qu’une attention spéciale leur soit apportée aussi bien dans les pays d’origine que dans les pays d’asile, insistant ainsi sur le lien évident entre le statut de réfugié et la propension à être touché par la pauvreté, la drogue, les trafics en tous genres, la violence, l’échec scolaire ainsi que les troubles physiques et psychologiques.  Elle a ensuite déploré que malgré la Convention sur les droits de l’enfant, les mineurs arrivant dans leurs pays d’asile étaient généralement traités comme des adultes.  Les politiques d’asile doivent permettre d’intégrer les jeunes réfugiés tout en tirant partie de leurs ressources et de leurs expériences a-t-elle poursuivi.  Enfin, elle a exhorté les États Membres qui ne l’auraient déjà fait à ratifier la Convention sur les droits de l’enfant et a appelé l’ONU à considérer avec une attention particulière les jeunes réfugiés et déplacés à l’occasion de la rédaction du prochain rapport sur la jeunesse.


M. ALP KUTLUALP, représentant des jeunes de la Turquie, a rappelé qu'en dépit des résultats positifs observés dans des domaines prioritaires, tels qu'identifiés par le Programme d'action mondial pour la jeunesse, un certain nombre de défis restaient à relever.  Il a indiqué qu'il estimait que l'incorporation des jeunes -tant au niveau de la prise de décisions que de la participation aux processus de mise en œuvre- était un facteur clef pour la réalisation des objectifs définis dans le Programme.  Il a aussi insisté sur le caractère indispensable de liens coopératifs et collaboratifs entre gouvernements et organisations de la société civile.


Le représentant a souligné les progrès importants réalisés par son pays en matière d'éducation, de santé, d'environnement et de questions touchant les filles et les femmes.  Il a noté que sur ce dernier point, une sensibilisation à la question de la parité des sexes avait été menée, se doublant d'un accroissement du taux de scolarisation des filles.  Enfin, il a accueilli avec bienveillance l'inclusion des cinq nouveaux domaines prioritaires dans le Programme d'action mondial pour la jeunesse, à savoir: l'impact inégal de la mondialisation sur les jeunes des deux sexes, l'utilisation des technologies de l'information et des communications et l'accès à ces technologies, la propagation spectaculaire de l'incidence de l'infection à VIH parmi les jeunes et l'influence de cette épidémie sur leur vie, la participation active des jeunes aux conflits armés, qu'ils en soient les victimes ou les protagonistes, et le fait qu'il était devenu plus important de s'occuper des problèmes intergénérationnels dans une société vieillissante. Enfin, il s'est félicité de la participation des jeunes aux travaux des Nations Unies en souhaitant que celle-ci s'accroisse, notant qu'elle renforçait également les voies de communication existantes entre gouvernements et jeunes.


OHENE BLAKE, représentant des jeunes de la Jamaïque, a déclaré que peu de progrès ont été réalisés depuis l’adoption du Programme mondial d’action pour la jeunesse.  C’est pourquoi, il a demandé à l’ONU de créer un mécanisme d’évaluation pour quantifier les résultats accomplis.  Il a estimé ensuite que de nombreux problèmes rencontrés notamment par les jeunes des pays des Caraïbes étaient liés à la déliquescence de la famille, comme cellule de base, et aux relations entre les générations.  Il a indiqué que dans son pays, un Centre national pour le développement de la jeunesse a été créé en 1994, composé d’un personnel jeune qualifié et chargé de formuler des politiques et des stratégies.  Il faut institutionnaliser la participation des jeunes dans les instances de décisions internationales, a par ailleurs estimé le représentant, en créant des postes de représentants permanents de jeunes au sein de l’Assemblée générale des Nations Unies, et en engageant un dialogue significatif avec eux.  Il serait bon, a-t-il ajouté, qu’il y ait aussi un Secrétaire général pour la jeunesse travaillant en étroite collaboration avec le Secrétaire général de l’ONU.


Mme INES VEGAS (Pérou) a souligné que dans son pays, 7,5 millions de jeunes vivaient dans la pauvreté.  Des efforts sont faits au Pérou pour favoriser l’inclusion sociale des jeunes, a-t-elle dit.  Il faut être à l’écoute de ces jeunes et le Pérou est déterminé à faire des jeunes des acteurs du développement.  La représentante a mis l’accent sur l’existence d’un dialogue dans son pays entre les autorités publiques et politiques et les jeunes et leurs organisations, et ce, à tous les niveaux de l’administration.  Un fort pourcentage de jeunes participent aux élections, a-t-elle également fait savoir.  La représentante a par ailleurs souligné l’engagement du Pérou à faire participer les jeunes à la politique d’État.  Au niveau international, il s’engage fortement à tenir compte des jeunes à travers un conseil regroupant différentes commissions d’Amérique latine, a-t-elle ajouté.  Nous avons besoin des jeunes et devons les inclure dans l’élaboration des politiques, a-t-elle affirmé.  Selon la représentante, les jeunes doivent participer à la prise de décisions. 


BAKHTIYAR HAJIYEV, représentant les jeunes de l’Azerbaïdjan, a déploré que seul un petit nombre de jeunes dans le monde ait la possibilité de lancer leur propre entreprise.  C’est pourquoi, a-t-il estimé, il faut que les gouvernements puissent créer des fonds nationaux dirigés par les jeunes pour aider ces derniers à monter leur propre entreprise.  Il s’est à cet égard félicité de la participation active de l’Azerbaïdjan au sein du Réseau pour l’emploi des jeunes et de la mise en place dans son pays d’un programme visant l’adoption d’un plan d’action national pour l’emploi des jeunes d’ici à 2010 et l’amélioration de l’éducation des jeunes.  Le représentant a conclu en formulant le vœu que les jeunes de l’Azerbaïdjan et ceux de l’Arménie prennent une part active dans la recherche d’une solution au conflit entre ces deux pays et à la réduction des tensions dans la région.


CARLA MOURO, représentante des jeunes du Portugal, a rappelé que le rôle du Conseil national portugais pour la jeunesse était de défendre, à l’instar du Programme mondial de la jeunesse, les intérêts des populations les plus jeunes et à améliorer leurs conditions de vie.  Considérant que les jeunes constituent un groupe social important, elle a considéré que ceux-ci devaient participer à la formulation et la mise en œuvre des politiques qui les concernent.  La promotion et le respect des droits de l’homme sont les bases d’une politique nationale pour la jeunesse, a affirmé la représentante des jeunes portugais.  Faisant état des initiatives prises au Portugal, elle a mentionné que le Gouvernement avait organisé un séminaire d’information intitulé: « Les jeunes et la sexualité » et avait préparé une campagne « Tous différents, tous égaux » contre le racisme et la discrimination culturelle.  En matière de développement durable, la représentante s’est félicitée de la distribution nationale d’un manuel dans les écoles et les institutions pour les jeunes.


Outre le soutien apporté à des initiatives telles que le Festival mondial pour la jeunesse ou la Conférence de la jeunesse lusophone, la représentante a rappelé que la Déclaration de Lisbonne ainsi que le Programme mondial pour la jeunesse recevaient le plein soutien du Gouvernement portugais.  Elle a donc exhorté tous les gouvernements à inclure des représentants de la jeunesse dans leurs délégations nationales dans la mesure où les jeunes, une fois rentrés, pourront apporter leurs idées nouvelles aux autres jeunes de leur pays, dans la perspective de la réalisation des OMD.  Les jeunes doivent être considérés comme une partie intégrante de la solution et non comme un problème, a-t-elle conclu.


M. CONNIE TARACENA SECAIRA (Guatemala) a rappelé que son pays avait institué une Stratégie nationale pour la jeunesse et qu'elle s'était édifiée avec une large participation des représentants des divers groupes ethniques et linguistiques du pays, étayée par une coordination interinstitutionnelle solide.  Il a indiqué que l'objectif ultime de ce programme consistait à améliorer le niveau de vie des jeunes, quel que soit leur sexe, de promouvoir leur développement global et d'élargir leurs opportunités afin de forger une unité dans le maintien et le cadre de la diversité et de les inciter à devenir des citoyens modèles, en leur permettant de favoriser et de mener à bien la transition entre manque d'opportunités et exercice plein et entier de leurs droits.


