Programme de français
des Nations Unies


Préparation à l'examen d'aptitudes linguistiques (EAL / LPE en anglais)

Epreuve de compréhension écrite

Présentation de l'épreuve

La compréhension écrite est une des épreuves du questionnaire à choix multiples (QCM).

Elle comprend 20 items comptant au total pour 30 points (1,5 point par item).

Il serait préférable que le candidat - qui est libre de gérer son temps - n'y consacre pas plus de 60 minutes.

L'épreuve comprend 2 parties :

1) Paragraphes - 6 items
2) Deux textes - 14 items

Pour chaque question, il y a une seule bonne réponse sur les 4 proposées.

Les textes portent sur une problématique sociologique, économique, environnementale, écologique, anthropologique... mais ni politique ni polémique.

Conseils

Lire quotidiennement la presse.
Lire le texte AVANT les questions afin de mieux en saisir toutes les nuances et de se concentrer totalement sur le sens véhiculé par l’auteur.
Ensuite lire les questions.
Ne pas s’attarder sur une question.
Revenir sur le texte une fois voire deux maximum pour ne pas perdre de temps.

Exemples

Des exemples de textes courts sous forme de paragraphes peuvent se trouver très facilement en ligne (voir la rubrique ci-dessous : pour aller plus loin - sites Internet).
Nous allons donc donner ici deux exemples de textes plus longs comprenant chacun plusieurs paragraphes.

(les réponses sont en bas de page)

1er texte : la résistance des bactéries aux antibiotiques a atteint une dimension planétaire 

Les phénomènes de multirésistance des bactéries aux antibiotiques utilisés en médecine peuvent-ils aujourd'hui être observés à l'échelon planétaire ? On peut le craindre, au vu d'une étude de chercheurs suédois publiée dans le dernier numéro d' Emerging Infectious Diseases Journal, une revue des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies. Dirigés par le docteur Björn Olsen (université d'Uppsala), ces scientifiques ont voulu savoir si les bactéries Escherichia coli présentes chez les oiseaux vivant dans l'Arctique étaient résistantes aux antibiotiques, comme elles peuvent fréquemment l'être dans les pays industrialisés.

Organisée dans le cadre de l'Année polaire internationale, leur enquête a été menée dans trois régions reculées : le nord-est de la Sibérie, l'Alaska et le nord du Groenland. Des échantillons biologiques ont été prélevés dans les excréments ou le tube digestif de 97 oiseaux. Les souches bactériennes ont ensuite été testées vis-à-vis de 17 types de médicaments antibiotiques couvrant tout le spectre de ceux habituellement utilisés en médecine. Les chercheurs suédois expliquent, au total, avoir pu mettre en évidence des phénomènes de résistance bactérienne pour 14 des 17 antibiotiques. Cette étude suit différents travaux qui avaient déjà mis en évidence un phénomène similaire chez des oiseaux migrateurs présents en Amérique du Nord et en Europe.
 
Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer l'apparition d'une antibiorésistance chez des oiseaux sauvages dans des régions où l'homme est quasiment absent. On peut imaginer que ce phénomène est la conséquence de mutations spontanées au sein du génome de la bactérie Escherichia coli, ou du transfert de gènes de résistance à partir du génome d'autres bactéries naturellement présentes dans l'environnement (transmission dite "horizontale"). Les bactéries multirésistantes aux antibiotiques peuvent aussi être importées en Arctique, soit par des oiseaux migrateurs, soit du fait de la - rare - présence humaine via des aliments ou des excrétions, expliquent les chercheurs suédois.
 
La région du détroit de Béring est une zone où s'alimentent un grand nombre d'oiseaux. C'est aussi une zone de passage de nombreux migrateurs venus des six continents. On peut en conclure que la multirésistance bactérienne aux antibiotiques observée chez les oiseaux en Arctique a été acquise sous d'autres latitudes avant d'être transmise localement entre oiseaux.
 
Plusieurs des observations faites par l'équipe de Björn Olsen plaident en ce sens.
"Ce travail montre clairement qu'il existe une dissémination passive de bactéries par les oiseaux migrateurs, l'hypothèse de mutations spontanées pouvant être exclue, estime Patrice Courvalin, directeur de l'unité des agents antibactériens de l'Institut Pasteur de Paris. Les résistances observées sont aussi celles qui sont le plus fréquemment observées chez des bactéries pathogènes pour l'homme. On peut dire aujourd'hui que la mondialisation des échanges, associée à la multiplicité et à l'efficacité des voies de dissémination de souches bactériennes multirésistantes, fait que personne, quels que soient sa localisation géographique, son mode de vie, et son environnement, n'est protégé vis-à-vis de ce phénomène. […]. Il s'agit ici d'un véritable risque social de dimension planétaire. C'est dire une nouvelle fois que les questions de santé publique devraient avoir la priorité sur la mondialisation des échanges. "

Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du Monde du 17.01.08


Question 1 :
Quelle est l’idée générale de cet article ?
 
