
La volonté politique de respecter les engagements pris par les Etats lors de la Décennie des Nations Unies doit maintenant prévaloir, a affirmé la représentante de Trinité-et-Tobago lors de la dernière séance consacrée, cet après-midi, par la Sixième Commission (Commission juridique) à l'examen de la Décennie des Nations Unies pour le droit international.
Les délégations se sont notamment exprimées sur un des principaux objectifs de la Décennie, à savoir, l'encouragement de l'enseignement, de l'étude, de la diffusion et d'une compréhension plus large du droit international. A cet égard, un grand nombre de représentants se sont félicités des actions entreprises par le Programme d'assistance des Nations Unies. Ils ont salué l'organisation de séminaires, de formations, au bénéfice tant des étudiants que des membres de gouvernements. Intervenant également sur ce sujet, le représentant de la Hongrie a souligné que de telles entreprises ont permis de promouvoir l'acceptation des principes du droit par la communauté internationale. Les délégations ont également salué les efforts déployés par le Bureau des affaires juridiques pour mettre en oeuvre les objectifs de la Décennie visant la diffusion la plus large possible du droit international. Dans ce contexte, elles ont salué le recours grandissant à Internet tout en appelant à l'enrichissement du site Web des Nations Unies. Par ailleurs, la création d'une base de données répertoriant les traités des Nations Unies a été saluée comme une initiative importante par plusieurs intervenants, car elle permettrait aux Etats qui l'utiliseraient de surmonter nombre de difficultés procédurales et techniques.
Plusieurs représentants ont estimé que la célébration du Centenaire de la première Conférence de la paix de La Haye, organisée par les Pays-Bas et la Fédération de Russie, a permis de jeter les bases de nouvelles orientations du droit international pour le siècle à venir.
Les représentants des pays suivants ont fait une déclaration: Malaisie (au nom des pays de l'Asie du Sud-est), Inde, Hongrie, Croatie, Mozambique, Népal, Trinité-et-Tobago, Haïti, Ukraine, Iraq, Guatemala, Burkina Faso, Bangladesh, Bolivie, Afrique du Sud, Bélarus. L'Observateur de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle a également fait une déclaration.
La Sixième Commission se réunira de nouveau demain mercredi 20 octobre, à 10 heures. Elle se penchera sur la question de la création d'une Cour pénale internationale.
- 2 - AG/J/284 19 octobre 1999
DECENNIE DES NATIONS UNIES POUR LE DROIT INTERNATIONAL
Déclarations
M. JAYA PARTIBAN (Malaisie) a affirmé, au nom de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) que le droit international, en favorisant des relations amicales entre les Etats, a toujours joué un rôle fondamental dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Le représentant a insisté sur le fait que les pays de l'ANASE ont constamment recherché les moyens de régler leurs différends par le dialogue. A cette fin, a-t-il précisé, nous avons établi des accords, des traités et des mécanismes relatifs au maintien de la sécurité dans notre région. L'ANASE appuie pleinement l'idée que le droit international favorise le règlement des conflits à travers des mécanismes de règlement pacifique des différends internationalement acceptés, a affirmé le représentant. Il a par ailleurs souligné que l'universalité des traités serait accrue si l'on tenait davantage compte, lors de leur élaboration, des vues du plus grand nombre d'Etats possible.
Le représentant a souligné l'importance du développement progressif et de la codification du droit international. Il a assuré que les pays membres de l'ANASE continueront de prendre une part active à cette oeuvre. Un des objectifs de la Décennie est de favoriser la diffusion la plus large possible du droit international, a-t-il affirmé. Ainsi, s'est-il félicité du rôle joué à cet effet par le Programme des Nations Unies pour le développement. Par ailleurs, il a loué le recours à l'Internet pour assurer une meilleure diffusion du droit. Il s'est également félicité du soutien financier et juridique apporté par certaines institutions du système des Nations Unies aux pays en développement ou en phase de transition économique, ce qui a permis de promouvoir l'acceptation des principes du droit international par ces pays.