Il a rappelé que cette Stratégie nationale était fondée sur quatre principes: les droits de l'homme; le multiculturalisme; la viabilité; et la coopération intergénérationnelle: principes auxquels il convenait d'ajouter les composantes suivantes: participation des citoyens, diversité culturelle, sécurité collective et justice, enseignement et développement scientifique et technologique, santé universelle et différenciée, emploi et travail, entreprise et compétitivité, développement des zones rurales, développement artistique et culturel, sports et récréation, création et jouissance d'un environnement naturel.  Il a également loué l'accent mis sur l'emploi par le Programme d'action mondial pour la jeunesse, une démarche qui permettrait de lutter contre les risques associés à la frustration, la toxicomanie, le VIH/sida, les gangs, le recours à la violence et la délinquance, et il a enfin appuyé la création d'un Fonds des Nations Unies pour la jeunesse qui favoriserait une participation élargie de la jeunesse des pays en développement aux diverses réunions des Nations Unies.


M. PRAVIT CHAIMONGKOL (Thaïlande) a rappelé que si des progrès avaient été réalisés en matière de développement de la jeunesse, de nombreux défis devaient encore être relevés.  Il a indiqué que sur 515 millions de jeunes vivant dans le monde, 45% subsistaient avec moins de deux dollars par jour, et parmi ce même groupe près de la moitié vivait avec moins d'un dollar par jour.  Il a reconnu que si l'éducation pouvait atténuer la pauvreté, il n'en demeurait pas moins que l'existence de cette dernière constituait un frein majeur à l'éducation, et qu'il fallait donc mener une lutte à tous les niveaux.


Il a évoqué les problèmes du chômage et du sous-emploi, qui sont autant de facteurs entravant le développement des sociétés et aggravant la vulnérabilité des jeunes face à une multitude de problèmes: toxicomanie, trafic des personnes et recrutement dans les conflits.  Il a loué l'inclusion du problème de l'emploi des jeunes dans le Document final du Sommet de haut niveau, et a souligné qu'il fallait mettre l'accent sur la formation des jeunes et l'adéquation des emplois qui leur étaient offerts.  Enfin, il a insisté sur le principe d'autonomisation des jeunes, qui ne peut que déboucher sur un monde plus paisible, plus prospère et plus démocratique.


NEEMA MEENA, représentante des jeunes de la République-Unie de Tanzanie, a déclaré que les jeunes, qui représentent près d’un tiers de la population de son pays, avaient besoin d’être entendus dans tous les processus de décision.  Ils ont besoin de voir leurs préoccupations reconnues dans les politiques et les stratégies nationales, a-t-elle ajouté.  Si le Gouvernement tanzanien a pris de nombreuses mesures pour améliorer les conditions de vie des jeunes, a-t-elle poursuivi, de nombreux défis devraient encore être relevés au niveau de l’ensemble du pays: la pauvreté, la dette, la lutte contre le VIH/sida et le paludisme, maladies qui ont affecté une grande partie de la  population jeune.


Aider la Tanzanie dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement, permettrait, en fin de compte, de soutenir les jeunes, a poursuivi la représentante.  Tout en souhaitant qu’une attention particulière soit également donnée aux jeunes vivant en zones rurales, elle a rappelé la nécessité de fournir un emploi décent aux jeunes, en facilitant la croissance du secteur informel à travers la promotion de l’esprit d’entreprise, le développement des infrastructures et en mettant à la disposition des jeunes un capital.  La représentante a enfin formé le vœu de voir les jeunes des pays en développement participer davantage à l’économie mondiale, notamment grâce à une éducation de qualité et en leur permettant de combler le vide du fossé numérique qui existe entre eux et les jeunes des pays développés.  

M. SHINICHI KITAOKA (Japon) a affirmé que la génération actuelle des jeunes se trouvait confrontée à des situations encore plus complexes que celles envisagées il y a dix ans.  Soulignant la rapide transformation de la société japonaise, passée d’une société traditionnellement homogène à une société plus individualiste et rappelant le changement de la structure démographique du pays, qui connaît un très faible taux de natalité et un vieillissement de sa population, le représentant a jugé important de tenir compte comme il se doit de l’environnement social d’aujourd’hui et de prendre des mesures radicales pour formuler une politique de développement nationale en faveur de la jeunesse. 


Si le Japon a eu la chance d’avoir au départ un niveau d’éducation très élevé, quelque retard a été pris dans les engagements liés à la politique nationale de développement en faveur de la jeunesse, a-t-il dit, énumérant les différentes mesures lancées au cours des dernières années.  Le représentant a également souligné que son pays participait de près à des activités de coopération internationale en faveur de la jeunesse, en contribuant notamment à des échanges internationaux et en apportant une assistance vigoureuse dans le domaine de l’éducation, en créant des institutions d’enseignement, en formant des enseignants et en fournissant des matériels de classe. 


M. IDREES MOHAMMED ALI (Soudan) s’est félicité que l’ONU et ses États Membres accordent de plus en plus d’attention aux jeunes.  Ces assises témoignent bien de la volonté de la communauté internationale de prendre en compte les préoccupations des jeunes dans le monde, a-t-il ajouté tout en saluant la qualité et l’approche intégrée du Rapport du Secrétaire général transmettant le Rapport mondial sur la jeunesse.  Les difficultés des jeunes au Soudan sont une priorité pour les autorités soudanaises, a poursuivi le représentant qui a relevé quelques-uns des efforts accomplis dans l’éducation: la réforme du système éducatif, l’augmentation du nombre d’universités, l’élimination de l’analphabétisme.  Il a conclu en rappelant que les jeunes Soudanais ont joué un grand rôle dans la promotion de la culture de la paix et aspirent à un partenariat avec  les jeunes du monde entier.


M. M.G. GILL (Inde) a rappelé qu'environ 56% de la population de son pays avait moins de 24 ans, et que l'Inde était consciente du rôle essentiel joué par la jeunesse en matière de relance nationale et de changements sociaux.  Il a précisé que l'idée directrice de la politique nationale de son pays reposait sur le concept d'autonomisation de la jeunesse et que celle-ci représentait l'ossature de la nation.


Eu égard à l'emploi, il a rappelé que son Gouvernement avait pris certaines mesures, au nombre desquelles se trouvaient la Garantie d'emploi rural, qui assure 100 jours de travail par an à chaque foyer dans les zones rurales, et le programme TRYSEM (ou programme de formation de la jeunesse rurale aux emplois indépendants) qui stipule qu'au moins 40% des bénéficiaires doivent être des femmes et doivent être issus de groupes sociaux désavantagés.  Quant à l'éducation, le Gouvernement a prévu d'y consacrer 6% de son PNB, avec un accent mis sur une éducation primaire universelle, une formation professionnelle assurée au niveau du secondaire, une diminution du fossé numérique existant entre étudiants des zones rurales et des districts urbains, et l'instauration de services fournis à la collectivité par les élèves.  Il a réitéré que son pays, engagé dans la lutte contre le VIH/sida, ne considérait plus cette maladie uniquement sous l'angle étroit de la santé publique, mais en tant qu'enjeu socioéconomique, avec des incidences considérables en matière de développement.  Enfin, il a réaffirmé que la participation des jeunes dans le système politique des nations était indispensable.

