12 juin 1996
Service des
Informations
et des Accrédidations
HAB/IST/21
HABITAT II : LA PLENIERE POURSUIT SON
DEBAT DE HAUT NIVEAU
Conférence HABITAT II HAB/IST/21
14ème séance (après-midi et soir) 12 juin 1996
HABITAT II : LA PLENIERE POURSUIT SON DEBAT DE HAUT NIVEAU
La Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies
sur les établissements humains (Habitat II) a poursuivi cet
après-midi et ce soir, sous la présidence de M. Emre Gönensay,
Ministre des affaires étrangères de la République de Turquie,
son débat de haut niveau qu'elle avait entamé dans la matinée.
A ce titre, la Conférence a entendu les allocutions de
M. Sali Berisha, Président de la République d'Albanie et de
M. Alzubeir M. Salih, Vice-Président de la République du
Soudan. M. H. Bagratian, Premier Ministre de la République
d'Arménie, Manuel Saturnino de Costa, Premier Ministre de la
République de Guinée-Bissau, M. Barkat Gourad Hamadou, Premier
Ministre de la République de Djibouti, M. Antoine Nduwayo,
Premier Ministre de la République du Burundi, M. Zou Jiahua,
Vice-Premier Ministre de la République populaire de Chine et
M. Eric Adriko,
Vice-Premier Ministre de la République de l'Ouganda (donnant
lecture d'un message adressé par le Président de la
République, M. Yoweri Kaguta Museveni) ont également fait une
déclaration.
La Plénière a également entendu, au titre de son débat de
haut niveau les personnalités suivantes : M. Kwamena Ahwoi,
Ministre des collectivités locales de la République du Ghana;
M. Fabio Giraldo Isaza, Ministre du logement, du développement
urbain et de l'eau potable de la République de Colombie; M.
Rakad Bin Salem Bin Hamad Bin Rakad, Ministre des travaux
publics et du logement des Emirats arabes unis; M. Akbar
Tandjung, Ministre d'Etat au logement social de d'Indonésie;
M. Edgar Arroyo, Ministre du logement et des établissements
humains du Costa Rica; M. Antonio Di Pietro, Ministre des
travaux publics de l'italie (au nom des Etats Membres de
l'Union européenne); M. Pekka Haavisto, Ministre de
l'environnement de Finlande; M. Efim Vladimirovich Basin,
Ministre des travaux publics de la Fédération de Russie
(donnant lecture d'un message du Président Boris Elstine); M.
Jorgen Andersson, Ministre de l'intérieur de la Suède.
(à suivre)
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Les ministres des pays suivants ont également participé
au débat de haut niveau : M. Ting Chew Peh, Ministre du
logement et des collectivités locales de la Malaisie; M.
Francisco Albornoz, Ministre du développement urbain et du
logement de l'Equateur; Mme Sankie Dally Mthembi-Nkondo,
Ministre du logement de l'Afrique du Sud; M. Easton Douglas,
Ministre de l'environnement et du logement de la Jamaïque; M.
Joseph Kaboré, Ministre des infrastructures, de l'habitat et
de l'urbanisme du Burkina Faso; M. Ali Chaouch, Ministre de
l'équipement et de l'habitat de la Tunisie; M. Charles
Ntakirutinka, Ministre des travaux publics et de l'énergie de
la République Rwandaise; M. George Payne, Ministre des travaux
publics, des transports et du logement de la Barbade.
La Plénière a aussi entendu les déclarations des membres
des gouvernement des Etats suivants : M. Andres Liptstok,
Ministre de l'économie de l'Estonie; M. Yankuba Touray,
Ministre des collectivités locales et des ressources foncières
de la Gambie; M. Licenciado Freddy Teodovich Ortiz, Ministre
du développement humain de la Bolivie; M. Bennie Himainza
Wycliff Mwinga, Ministre des colléctivités locales et du
logement de la Zambie (donnant lecture d'un message adressé
par le Président la République,
M. Frederick J.T. Chiluba); M. Abdul Rahman Kamara, Ministre
des ressources foncières, du logement, de l'urbanisme et de
l'aménagement du territoire de la Sierre Leone; M. Ismail
Shafeeu, Ministre de la planification, des ressources humaines
et de l'environnement des Maldives.
La Plénière a également entendu les déclarations des
membres de gouvernenent suivants : M. Hidefumi Minorikawa,
Vice-Ministre parlementaire chargé de l'Office foncier
national du Japon;
M. Ricardo Goubaud Solórzano, Vice-Ministre du logement du
Guatemala; M. Reginald Morrels, Secrétaire d'Etat à la
coopération et de la Belgique; M. Carlos Rojas, Sécrétaire du
développement social du Mexique; M. Bhaskaran Nair, Secrétaire
permanent par intérim chargé du logement des Fidji.
Les représentants de l'Espagne, de l'Australie, de
l'Iraq, et de Belize ont également pris la parole.
La Conférence poursuivra son débat de haut niveau demain,
jeudi 13 juin, à partir de 10 heures.
(à suivre)
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Poursuite du débat de haut niveau
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE D'ALBANIE, M. SALI
BERISHA: l'aide extérieure a constitué le principal apport qui
a permis à l'Albanie de dépasser les difficultés inhérentes à
la transition post-communiste. Aujourd'hui, l'Albanie souhaite
regagner la place qui est la sienne en Europe. Les thèmes de
la Conférence d'Habitat II sont caractéristiques de la réalité
albanaise. Environ, 30% de la population requiert en effet une
amélioration de ses conditions de logement. Qui plus est, le
pays connaît un rythme incontrôlée d'urbanisation, qui
s'illustre par une immigration massive vers d'autres pays et
un exode rural en provenance des régions septentrionales. En
fait, le village se déplace vers la ville, traînant avec lui
son lot de problèmes socio-économiques. Il est dans ces
conditions difficile pour l'Etat de contrôler ces mouvements
de population, plus mécaniques que naturels. Eu égard à ces
problèmes, l'Albanie représente peut-être l'exemple typique
des questions à l'ordre du jour de la présente Conférence.
Pays pauvre, l'Albanie a cruellement besoin d'investissements
et d'une assistance technique pour l'élaboration de
politiques, stratégies et projets nécessaires à son
développement futur.
M. HRANT BAGRATIAN, PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE
D'ARMENIE: le stade actuel de développement de l'Arménie se
caractérise par des réformes économiques, sociales et
politiques ainsi qu'une transition vers l'économie de marché.
