23 juin 1997


Communiqué de Presse
AG/651



LA COMMISSION SPECIALE PLENIERE DE LA SESSION EXTRAORDINAIRE DE L'ASSEMBLEE GENERALE OUVRE SES TRAVAUX

19970623
Elle est chargée de finaliser le projet de déclaration politique et le projet de texte de la session extraordinaire

La Commission spéciale plénière de la session extraordinaire de l'Assemblée générale a ouvert cet après-midi ses travaux. Elle a procédé à une discussion générale sur la question de fond dont elle est saisie, à savoir, l'examen et l'évaluation d'ensemble de la mise en oeuvre d'Action 21. Parallèlement au débat qui a lieu en séance plénière de l'Assemblée générale, la Commission spéciale a décidé de consacrer quatre réunions à la discussion générale à laquelle doivent participer les observateurs et les représentants de programmes, institutions spécialisées et autres organismes des Nations Unies.

La Commission spéciale a entendu le Ministre de l'environnement et du tourisme du Zimbabwe et Président de la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Elle a émis l'espoir que cette session extraordinaire renforcera les résultats des négociations portant notamment sur la question des gaz à effets de serre. Il a souligné la nécessité de fournir un financement approprié aux pays en développement en vue de réactiver les activités de protection de l'environnement. Les personnalités suivantes ont également pris la parole pour rendre compte des activités de leur organisation dans le cadre de la mise en oeuvre d'Action 21 et expliquer ce qui doit être fait pour aller de l'avant : la Présidente du Conseil consultatif de haut niveau pour le développement durable; le Secrétaire exécutif de la Convention sur la lutte contre la désertification; la Directrice générale adjointe de l'Organisation internationale du travail (OIT); le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Europe qui s'est exprimé au nom de toutes les Commissions économiques des Nations Unies; le Directeur des affaires des Nations Unies et des relations extérieures du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF); la Responsable des affaires sociales de l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW); le Directeur adjoint de la Division des affaires fiscales du Fonds Monétaire international (FMI);


le Responsable de la Division de l'environnement et du développement durable de la Banque africaine du développement (BAD); le Représentant de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI); et la Représentante du Fonds des Nations Unies pour le développement de la femme (UNIFEM).

La Commission spéciale qui devrait achever ses travaux jeudi 26 juin, est chargée principalement d'examiner les propositions concernant l'examen et l'évaluation d'ensemble de la mise en oeuvre d'Action 21 que lui soumet la Commission du développement durable. La Commission du développement s'est réunie à New York, du 8 au 25 avril dernier. La Commission du développement durable propose pour examen à la Commission spéciale plénière un projet de déclaration politique et un projet de texte de la session extraordinaire parus sous les cotes E/CN.17/1997/L.12 et A/S-19/14 (voir communiqué de presse AG/647 du 20 juin 1997). Le projet de texte est divisé en trois parties relatives à l'évaluation des progrès accomplis depuis la CNUED (partie B); à la mise en oeuvre dans les domaines nécessitant des mesures d'urgence (partie C); et aux arrangements institutionnels internationaux (partie D). Les deux dernières parties feront l'objet de négociations plus avant au cours de cette session. Parallèlement à ces négociations, la Commission spéciale plénière tiendra dès cet après-midi des consultations informelles sur les questions intersectorielles comme les ressources financières, le transfert des technologies ou encore le développement des capacités endogènes. Demain, mardi 24 juin, les groupes de rédaction de la Commission se pencheront sur les questions intersectorielles ainsi que sur le projet de déclaration politique. Le Président de la Commission a indiqué qu'il organisera, si cela s'avère nécessaire, des petits groupes de contacts avec les Ministres de l'environnement présents à New York.

La Commission dont les travaux sont dirigés par M. Mostafa Tolba (Egypte), a élu par acclamation MM. Bagher Asadi (Iran); Czeslaw Wieckowski (Pologne); John Ashe (Antigua-et-Barbuda); et Mme Idunn Eidheim (Norvège) comme vice-présidents. M. Wieckowski a été élu rapporteur. Elle poursuivra sa discussion générale demain mardi 24 juin à 10 heures.