M. PUJA (Indonésie) a déclaré que même si des progrès avaient été réalisés en ce qui concerne le Programme mondial pour la jeunesse, de nouveaux défis se posaient depuis son adoption en 1995.  L’Indonésie estime ainsi que des efforts supplémentaires doivent être fournis aux niveaux national, régional et international afin de faire face à cinq problèmes majeurs: la mondialisation, les technologies de la communications, le VIH/sida, les conflits et les relations intergénérationnelles.  Ainsi, a précisé M. Puja, le Gouvernement indonésien a lancé une Stratégie tridimensionnelle en faveur de la croissance, de l’emploi et contre la pauvreté qui reflète une approche centrée sur le développement humain.  La mise en œuvre de cette stratégie peut faire espérer de voir le taux de chômage passer de 9,5 à 5,1% d’ici à 2009, et le taux de pauvreté être réduit de moitié au cours des cinq prochaines années, notamment grâce à une réforme des secteurs fiscaux et financiers, a dit M. Puja. 


Consciente de l’importance d’une politique en faveur de l’emploi, l’Indonésie, pays qui est au centre de l’initiative du « Réseau d’emploi pour la jeunesse », avait convoqué avec le soutien des Nations Unies, un atelier régional sur les jeunes d’Asie du Sud-Est vivant dans la pauvreté en 2004, a indiqué le représentant.  Avec le soutien de l’OIT, l’Indonésie a en outre adopté son propre plan d’action en faveur de l’emploi des jeunes pour la période 2004-2007.  À cet égard, le Gouvernement indonésien, qui travaille étroitement avec les administratives locales, a lancé des campagnes d’information et de sensibilisation sur la sexospécificité et la perception de la différence entre les sexes, qui s’inscrivent dans la révision nationale des programmes scolaires.  Enfin, M. Puja a déclaré que l’Indonésie reconnaissait le rôle important des technologies de l’information et de la communication, et tentait de renforcer les liens entre villes et campagnes afin de favoriser la croissance et la création d’emploi.


JULIA GARANT, représentante des jeunes du Canada, a rappelé que son pays convenait de la nécessité d'investir dans les jeunes, et que cet investissement avait concouru à la diversité canadienne et avait assuré à son pays l'un des plus hauts niveaux de vie au monde.  Elle a ajouté que le Canada voyait dans les politiques et les programmes qui étaient lancés pour les jeunes aujourd'hui un moyen d'aider à relever les défis démographiques de demain.  Eu égard aux liens existant entre alphabétisation et emploi, elle a indiqué qu'il y avait plus de 4 millions de Canadiens de 15 à 24 ans, soit environ 14% de la population, dont 4% étaient d'origine autochtone et se heurtaient souvent à de graves difficultés socioéconomiques, surtout par manque d'instruction et de compétences, et 28% de jeunes immigrants et membres de minorités, qui faisaient face à des problèmes d'ordre linguistique et culturel.  Elle a rappelé qu'un récent rapport de Statistique Canada avait démontré qu'une hausse de 1% seulement du taux moyen d'alphabétisation ferait monter le produit intérieur brut de 18,4 milliards, d'où l'adoption par le Gouvernement canadien de la Stratégie emploi jeunesse, qui est axée sur l'intérêt et la nécessité des compétences, de l'expérience professionnelle et de l'information pour la compétitivité des jeunes sur le marché du travail du XXIe siècle, ce qui comprend la poursuite des études et le développement des compétences. 


Elle a indiqué que le Gouvernement du Canada s'occupait activement de mobiliser les jeunes par la consultation, et que l'Agence canadienne de développement international (ACDI) exerçait ses activités internationales dans quatre grands secteurs, à savoir: l'accroissement de la qualité, de l'intégrité et de l'utilité des études de base; la levée des obstacles à l'égalité des sexes en matière d'éducation; la prévention du VIH/sida; et l'éducation des garçons et des filles pendant les conflits et après ou dans les situations d'urgence par souci de stabilisation et de protection.  Enfin, elle a appelé à la tolérance et à la compréhension, et a demandé à ce que des actions soient prises dans ce sens.


M. ALEXANDER LIM (Singapour) a rappelé que la jeunesse représentait le fondement même de l’avenir d'une nation et que les aspirations et les initiatives des jeunes communiquaient l'élan nécessaire au changement.  Il a indiqué qu'au niveau de son pays les initiatives tendant à faire des jeunes des parties prenantes, des décisionnaires étaient considérées comme primordiales, alliées à des mesures de facilitation, de parrainage et d'autres mécanismes d'appui.


Sur le plan interne, il a précisé que le Gouvernement indonésien avait organisé un exercice de consultation avec les jeunes, étalé sur une période de six semaines en août et septembre 2004; plus de 2 000 jeunes en provenance de Singapour et de pays étrangers avaient été invités afin de débattre de leurs aspirations et d'élaborer le nouveau programme à l'intention de la jeunesse.  Plus de 100 jeunes ont présenté des services de suivi, ont formé des groupes de travail et ont proposé 91 recommandations, dont la tenue d'un Festival par les jeunes pour les jeunes, la création d'un portal Internet en tant que lieu de rencontre virtuel et centre de ressources destiné à servir de point de départ à des projets communautaires, un centre d'activités de jeunes installé sur une superficie de 1,2 hectares, mis au point, développé et animé par des jeunes, et un programme destiné à évaluer et à accorder des dotations à des projets communautaires conçus par des pairs.  Enfin, il a réitéré l'importance des programmes d'échanges de jeunes aux niveaux régional et international.


M. ABEL (Brésil) a rappelé qu'il y avait 34 millions de jeunes dans son pays -soit 20% de la population- et qu'ils souffraient le plus des inégalités sociales régnant dans le pays.  En application du Programme mondial d'action pour la jeunesse, un certain nombre d'initiatives visant à améliorer le niveau de vie des jeunes ont été prises tant au niveau du Gouvernement que de la société brésilienne.  Il a indiqué que l'année 2005 avait été baptisée « Année nationale de la jeunesse », et que de multiples initiatives avaient été lancées à cet effet, notamment la création du Secrétariat national de la jeunesse, rattaché au Secrétariat général de la Présidence, celle du Conseil général de la jeunesse, un forum privilégié des débats intergénérationnels et de l'élaboration de politiques axées sur la jeunesse.  En outre, le Gouvernement a lancé le Programme national d'inclusion des jeunes « Projovem », doté d'un budget dépassant 100 millions de dollars.  Il a précisé que ce Programme avait pour objectif de remédier au manque d’intérêt de la jeunesse pour l'éducation et de la préparer à la vie active, et que plus de 200 000 jeunes en avaient bénéficié.


Il a ensuite évoqué la stratégie nationale de lutte contre le VIH/sida qui inclut la prévention, l'assistance et le traitement, avec la garantie de l'accès universel aux médicaments antirétroviraux, appliquée sans discrimination et dans le respect des droits de la personne.  Il a souligné que le taux de contamination de la population brésilienne par le VIH était faible et que le Programme « santé et prévention dans les écoles » divulguait l'information sur cette maladie auprès des élèves, y compris la distribution gratuite de préservatifs.  Concernant les filles et les jeunes femmes, il a réaffirmé que la priorité avait été donnée à la lutte contre la violence sexiste et au renforcement des mesures assurant la santé sexuelle et la santé reproductive.  Enfin, il a réitéré l'attachement de son pays à l'insertion des jeunes dans les forces productives, ce qui leur permettait de contribuer, par la même, à la réduction des inégalités sociales.


M. BHATTARAI (Népal) a affirmé que la jeunesse, qui représentait l’avenir, était à la fois un moment de possibilité et de défi.  La nécessité d’investir chez les jeunes est devenue plus aiguë aujourd’hui, a-t-il dit.  Selon lui, investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir.  Une jeunesse engagée et consciente est un atout pour le développement d’un pays, a-t-il ajouté.  Le représentant, qui a mis l’accent sur les ravages causés par la pauvreté dans toutes les sociétés, a souligné la nécessité de résoudre les problèmes d’inégalités graves et de mettre en place des programmes en faveur de l’emploi, du développement institutionnel et politique, des initiatives de la société civile pour l’éducation et la santé des enfants.


