
L'article de M. Philip Gourevitch sur le Rwanda publié dans le dernier numéro du magazine hebdomadaire "The New Yorker" soulève d'importantes questions.
N'avoir pas pu empêcher le génocide de 1994 a été un échec aux niveaux local, national et international, y compris pour les Etats Membres dotés de moyens importants. L'échec fondamental est dû au manque de volonté politique et non pas au manque d'information.
Personne ne peut nier que le monde a abandonné le peuple rwandais. Mais la question cruciale qui se pose aujourd'hui n'est pas celle de distribuer les blâmes, avec l'avantage du recul. Nous devrions plutôt demander comment garantir qu'une telle tragédie ne se reproduise plus jamais, et comment la communauté internationale peut assister au mieux le peuple et le Gouvernement rwandais dans le processus extrêmement difficile de la réconciliation nationale et de la cicatrisation des blessures du passé.
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