
C'est un triste jour pour les Nations Unies, et pour le monde. Mes pensées vont au peuple de l'Iraq, et aux 307 travailleurs humanitaires des Nations Unies qui sont encore dans le pays, ainsi qu'à tous ceux dont la vie est en danger.
C'est aussi un triste jour pour moi personnellement. Tout au long de l'année, j'ai accompli tout ce qui était en mon pouvoir pour assurer un respect pacifique des résolutions du Conseil de sécurité, afin d'éviter l'usage de la force.
Ce processus n'a pas été facile et il ne s'est pas déroulé sans peine. Il a demandé de la patience, de la détermination, et la volonté de rechercher la paix, même lorsque tous les signes indiquaient la guerre. Bien que la tâche fût redoutable, les Nations Unies devaient tout tenter aussi longtemps que le moindre espoir de paix subsistait. Je regrette profondément qu'aujourd'hui ces efforts s'avèrent insuffisants.
Ce qui est arrivé ne peut être effacé. Aucun de nous ne peut non plus prédire le futur. Tout ce que nous savons c'est que demain, tout comme hier, le besoin aigu d'un soutien humanitaire et d'une diplomatie de réparation se fera sentir en Iraq et dans la région toute entière. Dans ces deux tâches, les Nations Unies seront prêtes, comme toujours, à jouer leur rôle.
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