Évoquant la violence aveugle des terroristes, qui a détourné les jeunes du processus constructif, il a indiqué que son pays, dont la priorité est de rétablir la paix et l’ordre, œuvrait à travailler avec la communauté internationale afin d’aider les jeunes à développer leurs capacités, à utiliser leurs connaissances et leurs talents, à promouvoir et soutenir leur participation dans la vie économique et sociale.


M. LE LUONG MINH (Viet Nam) a déclaré que sur les 80 millions d’habitants de son pays, 16 millions de personnes étaient âgés de 16 à 24 ans, soit près de 20% de la population totale, et que le Gouvernement avait pris une série de mesures pour répondre aux préoccupations spécifiques des jeunes.  Le représentant a d’abord mis l’accent sur les efforts accomplis, depuis 2000, en faveur de l’emploi des jeunes: création de 60 entreprises privées pourvoyeuses de 1,3 à 1,5 million de nouveaux emplois, promotion d’un meilleur accès au microcrédit en particulier pour ceux qui vivent en zone rurale, mise en place par le Gouvernement d’un programme visant la création de 1,5 million de nouveaux emplois destinés aux jeunes chaque année.  M. Minh s’est ensuite penché sur les progrès réalisés pour l’éducation des jeunes Vietnamiens, notant l’augmentation constante des ressources budgétaires de l’État allouées à l’éducation, ce qui a permis par exemple, en 2003-2004, un taux net de scolarisation primaire de 94,4% et un taux d’éducation total s’élevant à 99,82%.  Si cette progression annuelle de 0,5% se poursuit, a-t-il jugé, l’éducation primaire pour tous sera atteinte d’ici à 2015. 


Bien que le taux de pauvreté parmi les jeunes (18%) soit moins élevé que la moyenne nationale générale (24%), a précisé le représentant, le Gouvernement s’est donné pour objectif de réduire de 50%, entre 2001 et 2010, le nombre de jeunes vivant sous le seuil de pauvreté.  M. Minh a enfin lancé un appel en faveur d’un partenariat, aux niveaux régional et international, entre les jeunes de tous les pays, notamment pour un échange d’expériences et une assistance technique et financière.


Mme SIDSE KAMILLE BJERREGAARD DAMSGAARD-LARSEN, représentant le Conseil danois de la jeunesse, a rappelé que trop souvent les décideurs ont exclu les jeunes du processus de décision, que ce soit au niveau national ou international, et que les jeunes étaient souvent associés à l'existence d'un problème, mais jamais à sa solution.


Elle a ensuite évoqué deux problèmes fondamentaux, à savoir: le VIH/sida -pour lequel elle a recommandé trois préceptes fondamentaux, l'abstinence, la fidélité ou l'utilisation de préservatifs-, le terrorisme avec la nécessité impérieuse d'associer lutte contre ce fléau et propagation des idéaux de démocratie et de tolérance.  Enfin, elle a s’est félicitée de l'utilisation de statistiques et de données concernant les jeunes par la Banque mondiale dans son Rapport de 2007 sur le développement mondial.  Elle a cependant déploré les lenteurs constatées dans l'adoption des concepts énoncés dans le Programme d'action mondial pour la jeunesse, et a insisté sur les liens existant entre participation des jeunes et réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  En outre, elle a réitéré que l'éducation devait être axée sur la lutte contre l'intolérance et la promotion de la solidarité internationale.


M. PRASAD KARIYAWASAM (Sri Lanka) a souligné que du fait des changements intervenus depuis l’adoption du Programme mondial pour la jeunesse en 2000, de nouveaux défis et priorités étaient apparus.  Tout en évoquant la diminution des ressources et l’apparition de menaces au maintien de la paix, de la démocratie et du droit, il a souligné que de nombreux obstacles entravaient la mise en place de standards décents de développement social.  Il a par ailleurs affirmé que l’augmentation de la régionalisation économique et des prix du pétrole affectait les pays en développement.  De plus, a poursuivi le représentant, « la baisse qualitative de l’aide internationale conjuguée à une limitation des ressources nationales n’a fait qu’exacerber la perception des inégalités au sein des sociétés ».  M. Kariyawasam a souligné en outre que les migrations à grande échelle avaient créé de nouveaux défis et, dans la mesure où ce phénomène affecte en priorité les jeunes, il se félicite du traitement de cette thématique par le Document final.  Au Sri Lanka, a-t-il précisé, le Ministère de la jeunesse et des sports a pris différentes mesures visant à promouvoir les activités des jeunes.  Ainsi des centres de formation ont vu le jour afin de faciliter l’insertion professionnelle, et des infrastructures sportives, récréatives et culturelles ont été créées pour multiplier les opportunités des jeunes a souligné le représentant.  En tant que pays aux bons indicateurs socioéconomiques, le Sri Lanka a toujours accordé une importance particulière à la voix des jeunes et encourage donc leur participation dans le processus décisionnel, a conclu M. Kariyawasam.


M. MATEJ PERETIN, représentant des jeunes de la Croatie, a déclaré que son pays avait une politique de la jeunesse depuis 2000 et, conformément aux recommandations du Programme d’action mondial pour la jeunesse, un Conseil national des jeunes avait été créé en 2001.  Il s’est ensuite penché sur les caractéristiques et les réalisations de ce Conseil qui a obtenu en 2005 le « Prix de la jeunesse mondiale », pour s’être illustré comme l’un des trois Conseils nationaux de jeunes les plus efficaces du monde.  Ouvert à toutes les personnes âgées de 15 à 29 ans, le Conseil travaille en partenariat avec le Gouvernement et représente régulièrement les jeunes Croates dans des réunions internationales, a-t-il précisé.


Le représentant a par ailleurs noté que le Gouvernement de son pays avait entamé en 2002 des négociations pour l’établissement d’une Banque croate pour la jeunesse, destinée à favoriser la création d’emplois pour les jeunes et que la même année, à la suite d’une rencontre internationale de jeunes tenue à Zagreb, une résolution pour la création d’une Banque mondiale pour la jeunesse avait également été adoptée.  Le représentant a enfin précisé qu’une organisation non gouvernementale internationale, le Réseau de la Banque mondiale pour la jeunesse, avait été mise en place dans la capitale croate pour travailler à l’établissement de cette banque.


Mme HENNOUDA, représentante de l’Algérie, a d'abord indiqué que son pays avait noté avec satisfaction la prise de conscience des États de l'importance du potentiel des jeunes et de leur implication dans la prise de décisions, les efforts déployés au niveau national pour garantir l'égalité des sexes ainsi que les progrès réalisés par les États en matière d'éducation et d'alphabétisation.  Elle a ensuite déploré les menaces pesant sur la jeunesse, à savoir la persistance du chômage, la toxicomanie, et la prévalence du VIH/sida et évoqué l'impact de la mondialisation et des technologies de l'information et des communications.


L'Algérie, a souligné sa représentante, attache une grande importance aux jeunes qui constituent trois quarts de sa population, et fait de l'éducation un investissement productif et stratégique.  L’éducation est dispensée à titre gratuit, a un caractère obligatoire, et le taux de scolarisation chez les jeunes atteint 93,62%.  Elle a indiqué que grâce à des mesures novatrices telles que le microcrédit, l'esprit d'entreprise, les travaux d'utilité publique à haute intensité de main d'œuvre, les contrats préemploi, les employés salariés d'initiative locale, les indemnités pour activités d'intérêt général, le niveau de chômage avait pu être réduit, et que de nombreux jeunes avaient pu acquérir une expérience professionnelle et un savoir-faire qui garantissent qu’ils sont employables.  Enfin, elle a indiqué que son pays venait d'achever une enquête sur les aspirations des jeunes, avec la constitution d'une base de données reflétant des sujets aussi divers que les relations avec la famille, l'école et les enseignants, la rue, les établissements de jeunesse, la santé, les langues, la place de la femme, le sport, les loisirs, les technologies de l'information et de la communication, le rapport au politique et l'avenir et qu'il consulterait les jeunes une nouvelle fois quant aux solutions proposées.


