12 juin 1996

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et des Accrédidations
HAB/IST/21



HABITAT II : LA PLENIERE POURSUIT SON DEBAT DE HAUT NIVEAU


  
 
  
Conférence HABITAT II                             HAB/IST/21  
14ème séance (après-midi et soir)                 12 juin 1996  
  
 HABITAT II : LA PLENIERE POURSUIT SON DEBAT DE HAUT NIVEAU  
  
  
      La  Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies  
sur les établissements humains (Habitat II) a poursuivi cet  
après-midi et ce soir, sous la présidence de M. Emre Gönensay,  
Ministre  des affaires étrangères de la République de Turquie,  
son débat de haut niveau qu'elle avait entamé dans la matinée.  
  
     A ce titre, la Conférence a entendu les allocutions de  
M. Sali Berisha, Président de la République d'Albanie et de  
M.  Alzubeir  M.  Salih, Vice-Président de  la  République  du  
Soudan.  M.  H.  Bagratian, Premier Ministre de la  République  
d'Arménie, Manuel Saturnino de Costa, Premier Ministre  de  la  
République de Guinée-Bissau, M. Barkat Gourad Hamadou, Premier  
Ministre  de  la  République de Djibouti, M. Antoine  Nduwayo,  
Premier  Ministre de la République du Burundi, M. Zou  Jiahua,  
Vice-Premier Ministre de la République populaire de  Chine  et  
M. Eric Adriko,  
Vice-Premier  Ministre de la République de l'Ouganda  (donnant  
lecture   d'un  message  adressé  par  le  Président   de   la  
République, M. Yoweri Kaguta Museveni) ont également fait  une  
déclaration.  
  
     La Plénière a également entendu, au titre de son débat de  
haut  niveau  les personnalités suivantes : M. Kwamena  Ahwoi,  
Ministre des collectivités locales de la République du Ghana;  
M. Fabio Giraldo Isaza, Ministre du logement, du développement  
urbain  et  de l'eau potable de la République de Colombie;  M.  
Rakad   Bin  Salem Bin Hamad Bin Rakad, Ministre  des  travaux  
publics  et  du  logement des Emirats arabes  unis;  M.  Akbar  
Tandjung,  Ministre d'Etat au logement social de  d'Indonésie;  
M.  Edgar  Arroyo, Ministre du logement et des  établissements  
humains  du  Costa  Rica; M. Antonio Di Pietro,  Ministre  des  
travaux  publics  de  l'italie (au nom des  Etats  Membres  de  
l'Union   européenne);   M.  Pekka   Haavisto,   Ministre   de  
l'environnement  de  Finlande; M.  Efim  Vladimirovich  Basin,  
Ministre  des  travaux  publics de  la  Fédération  de  Russie  
(donnant lecture d'un message du Président Boris Elstine);  M.  
Jorgen Andersson, Ministre de l'intérieur de la Suède.  
  
  
                         (à suivre)  
  
  
  
  
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      Les  ministres des pays suivants ont également participé  
au  débat  de  haut  niveau : M. Ting Chew  Peh,  Ministre  du  
logement  et  des  collectivités locales de  la  Malaisie;  M.  
Francisco  Albornoz, Ministre du développement  urbain  et  du  
logement  de  l'Equateur;  Mme  Sankie  Dally  Mthembi-Nkondo,  
Ministre  du logement de l'Afrique du Sud; M. Easton  Douglas,  
Ministre de l'environnement et du logement de la Jamaïque;  M.  
Joseph  Kaboré, Ministre des infrastructures, de l'habitat  et  
de  l'urbanisme du Burkina Faso; M. Ali Chaouch,  Ministre  de  
l'équipement  et  de  l'habitat  de  la  Tunisie;  M.  Charles  
Ntakirutinka, Ministre des travaux publics et de l'énergie  de  
la République Rwandaise; M. George Payne, Ministre des travaux  
publics, des transports et du logement de la Barbade.  
  
      La Plénière a aussi entendu les déclarations des membres  
des  gouvernement  des Etats suivants :  M.  Andres  Liptstok,  
Ministre  de  l'économie  de  l'Estonie;  M.  Yankuba  Touray,  
Ministre des collectivités locales et des ressources foncières  
de  la  Gambie; M. Licenciado Freddy Teodovich Ortiz, Ministre  
du  développement  humain de la Bolivie;  M.  Bennie  Himainza  
Wycliff  Mwinga,  Ministre  des colléctivités  locales  et  du  
logement  de  la Zambie (donnant lecture d'un message  adressé  
par le Président la République,  
M.  Frederick J.T. Chiluba); M. Abdul Rahman Kamara,  Ministre  
des  ressources foncières, du logement, de l'urbanisme  et  de  
l'aménagement  du  territoire de la Sierre  Leone;  M.  Ismail  
Shafeeu, Ministre de la planification, des ressources humaines  
et de l'environnement des Maldives.  
  
