21/05/2002
Communiqué de presse
SG/SM/8247



                                                            ENV/DEV/639

                                                            OBV/275


KOFI ANNAN SOUHAITE QUE, 10 ANS APRES RIO, LE SOMMENT MONDIAL

SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE DEBOUCHE SUR DES PROGRES «REELS ET TANGIBLES»


On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, à l'occasion de la Journée mondiale de l'environnement qui doit se dérouler, le 5 juin 2002, sous le thème «Donnons une chance à la planète»:


En choisissant cette année pour thème de la Journée mondiale de l’environnement Donnons une chance à la planète, on a voulu alerter l’opinion publique sur l’état de santé de la planète et sur l’urgence de notre vaste quête de développement durable.


Croissance économique, progrès social et protection de l’environnement et des ressources naturelles sont les trois facteurs déterminants d’un tel développement. La dernière de ces trois notions, apparue pour la première fois en 1987 avec la publication de Notre avenir à tous, qui allait plus loin que la protection des écosystèmes telle qu’on la concevait jusque-là, a donné une dimension politique aux questions d’environnement, sans toutefois que tous ces facteurs soient pleinement pris en considération.


En 1992, à Rio de Janeiro, la communauté internationale a franchi une étape décisive dans la théorie du développement. Les questions d’environnement n’allaient plus désormais, on l’espérait, être considérées comme un luxe ou une préoccupation secondaire. Elles allaient devenir un élément essentiel de l’élaboration des politiques, au même titre que les questions de développement économique et social. On allait aider les pays en développement à se moderniser en évitant, mieux que ne l’avaient fait les pays développés, que cette modernisation ne se fasse au détriment de l’environnement. Une perspective optimiste de croissance à long terme, d’équité et de justice dans un environnement protégé se dessinait clairement à l’horizon.


Néanmoins, en dépit de considérables efforts et de succès non négligeables depuis le « Sommet planète Terre », le tableau que nous avons sous les yeux est celui d’un malade qui réclame toujours des soins intensifs. La pauvreté, la pollution et la croissance démographique, le dénuement des campagnes et l’urbanisation rapide, le gaspillage qui caractérise nos modes de consommation et les besoins croissants en eau, terres et énergie continuent d’exercer une pression intense sur les systèmes qui entretiennent la vie sur notre planète, compromettant notre capacité de développement durable.


Si nous ne prenons pas davantage conscience de notre responsabilité commune, surtout en cette ère d’interdépendance et d’autant plus que l’empreinte laissée sur l’environnement par certaines sociétés est tellement plus marquée que celle laissée par d’autres, il sera très difficile de protéger l’environnement. J’espère que tous les États et toutes les parties prenantes se rassembleront plus tard dans l’année, en Afrique du Sud à l’occasion du Sommet mondial sur le développement durable, et qu’il débouchera cette fois, 10 ans après que nous nous soyons engagés sur la voie ouverte à Rio, sur des progrès réels et tangibles.


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