L'Assemblée nationale a récemment adopté une nouvelle
structure administrative régionale pour la République afin de
décentraliser le pays. Le développement urbain de l'Arménie
dépend de la résolution de certains problèmes notamment de
l'instauration d'un équilibre entre les moyens de production
et la répartition de la population, la reconstruction des
zones ravagées par les tremblements de terre, la construction
de logements décents pour les réfugiés et les groupes
vulnérables, la stabilisation des infrastructures urbaines et
la solution aux problèmes de protection de l'environnement.
L'Arménie est active au niveau international à travers
des relations bilatérales qu'elle entretient avec d'autres
pays et les organisations internationales. L'Arménie est
convaincue que les décisions d'Habitat II en ce qui concerne
le développement durable des établissements humains, la
gestion foncière, la politique de logement et les autres
questions relatives au développement urbain et à la
construction, sont de nature à promouvoir les relations
bilatérales, ainsi qu'à renforcer l'efficacité de la
Commission des Nations Unies sur les
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établissements humains. L'Arménie demande à la Commission
d'avoir une approche régionale de ces questions. Une attention
particulière doit être accordée aux pays en transition.
M. MANUEL SATURNINO DA COSTA, PREMIER MINISTRE DE GUINEE-
BISSAU: il s'agit d'apporter des solutions adéquates pour
éradiquer la pauvreté et le sous-développement. La Guinée-
Bissau reconnaît l'énorme effort entrepris par le système des
Nations Unies dans ce sens. Il est paradoxal qu'à l'ère des
technologies, l'on assiste à la réapparition de certaines
maladies que l'on pensait définitivement éradiquées. Les
causes de leur réapparition sont directement liées aux
conditions de vie et d'habitat difficiles de la population.
Ces dernièers années, la Guinée-Bissau a été témoin d'une
croissance démesurée des centres urbains, due à l'exode rural.
La Guinée-Bissau est convaincue que cette Conférence saura
apporter les solutions aux problèmes évoqués. Elle lance un
appel pressant à la communauté internationale pour qu'elle
accorde une attention particulière au développement de
l'Afrique. Les recommandations qui se dégageront de cette
Conférence serviront en effet d'outil à l'élimination de la
pauvreté dans le monde.
M. BARKAT GOURAD HAMADOU, PREMIER MINISTRE DE LA
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI: la République de Djibouti s'honore de
participer à Habitat II, qui je l'espère, permettra de dégager
une prise de conscience et amorcer des solutions aux problèmes
de l'habitat à l'échelle planétaire. Certes, la République de
Djibouti tient une place des plus modestes dans la hiérarchie
des grandes villes. Mais les problèmes qui sont à l'ordre du
jour aujourd'hui sont encore plus préoccupants pour mon pays
où déjà près de 80% de la population vit dans la capitale et
les grands centres de l'intérieur. Grâce aux Nations Unies qui
ont organisé cette Conférence sur les établissements humains,
la garantie est donnée pour que nos engagements soient suivis
d'effet. Je souhaite que les moyens financiers et techniques
puissent être suffisants pour que notre plan mondial d'action
soit réalisé.
M. LE GENERAL DE DIVISION ALZUBEIR M. SALIH, VICE-
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU SOUDAN: une relation d'équilibre
a été perturbée par la sécheresse, les guerres et leur lot de
réfugiés. La question des établissements humains est une des
questions à laquelle le Gouvernement soudanais accorde une
importance particulière. Il oeuvre ainsi en faveur de la
dignité et de la liberté de l'homme, qui passe indéniablement
par la fourniture d'un logement à chacun. Cette question exige
d'abord un environnement de paix et de sécurité, auxquel le
Gouvernement soudanais est attaché. Pourtant, le pays vit un
état de guerre, imposé depuis quarante années. Le Soudan
demande l'aide de la communauté internationale pour sa
reconstruction.
(à suivre)
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Dans ce cadre, le Soudan oeuvre au renforcement et à
l'amélioration de ses relations avec ses voisins. Enfin, le
Soudan est partisan du maintien du siège d'Habitat à Nairobi
afin que le continent africain puisse jouer le rôle qui est le
sien dans les relations internationales.
M. ANTOINE NDUWAYO, PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE DU
BURUNDI: en participant à ces importantes assises, le Burundi
tient à s'associer aux autres pays dans leurs efforts de
recherche d'un mieux-être des populations, malgré la crise
socio-politique à laquelle il fait face, et qui rend encore
plus vulnérable les établissements humains. Avant la crise de
1993, le Gouvernenent avait entrepris un vaste programme en
faveur de l'acquisition par la population d'un logement décent
en harmonie avec la Stratégie mondiale de l'habitat jusqu'à
l'an 2000. Des résultats encourageants s'observaient tant en
milieu rural qu'urbain de telle sorte que les projections
minimales à l'horizon 2000, laissaient apparaître une
couverture de plus de 80% en logements décents.
Avec la crise qui secoue le pays depuis deux ans et demi,
les établissements humains ont été profondément affectés. Le
Gouvernement du Burundi lance un vibrant appel à la communauté
internationale pour condamner l'idéologie du génocide et ses
défenseurs dont le peuple burundais est victime. Il demande
également avec insistance à la communauté internationale de
déployer tous les moyens utiles pour le démantèlement des
milices intégristes et génocidaires, l'éradication de
l'idéologie nazie que les inspire et la destruction de la
radio de la haine dite "Radio Démocratie" qu'ils utilisent à
partir du territoire zaïrois pour véhiculer cette idéologie.
Le Gouvernement du Burundi requiert de la communauté
internationale son soutien aux efforts qu'il déploie pour
ramener la paix et la confiance dans le pays. L'heure est donc
à la reconstruction à la fois morale et physique du Burundi en
général et des établissements humains en particulier. Le coût
de cette reconstruction est estimé à près de 270 milliions de
dollars américains que le Burundi ne peut réunir à lui seul.
M. ZOU JIAHUA, VICE-PREMIER MINISTRE DE LA CHINE: un
environnement international harmonieux et pacifique demeure la
condition essentielle à la solution des problèmes liés aux
établissements humains. Dans ce contexte, les Etats devraient
concentrer leurs efforts sur la promotion d'un nouvel ordre
international juste et équitable, fondé sur le respect mutuel
de la souveraineté et de l'intégrité territoriale ainsi que de
la non-ingérence dans les affaires internes. Le développement
d'établissements humains durables est partie intégrante des
défis de la croissance démographique et de la mise en valeur
des forces
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vives. En fait, évoquer la question des établissements humains
revient à soulever la problématique du développement. Un
partenariat fondé sur l'égalité et les bénéfics mutuels allié
à une coopération internationale renforcée sont des moyens
efficaces à la solution des problèmes des établissements
humains.