      La  Plénière  a  également entendu les déclarations  des  
membres  de  gouvernenent suivants : M.  Hidefumi  Minorikawa,  
Vice-Ministre   parlementaire  chargé  de   l'Office   foncier  
national du Japon;  
M.  Ricardo  Goubaud Solórzano, Vice-Ministre du  logement  du  
Guatemala;  M.  Reginald  Morrels,  Secrétaire  d'Etat  à   la  
coopération et de la Belgique; M. Carlos Rojas, Sécrétaire  du  
développement social du Mexique; M. Bhaskaran Nair, Secrétaire  
permanent par intérim chargé du logement des Fidji.  
  
      Les  représentants  de  l'Espagne,  de  l'Australie,  de  
l'Iraq, et de Belize ont également pris la parole.  
  
     La Conférence poursuivra son débat de haut niveau demain,  
jeudi 13 juin, à partir de 10 heures.  
  
  
  
  
  
                          (à suivre)  
  
  
  
  
  
  
  
  
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Poursuite du débat de haut niveau  
  
       LE  PRESIDENT  DE  LA  REPUBLIQUE  D'ALBANIE,  M.  SALI  
BERISHA: l'aide extérieure a constitué le principal apport qui  
a  permis à l'Albanie de dépasser les difficultés inhérentes à  
la transition post-communiste. Aujourd'hui, l'Albanie souhaite  
regagner la place qui est la sienne en Europe.  Les thèmes  de  
la Conférence d'Habitat II sont caractéristiques de la réalité  
albanaise. Environ, 30% de la population requiert en effet une  
amélioration de ses conditions de logement. Qui plus  est,  le  
pays   connaît  un  rythme  incontrôlée  d'urbanisation,   qui  
s'illustre par une immigration massive vers d'autres  pays  et  
un  exode rural en provenance des régions septentrionales.  En  
fait,  le village se déplace vers la ville, traînant avec  lui  
son  lot  de  problèmes socio-économiques.  Il  est  dans  ces  
conditions  difficile pour l'Etat de contrôler ces  mouvements  
de  population, plus mécaniques que naturels. Eu égard  à  ces  
problèmes,  l'Albanie représente peut-être  l'exemple  typique  
des  questions  à  l'ordre du jour de la présente  Conférence.  
Pays  pauvre, l'Albanie a cruellement besoin d'investissements  
et   d'une   assistance   technique  pour   l'élaboration   de  
politiques,   stratégies   et  projets   nécessaires   à   son  
développement futur.  
  
      M.  HRANT  BAGRATIAN, PREMIER MINISTRE DE LA  REPUBLIQUE  
D'ARMENIE:  le stade actuel de développement de  l'Arménie  se  
caractérise   par  des  réformes  économiques,   sociales   et  
politiques ainsi qu'une transition vers l'économie de  marché.  
L'Assemblée   nationale  a  récemment  adopté   une   nouvelle  
structure administrative régionale pour la République afin  de  
décentraliser  le pays. Le développement urbain  de  l'Arménie  
dépend  de  la  résolution de certains problèmes notamment  de  
l'instauration d'un équilibre entre les moyens  de  production  
et  la  répartition  de la population, la  reconstruction  des  
zones  ravagées par les tremblements de terre, la construction  
de   logements  décents  pour  les  réfugiés  et  les  groupes  
vulnérables, la stabilisation des infrastructures urbaines  et  
la solution aux problèmes de protection de l'environnement.  
  
      L'Arménie est active au niveau international  à  travers  
des  relations  bilatérales qu'elle entretient  avec  d'autres  
pays  et  les  organisations  internationales.  L'Arménie  est  
convaincue  que les décisions d'Habitat II en ce qui  concerne  
le   développement  durable  des  établissements  humains,  la  
gestion  foncière,  la  politique de logement  et  les  autres  
questions   relatives  au  développement  urbain   et   à   la  
construction,  sont  de  nature  à  promouvoir  les  relations  
bilatérales,   ainsi   qu'à  renforcer  l'efficacité   de   la  
Commission des Nations Unies sur les  
  
  
                          (à suivre)  
  
  
  
  
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établissements  humains.  L'Arménie demande  à  la  Commission  
d'avoir une approche régionale de ces questions. Une attention  
particulière doit être accordée aux pays en transition.  
  