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Discussion générale sur l'examen et l'évaluation de la mise en oeuvre d'Action 21

Mme BIRGITTA DAHL, Présidente du Conseil consultatif de haut niveau du développement durable, a estimé qu'Action 21 représente une excellente base de travail. Mais s'il est indispensable d'utiliser pleinement les résultats d'Action 21, il faut également prendre en compte pleinement ceux des conférences de haut niveau sur la population, les droits de l'homme, le développement social, les femmes, la sécurité alimentaire et les conditions de vie en milieu rural et urbain. Il est également indispensable d'adopter une approche globale qui prenne en compte tous les aspects du développement, a-t-elle indiqué. Mme Dahl a insisté sur la notion de responsabilité individuelle et à cet égard, elle a fait valoir le lien qui existe entre le développement durable, l'éducation, l'information, et les structures démocratiques. Elle a identifié trois domaines d'action prioritaires en vue d'améliorer les conditions de vie des populations tout en garantissant le développement durable, à savoir, les sources d'énergie, les transports et l'eau. Dans le domaine de l'énergie, elle a plaidé en faveur de la création de programmes nationaux intégrés et durables qui seraient coordonnés grâce à un mécanisme intergouvernemental. Elle a insisté sur l'importance de l'énergie solaire pour ceux qui n'ont pas accès à l'électricité. Dans les milieux urbains, elle a souhaité la mise en oeuvre, au cours des cinq prochaines années, de programmes d'action qui intègrent les aspects économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

M. CHEN CHIMUTENGEWENDE, Ministre de l'environnement et du tourisme du Zimbabwe et Président de la Convention sur les changements climatiques, a attiré l'attention sur la Déclaration ministérielle de Genève. S'il n'y a pas eu de réunions des organes de la Convention depuis mars 1997, les négociateurs ont néanmoins été actifs puisqu'ils sont arrivés à un consensus. Cette session peut renforcer les résultats des négociations, notamment pour ce qui est de la question des gaz à effet de serre. Le Ministre a souligné la nécessité de fournir un financement approprié aux pays en développement en vue de réactiver les activités de protection de l'environnement. Il a attribué le peu de progrès dans la préparation des rapports des pays en développement à un manque de ressources. Les transports et les sources d'énergie sont également d'importance pour la Convention, a-t-il précisé. Il a demandé aux Nations Unies de sensibiliser l'opinion publique et tous les acteurs de la société civile au développement durable.

M. ARBA H. DIALLO, Secrétaire exécutif de la Convention pour la lutte contre la désertification, rappelant que la Convention est entrée en vigueur le 26 décembre 1996, a indiqué qu'à la fin de cette semaine, près de 100 Etats auront signé ou adhéré à la Convention. La première Conférence des Etats parties étant prévue à Rome du 29 septembre au 10 octobre 1997, cette session extraordinaire peut donc constater qu'une étape essentielle a été effectuée


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dans la mise en oeuvre du Chapitre 12 d'Action 21. M. Diallo a souligné que des questions essentielles restent encore en suspens. Il s'agit de la localisation du Secrétariat permanent de la Convention, des fonctions du mécanisme mondial, de l'identification d'une organisation pour abriter le mécanisme mondial et des règles de procédures. En outre, il existe toujours une certain nombre de questions liées au mandat du Comité de la science et de la technologie. Au cours de la période de transition, le Secrétariat provisoire a été fier de faciliter le lancement d'un processus important de coopération aux niveaux national, sous-régional et régional, et ce, en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe. La Convention sur la lutte contre la désertification est l'un des acquis majeurs du processus de Rio, a affirmé M. Diallo, qui a ajouté qu'avec son entrée en vigueur consécutive à celle de la Convention sur les changements climatiques et la Convention sur la biodiversité, la Convention sur la lutte contre la désertification a pris sa place parmi les conventions soeurs.

Mme KATHERINE HAGEN, Directeur général adjoint de l'Organisation internationale du Travail (OIT), a indiqué que l'un des objectifs de l'Organisation internationale du Travail en matière d'environnement et de développement est d'élaborer des programmes de développement en y intégrant les normes de travail de l'OIT. L'OIT a joué un rôle important pour ce qui est de l'harmonisation des plans de classification et de l'étiquetage des produits chimiques tandis qu'elle a encouragé l'élaboration d'un code déontologique. Estimant que le rôle des gouvernements est d'élaborer des lois et de les faire appliquer , elle a précisé que le rôle des organisations d'employeurs et d'employés est de renforcer la sensibilisation de l'employeur à la cause de l'environnement. Sur les plans macro et micro-économiques, l'OIT accorde une aide pour la création d'emplois durables. Des tables rondes ont été organisées en vue de lancer des activités nationales, telles que la création de logements au Zimbabwe. La pauvreté des femmes et leur accès au travail font également partie des préoccupations de L'OIT, a-t-elle indiqué.

M. YVES BERTHELOT, Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l'Europe, au nom des Commissions régionales des Nations Unies, a souligné que trois fonctions découlent d'Action 21 qui sont, l'échange d'informations et d'expérience, la coordination des politiques et l'examen des questions transfrontières. Les Commissions régionales ont accompli ces tâches. Elles ont joué un rôle central dans le suivi de Rio en organisant des conférences au niveau des ministres de l'environnement dans leur région respective. Ces conférences ont pour fonction d'élaborer un programme régional, d'identifier les institutions responsables de la mise en oeuvre et de veiller à la coordination d'ensemble. Les Commissions régionales offrent un forum neutre de coopération entre tous les pays et institutions d'une même région et mettent à leur disposition une expertise certaine dans plusieurs secteurs d'activités essentielles au développement durable. Elles ont développé une expérience portant sur des activités transfrontières, notamment en matière d'eau ou de déchets toxiques.