  1. Les oiseaux sauvages transmettent aux hommes une bactérie résistante aux antibiotiques.
  2. La multirésistance de la bactérie étudiée est due à une mutation au sein de son génome.
  3. La présence de la bactérie multirésistante dans les régions les plus reculées est avérée.
  4. Les oiseaux sauvages ne sont pas à l’abri d’une contamination de la bactérie multirésistante. 
 
Question 2 :
Il est dit dans cet article que l’étude des chercheurs suédois a démontré que :
 
  1. les antibiotiques habituels ne parvenaient pas à tuer la bactérie prélevée sur des oiseaux en Arctique.
  2. les excréments et le tube digestif des oiseaux sauvages renfermaient la bactérie Escherichia coli.
  3. un grand nombre d’antibiotiques utilisés dans les pays industrialisés n’étaient pas fiables. 
  4. le génome de la bactérie Escherichia coli mutait trop vite pour permettre aux antibiotiques d’agir.
 
Question 3 :
Quelle est la raison invoquée par les chercheurs pour expliquer la multirésistance de cette bactérie prélevée chez les oiseaux sauvages ?

  1. La contamination de la bactérie s’effectue à partir d’autres bactéries environnantes.
  2. L’homme, ayant dans son système cette bactérie, l’a apportée avec lui en Arctique.
  3. Certains oiseaux provenant d’autres régions du monde en ont infecté d’autres.  
  4. La mutation imprévisible du génome de cette bactérie la rend invulnérable.
 
Question 4 :
Patrice Courvalin, directeur de l’unité des agents antibactériens de l’Institut Pasteur, affirme que :
  1. seul un effort conscient des populations à risque évitera une propagation de ce type de bactérie.
  2. la population mondiale court le risque d’une contamination de masse par ce type de bactérie.
  3. la mondialisation influence les nombreux modes de transmission de ce type de bactérie.
  4. l’homme, déjà infecté par ce type de bactérie, doit dorénavant surveiller son hygiène de vie.

2ème texte : réduire la circulation dans le centre de Paris, une "hypothèse" qui se précise

La mairie de Paris veut limiter nettement la circulation dans le centre avec un projet, en phase d'analyse et de concertation, qui envisage d'ici 2012 une "hypothèse" de fermeture du coeur de la capitale à une bonne partie du transit automobile. Le projet sera finalisé dans le cadre du Plan de déplacements de Paris, dont l'adoption devrait intervenir d'ici fin 2006. "Cinquante pour cent des voitures circulant dans le centre ne font qu'y transiter pour aller ailleurs", a rappelé dimanche à l'AFP Denis Baupin, adjoint (Vert) aux transports du maire de Paris.

M. Baupin réagissait à une information publiée par le Journal du Dimanche, selon lequel les quatre premiers arrondissements de Paris pourraient être interdits aux voitures de non-résidents d'ici 2012, avec la voie Georges-Pompidou réservée aux piétons et à la circulation douce. Il a indiqué qu'il y avait effectivement un plan sur sept ans en trois phases, dont la première allait être soumise rapidement à concertation, mais dont les autres n'étaient encore que des "hypothèses".

M. Baupin a confirmé le contenu de la première phase, d'ici 2007 : vitesse de circulation réduite à 30 km/h, une vraie piste cyclable sur les quais hauts de la Seine, la fermeture des guichets du Louvre, la réduction de la largeur de plusieurs rues (Réaumur, Quatre-septembre, Richelieu), la mise à double sens des grands boulevards, qui ferment la zone au nord. Cette première phase est déjà avancée et devrait être soumise rapidement à concertation. La mairie reste très prudente sur la suite du projet, parlant de simples "hypothèses", pourtant déjà soumises pour avis aux élus de gauche des quatre arrondissements concernés. "L'ensemble des trois phases définit une volonté, montre une perspective au-delà de la première étape", dit M. Baupin, qui souligne qu'"avant de passer de la volonté à la réalité", il y aura encore "des études pour en vérifier la faisabilité".