La Chine est convaincue que le prolongement du
sous-développement et la pauvreté croissante dans les pays en
développement sont les causes profondes de l'échec des
solutions à ces problèmes. Le long règne colonial et la
persistance d'un ordre international, aussi injuste
qu'irrationnel, ont laissé les pays en développement avec des
économies fragilisées. Le respect des conditions objectives de
chaque pays et l'indépendance de la prise de décisions
constituent des principes de base pour la promotion d'une
solution. Il serait impossible d'adopter un modèle uniforme à
tous les pays. Il est par conséquent impératif de respecter
l'indépendance et la souveraineté de tous les Etats et
d'accorder l'importance qui s'impose à leurs politiques,
stratégies et planification en matière d'établissements
humains.
M. KWAMENA AHWOI, MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES DE
LA REPUBLIQUE DU GHANA: le Ghana appuie fermement les
politiques et objectifs contenus dans le Plan mondial
d'action. La paix dans le monde est la condition préalable au
succès de la mise en oeuvre du Programme pour l'habitat. La
paix en Afrique est essentielle pour la paix dans le monde. Il
convient également de résoudre les problèmes que constituent
les conséquences négatives des politiques d'ajustement
structurel dans les pays en développement, le poids de la
dette, les inégalités de l'environnement économique mondial et
le faible prix d'achat de nos matières premières. Le
partenariat et la coopération internationale devraient
permettre de résoudre les questions critiques et urgentes que
représentent notamment la mobilisation de ressources, les
transferts de technologies et la venue de nouveaux
investissements dans les pays en développement. Il faut
souligner l'importance du rôle joué par les organisations non
gouvernementales en matière de développement des
établissements humains. La réussite de la mise en oeuvre du
Programme pour l'habitat qui sera adopté par la Habitat II
nécessite un large partenariat que, pour sa part, le Ghana est
prêt à promouvoir.
M. FABIO GIRALDO ISAZA, MINISTRE DU LOGEMENT,DU
DEVELOPPEMENT URBAIN ET DE L'EAU POTABLE DE LA COLOMBIE: le
modèle de développement de la Colombie vise à générer des
citoyens plus productifs dans le domaine économique, plus
solidaires dans le domaine social et plus participatifs et
tolérants dans le domaine politique. La politique urbaine du
pays exige l'application du Plan national de développement aux
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objectifs urbains, et l'adaptation de la gestion locale du
développement autour des objectifs globaux du développement et
de l'espace urbain. La terre est un enjeu important de la
politique urbaine. C'est autour d'elle que s'articule
l'ensemble. Le citoyen se forme par sa participation politique
au destin de la société. Sans participation à la vie publique,
il est impossible de fonder la citoyenneté. Dans ce contexte,
tout projet citadin doit viser à la fondation d'une
citoyenneté responsable.
M. HIDEIUMI MINORIKAWA, VICE-MIMISTRE PARLEMENTAIRE
CHARGE DE L'OFFICE FONCIER NATIONAL DU JAPON: au mois de
janvier 1995, le Japon a connu un tremblement de terre sans
précédent, qui a ravagé les régions de Hanshin et d'Awaji, et
notamment la ville de Kobe et a entraîné de nombreuses pertes
en vies humaines. En réponse au chaleureux soutien apporté
lors de cette tragédie, le Japon est déterminé à promouvoir la
coopération internationale dans les domaines des contre-
mesures aux catastrophes naturelles. Dans la Stratégie de
Yokohama, adoptée lors de la Conférence sur la réduction des
catastrophes naturelles, qui s'est tenue à Yokohama en 1994,
l'importance de la coopération internationale pour atténuer
les conséquences des catastrophes naturelles a été soulignée.
En décembre dernier, a eu lieu à Kobe la Conférence asiatique
sur la réduction des catastrophes naturelles, qui a adopté une
Déclaration qui prône notamment la création d'un centre pour
la réduction des catastrophes naturelles en Asie.
La tenue d'Habitat II est particulièrement opportune.
Elle présente les possibilités de planification des
établissements humains à l'aube du 21ème siècle. L'une des
caractéristiques de cette conférence est qu'elle réunit non
seulement les représentants des gouvernements, mais aussi ceux
des collectivités locales, du secteur privé et des
organisations non gouvernementales (ONG). C'est pourquoi le
Japon espère que les différentes institutions des Nations
Unies, notamment le Centre des Nations Unies pour les
établissements humains (HABITAT) joueront un rôle majeur dans
l'amélioration des établissements humains et coopèreront avec
ces organisations. Le Japon envisage actuellement la
possibilité d'organiser cet automne un séminaire à Fukuoka
consacré à l'examen de l'amélioration de la situation des
établissements humains dans la région de l'Asie-Pacifique.
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M. RAKAD BIN SALEM BIN HAMAD BIN RAKAD, MINISTRE DES
TRAVAUX PUBLICS ET DU LOGEMENT DES EMIRATS ARABES UNIS: les
Emirats arabes Unis accordent une importance cruciale à la
question des établissements humains car ils sont sensibles à
la création de villes et de villages modernes. Les Emirats ont
connu de grands succès dans le domaine de la construction de
logements en faveur de toutes les couches sociales de la
population. Les pays développés devront se montrer à la
hauteur de leurs engagements. Il est important que les
organisations internationales, qu'elles soient inter ou non
gouvernementales, fassent participer tous les acteurs
économiques à la lutte contre la pauvreté et des inégalités
sociales et ce, dans le cadre du respect des traditions de
chaque pays.
M. CARLOS ROJAS, SECRETAIRE AU DEVELOPPEMENT SOCIAL DES
ETATS-UNIS DU MEXIQUE: le Mexique a adopté le Programme des
100 villes qui a pour objectif de coordonner une série de
grands centres urbains pour conjuger efficacement les
activités économiques, les infrastructures de production et
les services, l'urbanisme et le secteur du logement, afin de
parvenir à une meileure répartition des établissements humains
entre les différentes régions du pays. Ce programme qui
regroupe
116 villes moyennes et petites du pays concerne près de
34 millions de personnes. Le Mexique a également adopté un
Programme du logement pour les années 1995-2000. Il reconnaît
l'importance des instances de coopération internationale, en
particulier celle du Centre des Nations Unies sur les
établissements humains (HABITAT) en faveur du quel il met à
disposition les capacités et l'expérience qu'il acquises.