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Les Commissions régionales mettent également en oeuvre des conventions et des normes comme c'est le cas en Afrique pour la Convention sur la désertification. En raison de leur spécificité, elles peuvent élaborer des conventions et des normes qui répondent à des particularités de chaque région. Par exemple, en Europe, des négociations ont lieu sur de nouveaux protocoles portant sur quinze polluants organiques persistants. La Commission pour l'Europe négocie en outre une Convention sur la participation de l'opinion publique aux décisions relatives au développement durable. Pour ce qui est de l'avenir, il faut souligner l'importance des Commissions régionales dans l'identification des problèmes liés à la mise en oeuvre d'Action 21 et dans l'apport de solutions. Enfin, la coopération doit être renforcée entre les Commissions régionales et s'élargir en fonction des besoins ressentis comme cela a été le cas pour l'efficacité énergétique.

M. ADO VAHER, Directeur du Bureau des relations extérieures de l'UNICEF, a estimé que ce sont les enfants qui ont le plus à gagner dans le développement durable. Il a regretté que la Commission du développement durable s'apparente à une réunion d'écologistes et ne se préoccupe que peu de l'aspect humain du développement durable, alors que cette approche est prioritaire. L'être humain qui est au centre des préoccupations de l'UNICEF permettra de mettre en oeuvre des politiques de développement durable. Les besoins des enfants sont à la base de la durabilité, et à cet égard, il est indispensable de prendre en compte leurs besoins dans la formulation de politiques touchant au développement. L'UNICEF a adopté une approche appelée "soins primaires pour l'environnement" en mettant l'accent sur la durabilité. L'expérience montre que protéger les enfants et l'environnement est avantageux, a-t-il estimé.

L'eau n'est pas seulement un bien économique, mais elle est indispensable à la croissance et au développement, a insisté M. Vaher. Il a attiré l'attention des participants sur les recommandations de la 31ème session du Comité conjoint de la politique sanitaire qui ont mis l'accent sur le rôle essentiel de l'eau et l'assainissement pour la santé des femmes et des enfants et sur la formulation d'approches globales. M. Vaher a demandé aux gouvernements d'accorder une attention particulière dans la formulation de leur politique dans ce domaine et a souhaité que l'on place l'enfant au centre de la planification des politiques.

Mme BORJANA BULAJIC, Responsable des affaires sociales de l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme (INSTRAW), a souligné que si la responsabilité de la femme eu égard au développement durable, englobe les domaines tels que l'agriculture, l'eau et les forêts, cette responsabilité devra en outre inclure la question importante de l'effet de l'environnement sur la vie des femmes. Elle a regretté que les dirigeants politiques continuent d'ignorer l'expérience des femmes et leur compétence pour ce qui est de la participation à la prise de décisions.


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Les obstacles à cette participation féminine continuent d'être liés, notamment, au manque d'éducation, de sensibilisation aux questions de développement ou de moyens financiers. Parlant des actions de l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme, la représentante a cité l'exemple du Chapitre 18 d'Action 21 concernant l'eau dont la mise en oeuvre est une des préoccupations de l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme. L'Institut a en effet préparé sur la question, une formation à l'échelle régionale et sous-régionale et, publié des documents sur les ressources nouvelles et renouvelables. Pour ce qui est du Chapitre 36 relatif à la formation, l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme a travaillé en coopération avec le centre de formation de l'OIT pour élaborer notamment un programme destiné à l'Europe de l'est. La représentante a confirmé que l'Institut international de recherche et de formation pour la promotion de la femme poursuivra sa collaboration avec le système des Nations Unies pour essayer de promouvoir le rôle des femmes de façon intégrée et holistique.

M. VED P. GANDHI, Directeur adjoint du Département des affaires fiscales du Fonds monétaire international, a résumé les actions du Fonds monétaire international dans le domaine du développement durable. A cet égard, il a indiqué que les politiques macroéconomiques du FMI ont toujours pris en compte la composante sociale du développement. Dans des pays qui souffrent de la mauvaise gestion des ressources forestières et maritimes et de la pollution, le FMI a tenté d'intégrer les préoccupations écologiques et la question des ressources naturelles au sein de notre politique de dialogue, a-t-il déclaré. M. Gandhi a également mentionné la collaboration qui existe avec ceux qui travaillent dans le domaine du développement durable et notamment les organisations non gouvernementales, les organisations professionnelles et universitaires, ainsi que les organisations internationales, par le biais principalement de séminaires. Depuis Rio, a-t-il ajouté, le Fonds monétaire international a travaillé de concert avec la Commission du développement durable en aidant, par exemple, la CDD à identifier des ressources financières internationales.