M. T. N. CHATURVEDI (Inde) a déclaré que la Décennie a été marquée par de nombreux événements importants dans le domaine du droit international. La Charte des Nations Unies, la Cour internationale de Justice en tant que principal organe judiciaire des Nations Unies, et la Commission du droit international, établie par les Nations Unies pour encourager le développement progressif et la codification du droit international, ont tous célébré leur 50ème anniversaire au cours de la Décennie. Ces trois institutions importantes se complètent en renforçant les bases de l'ordre juridique international. Les Nations Unies jouent un rôle central dans l'évolution du droit international dans la mesure où la Sixième Commission, ainsi que les conférences spécialisées, lui servent de forum pour la négociation d'importants instruments juridiques. Les textes élaborés par la Commission du droit international ont servi de base pour plusieurs conventions importantes, dont la plus récente est la Convention des Nations Unies sur les utilisations des cours d'eau internationaux à des fins autres que la navigation.
M. ZSOLT HETESY (Hongrie) a affirmé que le rapport du Secrétaire général sur la Décennie des Nations Unies pour le droit international constitue une présentation analytique des évènements qui se sont déroulés pendant cette période et constitue un document de référence très précieux pour les années à venir. Le représentant a mentionné certaines manifestations organisées par son pays dans le cadre de la Décennie. Ainsi, a-t-il évoqué la tenue du seizième Congrès international du droit pénal, la Conférence internationale sur la ratification du Statut de la cour pénale internationale. Il a particulièrement insisté sur le Symposium sur le droit humanitaire international qui s'est tenu à Budapest à l'occasion du cinquantième anniversaire de la ratification des conventions de Genève, qui était destiné à lancer une campagne mondiale en faveur de la mise en oeuvre effective de cette branche du droit international. Dans ce contexte, le représentant a souligné que les populations civiles souffrent toujours de façon démesurée des conséquences des conflits armés. D'où l'importance, réaffirmée par de nombreux participants à cet événement, d'assurer une application effective des instruments existants en la matière. Le représentant a également insisté sur la nécessité de faire bon usage de mécanismes tels que la Commission d'enquête humanitaire internationale et d'encourager les Etats à adopter des mesures internes assurant la promotion du droit humanitaire.
M. TANIA VALERIE RAGUZ (Croatie) a fait remarquer que la Décennie rappellera de toute évidence la conclusion de nombreux traités multilatéraux et, en particulier le Statut de la Cour pénale internationale. La Cour pénale internationale représente une nouvelle étape dans l'évolution d'un nouvel ordre mondial, qui aura une influence profonde sur la conduite des politiques nationales et étrangères, ainsi que dans les relations futures entre les Etats. Des progrès considérables ont été réalisés dans le domaine du droit pénal international. A la veille du nouveau millénaire, la communauté
Toutefois, il est regrettable de noter que même au cours de la Décennie elle-même, certains pays ont renoncé à recourir au règlement pacifique des différends et agir plutôt en violation du droit international, en particulier dans le domaine humanitaire, en vue de réaliser des objectifs politiques. Pour contribuer à la réalisation des objectifs de la Décennie, l'Académie diplomatique du Ministère des affaires étrangères - en association avec la Faculté de droit de Zagreb et l'Association du barreau croate - a organisé des séminaires et colloques nationaux et internationaux sur différents aspects du droit international. La délégation croate attache une grande importance au projet mis en place par la Section des traités visant à mettre à jour la publication des traités d'ici 2001.
