13 juin 1996

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HAB/IST/23



AU DEBAT DE HAUT NIVEAU D'HABITAT II, LES ORATEURS POURSUIVENT LA DEFENSE DU PARTENARIAT ENTRE TOUS LES ACTEURS DE LA SOCIETE CIVILE


   










Conférence HABITAT II                             HAB/IST/23
16ème séance (après-midi et soir)                 13 juin 1996






	AU DEBAT DE HAUT NIVEAU D'HABITAT II, LES ORATEURS POURSUIVENT
LA DEFENSE DU PARTENARIAT ENTRE TOUS LES ACTEURS DE LA SOCIETE 
CIVILE



	La Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les 
établissements humains (Habitat II) a poursuivi, cet après-midi et ce soir, 
son débat de haut niveau, qu'elle avait entamé dans la matinée du mercredi 
12 juin.

	A ce titre, la Conférence a entendu les allocutions des hautes 
personnalités suivantes : M. Volodymyr Handogiy, Vice-Ministre des affaires 
étrangères de l'Ukraine; M. P. Mosisili, Vice-Premier Ministre du Lesotho; 
M. Dontcho Konaktchiev, Vice-Premier Ministre de la Bulgarie; M. Valentin 
Cunev, Vice-Premier Ministre de la République de Moldova; M. Alhaji 
Abdullah Adamu, Ministre d'Etat des travaux publics et du logement du 
Nigéria; M. Kamel Hakimi, Ministre de l'habitat de l'Algérie; M. Gunnar 
Berge, Ministre des collectivités locales et du travail de la Norvège; M. 
John Carmichael, Ministre du logement et de l'urbanisme du Swaziland; M. 
Jean Traoré, Ministre de l'urbanisme et de l'habitat de la Guinée; M. 
Martin Bartenstein, Ministre fédéral de l'environnement, de la jeunesse et 
de la famille de l'Autriche;
M. Abbas Akhondi, Ministre du logement et de l'urbanisme de l'Iran;
M. Brendan Howlin, Ministre de l'environnement de l'Irlande; M. Landing 
Sané, Ministre de l'Equipement et des transports terrestres, chargé de 
l'urbanisme et de l'habitat du Sénégal; et M. Roberto Costlety  White, 
Ministre des travaux publics et du logement du Mozambique. 

	De même, la Plénière a entendu des déclarations des membres du 
gouvernement suivants: M. Francisco Gonzalez, Ministre de l'urbanisme du 
Venezuela; M. Fernand Boden, Ministre du logement du Luxembourg;
M. Censu Galea, Ministre du logement de Malte; M. Cherif Chako, Ministre de 
l'équipement et des infrastructures du Niger; M. Habib J. Hayat, Ministre 
des travaux publics et Ministre d'Etat aux affaires de logement du Koweït; 
M. John Humphrey, Ministre du logement et des établissements humains de 
Trinité-et-Tobago; M. Pablo Vijil Icaza, Ministre de la construction et des 
transports du Nicaragua; M. Josef Zlocha, Ministre de l'environnement de la 
République Slovaque; M. Bala Ram Gharti Magar, Ministre du logement et de 
l'aménagement du territoire du Népal; M. E.C. Chikowore, Ministre de la 
construction et 


                           (à suivre)




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du logement national du Zimbabwe; M. Dinos Michaelides, Ministre de 
l'intérieur de Chypre; M. Van Molyvann, Ministre d'Etat chargé de la 
culture et des beaux-arts, de l'aménagement du territoire, de 
l'urbanisation et de la construction du Cambodge; M. Charlie Nako, Ministre 
des affaires intérieures de Vanuatu; Mme Elissavet Papazoe, Vice-Ministre, 
Ministère de l'environnement de l'aménagement du territoire et des travaux 
publics de la Grèce; ainsi que M. Hailé Assegide, Ministre des travaux 
publics et du développement urbain de l'Ethiopie. 

	Les responsables suivants ont également pris part au débat de haut 
niveau: M. Jawad Salim AL-Arayed, Ministre d'Etat de Bahreïn;
M. D.K.J. Tommel, Secrétaire d'Etat au logement, à la planification et à 
l'environnement des Pays-Bas; M. Peter Gurtner, Secrétaire d'Etat au 
Département fédéral de l'économie publique de la Suisse; M. Pál Kara, 
Secrétaire d'Etat adjoint au Ministère de l'intérieur de la Hongrie; M. 
K.S. Sharma, Secrétaire, Département de l'emploi urbain et de la réduction 
de la pauvreté de l'Inde; et M. Dionisio C. de la Serna, Membre du Cabinet 
et Président du Conseil de coordination pour le logement et l'urbanisme des 
Philippines. 

	Les représentants des Iles Salomon, de Panama, du Bangladesh et du 
Honduras sont également intervenus. 

	En fin de séance, la Turquie et Chypre ont exercé leur droit de 
réponse. 

	En début de séance, et aux termes d'un projet de résolution, la 
Plénière de la Conférence a adopté le rapport de la Commission de 
vérification des pouvoirs, relatif aux pouvoirs des représentants de la 
Deuxième Conférence des Nations Unies sur les établissements humains.   

	La Conférence achèvera son débat de haut niveau demain, vendredi 14 
juin, à partir de 10 heures.




	
	(à suivre)	



















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Poursuite du débat de haut niveau


	M. ALHAJI ABDULLAHI ADAMU, MINISTRE D'ETAT CHARGE DES TRAVAUX PUBLICS 
ET DU LOGEMENT DU NIGERIA: le gouvernement et le peuple du Nigéria appuient 
pleinement la convocation d'Habitat II au moment crucial que constitue 
l'aube du 21ème siècle. Le Nigéria a activement participé, dès le début, au 
processus préparatoire de la Conférence. Le phénomène d'urbanisation 
représente pour le Nigéria et l'Afrique dans son ensemble un défi 
important. Pour le relever, il importe d'associer toutes les personnes 
concernées, tant au plan local que national. Le Gouvernement a établi des 
plans nationaux de développement du logement en 1991 et 1994, ainsi qu'un 
Programme de développement urbain en 1993. Le Nigéria est d'avis que le 
Programme pour l'habitat nécessite une coopération accrue et un 
renforcement du partenariat à l'échelle mondiale. Le Nigéria et l'Afrique 
se félicitent de la compréhension qu'ont manifestée les pays représentant 
les différents groupes régionaux en ce qui concerne le rôle du Centre des 
Nations Unies pour les établissements humains (HABITAT) pour la mise en 
oeuvre et la coordination du Programme pour l'habitat et la Déclaration 
d'Istanbul.


