09/09/2003
Communiqué de presse
CS/2549



Conseil de sécurité

4820ème séance – après-midi


LE CONSEIL DE SECURITE REPORTE A VENDREDI PROCHAIN SA DECISION SUR LA RESOLUTION PORTANT SUR LA LEVEE DES SANCTIONS IMPOSEES A LA LIBYE DEPUIS 1992


A l’issue de longues consultations qui n’ont pu résoudre les «questions en suspens», le Conseil de sécurité a décidé à l’unanimité de reporter au vendredi 12 septembre à 10 heures 30, sa décision sur le projet de résolution portant sur la levée des sanctions imposées à la Libye depuis 1992*. 


Avant d’expliquer cette décision, le Président du Conseil pour le mois de septembre, le Représentant permanent du Royaume-Uni, Emyr Jones Parry, a d’abord attiré l’attention sur la présence, dans la salle, de familles des victimes de l’«acte de terrorisme abominable» qu’a été l’attentat perpétré en 1988 contre le vol de la Pan Am.  Emyr Jones Parry a ensuite indiqué qu’à la suite de «négociations difficiles», le Conseil était parvenu à un accord qui permettrait à la Libye de rejoindre le concert des nations après qu’elle eut accepté sa responsabilité dans l’attentat contre le vol de la Pan Am et contre celui d’UTA, en 1989 ainsi que le paiement d’une indemnité appropriée. 


Le Président a également rappelé que la Libye a fait part de sa renonciation au terrorisme et de son engagement à donner suite à toute nouvelle demande de renseignements au sujet de l’enquête relative à l’explosion de l’appareil Pan Am.  Le Conseil, a poursuivi M. Jones Parry, est conscient que face à un acte d’une telle gravité l’unité du Conseil devait prévaloir.  Cette unité exige, a-t-il précisé, que toutes les questions en suspens soient réglées au préalable.  C’est la raison pour laquelle le Conseil s’est longuement consulté en séance officieuse avant d’invoquer l’article 33 du règlement intérieur du Conseil de sécurité relatif à l’ajournement d’une séance.  Cette démarche atteste de la volonté du Conseil de maintenir le même ordre du jour à sa réunion de vendredi, a affirmé le Président.


* Imposées par les résolutions 748 du 31 mars 1992 et 883 du 11 novembre 1993, les sanctions concernent les vols aériens, les achats d’armes, la représentation à l’étranger, les déplacements de certains ressortissants libyens et les avoirs financiers.


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