M. AKBAR TANDJUNG, MINISTRE D'ETAT AU LOGEMENT SOCIAL DE
L'INDONESIE: le partenariat inauguré à Istanbul devra se
traduire également au niveau de la coopération internationale
tant il est vrai que les efforts des gouvernements méritent
d'être appuyés et complétés par la solidarité
internationale.La durabilité des établissements humains et le
progrès social ne peuvent voir le jour s'ils ne sont pas
ancrés dans une croissance économique soutenue et le
développement. L'Indonésie est convaincue que c'est justement
la croissance économique qui est le moteur générateur des
autres dimensions du développement durable, y compris celui
des établissements humains. Encouragée par le concept de
partenariat à l'ordre du jour de la Conférence, l'Indonésie
est d'avis que le Programme pour l'habitat est à même d'ouvrir
de nouvelles opportunités en vue d'appuyer les politiques
gouvernementales en matière d'établissements humains.
L'expérience et les capacités accumulées par le Centre Habitat
font qu'il doit demeurer l'institution centrale du suivi de la
mise en oeuvre satisfaisante du Programme d'action.
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M. EDGAR ARRAYO, MINISTRE DU LOGEMENT ET DES
ETABLISSEMENTS HUMAINS DE LA REPUBLIQUE DU COSTA RICA: le
Costa Rica soutient sans réserve les deux thèmes principaux
d'Habitat II. C'est parce que nous estimons que le logement
constitue un droit humain et un engagement de la société et de
l'Etat, qui doit fournir solidairement les ressources
nécessaires pour satisfaire ce besoin, que nous nous sommes
engagés à accroître l'appui existant au logement. Habitat II a
créé pour notre pays l'occasion de lancer une discussion sur
les établissements humains et sur les questions de logement.
Nous saisissons l'opportunité qu'offre la tenue de cette
Conférence pour nous engager sur une nouvelle voie. Habitat II
a permis à l'Amérique centrale et au Panama de renforcer leurs
efforts communs. Le Costa Rica, en sa qualité de Président du
Groupe des 77, se félicite du processus préparatoire et de la
coordination réalisée avec HABITAT. La Déclaration d'Istanbul
constitue un exercice trancendant et représentera à n'en pas
douter un important document dans l'histoire des Nations
Unies.
M. ANTONIO DI PIETRO, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS DE
L'ITALIE, EN SA QUALITE DE PRESIDENT EN EXERCICE DE L'UNION
EUROPEENNE: Habitat II a permis d'élargir le concept des
établissements humains. Istanbul a en effet inclu l'ensemble
des aspects qui lui sont inhérents. L'Union européenne se
félicite de la reconnaissance du rôle de nouveaux acteurs et
de leur participation aux décisions sur des questions qui les
concernent au premier chef. La divesrité urbaine doit être
préservée afin de s'assurer des capacités de réponse optimales
à la variété de défis et de situations. Les opportunités en
faveur des groupes les plus vulnérables doivent être
renforcées. Dans un monde où l'information et l'échange ont
acquis des dimensions mondiales, la fonction sociale des
villes doit être renforcée et l'identité locale préservée. La
Conférence a également reconnu le lien intime entre les
développements urbain et rural. Cela sous-tend que la
prospérité des régions rurales est tributaire d'une gestion
rationnelle des centres urbains. Il est aussi vrai que la
propspérité des centres urbains dépend elle-même souvent des
campagnes.
L'Union européenne est d'avis que les aspirations des
individus, des ménages et des familles doivent constituer le
point de départ de toute stratégie de développement des
établissements humains. De plus, les règles de la démocratie
locale, de la responsabilité et de la bonne gestion doivent
devenir la règle. Des actions locales doivent être encouragées
par l'intermédiaire des programmes locaux inspirés d'Action
21. L'Union européenne confirme sa volonté politique de mettre
en oeuvre le Programme pour l'habitat, dont l'application
incombe à chaque pays à tous les niveaux. Enfin, un suivi
efficace et intégré au sein du système des Nations Unies, en
coopération avec
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d'autres institutions multilatérales doit être assuré. A ce
titre, l'Union européenne a proposé que la Commission des
établissements humains réfléchisse aux voies et moyens
d'intégrer pleinement les représentants des autorités locales
à ses travaux.
M. PEKKA HAAVISTO, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT DE LA
REPUBLIQUE DE FINLANDE: la Finlande considère que toutes les
conférences que les Nations Unies ont organisées au cours des
années 90 sur les conditions préalables au développement
avaient pour objectif commun la durabilité. La Finlande a
accordé une attention particulière à ce que les objectifs
d'Habitat II soient conformes aux engagements pris lors de la
Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le
développement (CNUED). Il n'y pas de solutions aisées aux
problèmes relatifs à la durabilité. En Finlande, nous avons
accompli des progrès dans de nombreux domaines tels que ceux
du renforcement de l'efficacité énergétique des systèmes de
chauffage et le traitement des eaux usées. Néanmoins de
nombreux défis restent à relever, notamment en ce qui concerne
le niveau élevé de gaz à effet de serre, dont la circulation
automobile est la principale cause. Le développement
d'établissements humains et de logements durables pour tous
nécessite l'adoption de politiques nationales efficaces et la
mobilisation de ressources, tant publiques que privées.
En sa qualité de pays nordique, la Finlande s'engage à
promouvoir les valeurs et institutions démocratiques pour la
coopération en matière de développement. La Finlande souligne
l'importance de la mise en oeuvre, du contrôle et du suivi des
conférences des Nations Unies. Cependant, depuis longtemps
elle met l'accent sur la nécessité de réformer le système des
Nations Unies et de le rendre plus efficace. La crise
financière que connaît actuellement l'Organisation ne fait que
renforcer cette nécessité. La Finlande estime que la façon
dont les autorités locales, les organisaitions non
gouvernementales et les autres partenaires ont participé à
Habitat II est l'une des principales réussites de cette
Conférence.
M. EFIM VLADIMIROVICH BASIN, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS
DE LA FEDERATION DE RUSSIE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU
PRESIDENT BORIS YELTSIN: les problèmes liés à l'urbanisation
et au logement sont également d'actualité en Fédération de
Russie. Le Gouvernement vise à assurer l'accès à un logement
convenable à toutes les couches de la population.
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DECLARATION DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS DE LA
FEDERATION DE RUSSIE: la Russie confirme sa fidélité
inébranlable en la Stratégie mondiale du logement. Depuis
1993, elle a adopté un Programme d'Etat sur le logement.
Aujourd'hui, la construction croît à des rythmes très rapides
et la base juridique ainsi que le schéma de la construction
ont été assurés. A l'heure actuelle, la Russie est engagée au
sein d'un processus de privatisation des logements et de
restauration des centres historiques, tout en gardant à
l'esprit l'aspect social du logement. La Russie se félicite du
rôle du Centre habitat.