	M. KAMEL HAKIMI, MINISTRE DE L'HABITAT DE L'ALGERIE: les 
déséquilibres liés au niveau du développement économique et social et à la 
croissance démographique ont engendré une concentration urbaine aggravant 
le préjudice subi par un monde rural qui n'a pas toujours bénéficié d'un 
intérêt soutenu et d'une allocation équitable de ressources pour sa 
stabilisation et son épanouissement. Dans la perspective d'Istanbul, 
l'Algérie a mis en place un comité préparatoire, regroupant l'ensemble des 
partenaires sociaux en vue de faire converger les actions et les 
initiatives qui peuvent contribuer à freiner la déterioration des 
conditions de vie des populations. Une stratégie nationale du logement a 
été élaborée en vue de maîtriser la crise à travers la libération de toutes 
les initiatives, notamment celles du secteur privé, dont l'efficacité et 
les performances seront soutenues par de nouveaux mécanismes de 
financement. L'Algérie encourage toutes les formes de coopération 
internationale, en particulier le partenariat, qui présente l'avantage de 
préserver les intérêts mutuels de tous.  

	M. D.K.J. TOMMEL, SECRETAIRE D'ETAT AU LOGEMENT, A LA PLANIFICATION 
ET A L'ENVIRONNEMENT DES PAYS-BAS: le partenariat sera à l'avenir la clé du 
succès. Nous avons besoin d'un partenariat qui inclue les autorités 
locales, les organisations de femmes, les ONG, les syndicats et le secteur 
privé. Le partenariat est une relation d'engagements. Il signifie le 
partage. Au-delà des frontières nationales, il s'agit de trouver des voies 
et moyens novateurs pour s'aider et s'inspirer les uns les autres. Des 
objectifs quantifiables doivent être établis. Des établissements humains 
durables signifient davantage que le simple fait de satisfaire les besoins 
en logements. Il s'agit de stimuler la croissance afin d'améliorer 
l'environnement humain. Trois conditions sont nécessaires au maintien de 
l'esprit d'Istanbul: l'évaluation de sa mise en oeuvre; l'encouragement des 
"meilleures pratiques"; et l'édification des capacités nationales.   

                         (à suivre)




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	M. REX S. HOROI (ILES SALOMON): Habitat II revêt une importance 
vitale pour le peuple des Iles Salomon qui est une jeune nation qui n'a 
accédé à l'indépendance qu'en 1978. La beauté de nos îles tropicales ne 
doit pas cacher la pauvreté et la détérioration des établissements humains, 
ainsi que les dommages qu'elles causent aux groupes de personnes les plus 
vulnérables de notre société. La planification mise en place par le 
Gouvernement est essentiellement axée sur le logement, l'eau potable et 
l'assainissement. A cet égard, il est prévu de lancer en 1998 un programme 
national. En association avec les assemblées et communautés provinciales, 
le Ministère des terres et du logement élabore actuellement des programmes 
à court, moyen et long termes. La Déclaration d'Istanbul du Groupe des 77 
et de la Chine, que les Iles Salomon appuient et mettront pour leur part en 
oeuvre, considère que cette conférence est un témoignage de la 
préoccupation de tous de voir endiguée la vague de la misère humaine, du 
désespoir et de la pauvreté.


	M. GUNNAR BERGE, MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES ET DU TRAVAIL DE 
LA NORVEGE: les gouvernements centraux et les autorités locales doivent 
étroitement oeuvrer avec l'ensemble des partenaires, tant les zones 
urbaines que rurales. En Norvège, cela signifie la participation active du 
mouvement cooopératif. La Norvège estime que le droit au logement fait 
partie intégrante des droits de l'homme les plus fondamentaux. Il est 
urgent que les gouvernements prennent une part active à tous les niveaux de 
la planification et de la prise de décision. La réalisation du 
développement durable est tributaire de la modification par tous les pays 
mais particulièrement les pays développés, des schémas de consommation et 
de production en vigueur. Les pays nantis ont le devoir de réduire leur 
gaspillage d'énergie, d'eau, et d'autres ressources et accroître leurs 
efforts en faveur du développement durable. Toutefois, la Norvège estime 
que l'amélioration des conditions de vie passe par l'élimination de la 
pauvreté qui tend à se muer en une menace à la paix et à la sécurité 
internationales. La Norvège saisit cette occasion pour rappeler les devoirs 
de chacun vis-à-vis des pays les moins avancés. 


	M. JOHN CARMICHAEL, MINISTRE DU LOGEMENT ET DE L'URBANISME DU 
SWAZILAND: Habitat II revêt un intérêt particulier pour le Swaziland. En 
effet, le gouvernement a lancé, l'an passé, une initiative dans le cadre du 
processus préparatoire à la conférence qui a mobilisé tous les acteurs 
concernés et dont les résultats seront largement repris dans la Stratégie 
de développement national qu'adoptera prochainement le pays. Le Swaziland a 
démocratisé les instances décisionnaires locales et procédé à un 
décentralisation des pouvoirs. Le pays connaît une urbanisation rapide. La 
communauté internationale doit trouver une solution durable pour mettre un 
terme aux différents conflits qui ensanglantent le monde. Le gouvernement 
du Swaziland est fermement engagé en faveur des buts et objectifs d'Habitat 
II. 



                           (à suivre)




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	M. JEAN TRAORE, MINISTRE DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT DE LA GUINEE: 
la crise découlant des effets difficilement maîtrisables de l'explosion 
démographique et de l'urbanisation accélérée n'épargne pas la Guinée. Le 
Gouvernement est plus que jamais déterminé à aller
au-delà des résultats déja enregistrés depuis une décennie. Pour ce faire, 
il faut bien évidemment la participation plus accrue de tous les acteurs 
urbains aux niveaux international, national et local. Dans cette 
perspective, le Gouvernement s'attache à la promotion de toutes les formes 
et de tous les niveaux de partenariat nécessaires à la mobilisation des 
ressources et des investissements indispensables. 
 

	M. MARTIN BARTENSTEIN, MINISTRE FEDERAL DE L'ENVIRONNEMENT, DE LA 
JEUNESSE ET DE LA FAMILLE DE L'AUTRICHE: Habitat II est la dernière des 
grandes conférences initiées par Action 21. Aussi, doit-elle fonder ses 
recommandations sur celles des précédentes conférences des Nations Unies. 
Mais Habitat II permet également de dégager de nouveaux enseignements. 
Grâce à cette conférence, la communauté internationale a accompli des 
progrès considérables dans son approche des villes. Habitat II a également 
innové en accordant une aussi grande place à la présentation des meilleures 
pratiques et en soulignant l'importance de la coopération internationale 
entre les villes. De plus, cette Conférence met la communauté 
internationale devant une situation choquante d'extrême pauvreté, celle des 
sans-abris. 