M. CRISTIANO DOS SANTOS (Mozambique) a souligné que la Décennie des Nations Unies pour le droit international a permis de réaliser des avancées considérables en ce qui concerne le développement et la codification du droit international. A titre d'exemple, il a évoqué la Déclaration de Rio adoptée en 1992 et qui a dessiné les principes du droit international de l'environnement. Il a souligné que, dans le respect de ces principes, nombre de convention ont ensuite été adoptées. Le représentant a qualifié l'entrée en vigueur de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer d'événement majeur de ces dix dernières années. Il a ensuite salué les efforts déployés par le Bureau des affaires juridiques en vue de mettre en oeuvre les programmes et activités de la Décennie et de promouvoir une large diffusion du droit international. Ainsi, s'est-il félicité du lancement d'une base de données électroniques, dans laquelle seraient répertoriés les traités des Nations Unies, ainsi que les multiples séminaires et réunions. La mise en oeuvre du Programme d'assistance des Nations Unies relatif à la formation et à l'étude du droit international a été un des éléments les plus importants de la Décennie, a souligné le représentant, qui a émis l'espoir que tous ces efforts visant à élargir la connaissance du droit international, seront poursuivis. Le représentant a souligné que seule une acceptation par la communauté internationale des principes et règles du droit international, objectif majeur de la Décennie, permettra de mettre fin à la violence et aux guerres qui sévissent aujourd'hui en de nombreux endroits du monde. Il a affirmé que c'est dans cet esprit que son pays a participé de façon active à de nombreux forums sous-régionaux, régionaux ou internationaux.
Le Népal appuie pleinement les objectifs de la Décennie et a oeuvré activement pour contribuer à son succès. Dans le cadre des objectifs de la Décennie, le Népal a signé et ratifié un certain nombre de conventions et traités internationaux, y compris les instruments importants sur les droits de l'homme. Il a ratifié la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Convention sur les armes chimiques et a signé notamment le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, ainsi que la Convention sur la suppression des attentats terroristes à l'explosif. La délégation népalaise estime que la codification des différentes normes internationales qui ne seront pas respectées et appliquées n'aura que peu d'effet.
Mme GAILE ANN RAMOUTAR (Trinité-et-Tobago) a indiqué qu'au cours de la Décennie des Nations Unies pour le droit international, un grand nombre de conventions ont été adoptées sous les auspices de l'ONU, dans des domaines très variés. Il ne suffit pas que les Etats adoptent des conventions, cela n'est qu'un premier pas, a-t-elle affirmé. Ce qui est nécessaire, c'est la volonté politique de respecter les engagements souscrits. La représentante s'est dite très attachée à l'adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, ratifié par son pays. Elle s'est par ailleurs dite encouragée par les avancées réalisées dans le domaine du règlement pacifique des différends. Toutefois, elle a fait part de sa préoccupation en ce qui concerne la Cour internationale de Justice qui, alors que sa charge de travail ne cesse de s'accroître, ne dispose pas de ressources financières appropriées. Des initiatives positives ont été mises en oeuvre en ce qui concerne le développement et la codification progressive du droit international, a affirmé la représentante. A cet égard elle s'est félicitée du travail très utile accompli par la Commission du droit international. Par ailleurs, elle a souligné que l'enseignement, la diffusion et l'acceptation plus large du droit international, autres objectifs importants de la Décennie, ont pu être assurés grâce au Programme d'assistance des Nations Unies, au bénéfice de nombreux étudiants et membres de Gouvernements originaires de pays en développement. Alors que la Décennie s'achève, il importe de poursuivre la mise en oeuvre de ses objectifs, a-t-elle conclu.
Comme le déclarait le Président français, François Mitterrand, devant l'Assemblée générale le 27 septembre 1990, "Pour empêcher l'anarchie, je ne sais pas d'autre réponse que le droit. Le droit est le monopole de personne, d'aucun Etat ni d'aucune philosophie. Et chacun sent, et chacun sait, dans les relations des peuples entre eux, qu'il n'y a pas de paix, de liberté durables que si les Etats acceptent de se plier aux règles communes. Oui, l'heure est venue du règne de la loi internationale. Nous avons le choix entre la loi de la jungle et celle du droit".