  
     M. MANUEL SATURNINO DA COSTA, PREMIER MINISTRE DE GUINEE-  
BISSAU:  il  s'agit  d'apporter des solutions  adéquates  pour  
éradiquer  la  pauvreté et le sous-développement.  La  Guinée-  
Bissau reconnaît l'énorme effort entrepris par le système  des  
Nations  Unies dans ce sens. Il est paradoxal qu'à  l'ère  des  
technologies,  l'on  assiste à la  réapparition  de  certaines  
maladies  que  l'on  pensait  définitivement  éradiquées.  Les  
causes  de  leur  réapparition  sont  directement  liées   aux  
conditions  de  vie et d'habitat difficiles de la  population.  
Ces  dernièers  années, la Guinée-Bissau a  été  témoin  d'une  
croissance démesurée des centres urbains, due à l'exode rural.  
La  Guinée-Bissau  est convaincue que cette  Conférence  saura  
apporter  les solutions aux problèmes évoqués. Elle  lance  un  
appel  pressant  à la communauté internationale  pour  qu'elle  
accorde   une  attention  particulière  au  développement   de  
l'Afrique.  Les  recommandations qui se  dégageront  de  cette  
Conférence  serviront en effet d'outil à l'élimination  de  la  
pauvreté dans le monde.  
  
       M.  BARKAT  GOURAD  HAMADOU,  PREMIER  MINISTRE  DE  LA  
REPUBLIQUE DE DJIBOUTI: la République de Djibouti s'honore  de  
participer à Habitat II, qui je l'espère, permettra de dégager  
une prise de conscience et amorcer des solutions aux problèmes  
de  l'habitat à l'échelle planétaire. Certes, la République de  
Djibouti  tient une place des plus modestes dans la hiérarchie  
des  grandes villes. Mais les problèmes qui sont à l'ordre  du  
jour  aujourd'hui sont encore plus préoccupants pour mon  pays  
où  déjà près de 80% de la population vit dans la capitale  et  
les grands centres de l'intérieur. Grâce aux Nations Unies qui  
ont  organisé cette Conférence sur les établissements humains,  
la  garantie est donnée pour que nos engagements soient suivis  
d'effet.  Je souhaite que les moyens financiers et  techniques  
puissent  être suffisants pour que notre plan mondial d'action  
soit réalisé.  
  
      M.  LE  GENERAL  DE DIVISION ALZUBEIR  M.  SALIH,  VICE-  
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU SOUDAN: une relation d'équilibre  
a  été perturbée par la sécheresse, les guerres et leur lot de  
réfugiés. La question des établissements humains est  une  des  
questions  à  laquelle le Gouvernement soudanais  accorde  une  
importance  particulière. Il oeuvre  ainsi  en  faveur  de  la  
dignité  et de la liberté de l'homme, qui passe indéniablement  
par la fourniture d'un logement à chacun. Cette question exige  
d'abord  un  environnement de paix et de sécurité, auxquel  le  
Gouvernement soudanais est attaché. Pourtant, le pays  vit  un  
état  de  guerre,  imposé depuis quarante  années.  Le  Soudan  
demande  l'aide  de  la  communauté  internationale  pour   sa  
reconstruction.  
  
                            (à suivre)  
  
  
  
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      Dans  ce  cadre, le Soudan oeuvre au renforcement  et  à  
l'amélioration  de ses relations avec ses voisins.  Enfin,  le  
Soudan  est partisan du maintien du siège d'Habitat à  Nairobi  
afin que le continent africain puisse jouer le rôle qui est le  
sien dans les relations internationales.  
  
  
      M. ANTOINE NDUWAYO, PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE DU  
BURUNDI: en participant à ces importantes assises, le  Burundi  
tient  à  s'associer  aux autres pays dans  leurs  efforts  de  
recherche d'un mieux-être des populations, malgré la crise  
socio-politique  à laquelle il fait face, et qui  rend  encore  
plus vulnérable les établissements humains. Avant la crise  de  
1993,  le  Gouvernenent avait entrepris un vaste programme  en  
faveur de l'acquisition par la population d'un logement décent  
en  harmonie  avec la Stratégie mondiale de l'habitat  jusqu'à  
l'an  2000. Des résultats encourageants s'observaient tant  en  
milieu  rural  qu'urbain de telle sorte  que  les  projections  
minimales   à   l'horizon  2000,  laissaient  apparaître   une  
couverture de plus de 80% en logements décents.  
  