	S'agissant du développement durable des établissements humains, je 
souhaiterai souscrire à nombre des recommandations faites lors de la 
première Conférence des ministres européens consacrée aux politiques de 
logement durable qui s'est tenue à Copenhague en début d'année. Parmi les 
nombreux points abordés par la conférence de Copenhague, j'aimerais mettre 
en avant la nécessité d'une réduction de la demande en matière de transport 
et d'une utilisation écologiquement rationnelle des ressources naturelles. 
Comme l'a souligné la déclaration faite plus tôt par l'Italie, au nom de 
l'Union européenne, la réaffirmation du droit à un logement décent, c'est-
à-dire le droit pour chacun de vivre dans la sécurité, la paix et la 
dignité, représente l'une des plus grandes réussites d'Habitat II. Les 
villes doivent rester ou redevenir des centres de civilisation et 
d'interaction culturelle, où les personnes peuvent se sentir chez elles; 
des lieux où les personnes peuvent vivre ou travailler en harmonie avec 
l'environnement.


	VOLODYMYR HANDOGIY, VICE-MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES
DE L'UKRAINE: les villes connaissent des phénomènes négatifs et 
particulièrement complexes auxquels l'Ukraine n'échappe pas. Cette 
situation a particulièrement été aggravée par la catastrophe de Tchernobyl 
de 1986 qui a eu pour conséquence de déclarer 2 villes et 76 établissements 
humains zones mortes. Actuellement, l'Ukraine achève la mise en oeuvre d'un 
Programme de déplacement de 140,000 personnes. Tous le pays doivent assurer 
le droit à un logement décent et veiller à l'utilisation rationnelle du 
patrimoine foncier et à la protection de l'héritage culturel urbain. 
L'avenir des villes et partant, du monde, sont tributaire des efforts 
sincères en faveur de la mise en oeuvre du Programme pour l'habitat à 
l'échelle mondiale. 

                           (à suivre)




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	M. ABBAS AKHOUNDI, MINISTRE DU LOGEMENT DE L'IRAN ET DU DEVELOPPEMENT 
URBAIN: les objectifs d'Habitat II courent le risque de rester vains sans 
la participation de l'ensemble des acteurs de la société civile aux 
processus de prise de décision et de mise en oeuvre des politiques et 
programmes. Dans ce cadre, la communauté internationale a la responsabilité 
de compléter les efforts nationaux par l'apport d'une assistance technique 
et financière. La question d'un environnement économique international 
favorable est également très importante pour la mise en oeuvre des 
objectifs d'Habitat II. Il serait illusoire de croire que les pays en 
développement seront capables d'honorer seuls les engagements d'Habitat II 
à l'heure où ils affrontent  les conséquences de l'endettement, de la 
difficulté d'accès aux marchés mondiaux, du manque de ressources, des 
fluctuations des marchés financiers, de la pauvreté et du chômage. 


	M. BRENDAN HOWLIN, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT DE L'IRLANDE: dans la 
déclaration qu'il a faite au nom de l'Union européenne, mon collègue, le 
Ministre italien des travaux publics, a souligné les questions-clés qui 
devraient guider les actions futures. Le gouvernement irlandais appuie sans 
réserve la déclaration de l'Union européenne. Il prépare actuellement une 
Stratégie nationale de développement durable qui mettra l'accent sur la 
nécessité d'intégrer les préoccupations relatives à l'environnement et au 
développement dans le processus de prise de décision. La Stratégie vise 
également à apporter des réponses à une série d'autres questions telles que 
l'utilisation des terres, la durabilité urbaine et la recherche d'un 
difficile équilibre entre zones urbaines et rurales. Le gouvernement a 
reconnu l'importance du rôle des familles et des foyers en matière de 
durabilité. Cette conférence nous fournit l'occasion d'élaborer un plan 
mondial d'action pour l'avenir des établissement humains.


	M. LANDING SANE, MINISTRE DE L'EQUIPEMENT ET DES TRANSPORTS 
TERRESTRES DU SENEGAL: de 1996 à l'an 2000, trois grands axes constitueront 
les lignes directrices de la politique de l'Etat dans le secteur de la 
production du logement. Il sagira de produire des parcelles viabilisées en 
grand nombre en améliorant la gestion foncière; construire des logements à 
des coûts adaptés aux possibilités économiques du plus grand nombre; et 
réglementer et coordonner les activités du secteur du logement et renforcer 
le rôle régulateur de la puissance publique. Le Sénégal en appelle à la 
communauté des bailleurs de fond et aux institutions internationales afin 
qu'elles accordent les ressources techniques et financières nécessaires à 
la mise en oeuvre des conclusions d'Istanbul, y compris par l'annulation ou 
l'allègement du fardeau de la dette. A cet égrad, le Centre Habitat, la 
CEA, Shelter-Afrique et d'autres institutions financières régionales 
devraient être étroitement impliquées dans le Programme "Initiative 
spéciale pour l'Afrique" récemment lancé. Le Sénégal plaide en faveur de la 
proposition visant à confier au Centre Habitat un triple rôle de 
coordination, d'impulsion et de suivi du Programme pour l'habitat.  	


                         (à suivre)



 
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	M. PETER GURTNER, SECRETAIRE FEDERAL, DEPARTEMENT FEDERAL DE 
L'ECONOMIE PUBLIQUE DE LA SUISSE: dans le contexte d'une urbanisation 
croissante du monde, les efforts de la Suisse visent, tant aux niveaux 
international que national, à améliorer les conditions de vie aux plans 
national, régional et local. La politique de coopération de la Suisse en 
matière de développement urbain a pour objet d'offrir un développement 
équitable aux zones urbaines et rurales; de résoudre les problèmes de 
logement des plus défavorisés; et d'accorder une priorité au logement des 
personnes, en mettant l'accent sur les dimensions communautaires et 
familiales. Depuis de nombreuses années, les programmes de construction 
suisses visent à satisfaire les nouvelles demandes de logement. La 
situation économique défavorable et le fort taux de chômage que connaît la 
Suisse font que le pays est confronté chaque jour davantage à la pauvreté, 
qui se caractérise notamment par une offre inéquitable en matière de 
logement. La Suisse mobilisera tous les moyens dont elle dispose pour 
honorer l'engagement pris par le Plan mondial d'action d'Habitat II de 
relever le défi essentiel du 21ème siècle qui est de réconciler les besoins 
humains avec les contraintes écologiques.
	
	M. DIONISIO C. DE LA SERNA, PRESIDENT DU CONSEIL DE COORDINATION POUR 
LE LOGEMENT ET L'URBANISME DES PHILIPPINES: si les Philippines se 
félicitent de la reconnaissance du droit au logement, ils demeurent 
parfaitement conscients que chaque droit a un devoir correspondant. Cette 
vision correspond à la politique de mise en valeur des ressources humaines 
appliquée aux Philippines. Le principe de la participation populaire est un 
élément clé de la vision de développement du pays. Ainsi, la collaboration 
entre le Gouvernement et la communauté des ONG et le secteur privé, a 
accéléré un changement social positif. Les Philippines reitèrent leur 
préoccupation pour le sort des travailleurs migrants et de leurs familles. 
Elles sont d'avis qu'elles méritent la protection et l'attention des pays 
d'accueil, notamment en matière de logement, d'éducation, de soins de santé 
et d'emploi. Les Philippines appellent tous les Etats membres à ratifier la 
Convention internationale sur la protection des travailleurs migrants et à 
appuyer l'idée d'une conférence internationale sur les migrations et le 
développement.      

