18/11/2003
Communiqué de presse
SG/SM/9007
OBV/392



LA TELEVISION, MEDIUM DE COMMUNICATION LE PLUS PUISSANT, PEUT EGALEMENT ETRE UN FORMIDABLE OUTIL DE PROGRES


Vous trouverez ci-après le texte du message du Secrétaire général à l’occasion de la Journée mondiale de la télévision, le 21 novembre:


    Il y a près de 40 ans, Marshall McLuhan prédisait que la télévision nous ferait entrer dans l’ère du «village planétaire». Aujourd’hui, avec les satellites et les autres moyens technologiques qui facilitent la transmission des images aux quatre coins du monde, cette perspective n’a jamais été aussi proche. Nous vivons de plus en plus dans une même «société de l’information» dont la télévision, notre médium de communication le plus puissant, est un élément clef.


    La télévision peut être un formidable outil de progrès. Elle peut nous apprendre à découvrir le monde qui nous entoure. Elle peut nous montrer tout ce que nous avons en commun avec nos voisins, proches ou lointains. Elle peut faire entrer la lumière dans les recoins obscurs où couvent l’ignorance et la haine. L’industrie de la télévision est en fait dans une position idéale pour promouvoir l’entente et la tolérance réciproques – avec des contenus qui ne parlent pas seulement de ceux qui ont tout mais aussi de ceux qui n’ont rien, de la vie dans les pays riches mais aussi dans les pays en développement, où résident la majorité des habitants de la planète.


    Le tout premier Sommet mondial sur la société de l’information qui se tiendra le mois prochain à Genève sera l’occasion de débattre d’un large éventail de questions. Il s’intéressera en particulier à ce que nous devons faire pour mettre les technologies de l’information –dont la télévision– au service du développement. Les directeurs de chaîne peuvent apporter une contribution cruciale à cet égard, par exemple en programmant des dessins animés, des émissions pour enfants et des documentaires expliquant les objectifs du Millénaire pour le développement adoptés par les chefs d’État et de gouvernement il y a trois ans.


    Il sera également question de liberté de la presse et de diversité culturelle à ce sommet. Car nous avons besoin de la liberté de la presse pour édifier une société de l’information ouverte et inclusive, ainsi que pour promouvoir la paix et le développement en général. Mais l’information ne doit pas être à sens unique, du Nord vers le Sud; ce déséquilibre a provoqué une «fracture des contenus» grandissante qui menace d’étouffer ou de marginaliser les expressions et les voix locales. Nous devons trouver des solutions pour remédier à cette situation et préserver et promouvoir la diversité culturelle et linguistique –sans pour autant attenter aux libertés des médias. Dans la société de l’information, liberté de la presse et pluralisme des contenus peuvent et doivent aller de pair.


    L’ONU organise, en marge des débats du Sommet, un Forum mondial des médias électroniques qui réunira des responsables et des praticiens du monde des médias venus du monde entier, ainsi que des personnalités politiques et des représentants du système des Nations Unies, autour du thème du nouvel environnement mondial des médias. En cette Journée mondiale de la télévision, j’invite tous les professionnels de l’audiovisuel à saisir l’occasion offerte par le prochain Forum pour travailler aux côtés de l’ONU à faire en sorte que la télévision contribue au progrès et au bien-être de tous les peuples.


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