M. JORGEN ANDERSSON, MINISTRE DE L'INTERIEUR DU ROYAUME
DE SUEDE: la Suède fait sienne la déclaration faite par le
représentant de l'Italie au nom de l'Union européenne. Elle
estime que des efforts spéciaux devraient être déployés, tant
aux niveaux national qu'international, pour répondre aux
besoins des personnes les plus pauvres et les plus
vulnérables. Ensemble nous devons agir en joignant nos
efforts, nos partenariats et notre participation. C'est le
message essentiel du Programme pour l'habitat. Habitat II est
une conférence d'engagements nationaux et internationaux. Le
développement durables des établissements humains ne sera
possible que s'il existe une volonté politique. A l'instar des
recommandations adoptées lors de la tenue de la CNUED, à Rio,
en 1992, les résultats d'Habitat II doivent être reflétés dans
une Action 21 locale conçue pour tous les gouvernements
locaux. De même, l'utilisation des "meilleures pratiques"
devrait être étroitement surveillée grâce à des échanges
d'informations.
DATO DR. TING CHEW PING, MINISTRE DU LOGEMENT ET DES
COLLECTIVITES LOCALES DE LA MALAISIE: la Malaisie s'est doté
d'un Plan national d'action à long terme appelé VISION 2020,
appelé à jeter les bases de l'industrialisation totale du
pays. La Malaisie appelle les pays en développement à partager
cette entreprise afin que VISION 2020 ne soit pas uniquement
le rêve d'un petit pays en développement. L'objectif premier
de la politique du logement de la Malaisie est de s'assurer
que l'ensemble des citoyens, notamment les groupes les plus
vulnérables, ont accès à un logement décent. Le partenariat
entre les acteurs publics, privés, communautaires, est
essentiel au développement durable des établissements humains.
S'agissant de la coopération internationale, la Malaisie
annonce une contribution modeste de 20,000 dollars en faveur
de la Conférence Habitat II. Des indicateurs du développement
urbain et du logement devraient être développés afin d'évaluer
les conséquences des politiques et stratégies recommandées par
le
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Programme pour l'habitat. La Malaisie saisit cette opporunité
pour exprimer son mécontentement et émettre une ferme
protestation pour la publication par le Centre des Nations
Unies d'un document intitulé "le droit à un logement décent".
La distorsion de la vérité qu'il contient est irresponsable.
En effet, et puisqu'il s'agit de la Malaisie, il est le lieu
ici de préciser que toutes les populations affectées par des
projets gouvernementaux de développement d'infrastructures,
sont soit réinstallées soit indemnisées.
M. FRANCISCO ALBORNOZ, MINISTRE DU DEVELOPPEMENT URBAIN
ET DU LOGEMENT DE L'EQUATEUR: les principaux objectifs du plan
national de l'Equateur sont la règlementation de l'utilisation
des terres, la décentralisation, la démocratisation de la
gestion urbaine, la protection de l'environnement, la
réduction de la marginalisation en milieu urbain, la réduction
des déficits en matière de fourniture de services de base et
la lutte contre le manque de logements dans le zones urbaines
et rurales. L'Equateur est disposé à mettre à disposition de
la communauté internationale son expérience en matière de
développement des établissements humains. Nous ne pouvons
rester indifférents à la douleur humaine. En ma qualité de
Secrétaire par intérim du Groupe des Ministres du logement de
l'Amérique latine et des Caraïbes, il m'incombe de signaler
l'existence d'un document intitulé "Déclaration de Santiago",
qui recense les principaux problèmes auxquels est confrontée
la région et présente des propositions pour assurer l'avenir
des futures générations. L'Equateur a subi il y a quelques
semaines un fort tremblement de terre qui a sinistré près de
40 000 équatoriens. Je suis certain que le Programme pour
l'habitat saura prendre les mesures nécessaires pour atténuer
les conséquences de telles catastrophes.
MME. SANKIE D MTHEMBI-NKONDO, MINISTRE DU LOGEMENT
D'AFRIQUE DU SUD: malgré tous les engagements souscrits, la
durabilité des établissements humains risque de s'avérer
illusoire sans une mise en oeuvre commune du Programme pour
l'habitat. Un environnement économique favorable à l'Afrique
est nécéssaire à cette fin. Les pays développés se doivent
dans ce contexte de devenir des partenaires à part entière.
C'est dans cette perspective que les pays africains ont
élaboré la Déclaration de Johannesburg dans laquelle ils
s'engagent à mobiliser la plus grande partie des ressources en
faveur du développement des établissements humains. L'Afrique
du Sud plaide en faveur de la création d'un mécanisme
international chargé de récolter des contributions volontaires
de pays et institutions en faveur de la gestion des logements
et des établissements humains en Afrique. De plus, l'Afrique
du Sud appuie la recommandation de l'Assemblée générale aux
termes de laquelle le Centre Habitat devrait jouir du mandat
de la
(à suivre)
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coordination, de l'évaluation et de la mise en oeuvre des
décisions de la Conférence, sous l'égide la Commission des
Nations Unies sur les établissements humains.
M. EASTON DOUGLAS, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT ET DU
LOGEMENT DE LA JAMAIQUE: avec la création du Programme des
Nations Unies pour l'environnement (PNUE), nécessité a été
reconnue d'examiner de concert les préoccupations relatives
aux établissements humains et les questions d'environnement.
Depuis plusieurs années, le Gouvernement de la Jamaïque a
reconnu l'importance de cette relation et a cherché à
incorporer les objectifs des établissements humains dans ses
politiques et programmes. Alors que nous examinons les
différentes questions qui ont trait aux établissements
humains, il nous faut nous concentrer sur une question plus
large qui est celle des moyens de les rendre réalisables et
durables à long terme, c'est-à-dire une croissance économique
et un développement durables.
La situation actuelle des économies nationales et
internationales montrent de grandes disparités entre les pays
développés et les pays en développement. Aussi, est-il
impératif de résoudre ce problème afin de parvenir à une
croissance économique durable. La réalisation de ces objectifs
dépendra des solutions apportées aux problèmes relatifs au
financement, au commerce, à la dette et aux transferts de
technologie. La Jamaïque, en tant que petit Etat insulaire en
développement, a activement participé aux activités du Centre
des Nations Unies pour les établissements humains (HABITAT) et
appuie le processus de restructuration en cours qui vise à
assurer un suivi efficace et effectif d'Habitat II.
M. ALI CHAOUCH, MINISTRE DE L'EQUIPEMENT ET DE L'HABITAT
DE LA TUNISIE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU PRESIDENT ZINE
EL AABIDINE BEN ALI: le problème du développement humain, avec
toutes ses dimensions a bénéficié en Tunisie de tout l'intérêt
qu'il mérite, et cela depuis le Changement du 7 novembre 1987.