	M. P. MOSISLI, VICE-PREMIER MINISTRE ET MINISTRE
DES COLLECTIVITES LOCALES ET DU DEVELOPPEMENT URBAIN ET RURAL: le 
Gouvernement considère que la décentralisation du pouvoir est vitale au 
développement d'établissements humains durables. Il a entrepris un 
programme de privatisation visant à mobiliser l'investissement national et 
étranger dans tous les secteurs, parmi lesquels celui des établissements 
humains. Le Lesotho se félicite que le Programme pour l'habitat prévoit 
l'élimination totale de la pauvreté. Il s'agit là d'un défi qui dépasse les 
villes et asseoit la nécessité d'un équilibre entre l'urbain et le rural. 
Au Lesotho, le développement rural est la première priorité, illustré par 
le Programme national visant à l'élimination de la pauvreté. Ses deux 
composantes sont le renforcement des capacités et l'autonomisation des 
collectivités locales par le biais de la formation et la participation 
populaire. Il est important de souligner ici que les efforts nationaux 
entrepris au Lesotho ont bénéficié du complément indispensable que 
représente la coopération internationale.  

                           (à suivre)  



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	M. ROBERTO COSTLEY WHITE, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DU LOGEMENT 
DU MOZAMBIQUE: pour assurer le succès des nombreuses actions qu'il a 
entreprises depuis le retour à la paix au pays, le Mozambique a besoin d'un 
important financement qui dépasse ses capacités actuelles. La communauté 
internationale a d'ores et déjà apporté une précieuse contribution au 
financement de nos efforts et nous espérons que celui-ci augmentera à 
l'avenir. Le Mozambique a réussi avec succès la transition de la guerre à 
la paix et à la démocratie, le passage de l'urgence au développement. La 
route est longue. Elle requiert nécessairement l'amélioration des 
établissements humains du Mozambique aussi bien dans les zones rurales 
qu'urbaines. Le Mozambique a donné la priorité au partenariat avec le 
secteur privé. Il a, par conséquent, créé et développé un environnement 
favorable aux  investissements nationaux et étrangers. Il considère que le 
logement est un besoin fondamental. Il est convaincu que les résultats 
d'Habitat II seront extrêmement importants pour la durabilité des 
établissements humains à travers le monde, en particulier sur son 
territoire. Les documents que nous approuverons à l'issue de cette 
conférence sont primordiaux et décisifs pour la réalisation de ces 
objectifs. Cependant, il nous faut faire de notre mieux pour parvenir 
effectivement au compromis atteint lors de cette conférence et pour 
traduire concrètement ses recommandations.

	M. PAL KARA, MINISTERE, SECRETAIRE D'ETAT ADJOINT: les questions du 
fonctionnement des autorités locales, de la modernisation de la 
planification urbaine, de la participation des divers groupes sociaux à la 
prise de décision sont de plus en plus mises en évidence. Ce sont justement 
ces défis qui sont à l'origine d'Habitat II. La Hongrie est convaincue que 
les recommandations d'Istanbul sont à même de permettre la réalisation des 
objectifs de la modernisation, de la planification du développement urbain 
et du développement durable. La Hongrie estime que les travaux de la 
Commission des Nations Unies sur les établissements humains sont de grand 
bénéfice. Elle s'engage dans ce contexte à apporter toute l'assistance au 
centre d'Habitat à Budapest. 


	M. JAWAD SALIM AL-ARAYED, MINISTRE D'ETAT DU BAHREIN: nos économies 
et nos sociétés bénéficient et souffrent à la fois de l'urbanisation 
croissante de nos pays. Manama, la capitale du Bahreïn, qui n'est pourtant 
pas un pays grand, a l'une des plus fortes densités démographiques du 
monde. C'est pourquoi, le Bahreïn a entrepris de créer deux nouvelles 
villes. Le lancement de ce projet lui a d'abord permis de constater que les 
villes ne peuvent être construites isolément des autres communautés. Il a 
pu ensuite appréhender le fait que tout processus de planification urbaine 
doit comprendre, évaluer et programmer les connexions entre les centres de 
population. Cela lui a également rappelé que les personnes, qu'elles soient 
jeunes ou vieilles, vivent dans les villes. Or, quelques fois, les 
architectes et urbanistes semblent oublier cette donnée fondamentale. 
Enfin, chaque ville et chaque société étant unique, il faut veiller à 
maintenir les éléments de cette unicité qui définissent la société et la 
communauté tout en satisfaisant les besoins des peuples qui y vivront. 
C'est pourquoi, nous devons humaniser nos architectures, offrir des 
structures qui non seulement répondent aux besoins fondamentaux de l'homme, 
mais stimulent l'élévation spirituelle et intellectuelle de chacun des 
membres de nos sociétés.
                           (à suivre)  



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	M. FRANCISCO GONZALEZ, MINISTRE DE L'URBANISME DU VENEZUELA: le taux 
d'urbanisation élevé en Amérique latine doit devenir un avantage 
comparatif. Les pays de l'Amérique latine et des Caraïbes s'engagenet à 
combler le déficit en logements des familles à faible revenu. A l'instar 
d'autres pays de la région, le Venezuela fait face à une crise économique 
qui l'a obligé à adopter des mesures drastiques contenues dans l'Agenda 
pour le Venezuela, en vue de vaincre l'inflation et le déficit budgétaire. 
Il s'agit toutefois de s'assurer que toute politique économique tienne 
désormais compte de la dimension urbaine pour être véritablement durable et 
éviter ainsi la répétition des crises. Le Venezuela saisit cette occasion 
pour apporter son soutien au Programme pour l'habitat qui sera adopté.  


	M. FERNAND BODEN, MINISTRE DU LOGEMENT DU LUXEMBOURG: il n'existe 
guère d'exemple de développement urbain de grande envergure réussi. Au 
contraire, les centres urbains les plus importants reconnaissent la défaite 
de leurs stratégies. Il ne peuvent plus répondre aux besoins de logements, 
de transport, de sécurité et de gestion de l'environnement, 
particulièrement en matière d'eau potable, d'air propre et d'élimination 
des déchets. La Conférence d'Istanbul constitue pour l'être humain une 
chance réelle pour redécouvrir l'habitat, pour accorder à toutes les 
populations leur propre droit à un habitat adéquat. Pour ce faire, il faut 
rétablir et conserver la dualité de l'habitat urbain et de l'habitat rural 
moyennant la restauration de l'équilibre entre ces deux systèmes de vie 
complémentaires. Nous sommes conscients que, pour réaliser le développement 
durable des établissements humains à l'échelle mondiale, la solidarité et 
la coopération internationales sont essentielles et indispensables. 
L'exercice de cette coopération internationale devrait dépasser la simple 
conduite d'une réflexion commune en matière d'aménagement du territoire, de 
logement, de protection de l'environnement, de développement social et 
économique. Elle devrait viser à élaborer et réaliser des projets de 
développement communs et à définir les conditions d'une coopération 
pratique au-delà des frontières et des continents.