Mme ANDRINA MCHIELA, Secrétaire d'État du Ministère de la condition féminine, de l'enfance et des services d’intérêt général du Malawi, a réaffirmé que l'inclusion des jeunes au processus de prise de décisions qui affectent la société était bénéfique tant du point de vue de l'élaboration de stratégies que de l'optique du développement de la jeunesse.


Eu égard à la pandémie du VIH/sida, elle a souligné que le Malawi continuait de mettre en œuvre des programmes axés sur le soutien, le traitement et les soins aux personnes infectées et affectées par le VIH/sida, associé à un plan d'action national en faveur des orphelins du sida et à un renforcement des capacités des familles et des communautés afin que celles-ci puissent fournir un suivi adéquat aux personnes touchées par cette maladie.  Concernant l'éducation, l'adoption de mesures visant à assurer une scolarité primaire libre et universelle a entraîné un gonflement des effectifs des écoles; un système de bourses a été établi dans l'enseignement secondaire et universitaire afin de palier aux frais de scolarité, souvent excessifs pour des familles pauvres.  Enfin, elle a noté que le Malawi a pris d'importantes mesures de protection à l'égard de la jeunesse, notamment la formation professionnelle et l'autonomisation des jeunes, la lutte contre les abus, ainsi que la refonte du droit juvénile -incluant soins, protection et formation des travailleurs sociaux- et réhabilitation des délinquants juvéniles en conformité avec les normes minimales des Nations Unies en matière de justice juvénile.  Enfin, le Gouvernement a consenti des prêts aux jeunes afin qu'ils puissent créer de petites entreprises, et a mis en place des centres de jeunes, dont l'objectif est de stimuler la croissance physique et intellectuelle des jeunes.  Elle a également indiqué que la coopération internationale était indispensable afin d'aider le Malawi à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement ainsi que les domaines prioritaires énoncés dans le Programme d'action mondial pour la jeunesse.


M. CARLOS ENRIQUE GARCIA GONZALEZ (El Salvador) s’est déclaré préoccupé par l’impact négatif sur le développement de facteurs extérieurs comme le prix élevé des combustibles et les catastrophes naturelles comme celles subies par le pays au cours de la semaine dernière.  Les jeunes constituent la majorité de la population au Salvador, a-t-il dit, précisant que les politiques en matière de développement les affectaient donc directement.  Le représentant a souligné que son gouvernement avait proposé la création d’un secrétariat à la jeunesse.  Des efforts ont en outre été faits pour élaborer une politique nationale en faveur de la jeunesse, a-t-il ajouté.  Il a mis par ailleurs l’accent sur la nécessité de renforcer l’autonomie des jeunes, d’améliorer leur bien-être, de développer la citoyenneté, d’appuyer la créativité.  Il faut renforcer les liens avec les organisations de jeunes, a-t-il poursuivi, de même qu’il convient  de renforcer la coopération internationale dans le respect des buts et principes de la Charte.


TAJ EL DINE, représentante des jeunes du Venezuela, a déclaré que 10 ans après l’adoption du Programme d’action mondiale pour la jeunesse, les jeunes dans le monde continuaient à souffrir de malnutrition, de pauvreté, du chômage et de la misère.  Tout ceci, a-t-elle jugé, est le produit du système économique régnant, dominé par les États-Unis et leurs amis, et établi dans le but de garantir l’emprise de ces pays sur les ressources et les peuples de la planète.  La représentante a indiqué que son pays a lancé une série de mesures sociales dont l’objectif était de promouvoir le développement dans une perspective humaniste.  Elle a ajouté que divers programmes sociaux, appelés missions, étaient mis en œuvre avec pour but d’associer les jeunes dans le développement social du pays.  Ainsi, la mission Robinson travaille à l’alphabétisation et, bientôt, le Venezuela sera totalement débarrassé de l’illettrisme, s’est-elle réjouie.  La représentante a en outre signalé que les jeunes de son pays participaient déjà à la vie politique nationale puisque, conformément à la Constitution, un jeune pouvait être élu à l’Assemblée nationale à condition d’avoir 21 ans.


M. JUAN MANUEL GOMEZ-ROBLEDO (Mexique) a souligné que le Programme d’action mondial pour la jeunesse ainsi que les politiques de mise en œuvre ont été largement modifiés.  Afin de répondre aux demandes de ses jeunes citoyens, le Gouvernement mexicain a crée l’Institut mexicain de la jeunesse et établi le premier programme de la jeunesse du Mexique (Projuventud) qui se fixe pour objectifs d’améliorer la qualité de vie et le bien-être des jeunes, de générer davantage d’opportunités individuelles et collectives et de fournir des conditions de vie équitables pour les jeunes exclus.  Projuventud insiste sur la création de conditions favorables à la participation des jeunes à la vie publique, a poursuivi M. Gomez-Robledo avant d’ajouter que la participation des jeunes, acteurs stratégiques du développement national, permettrait également d’augmenter leurs exigences citoyennes tout en leur donnant une image positive d’eux-mêmes. 


Le représentant du Mexique a ensuite déclaré que le pouvoir exécutif avait  récemment réalisé des consultations sur la formulation des politiques de jeunesse et que le pouvoir législatif avait récemment organisé la première simulation des Nations Unies au Congrès de l’Union et, ce, entre jeunes originaires de différentes régions du pays.  Cet élan se traduit notamment par la présence, pour la première fois, de deux jeunes mexicains à cette session de l’Assemblée générale.  Les nouvelles générations, conscientes de la diversité et du multiculturalisme de la société mexicaine incitent le Gouvernement mexicain à apporter son soutien au Programme d’action mondial pour la jeunesse et aux cinq nouveaux points du projet de résolution, a conclu M. Gomez-Robledoé


M. ANRI SAMKHARADZE, Président de la Société antidrogue, une organisation non gouvernementale de la Géorgie, s’est déclaré préoccupé par l’augmentation dans le monde du nombre de jeunes drogués.  La drogue et le terrorisme sont liés, a-t-il dit, dans la mesure où l’argent de la drogue est la principale source de financement du terrorisme.  Souvent, les toxicomanes ne savent pas que l’argent qu’ils dépensent pour acheter leur dose est utilisé par les terroristes pour se procurer des armes ultramodernes, a-t-il souligné.  Les dommages écologiques ne sont pas moins graves, a-t-il ajouté, citant l’abattage de dizaines de milliers d’hectares de forêts destinées à la production de la drogue.  Le jeune représentant a également évoqué les dégâts psychologiques causés par la consommation de drogue.  Chacun de ces problèmes, a-t-il expliqué, renferme les éléments d’une catastrophe considérable, a-t-il affirmé.  Nous ne devons pas nourrir le monde qui menace de nous détruire, a-t-il conclu. 


Mlle AMATI, représentante des jeunes de Saint-Marin a déclaré que l’éducation, à la base du développement de toute société, devait être une priorité pour la communauté internationale réunie au sein des Nations Unies.  Dans le but de fournir aux jeunes citoyens une éducation de qualité, a-t-elle ajouté, le Gouvernement de son pays offre aux bons étudiants une aide financière.  Elle a en outre insisté sur le fait que l’éducation des jeunes devait être aussi fondée sur la culture offerte par la famille et l’histoire du pays, auxquelles Saint-Marin accorde beaucoup d’importance.


