26/06/03
Communiqué de presse
SC/7801



                                                            AFR/651


DECLARATION A LA PRESSE DU PRESIDENT DU CONSEIL DE SECURITE

SUR LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO


On trouvera ci-après la déclaration qu’a faite, ce matin, à la presse, le Président du Conseil de sécurité, M. Sergey Lavrov (Fédération de Russie), sur la République démocratique du Congo: 


Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Secrétariat sur la situation en République démocratique du Congo et se sont déclarés profondément préoccupés par les derniers événements survenus dans l’est du pays en particulier dans le Kivu.


Les membres du Conseil ont souligné que des gains politiques ne peuvent être réalisés par des moyens militaires, et ils ont demandé à toutes les parties de s’engager pleinement en faveur du processus politique et de renoncer complètement et résolument à l’option militaire.


Les membres du Conseil ont fermement condamné l’escalade récente des affrontements dans la région, en particulier les offensives menées par le RCD/GOMA, qui constituent une grave violation du cessez-le-feu et une menace au processus politique en République démocratique du Congo. Ils ont demandé à toutes les parties dans la région de cesser immédiatement et sans condition les hostilités et de se replier totalement sur les positions convenues précédemment. Ils ont prié instamment toutes les parties congolaises, y compris le Gouvernement de la République démocratique du Congo, d’éviter de procéder à tout nouveau déploiement ou de commettre tout autre acte de provocation.


Les membres du Conseil ont prié instamment toutes les parties concernées de respecter pleinement les dispositions de l’Accord de Lusaka, des plans de désengagement de Kampala et d’Harare, des Accords de Pretoria et de Luanda et de l’Acte d’engagement pour la cessation des hostilités dans l’est et dans le nord-est de la République démocratique du Congo, signé à Bujumbura le 19 juin.


Les membres du Conseil ont prié instamment toutes les parties congolaises de régler pacifiquement leurs différends et de mettre en place sans plus tarder un gouvernement national de transition.


Les membres du Conseil ont prié instamment tous les gouvernements de la région d’exercer une influence positive sur les parties congolaises en faveur du processus de paix.


Les membres du Conseil ont vivement condamné les violations des droits de l’homme et réaffirmé que de tels actes ne resteront pas impunis. Ils se sont également déclarés profondément préoccupés par la détérioration de la situation humanitaire et ont réitéré leur appel à toutes les parties pour qu’elles garantissent aux organismes internationaux d’aide humanitaire sécurité et liberté de mouvement.


Les membres du Conseil ont condamné l’enlèvement récent de deux observateurs militaires de la MONUC, se sont félicités de leur libération et ont demandé à toutes les parties de respecter pleinement l’obligation qui leur incombe de faire en sorte que la MONUC bénéficie d’une totale liberté de mouvement de manière à pouvoir s’acquitter de son mandat.


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