SG/T/2298
10 septembre 2001
ACTIVITES DU SECRETAIRE GENERAL EN SUEDE
5-7 SEPTEMBRE 2001
Le Secrétaire général, M. Kofi Annan et son épouse,
Mme Nane Annan, sont arrivés en Suède le mercredi 5 Septembre, en provenance
d'Afrique.
Le
Secrétaire général a commencé officiellement sa visite en Suède jeudi matin en
rendant visite à la Présidente du Parlement, Mme Birgitta Dahl, au Parlement, à
Stockholm. Le Secrétaire général lui a demandé d’appuyer les efforts pour
l'entrée en vigueur du statut de la Cour internationale de Justice. Il a dit qu'il espérait que le traité serait
ratifié par les 60 pays nécessaires à la ratification à la fin de l'année
prochaine. La Présidente du Parlement a
déclaré qu'il n'y aurait pas de problème avec la Suède.
La
Présidente a parlé de la nécessité d'expliquer à l'opinion publique les aspects
globaux de problèmes quotidiens comme l'agriculture, les transports et les
communications. Tous deux ont discuté des manifestations contre la
mondialisation et Madame Dahl a rappelé que sa première expérience avec le
Parlement s'était déroulée il y a quarante ans, lorsqu'elle avait manifesté en
faveur de l'aide aux pays pauvres.
Ils
ont aussi abordé les prochaines conférences des Nations Unies -sur le
développement durable, en Afrique du Sud et sur le financement du
développement, à Mexico. Le Secrétaire général a souligné le lien entre
développement et migrations comme un problème qui devra être traité à l'avenir.
Le
Secrétaire Général s'est ensuite rendu à pied au ministère suédois des Affaires
étrangères pour rencontrer Ministre des affaires étrangères suédoise
Mme Anna Lindt. La ministre a dit que les perspectives sur
la Conférence de Durban contre le racisme étaient aujourd'hui un peu plus
optimistes. Les deux interlocuteurs ont
discuté des problèmes qui divisent la Conférence et des conséquences qui en
découleraient, suivant le succès ou l'échec de la Conférence.
Ils
ont aussi parlé des relations entre l'Union européenne et les Nations Unies, du
rôle des Etat-Unis dans les relations internationales contemporaines, des
efforts à faire pour convaincre Israéliens et Palestiniens de revenir à la
table des négociations et de la reprise des discussions sur Chypre.
Le
Premier Ministre suédois, M. Goran Persson a ensuite offert un déjeuner de
travail au Secrétaire Général, durant lequel ils ont passé en revue le statut
des négociations de Durban. Ils ont également discuté en profondeur de la
situation au Proche-Orient, c'est à dire du Liban, de la Syrie, de l'Iran, de
l'Iraq aussi bien que de la crise israélo-palestinienne. Ils ont par ailleurs évoqué la situation
dans les Balkans et les tendances actuelles de l'économie globale ainsi que
leur impact sur la sécurité mondiale.
(à suivre)
Devant
la résidence du Premier Ministre, un journaliste a demandé au Secrétaire
général s'il pensait que c'était une erreur de tenir aujourd'hui la Conférence
contre le racisme. "Si c'était une erreur, a-t-il répondu, cela voudrait
dire que le racisme et l'intolérance n'existent pas". "Regardez autour de vous, a-t-il dit,
il s'agit d'un vrai problème. Il est malheureux que les Etats membres ne
puissent pas s'organiser eux-mêmes pour en discuter d'une manière plus calme et
constructive, sans toutes ces divisions.
Le
Secrétaire général est ensuite parti pour Uppsala, où l'ancien Secrétaire
général de l'ONU Dag Hammarskjold a grandi et est enterré. Ayant déposé une couronne sur la tombe
d’Hammarskjold, M. Kofi Annan a gagné, à pied, le Centre Hammarsjkold, où il a
participé à un débat, conduit par Olle Nordberg, directeur de la Fondation
Hammarskjold , sur le travail d'Hammarskjold et sur celui de la Fondation. Le
professeur Peter Wallensteen, de l'Université d'Uppsala s'est adressé à
l'assistance à cette occasion.
Les
personnalités se sont rendues alors à l'Université, où 4000 personnes faisaient
la queue, espérant accéder au hall des conférences - qui ne pouvait en
accueillir que 1800 - pour écouter le Secrétaire général faire un exposé dans
le cadre de la conférence sur Dag Hammarskjold.
"Cela
ne vous surprendra pas d'entendre que Dag Hammarskjold a été quelqu'un de très
important pour moi" a-t-il déclaré d'emblée. "Sa vie et sa mort, ses mots et ses actions, ont fait plus
pour donner au public l’idée de ce qu’il attend du Secrétaire général et de
l'Organisation que ceux de beaucoup d'autres hommes ou femmes au cours de son
histoire."
"Il
ne peut pas y avoir de meilleur règle de conduite pour un Secrétaire Général,
a-t-il déclaré à l'assistance, que de se demander, à chaque fois qu'une
nouvelle crise ou un nouveau défi se présente, "comment Hammarskjold
aurait-il géré le problème".
Le
Secrétaire général a insisté sur son propre droit à la parole. "Il doit y avoir une liberté de parole
pour les gouvernements comme pour les officiels internationaux" a-t-il
affirmé.
"Sans aucun doute,
Dag Hammarskjold aurait désapprouvé quelques unes des positions spécifiques que
j'ai pu prendre" a ajouté Kofi Annan. "Mais je suppose qu'il m'aurait
envié la liberté dont je dispose pour décider ce que je veux dire. Et je suis
certain qu'il aurait fermement soutenu le principe selon lequel le Secrétaire
Général doit s'efforcer d'être la voix authentique et indépendante de la
Communauté internationale."
Après
son discours, le Secrétaire général a reçu la médaille Dag Hammarskjold, des
mains du Vice-Président de l'Université d'Uppsala, le professeur Bo
Sundqvist. Il a ensuite rencontré la
presse avant d'assister à un dîner donné en son honneur par la Fondation
Hammarskjold.
Le
Secrétaire Général a quitté Stockolm pour New York vendredi matin, 7 Septembre.
* *** *