17/12/2003
Communiqué de presse
SG/SM/9081
OBV/405



LE SECRETAIRE GENERAL SOULIGNE LA NECESSITE DE PROTEGER LES DROITS FONDAMENTAUX DES MIGRANTS


On trouvera ci-après la déclaration du Secrétaire générale prononcée à l’occasion de la Journée internationale des migrants:


Chaque jour, partout dans le monde, des personnes quittent leur foyer et leur pays en quête d’une vie meilleure pour eux-mêmes et leur famille.  Les migrations ont une profonde influence sur les pays d’origine des émigrants, comme sur les pays de transit et les pays de destination.


Un des défis que doit relever la communauté internationale au XXIe siècle est de mieux gérer les migrations.  Nous devons tirer le meilleur parti des nombreux avantages bien réels qu’offre la migration et réduire au minimum les difficultés qu’elle pose.  C’est précisément ce à quoi s’emploient de nombreux organismes des Nations Unies, ainsi que l’Organisation internationale pour les migrations


La Commission mondiale sur les migrations internationales, qui a été créée récemment, peut nous aider à porter la coopération internationale à un nouveau niveau.  La Commission est une initiative d’États du Nord et du Sud.  Elle a mon plein appui.  J’espère que son rapport final contribuera à sensibiliser le public aux divers aspects de la migration et à renforcer la coopération entre les États en vue de gérer la migration pour le bénéfice de tous.


En mettant ce cadre en place, nous ne devons pas oublier les personnes qui sont au centre de cette question – les migrants eux-mêmes.  Nombre d’entre eux migrent sous la contrainte, font un voyage périlleux et sont confrontés à de graves difficultés dans le pays où se trouve leur nouveau foyer.  Nombre d’entre eux demeurent vulnérables à l’exploitation et aux mauvais traitements de trafiquants, passeurs et employeurs peu scrupuleux.  De plus, ces dernières années, les migrants ont été dénigrés dans certaines sociétés, et il est arrivé qu’on leur dénie leurs droits au nom de la sécurité nationale.  Malgré tous ces obstacles, la grande majorité des migrants apportent une grande contribution à leur nouvelle société et nombre d’entre eux envoient des fonds dans leur pays d’origine contribuant ainsi à son économie.


Il reste beaucoup à faire pour assurer le respect des droits fondamentaux des travailleurs migrants et de leur famille, qu’ils soient en situation régulière ou irrégulière, en possession ou non des papiers requis. C’est pour cette raison que j’exhorte les États à devenir parties à la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, qui est entrée en vigueur en juillet dernier. La Convention énonce l’obligation pour les pays qui l’ont ratifiée de respecter les droits fondamentaux et les libertés fondamentales des travailleurs migrants dans leur État d’immigration.  Cela constitue une partie cruciale des efforts visant à lutter contre l’exploitation des travailleurs migrants et des membres de leur famille.


Les États qui sont déjà parties à la Convention ont tenu leur première session le 11 décembre 2003 à New York, et ils ont au cours de celle-ci élu les membres du Comité sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.  Ce comité étudiera les rapports sur les mesures prises par les Etats participants pour appliquer la Convention.  J’encourage tous les Etats participants à reconnaître la compétence du Comité pour ce qui est de recevoir et d’examiner les communications de particuliers soumis à leur juridiction qui allèguent que les droits que la Convention leur reconnaît ont été violés.


À l’occasion de cette quatrième Journée internationale des migrants, prenons l’engagement de mieux gérer les migrations et de redoubler d’efforts pour protéger les droits fondamentaux des migrants.


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