	
	MME. ELISSAVET PAPAZOE, VICE-MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT, DE 
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DES TRAVAUX PUBLICS DE LA GRECE: bien que la 
Grèce ne connaisse pas de problèmes de logement, les récents 
bouleversements survenus en Europe orientale ont entraîné l'arrivée de plus 
d'un demi-million d'immigrants clandestins, provoquant des pressions sur le 
secteur de la construction. La Grèce serait capable de multiplier ses 
efforts en vue d'améliorer ses villes si elle n'était pas forcée de 
consacrer plus de 7% de son budget national à la défense en raison des 
menaces constantes dont elle est l'objet. 


	M. CENSU GALEA, MINISTRE DU LOGEMENT DE MALTE: Malte a l'une des plus 
fortes densités démographiques du monde, puisque près de 400 000 personnes 
gagnent leur vie, ramassent leurs récoltes et passent leurs loisirs sur les 
316 kilomètres carrés des trois îles qui composent son territoire. La 
politique de logement de mon gouvernement tend à faciliter le plus possible 
l'accession des familles à la propriété, ainsi qu'à leur offrir un logement 
décent. Malte croit au développement

                           (à suivre)  



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durable. Le pays s'est doté d'un Plan structurel qui détermine les 
utilisations durables des terres. Une assistance publique est également 
mise en place afin d'encourager la rénovation des logements anciens pour 
assurer la disponibilité de logements abordables. La politique de logement 
et de développement reconnaît tant le rôle des secteurs privé que  public. 
Inspiré par le principe de solidarité, mon pays s'engage à soutenir 
fermement les initiatives et recommandations 
d'Habitat II qui visent à rendre nos sociétés plus humaines et nos 
établissements urbains habitables.

	M. DONTCHO KONAKTCHIEV, VICE-PREMIER MINISTRE DE LA BULGARIE: la 
Bulagrie a élaboré une stratégie du développement urbain et territorial 
d'ici à l'an 2010. La nouvelle stratégie vise à dépasser les conséquences 
négatives de la planification antérieurement en vigueur. Sofia a accueilli 
en octobre 1995 la troisième conférence ministérielle sur le thème de 
l'environnement en Euope qui a permis la synthèse des progrès et des 
propositions pour la promotion du futur plan pour l'Europe centrale et 
orientale. La stratégie nationale en matière de développement des 
établissements humains respecte les critères en vigueur en Europe en 
matière de planification territoriale et les principes de politique 
durable. 

	M. K. S. SHARMA (INDE): l'Inde s'est dès le début fortement impliquée 
dans le processus préparatoire d'Habitat II. Elle estime qu'à Istanbul, il 
ne faut pas seulement réaffirmer l'importance de la coopération 
internationale en matière d'accès à tous d'un logement décent et de 
développement durable des établissements humains dans un monde de plus en 
plus urbanisé, mais aussi définir les voies et les moyens de renforcer une 
telle coopération. Le développement du logement en milieu rural est une 
priorité de l'Inde dans la mesure où près de 75% de sa population y habite. 
Au cours des prochaines décennies, nos politiques viseront à réduire le 
nombre de personnes sans abri grâce à la mise à la disposition des 
différents groupes de revenus de terrains viabilisés et de financements 
adéquats. D'ores et déjà, l'Inde a couplé ses programmes de logement avec 
ses programmes d'élimination de la pauvreté afin que l'amélioration des 
revenus et des logements devienne une activité intégrée. Demain, nous 
adopterons la Déclaration d'Istanbul et le Plan mondial d'action et nous 
fixerons la mission qu'il nous faudra remplir au cours des 25 prochaines 
années. On peut déjà affirmer que l'un des plus grands succès de cette 
conférence est la réaffirmation de la nécessité de faire que le droit au 
logement devienne à terme un droit fondamental à part entière. L'Inde 
attache une importance toute aussi grande aux droits économiques, sociaux, 
culturels que politiques. Pour elle, le Programme pour l'habitat est un 
appel mondial en faveur d'une action à tous les niveaux.

	M. VALENTIN CUNEV, VICE-PREMIER MINISTRE DE MOLDOVA: s'il est vrai 
que la coopération internationale ne saurait être la panacée de nos 
problèmes, elle pourrait devenir l'élément catalyseur du processus positif 
lancé en faveur de la promotion d'opportunités économiques. Les problèmes 
de Moldova sont non seulement dûs au manque de mécanismes financiers 
adéquats mais également à un faible niveau de connaissance dans les 
domaines de la planification régionale et municipale. Moldova est prête à 
créer les conditions d'un environnement favorable à la coopération 
internationale avec de nombreux partenaires. 


                             (à suivre)




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	M. CHERIF CHAKO, MINISTRE DE L'EQUIPEMENT ET DES INFRASTRUCTURES DU 
NIGER, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE ADRESSE PAR LE PRESIDENT,
M. IBRAHIM MAINASSAR BARE: les villes sont devenues des lieux de refuge des 
exclus, des déçus en quête d'espoir. Les villes du prochain siècle doivent 
cesser d'être des espaces d'une autre déception. Elles doivent être des 
espaces d'harmonie des pensées et d'actions des citoyens qui les habitent. 
Habitat II constitue le cadre approprié pour attirer plus que vivement 
l'attention de la communauté internationale sur la question du financement 
des établissements humains en général et sur celui de l'amélioration du 
patrimoine existant en particulier. Habitat II est un excellent cadre pour 
susciter une prise de conscience mondiale et nationale sur les problèmes 
que vivent nos établissements humains. Pour prendre part à ce grand 
rendez-vous de l'histoire, le Niger a élaboré un rapport sur la situation 
des établissements humains et adopté un plan d'actions national qui doit 
permettre d'améliorer les conditions de vie et d'habitat des Nigériens. Il 
convient cependant de ne pas interpréter Habitat II comme un développement 
des centres urbains aux dépens de nos campagnes. Le plan d'action mondial 
d'Habitat doit entre autre favoriser: le processus de partenariat et de 
participation communautaire; l'identification de mécanismes adéquats de 
financement de l'habitat et de l'urbanisation; l'encouragement à une 
gestion foncière et urbaine équitable et durable; l'implication des espaces 
urbains dans la lutte contre la pauvreté et la misère; la prise en compte 
des groupes vulnérables; et la préservation de l'environnement.

