26/08/2003
Communiqué de presse
SC/7854



                                                            SC/7854

                                                            AFR/691

                                                            26 août 2003


DECLARATION A LA PRESSE DU PRESIDENT DU CONSEIL DE SECURITE

SUR LES SANCTIONS VISANT LE BOIS D’ŒUVRE LIBERIEN


Vous trouverez ci-dessous la déclaration à la presse faite aujourd’hui par le Président du Conseil de sécurité, Fayssal Mekdad (République arabe syrienne),sur l’examen par le Conseil des éventuelles répercussions humanitaires et socioéconomiques des sanctions visant le bois d’œuvre libérien :


Le Président du Comité créé par la résolution 1343 (2001) concernant le Libéria a présenté aujourd’hui aux membres du Conseil les délibérations du Comité au sujet des rapports du Secrétaire général et du Groupe d’experts sur le Libéria sur les éventuelles répercussions humanitaires et socioéconomiques des sanctions visant le bois d’oeuvre qui ont pris effet le 7 juillet 2003 conformément à la résolution 1478 (2003).


Les membres du Conseil ont accueilli favorablement les deux rapports qui contenaient une évaluation préliminaire mais utile des répercussions humanitaires et socioéconomiques éventuelles des sanctions visant le bois d’oeuvre. Ils ont noté que le conflit au Libéria se déroulant pendant la période considérée n’a pas facilité l’obtention d’une évaluation d’impact précise qui aurait permis au Conseil d’arrêter le meilleur moyen de réduire cet impact.


Dans le contexte de la situation fragile et extrêmement changeante qui règne au Libéria, les membres du Conseil ont estimé qu’il était prématuré de tirer des conclusions définitives au sujet des sanctions visant le bois d’oeuvre et de leurs éventuelles répercussions. Ils sont convenus que la crainte que les revenus du bois puissent servir à financer le conflit, en violation des résolutions du Conseil de sécurité, restait fondée, d’où la nécessité de maintenir les sanctions pour l’heure. Parallèlement, les membres du Conseil ont souligné que les sanctions visant le bois d’oeuvre ne devraient pas entraîner de détérioration de la situation humanitaire. Ils ont souligné deux domaines prioritaires : l’amélioration de la sécurité et le renforcement de l’aide humanitaire.


Les membres du Conseil ont estimé qu’un secteur du bois bien géré et transparent pourrait jouer un rôle important dans la reconstruction et le développement à long terme du Libéria, estimant que le Gouvernement libérien avait besoin d’une aide appropriée à ce propos.


Les membres du Conseil ont également estimé que l’évolution de la situation au Libéria au cours des semaines et des mois à venir influencerait directement l’examen par le Conseil du régime de sanctions imposé au Libéria. Une fois que la situation se serait stabilisée dans le pays, le Conseil serait mieux placé pour examiner la question des sanctions visant le bois d’oeuvre et les diverses options possibles pour réduire tout impact de ces sanctions. Les membres ont également souligné l’importance d’un mécanisme d’examen et de suivi propre à évaluer les progrès accomplis dans la transformation souhaitée du secteur du bois ainsi que la nécessité de surveiller les éventuelles répercussions des sanctions visant le bois d’oeuvre.


Les membres se sont félicités des développements récents positifs au Libéria, ont pris note avec une vive préoccupation de la situation en matière de droits de l’homme et des informations faisant état de la reprise des combats dans certaines régions, et ont engagé vivement toutes les parties libériennes au conflit à se conformer sans réserve à l’accord de cessez-le-feu et au plan de paix global signé le 18 août.


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