27/09/2004
Communiqué de presse
SC/8197
AFR/1036



DÉCLARATION À LA PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA CÔTE D’IVOIRE


Vous trouverez ci-après la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité, Juan Antonio Yañes-Barnuevo (Espagne), concernant la situation en Côte d’Ivoire:


Les membres du Conseil de sécurité ont entendu ce matin un exposé du Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d’Ivoire, M. Albert Tevoedjre. Ils ont exprime leur soutien aux efforts du RSSG pour apporter le paix et la stabilité en Côte d Ivoire.


Les membres du Conseil ont pris note avec satisfaction de la reprise du travail du gouvernement de réconciliation nationale conformément aux engagements pris lors du Sommet d’Accra III le 30 juillet dernier.


Toutefois, les membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation devant l’absence de progrès dans les domaines clefs du processus de réconciliation nationale, à la veille des échéances fixées à Accra III.  Les membres du Conseil ont souligné que cette absence de progrès ne nuit pas seulement au processus de paix en Côte d’Ivoire, mais pèse également sur les progrès dans la sous-région toute entière.


Les membres du Conseil ont exhorté en particulier le Président Laurent Gbagbo à faire tout ce qui est en son pouvoir pour mener à bien la révision de l’article 35 de la Constitution comme il s’y est engagé à Accra.  Ils ont également exhorté les Forces nouvelles à commencer aussitôt que possible avant le 15 octobre et sans conditions préalables le processus de démobilisation, désarmement et réintégration comme elles s’y sont engagées a Accra.  Ils ont souligné que tous les groupes paramilitaires et toutes les milices doivent aussi être désarmés.  Ils ont enfin exhorté les députés ivoiriens à accélérer l’examen des textes de lois à l’Assemblée nationale en vue de leur adoption avant la fin de ce mois de septembre, notamment celui sur la commission électorale indépendante.


Les membres du Conseil ont condamné les attaques contre les personnels de l’ONUCI et affirme que les auteurs de ces attaques devront rendre des comptes.


Les membres du Conseil ont exprimé leur préoccupation devant la situation des droits de l homme dans ce pays et indiqué qu’ils attendaient le rapport à venir de la commission internationale d’enquête.


Les membres du Conseil ont rappelé avec force que la tenue d’élections ouvertes, libres et transparentes avant novembre 2005, conformément à la Constitution ivoirienne, est la seule issue possible à un règlement pacifique de la crise en Côte d’Ivoire.


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