29/06/2001
Communiqué de presse
GA/SM/264



                                                            AIDS/30


LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE GENERALE QUALIFIE DE PREMIER “PLAN DE BATAILLE MONDIAL” CONTRE LE SIDA LA DECLARATION D’ENGAGEMENT ADOPTEE PAR LES ETATS MEMBRES


On trouvera ci-après le texte de la déclaration de clôture prononcée par le Président de l’Assemblée générale, M. Harri Holkeri (Finlande), à la fin de la session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au VIH/sida, le 27 juin 2001 :


Une session extraordinaire de l’Assemblée générale d’une importance historique vient de s’achever.


Depuis trois jours, nous sommes réunis à New York pour affirmer massivement une volonté universelle de lutter contre l’épidémie de sida, de façon à surmonter une crise mondiale d’ampleur sans précédent. En dépit des statistiques bouleversantes que j’ai citées lundi et des souffrances humaines qu’elles représentent, tout espoir n’est pas perdu. Ceux qui sont intervenus en séance plénière ou autour des tables rondes ont souligné qu’on a atteint un moment décisif – ou bien nous allons tendre la main vers ceux qui ont le plus besoin de cet espoir, ou bien on nous tiendra pour responsables de n’avoir rien fait au moment où cela était encore possible.


Cette session extraordinaire est également historique en ceci qu’elle a lieu six mois seulement après que l’Assemblée générale a décidé de la convoquer pour lancer une action urgente contre cette crise mondiale. Tout le monde a beaucoup travaillé pour rendre cette session possible.


Durant ces trois jours, les États Membres, les organisations intergouvernementales, les organismes des Nations Unies, leurs partenaires de la société civile et du secteur privé se sont réunis autour de tables rondes, dans de petits groupes de réflexion, des ateliers, lors d’innombrables réunions dans les couloirs et dans des cafés, pour partager leur expérience, établir de nouveaux contacts, explorer les moyens possibles d’une collaboration dans une lutte plus large contre l’épidémie. Cette session extraordinaire a amplement montré comment les Nations Unies pouvaient profiter d’un travail mené avec ses partenaires de la société civile et du secteur privé.


La Déclaration d’engagement, qui vient d’être adoptée par les États Membres, est le premier « plan de bataille mondial » contre le sida. Elle contient des objectifs concrets pour nous tous. Elle offre également des mécanismes de suivi – comment ces objectifs seront atteints. L’intérêt et la signification de cette déclaration tiennent dans sa démarche pragmatique et directe.


En adoptant la Déclaration, les dirigeants ont pris l’engagement d’accroître considérablement leurs efforts pour atteindre des objectifs spécifiques, selon un calendrier précis dans tous les domaines critiques, notamment la prévention, les soins, le traitement et l’aide. La Déclaration est également un appel aux dirigeants pour que chacun s’engage activement, à tous les niveaux, dans tous les pays; elle offre le cadre de larges partenariats, et constitue un instrument dans lequel s’inscriront des stratégies spécifiques, impliquant les collectivités locales, les jeunes, ceux qui vivent avec le VIH/sida, pour enrayer enfin la propagation de l’épidémie.


La Déclaration est également un appel mondial à fournir les ressources dont le besoin est urgent. À ce sujet, la création d’un fonds mondial doit être saluée et plusieurs pays ont annoncé des contributions à la fois à ce fonds et à la lutte contre le sida.


Pour clore mon propos, je tiens à remercier une fois de plus les deux facilitateurs, M. Wensley, Ambassadeur d’Australie, et M. Ka, Ambassadeur du Sénégal. Leur engagement, leur détermination sans faille, s’ajoutant aux efforts que chacun de vous a déployés, et à votre volonté de trouver une solution à des questions qui sont difficiles et délicates nous ont permis de conclure cette session extraordinaire sur une note positive. Je voudrais exprimer ma gratitude aux présidents des tables rondes.


Je tiens aussi à remercier le Secrétariat, les fonctionnaires du Département des affaires de l’Assemblée générale et des services de conférence, l’équipe d’ONUSIDA, qui ont tous travaillé sans relâche, ainsi que tous les autres départements de cette organisation qui ont consacré de nombreuses heures de leur temps à faire en sorte que cette session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au VIH/sida soit réellement un événement extraordinaire.


Je voudrais terminer mon propos en disant que nous avons beaucoup travaillé, certes, mais qu’en fait le travail réel commence seulement maintenant – avec une façon de voir et une détermination nouvelles.


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