A l'instar des autres pays, la Tunisie a connu une nette
accélération du rythme d'urbanisation. Aussi la Tunisie a-elle
axé ses choix politiques et ses programmes de développement
sur la promotion de l'homme, l'amélioration de son mode de vie
et de ses conditions d'existence. Elle considère le logement
comme un facteur fondamental de la stabilité de l'individu et
de la garantie de son équilibre social et psychologique. Dans
ce contexte, la Tunisie a multiplié les incitations et les
encouragements pour favoriser l'accès aux logements
décents. La concrétisation de ces choix a notamment eu pour
résultat de renforcer qualitativement et quantitativement le
patrimoine en logements dans le pays au point qu'aujourd'hui,
80% des citoyens sont propriétaires de leurs logements.
(à suivre)
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La Tunisie est convaincue que le sens que la communauté
internationale a de la dimension mondiale de la condition des
établissements humains ne peut qu'inciter les pays nantis à
venir en aide aux pays en développement et à consolider leurs
efforts dans ce sens, en vue de promouvoir la coopération et
la solidarité internationales dans tous les domaines.
M. JOSEPH KABORE, MINISTRE DES INFRASTRUCTURES, DE
L'HABITAT ET DE L'URBANISME DU BURKINA FASO: le Burkina Faso
voudrait ici apporter son appui à la déclaration faite par M.
Arap MOI, Président du Kenya, au nom de l'ensemble du
continent africain. Il a su traduire, de la manière la plus
pertinente, le message et les préoccupations des millions
d'habitants souvent oubliés de cette importante partie du
monde de plus en plus marginalisée.L'expérience vécue au
Burkina Faso nous enseigne que la lutte contre la promiscuité
en milieu urbain et l'amélioration des conditions de vie dans
ce même milieu passent par une politique à long terme visant
notamment à éradiquer la pauvreté; à appuyer la mutation de
l'économie et de l'organisation des villes; à accompagner les
transformations et gérer les disparités de l'espace national;
et à améliorer l'intégration sociale de tous, notamment les
jeunes, les femmes et les groupes sociaux vulnérables.
Au centre de cette stratégie se trouvent non seulement le
Gouvernement et les autorités Locales, mais également les
populations urbaines elles-mêmes et le secteur privé dont la
place dans tous les secteurs de la vie économique nationale
est de plus en plus importante, encouragée, parce que
reconnue indispensable. C'est pourquoi, au- delà de
l'enrichissement mutuel dont nous bénéficions à l'écoute des
exposés sur les expériences nationales présentées à cette
conférence, un enjeu important s'offre à nous: celui de
combler tous les espoirs placés par nos populations dans les
résultats de cette rencontre. Faisons donc en sorte que la
présente Conférence ne soit pas un forum de plus, mais
l'occasion pour toutes les parties prenantes aux problèmes
d'urbanisation de pouvoir travailler efficacement à réaliser
un réel progrès dans cette composante du développement
durable. Faisons en
sorte que l'après Istanbul soit beaucoup plus au centre de nos
préoccupations que l'événement présente en lui-même.
(à suivre)
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M. BHASKARAN NAIR, SECRETAIRE PERMANENT PAR INTERIM
CHARGE DU LOGEMENT DE FIDJI: le véritable test du succès
d'Istanbul réside dans la mise en oeuvre du Programme pour
l'habitat. Pour ce faire, une volonté politique aux niveaux
les plus élevés sera nécéssaire pour redéfinir les modalités
d'une coopération internationale novatrice appelée à appuyer
les efforts nationaux. Fidji est d'avis que sans un
partenariat aux niveaux national, régional et intenational,
les petits Etats insulaires en développement éprouveront des
difficultés à satisfaire les demandes en matière de logements.
Les institutions de Bretton Woods et les banques régionales de
développement doivent pour leur part jouer un rôle plus
important en tant que complément des stratégies nationales.
Fidji émet l'espoir que les promesses de ressources
financières additionnelles en faveur de ces Etats, souscrits à
la Barbade, sauront rapidement se muer en réalité tangible.
M. VICTOR CALVO-SOTELO IBANEZ-MARTIN (ESPAGNE): l'Espagne
accorde une grande importance à la tenue d'Habitat II. Le
Comité national responsable de la rédaction du rapport de
l'Espagne à la Conférence a reçu notamment l'apport des
représentants d'organisations gouvernementales et non
gouvernementales conformément aux critères établis par le
Secrétariat de la Conférence. En conséquence, ma délégation
tient à affirmer que nous appliquerons ce qui sera adopté à
Istanbul, notamment le Plan mondial d'action et la Déclaration
d'Istanbul. Nous nous proposons d'établir des politiques afin
de concrétiser le droit au logement grâce à la reformulation
et au renforcement des programmes de logement, et à la réforme
de la législation relative à l'utilisation des sols et de la
politique fiscale relative à ces questions. Pour assurer la
continuité des travaux entrepris lors de cette conférence, le
Gouvernement se propose d'élaborer un Programme pour l'habitat
pour l'Espagne. En matière de coopération internationale,
l'Espagne, en plus de sa participation à l'Union européenne,
poursuivra sa collaboration spécifique en matière
d'établissements humains avec les Nations Unies, les
gouvernements et les peuples des pays dignement représentés
ici, en particulier les pays d'Amérique latine et ceux du
bassin méditerranéen.
M. REGINALD MOREELS, SECRETAIRE D'ETAT A LA COOPERATION
ET AU DEVELOPPEMENT DE LA BELGIQUE: la Belgique a consacré
260 millions de dollars, de 1986 à 1994, aux programmes et
projets situés dans des régions urbaines ou rurales ayant une
composante établissements humains. La communauté
internationale a surtout une fonction d'appui notamment pour
la mise en oeuvre de
(à suivre)
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programmes de développement des capacités et par l'échange
d'informations. Une des lignes de force de la présente
Conférence est le rôle qui incombe aux acteurs locaux, aux ONG
et au secteur privé, reconnus à cette occasion comme des
interlocuteurs à part entière. Le problème du logement ne
devrait pas uniquement être traité sous l'angle du modèle
bipolaire opposant cité et campagne.
Les camps de réfugiés ne peuvent et ne doivent pas
devenir un lieu d'établissement définitif pour des êtres
humains. Ici, les autorités nationales assument également une
grande part de responsabilité à l'égard de ces différentes
populations et des minorités établies dans leur pays. Il
incombe en premier lieu aux autorités-nationales, régionales
et locales- d'attaquer le problème de l'urbanisation, ce qui
suppose qu'elles veillent à libérer les moyens nécessaires aux
solutions envisagées. Outre les secteurs prioritaires, tels la
sécurité alimentaire, les soins de santé, l'enseignement,
l'économie sociale et la prévention des conflits, la Belgique
continuera à apporter son soutien aux initiatives intégrées
ayant une composante "habitat".
