10/02/2004
Communiqué de presse
SG/SM/9146
DEV/2460



LA REALISATION DES OBJECTIFS DU MILLENAIRE NECESSITE D’EXPLOITER AU MIEUX LA CREATIVITE ET L’ESPRIT NOVATEUR DU GENRE HUMAIN, DECLARE LE SECRETAIRE GENERAL


On trouvera ci-après le texte des observations liminaires faites, le 5 février, par le Secrétaire général Kofi Annan à l’occasion de la présentation du rapport de l’InterAcademy Council, intitulé « Inventing a Better Future: A Strategy for Building Worldwide Capacities in Science and Technology » (Inventer un avenir meilleur: stratégie de renforcement des capacités de tous les pays dans le domaine des sciences et de la technologie):


Je suis ravi de vous accueillir ici, au Siège de l’Organisation des Nations Unies, et je tiens à remercier ceux d’entre vous qui, malgré un emploi du temps très chargé, ont fait un long voyage pour se joindre à nous. J’ai hâte d’assister à notre séance de cet après-midi.


Comme vous le savez, ici, à l’ONU, ce sont généralement les questions ayant trait à la paix et à la sécurité, à la guerre et à la paix, qui font les gros titres. Ainsi, tout au long de l’année écoulée, c’est la crise iraquienne qui a nettement dominé la une de l’actualité et je ne peux pas dire que l’intérêt qu’elle suscite se ralentisse.


Pourtant, l’essentiel de la population mondiale est confronté à des problèmes radicalement différents, tout aussi pressants et concrets, si ce n’est davantage.


Des problèmes qui nous touchent directement, qui concernent nos aspirations pour nous-mêmes et pour nos familles. Des problèmes auxquels se heurtent notre volonté de vivre sans subir le joug de la pauvreté et des maladies mortelles, en ayant accès à la nourriture et à l’eau potable en quantité suffisante, dans un environnement sain et sûr.


Des problèmes auxquels ont voulu répondre tous ensemble les dirigeants du monde, en adoptant, ici, en septembre 2000, lors du Sommet du Millénaire des Nations Unies les objectifs du Millénaire pour le développement.


À ces objectifs ambitieux correspondent huit engagements visant notamment à réduire de moitié la pauvreté, à arrêter la propagation du VIH/sida et à assurer l’éducation primaire pour tous, d’ici à 2015.


Je pense que nous disposons là d’un ensemble d’objectifs forts, que l’homme ou la femme de la rue, de New York à Nairobi et de Nairobi à New Delhi, peut facilement comprendre et soutenir.


Leur réalisation nécessite d’exploiter au mieux la créativité, l’ingéniosité et l’esprit novateur de l’humanité.


C’est là que la science et la technologie interviennent. L’ONU et ses partenaires espèrent mobiliser les meilleurs esprits scientifiques de notre temps et mettre leur savoir et leurs enseignements au service des populations du monde entier, pour les aider à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.


C’est exactement ce que l’InterAcademy Council, créé en mai 2000 par un certain nombre d’académies scientifiques nationales du monde entier, est déterminé à faire.


Nous nous sommes rassemblés ici pour assister à la présentation du premier grand rapport de l’InterAcademy Council, au titre ambitieux : « Inventing a Better Future » (Inventer un avenir meilleur).


Ce rapport propose des initiatives visant à renforcer les capacités scientifiques de tous les pays et à encourager la coopération entre les communautés scientifiques et technologiques du monde entier.


Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour traduire les recommandations contenues dans le rapport en mesures concrètes.


C’est avec un grand plaisir que nous entendrons aujourd’hui les auteurs du rapport et divers membres du groupe d’étude chargé de son élaboration. Tous sont des scientifiques de renommée internationale, comme les dirigeants de l’InterAcademy Council, qui sont également parmi nous aujourd’hui.


J’espère que le Council et l’ensemble de la communauté scientifique mondiale s’appuieront sur ce rapport pour poursuivre leur action, en partenariat avec l’ONU et ses organismes, les autres organisations internationales et régionales et, bien sûr, les gouvernements du monde entier. C’est ainsi que nous parviendrons à exploiter au mieux les sciences et la technologie pour améliorer la condition humaine.


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