M. RUSTOM (République arabe syrienne) a rappelé qu’un quart de la population nationale est constitué de la tranche des 15-25 ans.  Si les indicateurs démographiques indiquent que cette population augmentera dans le futur, le nombre d’étudiants et donc des services publics qui leur sont destinés a considérablement augmenté au cours des 20 dernières années.  « Ce taux de jeunes est un atout mais aussi une source de difficultés auxquelles le Gouvernement syrien s’atèle avec ardeur », a précisé le représentant syrien.  Ainsi, en matière d’éducation, la République arabe syrienne a modifié ses programmes scolaires, intégrant par exemple des concepts nouveaux tels que l’égalité entre les sexes ou des instruments tels que les nouvelles technologies de l’information et de la communication, une université d’apprentissage virtuel ayant ainsi été créée en 2002.  Le représentant syrien a ensuite précisé que le Ministère de la santé, en coopération avec l’OMS, avait lancé un programme visant à améliorer la qualité de la santé des adolescents ainsi qu’un programme de lutte contre le sida et la toxicomanie.  En outre, le représentant syrien s’est félicité de la ratification de l’Accord de l’OMS de lutte contre le tabac.  Notre stratégie pour l’emploi des jeunes est exécutée pour faciliter leur entrée sur le marché du travail, a précisé

le représentant syrien, avant de souligner que l’initiative « Bidaya », signifiant « début » en arabe, visait à inspirer les progrès des jeunes en fournissant des parrains en entreprises aux jeunes du Qatar.  Quant à la délinquance des jeunes, a souligné le représentant syrien, elle fait l’objet d’une loi de 1974 et nous travaillons à ce que les interrogatoires donnés par la police soient améliorés et encadrés.


M. GILBERT KODJO ATSOU, Secrétaire d’État chargé de la promotion de la jeunesse du Togo, a estimé que le manque de moyens financiers qui caractérise la plupart des pays en développement était un facteur limitant majeur dans toutes les politiques visant à l’amélioration des conditions d’existence des jeunes.  En outre, a-t-il ajouté, les mesures d’ajustement structurel recommandées par les institutions de Bretton Woods ont contribué, dans le contexte d’une conjoncture économique défavorable, à la suspension des recrutements dans la fonction publique, a-t-il souligné.  En composant avec la faiblesse d’absorption des jeunes demandeurs d’emploi au sein des entreprises privées et la crise politique qui a affecté le Togo, on comprend aisément pourquoi les jeunes Togolais sont confrontés aux problèmes de chômage, de pauvreté et aux autres fléaux, a-t-il dit.  Il a affirmé que le nouveau chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbe, a placé les problèmes des jeunes au centre de ses préoccupations.  L’emploi décent pour les jeunes, l’attribution des crédits aux jeunes entrepreneurs, la dotation des universités de moyens logistiques et humains pouvant assurer une formation de qualité aux jeunes, la pleine et effective participation des jeunes à la vie politique, économique et sociale du pays sont quelques unes des grandes lignes du programme du chef de l’État, a-t-il souligné.


M. AMPEM, représentant des jeunes du Ghana, a déclaré que son pays avait pris, depuis 1995, des mesures audacieuses en faveur de l’épanouissement de la jeunesse, sur la base des 10 priorités énoncées par le Programme d’action mondiale pour la jeunesse.  Les organisations de jeunes Ghanéens, sous la coordination du Conseil national de la jeunesse, ont également adopté une Charte pour exprimer leurs priorités, a-t-il ajouté, tout en précisant qu’un Fonds national pour la jeunesse avait été créé par le Gouvernement pour lutter contre le chômage.  Le représentant a par ailleurs remarqué que les jeunes Ghanéens, comme beaucoup d’autres Africains, étaient ceux qui profitaient le moins de la mondialisation.  Il faut donc, a-t-il estimé, que les questions d’inégalités dans les échanges commerciaux internationaux soient réglées.  Le représentant a enfin exprimé le vœu que soit facilité le partenariat entre les jeunes des pays du Nord et ceux du Sud pour un échange d’expériences.


Mlle ALHAJRI (Qatar) après avoir examiné le rapport 2005 sur la jeunesse du Secrétaire général, a invité les États Membres à multiplier les efforts en la matière.  La représentante du Qatar a ainsi déploré le fait que 500 millions de jeunes vivent aujourd’hui avec moins de deux dollars par jour.  « L’écart énorme entre la jeunesse des pays industrialisés et celle des pays en développement doit également être réduit au plus vite », a-t-elle souligné, avant d’ajouter que le Qatar travaillait, en coopération avec la société civile, à l’amélioration des conditions de vie des jeunes.  Ainsi, la représentante du Qatar s’est félicitée de la stratégie nationale pour la jeunesse mise en place par le Conseil supérieur des affaires de la famille.


Bien que l’enseignement élémentaire soit déjà obligatoire dans son pays, la représentante du Qatar a assuré que son gouvernement s’attachait à améliorer la qualité des enseignements secondaire et universitaire ainsi que la recherche scientifique, précisant qu’un cycle de formation sur les élections et la démocratie avait été intégré dans tous les enseignements.  De plus, des efforts constants sont menés afin de faciliter l’inclusion et l’éducation des personnes handicapées, a souligné la représentante du Qatar.  Outre le parrainage du secteur privé pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes, la représentante du Qatar s’est félicitée de la coopération de son pays avec des organes internationaux, tels que le Centre italien de solidarité ou l’UNESCO afin de « créer de meilleures possibilités ».  Enfin, la représentante du Qatar a annoncé que son gouvernement avait versé la somme de 15 millions de dollars versés pour le financement d’une université en Iraq.


M. ALGHANNAM (Arabie saoudite), rappelant que les jeunes formaient les deux tiers de la société saoudienne, a affirmé que les questions liées à la jeunesse avaient constitué une priorité lors de l’organisation d’une réunion nationale sur ce sujet.  Des dizaines d’ateliers ont eu lieu afin de promouvoir le dialogue entre les jeunes, identifier les questions propres aux jeunes et proposer des recommandations à l’attention des entrepreneurs, a-t-il expliqué.  Ces efforts ont commencé à porter leurs fruits, a-t-il dit.  Ils constituent, selon lui, une véritable initiative de la jeunesse saoudienne sur laquelle le pays compte pour son avenir. 


M. TREMINIO (Nicaragua) a déclaré que plus de 60% de la population de son pays avaient 30 ans.  Il a formé le vœu que le Gouvernement de son pays investisse davantage et de façon intégrée dans la jeunesse pour lui permettre d’être plus autonome et de vivre dans de meilleures conditions.  Le Ministre a souligné que les problèmes auxquels étaient confrontés les jeunes sont aujourd’hui différents, comme l’augmentation du taux d’infection du VIH/sida, le chômage endémique et la faible scolarisation.  Il a indiqué que le Gouvernement avait pris des mesures en faveur des jeunes, comme la politique de prévention et de lutte contre le sida et qu’une enquête était en cours pour savoir ce que voulaient précisément les jeunes.  Le Ministre a enfin estimé qu’aucun effort n’aurait d’effets si les problèmes structurels du Nicaragua, tels la dette et le développement durable, n’étaient pas réglés de façon à disposer des ressources nécessaires pour faire face aux préoccupations de la jeunesse.


NADINE LOUIS, représentante pour les jeunes d’Haïti, a déploré la constante dégradation de l’environnement dans lequel évoluait la jeunesse de son pays.  Les problèmes liés à la formation professionnelle, la santé et l’hygiène empêchent le développement d’une conscience collective, a-t-elle déclaré.  Depuis plusieurs décennies, a-t-elle ensuite poursuivi, la courbe démographique montre clairement que le poids des jeunes est très important avec de surcroît un taux de croissance de 2% par an, ce qui rend plus complexe la question de l’emploi dans un pays où le taux de chômage s’élève déjà à plus de 25%.  Selon la représentante haïtienne, ce chômage persistera tant que la crise politique ne sera pas résolue et tant que les jeunes ne seront pas intégrés aux stratégies nationales de reconstruction et de réalisation des OMD.  Les 15-25 ans constituant la catégorie la plus affectée par le VIH/sida, la représentante haïtienne a déploré l’accès difficile à l’information, à la prévention et aux soins en la matière. 