Le Fonds monétaire international continuera à promouvoir le développement durable grâce à la promotion de la stabilité macroéconomique, a-t-il souligné. Il a indiqué qu'en collaboration avec la Banque mondiale et d'autres organisations internationales, le Fonds a déployé des efforts concertés en vue d'aider les pays lourdement endettés à trouver des sources de financement durables. Le représentant a mis l'accent sur les réformes structurelles qui sont vitales si l'on veut assurer le développement d'une économie de marché. Ces réformes structurelles comprennent également des ajustements sociaux tels que la fourniture de services sociaux appropriés établissant un filet de protection sociale.


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M. KNUT OPSAL, Responsable de la Division de l'environnement et du développement durable de la Banque africaine du développement (BAD), a indiqué qu'au cours des deux dernières années, la BAD a procédé à une restructuration qui a permis de mettre en évidence les questions relatives au développement durable. Une unité du développement durable a été spécialement mise en place et un certain nombre de nouveaux postes ont été créés. Dans un effort tendant à encourager la participation des actionnaires, la Banque a convoqué une conférence importante au Siège pour explorer la coopération entre banques et spécialistes du continent tout entier. En outre, l'engagement de haut niveau pris en matière de développement durable devrait permettre d'établir des rapports plus étroits avec les organisations internationales et les ONG. S'il est vrai que la Banque doit faire plus, il convient de souligner qu'avec sa nouvelle structure, elle peut maintenant envisager de jouer un rôle plus actif dans les efforts internationaux tendant à assurer un avenir plus durable, a conclu le représentant.

M. IBRAHIM A. AUF, Secrétaire général adjoint de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI), a fait valoir l'immense difficulté que rencontrent un certain nombre des Etats membres de l'Organisation de la Conférence islamique dans la mise en oeuvre des résolutions adoptées par l'Organisation. Il a attribué ces difficultés au manque de ressources humaines ou matérielles et à la réduction de l'aide internationale. Il a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle redouble d'effort en vue d'aider les pays en développement. Il a demandé aux pays développés de réaliser l'objectif de consacrer O,7% de leur produit national brut au financement de programmes environnementaux et de développement en faveur des pays en voie de développement. Il a suggéré de le faire dans le cadre de l'aide publique au développement, en particulier pour les pays les moins avancés. Cette aide ne devrait pas se limiter aux questions environnementales, telles que le réchauffement de la terre ou la diversité biologique. Cette aide devrait englober des problèmes d'ordre local ou régional. Dans ce contexte, a-t-il précisé, le transfert de technologies "propres" est indispensable.

Le représentant a dressé le bilan de l'étude environnementale menée par l'Organisation de la Conférence islamique auprès de ses Etats membres. Il a indiqué que les inondations, les sécheresses, les tremblements de terre ou la présence de mines terrestres antipersonnel ainsi que les déchets radioactifs sont les problèmes qu'il faut régler de toute urgence. Il a condamné Israël pour ses pratiques dans les territoires occupés qui dégradent l'environnement de ces territoires. Il a condamné le programme nucléaire israélien qui constitue une menace pour la région du Moyen-Orient. Israël refuse de signer le Traité de non-prolifération nucléaire et refuse de signer les accords de garantie de l'AIEA. Israël refuse de discuter ces questions au sein d'une instance internationale, ce qui est en violation des principes de la Déclaration de Rio.


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Mme MAXIME OLSON, Directeur adjoint du Fonds des Nations Unies pour le développement de la femme (UNIFEM), a indiqué que la pertinence de la mise en oeuvre d'Action 21 sera jugée par la façon dont elle permet la participation effective des femmes. Action 21 a reconnu le rôle important des femmes dans la gestion des ressources naturelles et convenu qu'elles sont au coeur du développement durable. Les revendications des femmes sont simples : elles veulent participer à la mise en oeuvre des projets; elles luttent contre la pauvreté et souhaitent consolider les stratégies de développement durable. Les femmes revendiquent les mêmes droits que les hommes en matière de ressources économiques. Pour sa part, l'UNIFEM continue de mettre l'accent sur les initiatives qui contribuent à la promotion des femmes en coopération avec les organisations de l'ONU qui traitent du développement durable. Cela a permis notamment l'organisation d'une série de sommets des femmes des campagnes en Asie. Dans un pays d'Amérique latine, 24 millions de dollars de crédits ont été débloqués pour des projets agricoles impliquant des femmes.

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