M. ERIC ADRIKO, VICE-PREMIER MINISTRE DE L'OUGANDA,
DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M.
YOWERI KAGUTA MUSEVENI: le Programme pour l'habitat constitue
le point d'orgue de cette Conférence qui continuera à inspirer
et motiver nos efforts en vue d'améliorer la situation des
établissements humains et inverser la tendance à la
détérioration de l'environnement pour, en fin de compte, créer
un environnement à même de rendre durables nos conditions de
vie. Pour ma délégation, Istanbul est l'occasion de faire le
point sur les défis que la communauté internationale a dû
relever depuis le début de cette décennie. L'Ouganda à
participé activement à tous ces processus et s'est engagé en
faveur des principes communs et du plan mondial d'action que
nous avons établi. Nous estimons que la mise en oeuvre
efficace du Plan mondial d'action sera mieux assurée grâce au
renforcement du Centre des Nations Unies pour les
établissements humains (HABITAT). En outre, cette Conférence
devrait renouveler et relancer le mandat d'HABITAT comme
centre de contrôle et de coordination du Programme et
renforcer les mécanismes de intergouvernementaux qui y sont
liés pour le suivi du Plan mondial d'action.
M. CHARLES NTAKIRUTINKA, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET
DE L'ENERGIE DU RWANDA: aujourd'hui, le gouvernement et le
peuple rwandais sont déterminés à relever le défi de la
réhabilitation et de la reconstruction de notre pays. La
politique de restructuration du territoire national
s'articulera autour de 3 axes prioritaires à savoir: la
restructuration de notre système
(à suivre)
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d'habitat dispersé pour tendre vers un habitat aggloméré; une
meilleure planification des villes allant de pair avec une
répartition spatiale équitable des éléments structurants vers
les petites villes et une décentralisation progressive de leur
gouvernance, et la promotion et la diversification de
l'activité et de l'emploi non agricole pour désengorger le
secteur agricole actuellement saturé. La réalisation d'un tel
programme de restructuration du territoire demandera de moyens
importants que ne peut rassembler la seule mobilisation des
ressources nationales. C'est pourquoi j'en appelle à la
Communauté internationale pour nous appuyer pour réaliser cet
ambitieux programme.
Comme au Rwanda il ya deux ans, des massacres à grande
échelle des populations particulièrement d'expression
rwandaise sont entrain de se perpétrer dans les régions de
Masisi et de Rutshuru à l'est du Zaïre, et cela sous le regard
indifférent de la communauté Internationale. Notre pays subit
seul le poids de cette tragédie car c'est lui seul qui
supporte les réfugiés zaïrois qui fuient ces massacres. Il est
donc temps que la communauté internationale réagisse avant que
l'exportation du génocide par ceux qui l'ont commis au Rwanda
en 1994 ne soit généralisée dans notre région.
Nous lançons un appel pressant à nos partenaires
bilatéraux et multilatéraux pour qu'ils concrétisent les
engagements déjà pris et mobilisent les financements
supplémentaires afin de réaliser notre Programme de
reconstruction du pays et d'atteindre les objectifs définis
lors des Conférences de Copenhague et de Beijing. Comme pour
les précédents sommets, la concrétisation des engagements
d'lstanbul que nous allons adopter ne pourra se faire qu'au
prix d'une conjonction conséquente des efforts nationaux et
inernationaux.
M. DAVID EVANS (AUSTRALIE): le Gouvernement australien
est déterminé à améliorer la qualité de vie de la population
dans les zones urbaines, rurales et les régions. Depuis
plusieurs années déja, l'Agence de coopération internationale
de l'Australie accorde une attention accrue au phénomène de
l'urbanisation rapide dans la région Asie-Pacifique, et plus
particulièrement ses conséquences sur les populations pauvres.
Toutefois, l'aide ne saurait être du seul ressort des
gouvernements. La mobilisation des ressources doit engager
d'autres sources, notamment le secteur privé, afin de
satisfaire les besoins des pays en développement. L'appui que
l'Australie apportera au Programme pour l'habitat sera fondé
sur une approche qui ne privilégie pas la création de
nouvelles organisations. L'on doit au contraire travailler
avec les arrangements déja existants.
(à suivre)
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12 juin 1996
M. GEORGE PAYNEK, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DES
TRANSPORTS ET DU LOGEMENT DE LA BARBADE: la Barbade, petit
Etat insulaire en développement, se dotera prochainement d'un
Plan national d'action conformément aux objectifs d'Habitat
II. La Barbarde a activement participé au processus
préparatoire de la présente conférence. La Barbade connaît une
densité de
612 habitants au kilomètre carré, ce qui en fait l'un des pays
les plus peuplés du monde. Le Gouvernement est responsable de
la fourniture d'un logement décent à tous. Le pays connaît des
catastrophes naturelles telles que les ouragans qui
contribuent à la détérioration de la situation des
établissements humains. Malgré tout, le pays essaie de mettre
en place une politique générale des établissements humains. Il
tente d'établir un programme de gestion des zones côtières et
des déchets. En dépit d'un manque de ressources financières,
le gouvernement déploie des efforts pour favoriser la création
d'une banque de prêts au logement. Il cherche à associer tous
les acteurs à la mise en oeuvre de ses programmes, afin
notamment de venir en aide aux groupes de personnes les plus
vulnérables.
M. ANDRES LIPSTOCK, MINISTRE DE L'ECONOMIE DE L'ESTONIE:
la stratégie des établissements humains en Estonie devra
éliminer ou à tout le moins atténuer les bouleversements et
les erreurs introduits par le régime soviétique. Il est
important de trouver des moyens d'aider les Estoniens à
rejoindre aussi vite que possible la tendance générale du
développement en Europe. L'Estonie apporte son plein soutien à
la Déclaration de l'Assemblée mondiale des villes et des
autorités locales. Elle estime que le développeemnt durable
doit essentiellement être l'oeuvre du niveau local qui est le
mieux à même de mobiliser des initiatives concrètes.
M. RICARDO GOUBAUD SOLORZANO, VICE-MINISTRE DU LOGEMENT
DU GUATEMALA: l'accord récemment conclu entre le Gouvernement
et l'URNG et qui porte sur les aspects socio-économiques et la
situation agraire, prévoit des investissements gouvernementaux
de l'ordre de 15% des recettes de l'Etat, et ce, à partir de
1997. Cette priorité coïncide parfaitement avec les objectifs
du Plan d'action national. Toutefois, le Guatemala espère
compter sur l'assistance des pays amis. Le Plan d'action
national est partie intégrante des accords de paix.