       
	M. SURAPONG POSAYANOND (THAILANDE): un tiers de la population 
thaïlandaise est urbanisée et ce chiffre sera de 50% en l'an 2005. Dans la 
mesure du possible, la Thaïlande cherchera à développer ses villes 
régionales afin de réduire les disparités et la pauvreté rurale. Elle 
encourage le développement de son réseau urbain de manière à améliorer le 
bien-être des populations rurales et urbaines. L'éducation et les 
infrastructures de communications dans les zones rurales méritent d'être 
améliorées. La politique thaïlandaise vise à encourager le concept de 
partenariat entre les secteurs public d'une part et privé, les ONG et les 
autorités locale d'autre part, en vue de l'amélioration du logement de 
tous.  
	
	M. HABIB J. HAYAT, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET MINISTRE D'ETAT 
CHARGE DU LOGEMENT DU KOWEIT: le monde arabe étant le berceau des premières 
civilisations, le Koweït, à travers les politiques qu'il a mises en place, 
déploie des efforts pour le protéger. Son gouvernement essaie de faciliter 
l'accès des familles à un logement décent. Dans ses programmes, il cherche 
à mettre l'accent sur les femmes et sur les jeunes qui constitueront les 
communautés de demain. Il essaie de tenir compte du droit des générations 
futures à utiliser les ressources naturelles. Tous les droits fondamentaux 
constituent la pierre angulaire d'une société stable et du développement 
durable. Le droit international doit se fonder sur l'équité et sur la 
solidarité, notamment en cas de catastrophes naturelles. Le Koweït vise à 
favoriser la venue de capitaux étrangers afin de reconstruire le pays qui a 
été

                           (à suivre)




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ravagé par la guerre. Pour sa part, la communauté internationale doit 
veiller à protéger l'héritage mondial que représentent des villes telles 
que Jérusalem. Elle doit, de même, envisager la création d'un fonds spécial 
pour les pauvres afin de les aider à accéder à un logement décent.  


	M. JOHN HUMPHREY, MINISTRE DU LOGEMENT ET DES ETABLISSEMENTS HUMAINS 
DE TRINITE-ET-TOBAGO: les parties pauvres de Port-of-Spain vivent toujours 
dans des conditions aussi précaires. Habitat II a reconnu la valeur des 
meilleures pratiques. Les ressources ne sont pas dirigées pour servir les 
besoins de l'ensemble de la population du monde. Les disparités augmentent. 
La notion de valeur est toute relative. Le logement est un droit de tous. 
Je propose qu'après Habitat II, l'on demande aux Nations Unies d'organiser 
un Sommet sur le système monétaire. Une telle rencontre pourrait peut-être 
répondre à la question de savoir quel est l'homme qui a le plus de valeur. 
Il faut espérer qu'Habitat III, quand elle se tiendra, sera une Conférence 
de réjouissance.  


	M. PABLO VIGIL ICAZA, MINISTRE DE LA CONSTRUCTION ET DES TRANSPORTS 
DU NICARAGUA: la tenue d'Habitat II marque une nouvelle étape. Tous les 
gouvernements de la communauté internationale, les secteurs organisés et 
les Nations Unies font preuve de compromis et manifestent leur volonté 
d'intégrer les concepts du logement à la problématique plus large du 
développement afin d'améliorer les conditions de vie de nos populations. 
Dans ce contexte, il convient de rappeler la proposition qu'a faite le 
Chili, au nom des Etats d'Amérique latine et des Caraïbes, afin que le plan 
d'action régional dont s'est doté la zone soit repris intégralement dans le 
plan mondial d'action du Programme pour l'habitat. Le Nicaragua a adopté un 
Plan national d'action pour les années 1996-2000 qui est le fruit des 
efforts conjoints de tous les acteurs concernés. A partir de 1990, le 
gouvernement qui a hérité d'une situation économique particulièrement 
dégradée en raison de la guerre qu'a connue le pays, a initié un processus 
de relance économique, de réconciliation nationale et de renforcement des 
institutions. Dès 1993, la Banque du logement du Nicaragua a lancé des 
projets de construction de logements sociaux. De même, une Commission 
nationale du logement et des établissements humains a été mise sur pied. 
Nous sommes convaincus que les efforts consacrés à l'élaboration de notre 
plan national seront fortement utiles pour l'examen et la mise en oeuvre 
des accords et compromis qui seront adoptés par Habitat II. Il importe de 
rappeler l'importance de la coopération internationale multilatérale et 
bilatérale pour l'application des programmes relatifs au logement et aux 
établissements humains des pays en développement.


	M. JOSEF ZLOCHA, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT DE LA REPUBLIQUE 
SLOVAQUE: les préoccupations en faveur de l'environnement ont encouragé la 
Slovaquie à adpoter une politique nationale en la matière, approuvée par le 
Parlement en 1993. Ses principes s'appliquent d'ores et déja aux 
établissements humains. Le projet national de l'aménagement du territoire 
vise en particulier à harmoniser le développemnt régional et social avec 
les potentialités régionales existantes; le soutien

                           (à suivre)



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économique et la stabilisation des régions les moins avancés; et un 
développement équilibré entre les communautés urbaines et rurales. Depuis 
1990, les communes ont acquis des pouvoirs importants susceptibles 
d'influencer leur développement futur.     


	M. BALA RAM GHARTI MAGAR, MINISTRE DU LOGEMENT ET DE L'AMENAGEMENT DU 
TERRITOIRE DU NEPAL: l'amélioration de notre habitat nécessite une 
mobilisation collective de la sagesse et des ressources d'une nation, des 
nations entre elles, des gouvernements centraux et locaux, des secteurs 
publics et privés, des organisations non gouvernementales et 
communautaires, des universités, des responsables de la société civile et 
des personnalités influentes. La promesse d'un plus grand comfort et d'une 
meilleure satisfaction de leurs besoins attire de plus en plus de personnes 
dans les villes. Le Népal est confronté aux nombreux problèmes qui 
découlent de ce phénomène. Il a activement participé au processus 
préparatoire d'Habitat II. Pour lui, la Conférence intervient à un moment 
opportun, alors qu'il met en oeuvre son neuvième Plan de développement. Il 
serait malheureux que tous les engagements pris à Istanbul restent sans 
effets, soient éphémères. Le renforcement de la coopération, la 
mobilisation de ressources supplémentaires et le développement des 
transferts de nouvelles technologies au profit des pays les plus 
désavantagés et enclavés et les moins avancés exigeront de notre part le 
respect de nos objectifs communs d'un logement décent pour tous et d'un 
développement durable des établissements humains. La communauté 
internationale devrait accorder une attention particulière aux 
établissements humains des régions montagneuses écologiquement fragiles 
telles que l'Himalaya.


