14/05/2004
Communiqué de presse
SC/8094
AFR/929
HR/4756



DÉCLARATION À LA PRESSE DU PRÉSIDENT DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

SUR LA CÔTE D’IVOIRE


Vous trouverez ci-dessous la déclaration à la presse faite aujourd’hui sur la Côte d’Ivoire, par le Président du Conseil de sécurité, Munir Akram (Pakistan):


Les membres du Conseil de sécurité ont remercié le Haut Commissaire aux droits de l’homme par intérim, M. Ramcharan, pour son exposé sur les événements survenus à Abidjan les 25 et 26 mars derniers et pour sa présentation du rapport de la commission d’enquête. Ils ont pris note de ce rapport avec intérêt et préoccupation, et entendent lui donner des suites.


Les membres du Conseil de sécurité condamnent fermement les violations des droits de l’homme. Ils relèvent que la lutte contre l’impunité est un élément important de la sortie de la crise en Côte d’Ivoire et demandent instamment à ce que les auteurs des violations des droits de l’homme, en particulier celles commises à Abidjan les 25 et 26 mars, rendent des comptes.


Ils se félicitent de l’intention du Haut Commissariat aux droits de l’homme d’établir une commission d’enquête internationale qui examinera l΄ensemble des événements depuis septembre 2002, et demandent à ce que l΄enquête à venir du Haut Commissariat aux droits de l’homme bénéficie de tout l΄appui nécessaire.


Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur détermination à examiner rapidement les mesures concrètes qui pourront être prises afin que les responsables de l’ensemble des violations des droits de l’homme perpétrées en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002 rendent des comptes pour leurs actions.


Les membres du Conseil de sécurité ont une nouvelle fois exprimé leur profonde préoccupation devant le fait que les parties signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis n’ont pas mis en œuvre leurs engagements à appliquer cet Accord, ce qui fait peser un risque grave sur le processus qui doit conduire à des élections libres, ouvertes et justes. Ils appellent avec force les parties ivoiriennes signataires de l’Accord de Linas-Marcoussis à mettre en œuvre immédiatement leurs engagements à appliquer cet Accord.


Les membres du Conseil de sécurité appellent à la création immédiate de la commission nationale des droits de l’homme comme stipulé dans l’Accord de Linas-Marcoussis.


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