La représentante haïtienne a ensuite dénoncé le phénomène des « boats people », affirmant que les premières personnes tentées par cette forme d’immigration étaient des jeunes ruraux n’ayant pas accès aux terres ainsi que des jeunes en échec scolaire.  Elle a enfin regretté qu’une minorité de jeunes, portés par le désespoir viennent investir les bidonvilles de Port-au-Prince, contribuant par ailleurs au climat de violence de la capitale.  « Les politiques proposées dans les pays industrialisés ne sont pas applicables dans la situation d’Haïti », a-t-elle souligné avant d’exhorter la communauté internationale à prendre en compte les vrais besoins des jeunes Haïtiens, à créer un espace de rencontre pour les jeunes au sein des Nations Unies et à remplacer le Secrétariat d’État à la jeunesse par un Ministère de la jeunesse.


M. MATLOSA, représentant des jeunes du Lesotho, a déclaré que malgré le fait que son pays soit l’un des plus pauvres du monde, le taux de prévalence du VIH/sida en faisait le troisième au classement mondial.  Contre cet ennemi qui tue silencieusement et menace l’existence même du Lesotho, a-t-il ajouté, les Nations Unies doivent mettre en place un véritable plan de bataille, en formant et en équipant des troupes.  Avec un taux d’environ 30%, le VIH/sida affecte particulièrement les jeunes, a-t-il ajouté, précisant qu’il s’en suit une érosion progressive du tissu social et économique du pays.  Le représentant a conclu que la réalisation du rêve que constituait la pleine mise en œuvre du Programme d’action mondial pour la jeunesse ne deviendrait réalité au Lesotho qu’à condition que le pays bénéficie de l’appui matériel et financier de la communauté internationale. 


M. DIONISIO (Saint-Siège) a affirmé que le Saint Siège continuait d’être pleinement engagé en faveur du rôle de la jeunesse dans l’économie mondiale, la réduction de la pauvreté, l’éducation et l’emploi.  Il a souligné qu’il y avait dans le monde plus de 196 000 écoles catholiques primaires et secondaires où sont inscrits plus de 51 millions d’enfants et de jeunes, ainsi que plus d’un millier d’universités, collèges et autres instituts catholiques où étudient plus de 4 millions de jeunes adultes.  Évoquant la vulnérabilité de la jeunesse face à la drogue, la délinquance et la discrimination dont sont victimes les filles et les jeunes femmes, le représentant a en outre cité les quelque 12 000 hôpitaux et institutions de soins et de médecine préventive catholiques à travers le monde.  Le Saint-Siège encourage les Nations Unies à identifier les besoins des jeunes, en particulier des plus pauvres et des plus faibles, a-t-il affirmé.


M. SYED SHAHID HUSAIN, représentant de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), a regretté qu’en dépit des progrès accomplis dans les domaines visés par le Programme d’action mondial pour la jeunesse, les objectifs sont loin d’être réalisés.  Il a ainsi rappelé que plus de 200 millions de jeunes vivaient dans la pauvreté, que 130 millions d’entre eux étaient illettrés et que dix millions vivaient avec le VIH/sida. En réalité, a poursuivi le représentant de l’OCI, pour améliorer le bien-être des jeunes populations, il est essentiel d’ajouter les cinq points du rapport de 2003 -c’est-à-dire la mondialisation, l’information et la communication, le VIH/sida, les conflits armés et les relations intergénérationnelles- à la liste des dix priorités énoncées dans le Programme d’action mondial de 1995. 


La 32e conférence ministérielle de l’OCI, qui s’est tenue au Yémen l’été dernier, a salué la mise en place du Forum des jeunes de l’OCI pour le dialogue et la coopération qui deviendra, avant tout une source d’information crédible pour l’élaboration des politiques en faveur de la jeunesse et permettra de coordonner les activités des organisations pour les jeunes et de former de futurs dirigeants au sein des Etats membres de l’OCI et au sein des communautés musulmanes dans les pays non membres de l’OCI.  Enfin, s’est félicité le représentant de l’OCI, cette conférence ministérielle a également encouragé la coopération entre le Secrétariat de l’OCI, l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la Culture (ISESCO) et l’UNICEF pour l’organisation de la Conférence sur le bien-être et la protection de l’enfant musulman au cours des prochains mois mais aussi pour leur engagement dans la lutte contre la poliomyélite.


Explication de position


La représentante du Venezuela a déclaré, dans son explication de position, qu’elle exprimait des réserves sur le paragraphe 7 de la résolution A/60/L.2 mentionnant le Document final de la Réunion plénière de haut niveau qui est tout à fait nul et non avenu pour son pays.


Droits de réponse


Le représentant des États-Unis a souhaité réagir à la déclaration de Cuba faite ce matin.  La question de l’embargo contre Cuba est une affaire bilatérale qui n’a pas à être évoquée devant l’Assemblée générale.  Cuba essaie simplement de blâmer les États-Unis pour l’échec du régime communiste.  Cuba n est pas une victime, c’est un régime tyrannique qui continue de bafouer la Déclaration universelle des droits de l’homme, a ainsi déploré le représentant américain.


Le représentant de Cuba a affirmé que les États-Unis se rendaient coupables en ne respectant pas les solutions adoptées par l’Assemblée générale depuis des années et en adoptant de nouvelles lois qui durcissent l’embargo.  Il a rappelé que lorsque Cuba a réalisé sa révolution, le chômage était élevé et il a expliqué qu’à cette époque, le Gouvernement de Batista assassinait les étudiants avec la complicité des États-Unis.  Pour le représentant cubain, les États-Unis vont jusqu’à mentir aux délégations en présentant l’embargo comme une position multilatérale alors qu’il constitue en réalité une véritable guerre économique livrée par les États-Unis contre Cuba, en violation de la Charte des Nations Unies.  Après avoir accusé les États-Unis de tentative d’annexion de son pays depuis deux siècles, le représentant cubain a déclaré que la délégation des États-Unis essayait de condamner Cuba qui refusait l’impérialisme américain.  C’est au regard de nos politiques de solidarité, d’éducation et de santé qu’il convient de nous juger », a-t-il conclu



Documentation


Rapport du Secrétaire général transmettant le Rapport mondial sur la jeunesse 2005 (A/60/61-E/2005/7)


Dans son rapport, le Secrétaire général présente une évaluation  de la mise en œuvre du Programme d’action mondial depuis 1995 dans les domaines d’activités prioritaires.  Lors de l’élaboration de ce rapport, le Secrétaire général a prêté une attention particulière à  l’impact inégal de la mondialisation sur les jeunes des deux sexes, l’utilisation des technologies de l’information et des communications et l’accès à ces technologies.  Il est également question des conséquences de la propagation spectaculaire de l’infection au virus de l’immunodéficience humaine chez les jeunes et l’influence de l’épidémie sur leur vie, la participation active de jeunes aux conflits armés, qu’ils en soient les victimes ou les protagonistes, et les problèmes intergénérationnels dans une société vieillissante.


Des recommandations concernant ces questions sont présentées dans la deuxième partie du rapport.  La troisième partie du document contient les recommandations finales ayant trait à la politique mondiale en faveur de la jeunesse.


Parmi ces recommandations, le Secrétaire général souligne qu’il faudrait associer les jeunes aux stratégies de réduction de la pauvreté.  De plus, les jeunes des zones rurales devraient être la cible privilégiée des initiatives visant à lutter contre la pauvreté, afin d’endiguer le vaste mouvement migratoire actuel des jeunes vers les villes.  Il faut également mener des études quantitatives et qualitatives plus poussées sur les moyens d’atténuer la pauvreté chez les jeunes.


Selon le Secrétaire général, il faut chercher sans délai à éviter que la fracture numérique qui sépare pays développés et pays en développement ne s’accentue chez la génération montante. Il faut s’employer à maintenir la tendance positive en faveur de la réalisation de l’égalité des sexes dans le système éducatif, puis dans l’emploi et  prendre conscience de l’importance des enseignants et des formateurs dans la perspective d’une éducation de qualité pour tous.  Les pouvoirs publics sont invités à mettre en place ou en œuvre des systèmes de validation de l’apprentissage non scolaire pour les jeunes.