	M. E.C. CHIKOWORE, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DU LOGEMENT 
NATIONAL DU ZIMBABWE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU PRESIDENT ROBERT 
MUGABE: l'opportunité de la Conférence Habitat II mérite d'être mentionnée. 
Le Zimbabwe adhère pleinement aux buts et principes de la Conférence et 
reconnaît le droit des individus à un logement décent dans les zones 
urbaines et rurales. A cet égard, le pays s'est doté d'un Plan d'action qui 
guidera les efforts de la nation en faveur de l'amélioration des 
établissements humains au cours des 15 prochaines années. Dans le cadre du 
programme de lutte contre la pauvreté, des mesures ont été prises pour 
améliorer les conditions de vie des femmes et des autres groupes 
vulnérables. Le Zimbabwe reconnaît que la mise en oeuvre de ses plans de 
développement lui incombe en premier lieu. Il saisit toutefois cette 
occasion pour souligner que les contraintes de la transition économique et 
des catastrophes naturelles comme la sécheresse, appellent la participation 
de la communauté internationale. 

	M. DINOS MICHAELIDES, MINISTRE DE L'INTERIEUR DE CHYPRE: jusque dans 
les années 30, l'aspect le plus important du développement de la population 
à Chypre n'était pas la croissance de la population urbaine, mais 
l'accroissement du nombre de personnes qui vivaient en zone rurale. Après 
la deuxième guerre mondiale, le pays a connu de très forts taux 
d'urbanisation, qui sont passés de 26% en 1946 à 42% en 1973. Les progrès 
considérables que Chypre a accomplis après l'indépendance en 1960 ont été 
stoppés par l'invasion turque en 1974,

                             (à suivre)  



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l'occupation de 37% de son territoire par l'armée turque et l'expulsion de 
200 000 personnes de leurs foyers ancestraux. Les propriétés abandonnées 
par les Chypriotes grecs ont été distribuées par les forces d'occupation à 
d'autres que leurs propriétaires légaux, y compris à des soldats et à des 
colons illégaux venus de Turquie estimés à 70 000. Le processus de 
colonisation continue.

	Confronté à un situation aussi tragique et pressante, le gouvernement 
de la République de Chypre a mis en oeuvre des mesures immédiates pour 
répondre aux besoins socio-économiques des réfugiés, qui représentaient un 
tiers de la population totale du pays. Dans le même temps, il a formulé et 
mis en place une stratégie à long terme, de façon à accroître et à 
améliorer le parc immobilier. La politique de logement mise aujourd'hui en 
oeuvre par le gouvernement met toujours l'accent sur la population 
déplacée. Les conditions de logement à Chypre sont satisfaisantes pour la 
plupart de la population, reflétant le niveau de vie relativement 
comfortable dont jouit la population. Cependant, certains problèmes 
fondamentaux demeurent tels que les difficultés rencontrées par les foyers 
de non-réfugiés, dont la plupart ont des revenus faibles ou moyens.

	Nous croyons que dans la recherche de nouvelles politiques, 
programmes et approches, l'humanité peut profiter de l'échange 
d'expériences. Cela peut s'opérer grâce à une coopération internationale 
accrue, à travers notamment la conclusion d'accords bilatéraux et 
multilatéraux.

	Alors que le gouvernement de Chypre continue à combattre le problème 
des familles de réfugiés en vue de rendre leurs vies la plus confortable 
possible, la solution politique du problème de Chypre reste sa plus grande 
priorité. Dans ce but, nous avons fait une série de propositions 
constructives sur la démilitarisation de Chypre qui envisagent le retrait 
des troupes et des colons étrangers, le démantèlement de la Garde nationale 
et l'utilisation de tout l'argent épargné au développement en faveur de 
l'ensemble de la population et plus particulièrement de celle des zones les 
moins développées.


	M. VANN MOLYVANN, MINISTRE D'ETAT CHARGE DE LA CULTURE ET DES BEAUX 
ARTS, DE L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE L'URBANISME ET DE LA CONSTRUCTION 
DU CAMBODGE: aujourd'hui, le Cambodge est engagé dans une période de 
reconstruction et la question des établissements humains y tient une place 
centrale. Mais les années dramatiques ont laissé le pays exsangue. Grâce à 
l'aide internationale, bilatérale et multilatérale, qui fournit un effort 
financier et technique depuis trois ans, la reconstruction des 
infrastructures, le soutien à l'économie rurale et urbaine et au 
fonctionnement de l'administration ont pu démarrer. Dans le domaine de 
l'habitat qui connaît pourtant une situation dramatique avec 20% de la 
population urbaine installée dans des abris très précaires et 80% dans des 
logements surpeuplés, les projets sont plus lents à démarrer mais nous 
allons commencer d'ici quelques semaines un projet de développement 
communautaire et de réhabilitation d'un quartier très pauvre.


                         (à suivre)




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	Ce projet pilote, conduit par le Centre Habitat et réalisé en
co-financement avec le Gouvernement britannique, est extrêmement important 
car il permettra, à partir d'une action concrète, de mettre en place des 
politiques d'habitat et d'aménagement urbain intégrant toutes les 
composantes et tous les acteurs sociaux nécessaires à l'amélioration des 
conditions de vie des habitants des quartiers pauvres. Dans ce contexte, 
les débats de cette conférence et le Programme pour l'habitat seront des 
guides et une aide précieuse dans la définition de notre propre politique, 
pour un développement durable des établissements humains et la réduction de 
la pauvreté.

	Or, l'organisation et l'action ont fait naître au sein des 
populations pauvres de grands espoirs de changement de leur condition de 
vie. Mais, comment répondre à leurs besoins et mobiliser les capitaux 
nécessaires lorsque le pays ne dispose méme pas des ressources nécessaires 
au fonctionnement minimum de l'Etat et des Municipalités? Le Cambodge 
voudrait insister sur la nécessité de développer la solidarité mondiale, 
d'amplifier et de diversifier la coopération internationale pour que tous 
les pays puissent espérer voir au moins une partie du « Programme pour 
l'habitat » devenir réalité.Il est le lieu de souligner l'importance des 
coopérations initiées par les villes des pays développés. Au Cambodge il 
s'agit notamment de la coopération entrec les Villes de Paris et de Phnom 
Penh.