M. VASYL KORZACHENKO (Ukraine) s'est félicité des progrès accomplis ces dix dernières années dans la promotion des moyens et méthodes de règlement pacifique des différends ainsi que du recours croissant des Etats à de tels instruments. A cet égard, le représentant s'est félicité de l'accroissement de la charge de travail de la Cour internationale de justice, du départ actif pris par le Tribunal pour le droit de la mer, ainsi que de la création d'institutions de cette nature aux niveaux régionaux. Evoquant enfin l'adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, qui constituera la pierre angulaire du système de sécurité internationale du siècle prochain, le représentant a fait sienne l'idée que, désormais, c'est le respect des engagements pris par les Etats qui importe. Le représentant a ensuite estimé
M. AL-ADHANI (Iraq) s'est félicité du rapport du Secrétaire général sur la Décennie des Nations Unies pour le droit international, ainsi que de celui présenté par la Fédération de Russie et les Pays-Bas. La délégation iraquienne estime que les conclusions figurant dans ces documents pourraient contribuer à renforcer le rôle du droit dans les relations internationales. Le non respect des principes du droit international constitue une violation de ce droit et le recours à la force est une menace à l'intégrité d'un Etat. Tous les Etats, quelle que soit leur taille, doivent se conformer au droit international. Deux membres permanents du Conseil de sécurité, sans autorisation du Conseil, ont violé l'espace aérien de l'Iraq. A cet égard, il a rappelé les prérogatives du Conseil de sécurité en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales.
M. ROBERTO LAVALLE-VALDES (Guatemala) a constaté que le rapport du Secrétaire général sur la Décennie des Nations Unies pour le droit international rend compte de toutes les avancées réalisées dans le domaine du droit international. Le représentant s'est félicité de l'institutionnalisation progressive des procédures de règlement pacifique des différends au cours des dix dernières années. Il s'est également félicité de constater que les thèmes abordés lors de la première conférence de la paix à La Haye en 1899, continuent de susciter un intérêt équivalent cent ans plus tard. Il s'est dit encouragé par le contenu du rapport fait sur cette manifestation dans le document A/54/381 en ce qui concerne la proposition faite par le Guatemala et le Costa Rica d'ouvrir la compétence de la Cour internationale de Justice aux organisations intergouvernementales. Il a émis l'espoir que cette proposition sera un jour traduite dans les faits. Le représentant s'est dit très attaché à la contribution apportée par la Décennie à la connaissance et à la reconnaissance du droit international, même s'il a reconnu que les évaluations sont difficiles à réaliser dans ce domaine. Il a espéré que la Décennie aura permis de promouvoir l'enseignement du droit particulièrement à destination de ceux qui ne sont pas juristes.
M. JORGE ROCHA (Bolivie) a souligné que son pays a modifié sa législation en matière de droits de l'homme en reprenant les concepts des Conventions de Genève. Il a également évoqué la création d'une commission nationale pour mettre en oeuvre les objectifs de la Décennie. Le représentant a affirmé que son pays a souscrit à plusieurs autres instruments internationaux définis au cours des dix dernières années. Il a enfin émis l'espoir que dans le prochain millénaire, ce sera la loi et non pas la force qui prévaudra dans les relations internationales.
M. MUHAMMED ENAYET MOWLA (Bangladesh) a noté que la Décennie pour le droit international n'a pas seulement été marquée par des progrès dans le domaine de l'acceptation et du respect des principes du droit international, mais également par d'importantes délibérations sur l'élargissement de ces principes en vue de reconnaître les besoins en matière de sécurité et de développement de la personne humaine. Le débat fait rage sur la portée du droit humanitaire. Des initiatives ont été prises pour répondre aux graves violations des droits de l'homme et pour mettre fin aux crimes contre l'humanité et les autres crimes graves.
L'adoption du Statut de Rome de la Cour pénale internationale en juillet 1998 a marqué la Décennie. A cet égard, le Bangladesh se réjouit d'avoir signé le Statut. Le représentant a émis l'espoir que cet instrument recueillera l'appui et l'adhésion de tous les Etats. Le régime du droit international a été renforcé par le biais de la codification de traités dans différents domaines, en particulier l'environnement, les droits de l'homme, le commerce international et le droit de la mer. Sur le plan régional, une action efficace pourrait contribuer notamment à mettre fin au crime organisé, au terrorisme, au trafic illicite des stupéfiants, à la prolifération des armes de petit calibre et à la pédophilie.