Le projet dans ses phases deux et trois prévoit la fermeture d'ici 2009 de la quasi-totalité de la voirie des Halles (conformément au projet de restructuration des Halles) et l'extension à tout le centre de l'opération "Paris respire" (fermeture de certaines voies aux voitures le dimanche). D'ici 2012, la voie Georges-Pompidou serait fermée aux voitures et la circulation serait interdite dans le centre avec des exceptions notables: les résidents, le trafic pour activité commerciale, le trafic "obligatoire", par exemple vers les hôpitaux.

Le porte-parole de Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris, Laurent Fary, a insisté sur la "large concertation" prévue. Il a fait valoir aussi qu'il s'agissait de "rendre plus performante l'offre de déplacement", "non pas dans une logique d'étouffement de l'activité économique", mais au contraire "dans la perspective d'une attractivité accrue". D'après M. Baupin, "le bureau d'études qui travaille sur la limitation d'accès au centre de Paris est celui qui a conçu le péage urbain à Londres, et qui estime que le péage n'est pas une bonne solution pour Paris". L'exemple serait plutôt celui de Rome, où une limitation similaire a réduit le trafic de 25%, selon l'adjoint. Il a fait valoir aussi que la mairie se fondait pour ses "prospections" sur une hypothèse de baisse de la circulation dans Paris, et donc de reports de circulation limités sur les quartiers environnants. "Cet élément sera essentiel dans notre analyse, si les reports sont excessifs, on reverra le projet", a-t-il précisé.

Source : RFI


Question 1 :
La mairie de Paris cherche à limiter la circulation dans le centre-ville :
  1. car une information sur ce sujet a été publiée récemment.
  2. en lançant un projet nécessitant l’accord de toutes les parties.
  3. suite à une date d’échéance qu’elle doit respecter.
  4. pour éviter que la ville devienne un lieu de transit.

Question 2 :
L’ensemble du projet :
  1. a déjà reçu l’approbation des parties concernées.
  2. est mis en œuvre dans 4 arrondissements avec succès.
  3. nécessite des tests avant l’application définitive.
  4. interdit l’accès du centre-ville à 50% du trafic parisien.

Question 3 :
Outre une circulation limitée, un autre aspect bénéfique du projet de la mairie de Paris est essentiellement :
  1. un détournement du trafic vers la banlieue.
  2. une meilleure utilisation de l’espace urbain.
  3. une interdiction de stationner dans certains lieux.
  4. une réduction de l’activité économique.

Question 4 :
Dans les autres phases du projet, la mairie de Paris préconise :
  1. l’interdiction à tout véhicule de circuler au centre-ville.
  2. un péage des droits permettant de traverser le centre.
  3. une fermeture du trafic aux véhicules non habilités.
  4. un accès à quelques rues du centre le dimanche.

Question 5 :
Si ce projet est adopté, sa réussite dépendra :
  1. de l’augmentation des déplacements à vélo.
  2. de la densité du trafic en banlieue.
  3. de la fermeture du quartier des Halles.
  4. de la bonne volonté des résidents.


Pour aller plus loin - sites Internet

Presse écrite
http://www.lemonde.fr
http://www.lefigaro.fr
http://www.liberation.fr
http://lexpress.fr/info/
http://permanent.nouvelobs.com/
http://www.monde-diplomatique.fr
http://www.portail-presse.com/PmedBin/ppresse.dll/HOME

QCM en ligne
http://fran-lang.vaniercollege.qc.ca/prep/sant/jus.htm
http://fran-lang.vaniercollege.qc.ca/prep/trans/bic1.htm
http://fran-lang.vaniercollege.qc.ca/prep/trans/cov.htm
http://fran-lang.vaniercollege.qc.ca/prep/trans/marc.htm

 

Bonnes réponses

1er texte : les bactéries
- Question 1 : C - 
La présence de la bactérie multirésistante dans les régions les plus reculées est avérée.
- Question 2 : A - les antibiotiques habituels ne parvenaient pas à tuer la bactérie prélevée sur des oiseaux en Arctique.
- Question 3 : C - Certains oiseaux provenant d’autres régions du monde en ont infecté d’autres. 
- Question 4 : B - la population mondiale court le risque d’une contamination de masse par ce type de bactérie.

2ème texte :
- Question 1 : B - 
en lançant un projet nécessitant l’accord de toutes les parties.
- Question 2 : C - nécessite des tests avant l’application définitive.
- Question 3 : B - une meilleure utilisation de l’espace urbain.
- Question 4 : C - une fermeture du trafic aux véhicules non habilités.
- Question 5 : B - de la densité du trafic en banlieue.



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