	M. CHARLIE NAKO, MINISTRE DES AFFAIRES INTERIEURES DU VANUATU: le 
Vanuatu, qui est un l'un des petits Etats insulaires de l'océan Pacifique, 
a des ressources limitées et une faible population. Ainsi, 80% de sa 
population vit dans les zones littorales. Le pays est souvent victime de 
catastrophes naturelles telles que les cyclones, les séismes et les 
éruptions volcaniques. Le Gouvernenent du Vanuatu ne peut à lui seul 
assouvir les besoins de son peuple. Il doit jouer un rôle d'habilitation et 
mettre en place des politiques, des institutions et des cadres légaux. 
Conscient des besoins de notre peuple et du développement de notre pays, 
nous nous rendons aussi compte des difficultés à atteindre les objectifs 
fixés, à cause du manque de ressources financières, de connaissances 
technologiques, de capacités humaines et de ressources matérielles. Nous 
faisons appel à la communauté internationale pour nous aider dans le but de 
mettre en place un développement économique soutenu. La communauté 
internationale a à cette conférence, une technique de collaboration qui 
sans le moindre doute a déjà fait preuve de sa convenance et de son 
utilité. Nous devons intensifier notre coordination, aussi bien au sein que 
parmi les régions. Nous avons tous l'intention de faire ainsi, car l'enjeu, 
n'est pas seulement le développement durable de nos économies, mais aussi 
dans plusieurs cas, de notre survie.

	M. LEONARDO KAM (PANAMA): le logement, pierre angulaire de la 
famille, est un droit social reconnu dans la Constitution. Tous les 
citoyens de Panama doivent jouir des mêmes droits. Ainsi, de la propriété 
de la terre. Le Panama s'engage devant la communauté internationale à 
fournir un logement digne à chaque Panaméen; à redoubler d'efforts pour 
trouver les mécanismes susceptibles d'élargir l'offre de logements; 
éliminer les établissements illégaux et faire de leurs habitants des 
citoyens jouissant du droit à la propriété à un logement décent; et 
promouvoir le cadastre et la propriété foncière. 

                         (à suivre)     




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	M. HASINUR RAHMAN (BANGLADESH): les défis de l'urbanisation 
anarchique et galopante sont bien connus au Bangladesh. La solution des 
maux qui l'accompagnent requiert une coopération régionale et 
internationale. Au niveau national, le Bangladesh a défini les champs 
d'action prioritaires, en l'occurence l'élimination de la pauvreté, le 
développement communautaire, l'accès à un logement décent, le renforcement 
des droits des femmes, et la protection de l'environnement. Le Bangladesh 
émet l'espoir qu'il quittera Istanbul armé de solides engagements. 
Toutefois, ceux-ci doivent être accompagnés d'une assistance financière et 
technique de source bilatérale et multilatérale, nécessaire à la mise en 
oeuvre des projets et programmes au Bangladesh. 


	M. OSCAR KAFATTI (HONDURAS): Honduras reconnaît dans sa constitution 
la nécessité de disposer d'un logement comme besoin fondamental de ses 
citoyens. C'est pourquoi, le Gouvernement du Honduras appuie sans réserve 
les deux thèmes centraux
d'Habitat II. Il a adopté un plan de transformation de sa structure 
étatique. Il s'est fixé pour objectif la réduction de l'appareil étatique, 
notamment en ce qui concerne la sécurité et l'administration. Il a créé un 
fonds social pour le logement qui a pour but le développement des zones 
résidentielles en milieux rural et urbain. Il a également établi un régime 
des investissements privés. Si la coopération internationale est importante 
pour réaliser les objectifs d'um logement décent et d'établissements 
humains durables, il faut toutefois veiller à ce que chaque pays dispose 
d'une économie et d'un développement durables.


	M. HAILE ASSEGIDE, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DU DEVELOPPEMENT 
URBAIN DE L'ETHIOPIE: le projet de Programme pour l'habitat montre que les 
problèmes des pays en développement sont graves. Il convient de favoriser 
la coopération internationale afin de renforcer les établissements humains 
aux niveaux nationaux. La situation de l'Ethiopie ressemble à celle de 
nombreux pays en développement. Ayant mis fin en mai 1991 à plus de 20 ans 
de guerre, elle a pu adopter une politique nationale du logement qui a 
notamment pour but de coordonner et de maîtriser les activités de 
construction des logements, d'effectuer une étude sur l'état de 
l'environnement, de décentraliser les pouvoirs et d'améliorer la situation 
des zones urbaines. Les établissements humains doivent faire l'objet de 
politiques qui tiennent compte des spécificités de chaque pays tout en 
ménageant un rôle important aux Nations Unies à l'échelle mondiale. Nous 
espérons qu'Habitat II tiendra compte des intérêts de tous les pays, 
notamment des pays en développement de façon à favoriser l'émergence 
d'établissements humains durables.



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Droits de réponse


	LE REPRESENTANT DE LA TURQUIE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: 
s'agissant de la question de Chypre qui a été évoquée précdémment par un 
intervenant, des affirmations ont été faites qui exigent une réponse de ma 
délégation, qui a eu la possibilité de présenter récemment sa position sur 
la question. Les représentants de la soi-disante République de Chypre 
parlent seulement au nom des Chypriote grecs. Ils ne peuvent pas 
représenter tous les Chypriotes. Depuis décembre 1963, la prétendue 
République de Chypre qui ne regroupe que des Chypriotes grecs a dénié tout 
droit aux Chypriote turcs. Ceux-ci ont été déplacés et ont vécu dans la 
peur pendant 11 ans ce qui a entraîné le conflit de 1974 et ceux qui ont 
suivi. Le représentant de la République de Chypre a évoqué une occupation 
imaginaire de la Turquie, car celle-ci assure une présence en vertu de 
l'accord de garantie qu'elle a signé. Ce sont les Chypriotes grecs qui ont 
refusé les propositions de conclusion de pactes de non aggression. 


	LE REPRESENTANT DE CHYPRE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: a souhaité 
apporter des éclaircissements sur l'intervention que le Ministre de 
l'intérieur de Chypre avait faite précédemment. Les commentaires du 
Ministre étaient très clairs et visaient à faire état de la situation qui 
résulte de l'occupation par la Turquie de notre pays à la suite de 
l'intervention de 1974. La République de Chypre a été créée en 1960. Elle 
est reconnue par tous les pays du monde, à l'exception de la Turquie. En 
1963, les Chypriotes turcs n'ont pas été expulsés, mais ont suivi une 
politique d'auto-isolement que leur a dictée la Turquie. Le Ministre de 
l'intérieur de la République de Chypre a fait cet après-midi, à la fin de 
son intervention une proposition visant à la démilitarisation de Chypre 
dont il faut tenir compte.


	LE REPRESENTANT DE LA TURQUIE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: une 
nouvelle fois le représentant de la République de Chypre a déformé la 
réalité. La soi-disante République de Chypre est un Etat inconstitutionnel 
et illégal administré seulement par des Chypriotes grecs. Il importe de 
parvenir à un accord politique négocié acceptable par les deux parties.


	LE REPRESENTANT DE CHYPRE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: le 
représentant de la Turquie devrait lire le rapport du médiateur des Nations 
Unies qui date des années 1963/1964. Il convient également de rappeler les 
résolutions 541 (1983) et 550 (1984) du Conseil de sécurité qui condamnent 
les actions de sécession de Chypre.


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