Par ailleurs, M. Mowla a indiqué qu'il était important de renforcer les efforts nationaux et la coopération internationale pour sensibiliser les populations des pays en développement au droit international et surtout pour en faire usage en cas de besoin. Faisant référence au calendrier de la Conférence commémorative de La Haye, le représentant a indiqué que son pays, qui y avait été représenté par le Premier Ministre, Sheikha Hasina, a pris des mesures concrètes pour mettre en oeuvre les recommandations qui y figurent.
Concernant le droit humanitaire et le droit de la guerre, le représentant a souligné qu'il faudrait reconnaître que si les objectifs de la Conférence de la paix de La Haye de 1899 avaient été atteints, la question du droit humanitaire international ne serait aujourd'hui qu'une simple hypothèse d'école. Ce n'est évidemment pas le cas, puisque le droit humanitaire et le droit de la guerre sont encore malheureusement nécessaires et importants.
En conclusion, le représentant a souligné que la coopération à tous les niveaux est essentielle si l'on souhaite que la vision de La Haye nous guide au cours du troisième millénaire.
M. VALERY ZHDANOVICH (Bélarus) a affirmé que les mesures adoptées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour le droit international ont permis de renforcer le rôle du droit dans les relations internationales. Le représentant a souligné que sa délégation a toujours souligné la nécessité pour la communauté internationale, de concentrer son attention sur la mise en oeuvre d'actions concrètes. Il a affirmé que son pays a pris des mesures actives pour mettre en oeuvre, au niveau national, les objectifs de la Décennie. Ainsi, a-t-il indiqué que le Bélarus est devenu partie à 11 accords internationaux. Le représentant a précisé que son pays, dès son accession à la souveraineté, a affirmé sa volonté de fonder avec les autres Etats des relations basées sur les principes de l'égalité et de l'équité. Mon pays, a- t-il affirmé, est convaincu de la nécessité de respecter pleinement le droit international. Dans ce contexte, le représentant a dit son attachement à des principes tels que la souveraineté des Etats ou encore, la non ingérence dans
M. RAMA RAO, représentant de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) a déclaré que les objectifs de la Décennie des Nations Unies pour le droit international sont proches de la nature et du mandat de l'OMPI, institution spécialisée du système des Nations Unies chargée de l'élaboration du droit international et de l'administration d'accords relatifs au droit en matière de propriété intellectuelle. A ce jour, 22 instruments internationaux relèvent de la compétence de l'OMPI. L'Organisation assure également la diffusion du droit relatif à la propriété intellectuelle et la formation du personnel dans les pays en développement. Ces programmes de formation sont traditionnellement organisés par les divisions chargées des brevets, marques déposées et droits d'auteurs dans les Etats Membres en collaboration avec les bureaux régionaux de l'OMPI. En outre, l'OMPI a créé un mécanisme institutionnel - l'Académie mondiale - consacrée à maximiser l'utilisation des systèmes de propriété intellectuelle en renforçant les programmes de développement des ressources humaines aux niveaux national et régional. L'OMPI reconnaît la nécessité d'explorer des moyens rapides et peu onéreux de régler des différends commerciaux liés aux droits de propriété intellectuelle et offrant aux parties privées une meilleure solution aux procédures judiciaires coûteuses. Le mois dernier, l'OMPI a tenu une conférence mondiale sur la propriété intellectuelle et le commerce électronique et a adopté un Agenda en dix points.
RECTIFICATIF
Dans notre communiqué de presse du 18 octobre AG/J/283, la déclaration du représentant de la Cote d'Ivoire se lit comme suit :
M. AHPEAUD GUEBO NOEL EMMANUEL (Côte d'Ivoire) s'est félicité du remarquable travail accompli par la communauté internationale pour combler d'importants vides juridiques qui avaient pour conséquence d'affaiblir les plus faibles, qui du reste, sont encore légions. Le droit s'appréhende de manière cumulative dans sa double dimension. Il s'appréhende tout d'abord dans sa dimension institutionnelle, instituante, codifiante et codifiée. Ce remarquable travail est réalisé mais il ne saurait s'arrêter au simple stade de voeux pieux. Le droit vaut surtout par son application effective, dans les rapports quotidiens entre les personnes physiques ou morales qu'il est sensé régir.
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