Le Secrétaire général insiste également sur la participation des jeunes à la préservation de l’environnement.  Par ailleurs, il recommande que l’aménagement urbain et le développement rural prennent  en compte les besoins de la jeunesse en matière de loisirs de manière à offrir aux jeunes une gamme variée d’activités bénévoles et de possibilités constructives.


Dans le domaine de la santé,  il recommande la mise en œuvre de programmes et de politiques pluridisciplinaires et de ne pas se limiter au secteur sanitaire.  Le personnel soignant devrait recevoir une formation spécifique afin d’être mieux à même de communiquer avec les jeunes.  Les gouvernements doivent aider les jeunes à accéder plus facilement aux informations sur la santé, aux services sanitaires et aux services de santé en matière de sexualité et de procréation.


Par ailleurs, une approche plus globale de la politique de lutte contre la drogue devrait imposer davantage de restrictions à la commercialisation du tabac et de l’alcool et mettre l’accent sur des mesures de réduction de la demande qui séduisent les jeunes.  Il faut élaborer des stratégies spéciales pour les jeunes particulièrement exposés à la toxicomanie, ce qui englobe les jeunes issus de milieux défavorisés, les réfugiés et les déplacés, les toxicomanes se droguant par voie intraveineuse et les travailleurs du sexe.


L’étude de la situation sur le plan de l’égalité des sexes doit figurer dans toutes les stratégies adoptées.  Il faut que les gouvernements promulguent et appliquent des lois protégeant les filles et les jeunes femmes de toutes les formes de violence.  Les gouvernements et les organisations internationales et non gouvernementales doivent faire en sorte que les filles et les jeunes femmes aient accès à la formation, à l’information et aux médias dans les domaines sociaux, culturels, économiques et politiques, et qu’elles aient les moyens d’exprimer leur opinion.


Il ressort du rapport que la jeunesse actuelle doit faire face à des problèmes beaucoup plus complexes que ceux de la génération précédente.  Le Secrétaire général propose ainsi une série de recommandations en vue de l’adoption d’une politique mondiale en faveur de la jeunesse.  Ainsi, les États devraient élaborer des politiques globales et intégrées en faveur des jeunes.  En outre, dans le cadre du suivi du Programme d’action, il faut aussi accorder une attention particulière aux besoins spéciaux des groupes de jeunes défavorisés, notamment les handicapés, les migrants et les autochtones.


Disposer d’un ensemble d’indicateurs vérifiables, dont certains pourraient être extraits des objectifs du Millénaire pour le développement ayant trait à la jeunesse, permettrait de mieux mesurer les progrès qui seront accomplis à l’avenir en faveur des jeunes, suggère aussi le Secrétaire général.  À sa soixantième session, l’Assemblée générale pourrait envisager de charger le Secrétariat d’élaborer de tels indicateurs.


L’Assemblée générale pourrait aussi envisager d’adopter officiellement les cinq nouvelles questions importantes abordées dans le présent rapport et les ajouter aux priorités du Programme d’action mondial.  Elle pourrait inviter les organismes du système des Nations Unies à mettre en œuvre des arrangements interinstitutions destinés à favoriser les synergies entre les diverses activités entreprises au sein du système.


Enfin, l’Assemblée générale pourrait inviter les États Membres à faire en sorte que les jeunes se joignent aux délégations officielles qui assisteront aux séances spéciales de l’Assemblée générale organisées lors de sa soixantième session pour marquer le dixième anniversaire du Programme d’action mondial pour les jeunes (2005).  Il conviendrait de s’appuyer sur cette expérience pour assurer une large participation à la commémoration du dixième anniversaire du Programme d’action mondial.



Analyse et évaluation mondiales des plans d’action nationaux en faveur de l’emploi des jeunes (A/60/133)


La section II du rapport présente un aperçu des difficultés relatives à l’emploi des jeunes et replace cette question dans le contexte de la Déclaration du Millénaire, notamment des objectifs connexes de la communauté internationale relatifs au développement et à la sécurité collective.  La section III offre une analyse et une évaluation de 39 plans d’action nationaux, ou rapports d’étape, en faveur de l’emploi des jeunes.  La section IV tire de cette analyse un ensemble de conclusions, et la section V formule pour conclure plusieurs recommandations relatives au rôle que peut jouer le Réseau pour l’emploi des jeunes, constitué à l’initiative du Secrétaire général, en tant que mécanisme de renforcement des échanges entre pairs, de soutien et d’évaluation servant de catalyseur à la prise


L’Assemblée générale souhaitera peut-être examiner les recommandations formulées par le Secrétaire général.  Celui-ci recommande notamment: d’encourager les pays ayant préparé des plans d’action nationaux relatifs à l’emploi des jeunes à s’acheminer vers la mise en œuvre et d’encourager ceux qui ne l’ont pas fait à préparer des plans d’action nationaux; d’encourager les gouvernements à élaborer leurs plans d’action nationaux dans le cadre d’une collaboration entre le gouvernement, les représentants des organisations de jeunes, d’employeurs et de travailleurs et de la société civile; d’intégrer leurs plans d’action dans les documents relatifs au développement en général et dans les documents stratégiques de réduction de la pauvreté.


Il recommande également: d’encourager les gouvernements à élaborer de nouveaux indicateurs permettant de dégager des orientations afin de contrôler et d’évaluer les progrès réalisés dans l’application des plans d’action nationaux; que le Réseau pour l’emploi des jeunes coordonne les travaux de ses principaux partenaires en vue d’établir un indicateur plus adapté qui prenne en compte non seulement les jeunes en situation de chômage déclaré, mais aussi les jeunes en formation, sous-employés, travaillant dans le secteur informel ou ayant complètement abandonné le marché de l’emploi.


Le Secrétaire général recommande également d’encourager les États Membres à considérer l’emploi des jeunes comme faisant partie intégrante de leurs stratégies relatives au développement et à la sécurité collective.  Cet engagement doit être considéré comme le fondement de la réalisation des autres objectifs du Millénaire pour le développement


Parmi les autres recommandations, figurent le renforcement du  Groupe consultatif du Réseau pour l’emploi des jeunes afin que ses organisations constitutives puissent, outre leur rôle consultatif général, appuyer plus activement l’élaboration et l’application des plans d’action nationaux au niveau des pays.  Les États Membres sont aussi appelés à fournir des ressources additionnelles en vue de renforcer et d’élargir les activités du Réseau pour l’emploi des jeunes aux niveaux national, régional et international.



Rapport du Secrétaire général intitulé « Pour que les engagements aient un sens: contribution des jeunes à l’examen des 10 ans d’application du Programme d’action mondial pour la jeunesse à l’horizon 2000 et au-delà » (A/60/156)


Dans son rapport, le Secrétaire général récapitule les idées émises par les jeunes soit au cours des réunions consultatives soit en réaction à l’opuscule intitulé «  Pour que les engagements aient un sens: un guide pour aider les jeunes à évaluer la politique de la jeunesse dans leur pays ».  Ce guide a été publié par le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU en 2004 pour faire mieux connaître aux organisations de jeunes et aux jeunes en général les mesures proposées dans le Programme d’action et permettre de recueillir plus facilement leurs vues sur la question.


Les réponses que les jeunes ont adressées portent sur leur place dans l’économie mondiale, l’éducation, l’emploi, la mondialisation, leur place dans la société civile, la participation à la prise de décision, les technologies de l’information et des communications, les relations intergénérationnelles, les jeunes face aux risques, la délinquance juvénile, les drogues, le VIH/sida, les conflits, les filles et les jeunes femmes.


Ces réponses, conclut le Secrétaire général, indiquent l’importance que le Programme d’action mondial continue d’avoir dans leurs vies.  En sollicitant des apports à l’établissement du présent rapport, on a suscité un intérêt et un engagement considérables tant au niveau régional qu’au niveau national.  Les organisations de jeunes, les organes intergouvernementaux et les autres parties prenantes sont résolus à faire mieux connaître le Programme d’action mondial et comptent le faire en œuvrant à sa mise en œuvre en collaboration directe avec les États Membres.


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