(à suivre)
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12 juin 1996
M. YANKUBA TOURAY, MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES ET
DES RESSOURCES FONCIERES DE LA REPUBLIQUE DE GAMBIE: il ne
peut il y a voir de dignité et de bien-être des êtres humains
sans un logement décent. C'est pourquoi, le gouvernement de la
Gambie a donné, dès son accession au pouvoir, il y a près de
deux ans, la priorité à la satisfaction des droits
fondamentaux que sont la nourriture, la santé, l'éducation et
donc le logement. Le Gouvernement a adopté différentes mesures
concrètes et négocie actuellement avec Shelter Afrique et
African Housing Fund la création d'une Banque de l'habitat sur
son territoire afin de faciliter l'accession à la propriété
des ménages à faibles revenus. Pour mettre en oeuvre les
ambitieux et nobles objectifs du Plan mondial d'action, la
Gambie, qui fait partie des pays les moins avancés, a besoin
du soutien actif du reste de la communauté internationale.
M. FREDDY TEODOVICH ORTIZ, MINISTRE DU DEVELOPPEMENT
HUMAIN DE LA BOLIVIE: la participation populaire constitue le
changement structurel le plus important de la politique
gouvernementale. Les organisations populaires sont désormais
reconnues officiellement et jouissent d'attributions de
participation au processus de développement des nouvelles
localités territoriales urbaines-rurales. Les principes
fondamentaux qui guident la Stratégie nationale de l'habitat
se fondent sur le Plan national de développement socio-
économique. Le Gouvernement est déterminé à les réaliser dans
le respect du droit à un logement digne; de l'intégrité; de
l'égalité sociale; de la participation des citoyens; et de la
durabilité.
M. BENNIE HIMAINZA WYCLIFF MWIINGA, MINISTRE DES
COLLECTIVITÉS LOCALES ET DU LOGEMENT DE LA REPUBLIQUE DE
ZAMBIE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE ADRESSE PAR LE PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE, M. FREDERICK J. T. CHILUBA: nous espérons
que la volonté affichée depuis le début des travaux Habitat II
de réaliser des progrès notables permettra de couronner de
succès la Conférence. La tenue de cette Conférence est très
importante pour nous en Zambie, et ce pour plusieurs raisons
qui ont pour la plupart été soulignées précédemment par de
nombreux orateurs. Pour la Zambie, cette conférence revêt une
importance particulière parce qu'elle souligne très clairement
des questions que nous avons eu à traiter depuis l'accession
du pays à l'indépendance en 1964. La Zambie, qui est l'un des
pays les plus urbanisés du continent africain, a initié un
processus consultatif impliquant tous les acteurs concernés,
ce qui a permis de formuler une Politique nationale du
logement. Mon gouvernement est convaincu que la participation
active des personnes elles-mêmes est d'une importance cruciale
pour la réussite de la mise en oeuvre du Programme pour
l'habitat.
(à suivre)
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12 juin
1996
M. RAFI DAHAM MEJOAL ELTAKRITI (IRAQ): les efforts
entrepris par l'Iraq ont gravement souffert de l'agression
menée à son encontre en 1991. Cette opération n'a pas fait la
différence entre les objectifs militaires et les installations
civiles. Même les lieux de culte n'ont pas été épargnés.
L'ampleur des destructions et les contraintes qui les ont
suivies, ont démuni les villes iraquiennes des infrastructures
de base. A l'heure où la communauté internationale dit être
engagée en faveur des établissements humains durables, c'est
sous son couvert que la destruction du patrimoine iraquien
s'est opérée. L'Iraq saisit cette occasion pour demander aux
organisations internationales de l'aider à reconstruire les
établissements humains ayant souffert de la guerre et des
conséquences de l'embargo.
M. ABDUL RAHMAN KAMARA, MINISTRE DES RESSOURCES
FONCIERES, DU LOGEMENT, DE L'URBANISME ET DE L'AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE DE LA REPUBLIQUE DE SIERRA LEONE: nous espérons
fermement qu'Habitat II permettra de combler les lacunes
constatées dans la mise en oeuvre des recommandations adoptées
par les précédentes conférences, y compris Habitat I. En
effet, trop d'objectifs ont été fixés à l'horizon mythique de
l'année 2000. Bien que forts inspirés, la plupart d'entre eux
ne pourront être atteints. Ma délégation qui a examiné le
projet de Programme pour l'habitat, la Déclaration de
principes et d'engagements et le Plan mondial d'action
s'engage à les mettre intégralement en oeuvre lorsqu'ils
auront été adoptés.
M. ISMAIL SCHAFEEU, MINISTRE DE LA PLANIFICATION, DES
RESSOURCES HUMAINES ET DE L'ENVIRONNEMENT DE LA REPUBLIQUE DES
MALDIVES: les Maldives, à l'instar des autres petites îles en
développement, sont confrontées à la plupart des questions
complexes relatives à l'urbanisation et aux établissements
humains. Elles se félicitent de la tenue d'Habitat II. Aux
Maldives, la complexité des questions abordées par la
Conférence est liée à la spécificité géographique du pays. Les
Maldives ont mis l'accent dans leurs politiques en matière
d'établissements humains sur le développement durable de leur
capitale, Male, où l'on recense actuellement un quart de la
population. Les autres politiques ont pour objet de s'attaquer
aux causes endémiques des migrations intérieures, de
développer des réseaux de développement régionaux afin de
promouvoir les investissements et les offres d'emplois à
l'extérieur de Male. ll importe de souligner l'importance de
la coopération internationale pour accomplir les objectifs
fixés par Habitat II. Pour de petits pays tels que les
Maldives, le transfert international de technologies et
d'informations et l'aide technique sont essentiels pour
résoudre les questions complexes du logement et des
établissements humains.
(à suivre)
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M. DEREK AIKMAN, MAIRE DE LA VILLE DE BELIZE ET
PRESIDENT DU COMITE DU LOGEMENT ET DE LA PLANIFICATION DE
BELIZE: la maximisation des profits et la création d'économies
productives et durables ne sont pas des objectifs
incompatibles mais un mécanisme s'avère nécessaire pour
harmoniser les objectifs des secteurs public et privé et
s'assurer ainsi que leurs efforts sont favorables à la paix,
l'harmonie, et le bien-être pour tous. Belize est d'avis que
la Commission des Nations Unies pour les établissements
humains serait à même d'instaurer un tel mécanisme.
* *** *