     Avec la crise qui secoue le pays depuis deux ans et demi,  
les  établissements humains ont été profondément affectés.  Le  
Gouvernement du Burundi lance un vibrant appel à la communauté  
internationale pour condamner l'idéologie du génocide  et  ses  
défenseurs  dont le peuple burundais est victime.  Il  demande  
également  avec  insistance à la communauté internationale  de  
déployer  tous  les  moyens utiles pour le  démantèlement  des  
milices   intégristes   et  génocidaires,   l'éradication   de  
l'idéologie  nazie  que les inspire et la  destruction  de  la  
radio  de la haine dite "Radio Démocratie" qu'ils utilisent  à  
partir  du  territoire zaïrois pour véhiculer cette idéologie.  
Le   Gouvernement  du  Burundi  requiert  de   la   communauté  
internationale  son  soutien aux efforts  qu'il  déploie  pour  
ramener la paix et la confiance dans le pays. L'heure est donc  
à la reconstruction à la fois morale et physique du Burundi en  
général et des établissements humains en particulier. Le  coût  
de  cette reconstruction est estimé à près de 270 milliions de  
dollars américains que le Burundi ne peut réunir à lui seul.  
  
      M.  ZOU  JIAHUA, VICE-PREMIER MINISTRE DE LA  CHINE:  un  
environnement international harmonieux et pacifique demeure la  
condition  essentielle à la solution des  problèmes  liés  aux  
établissements humains. Dans ce contexte, les Etats  devraient  
concentrer  leurs efforts sur la promotion d'un  nouvel  ordre  
international juste et équitable, fondé sur le respect  mutuel  
de la souveraineté et de l'intégrité territoriale ainsi que de  
la  non-ingérence dans les affaires internes. Le développement  
d'établissements  humains durables est partie  intégrante  des  
défis  de la croissance démographique et de la mise en  valeur  
des forces  
  
                           (à suivre)  
  
  
  
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vives. En fait, évoquer la question des établissements humains  
revient  à  soulever  la problématique  du  développement.  Un  
partenariat fondé sur l'égalité et les bénéfics mutuels  allié  
à  une  coopération internationale renforcée sont  des  moyens  
efficaces  à  la  solution  des problèmes  des  établissements  
humains.  
     La Chine est convaincue que le prolongement du  
sous-développement et la pauvreté croissante dans les pays  en  
développement  sont  les  causes  profondes  de  l'échec   des  
solutions  à  ces  problèmes. Le long  règne  colonial  et  la  
persistance   d'un   ordre   international,   aussi    injuste  
qu'irrationnel, ont laissé les pays en développement avec  des  
économies fragilisées. Le respect des conditions objectives de  
chaque  pays  et  l'indépendance  de  la  prise  de  décisions  
constituent  des  principes de base pour  la  promotion  d'une  
solution. Il serait impossible d'adopter un modèle uniforme  à  
tous  les  pays. Il est par conséquent impératif de  respecter  
l'indépendance  et  la  souveraineté  de  tous  les  Etats  et  
d'accorder  l'importance  qui  s'impose  à  leurs  politiques,  
stratégies   et   planification  en  matière  d'établissements  
humains.  
      M. KWAMENA AHWOI, MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES  DE  
LA   REPUBLIQUE  DU  GHANA:  le  Ghana  appuie  fermement  les  
politiques   et  objectifs  contenus  dans  le  Plan   mondial  
d'action. La paix dans le monde est la condition préalable  au  
succès  de  la mise en oeuvre du Programme pour l'habitat.  La  
paix en Afrique est essentielle pour la paix dans le monde. Il  
convient  également de résoudre les problèmes que  constituent  
les   conséquences   négatives  des  politiques   d'ajustement  
structurel  dans les pays en développement,  le  poids  de  la  
dette, les inégalités de l'environnement économique mondial et  
le   faible  prix  d'achat  de  nos  matières  premières.   Le  
partenariat   et   la  coopération  internationale   devraient  
permettre de résoudre les questions critiques et urgentes  que  
représentent  notamment  la mobilisation  de  ressources,  les  
transferts   de   technologies  et  la   venue   de   nouveaux  
investissements  dans  les  pays  en  développement.  Il  faut  
souligner l'importance du rôle joué par les organisations  non  
gouvernementales    en    matière   de    développement    des  
établissements humains. La réussite de la mise  en  oeuvre  du  
Programme  pour l'habitat qui sera adopté par  la  Habitat  II  
nécessite un large partenariat que, pour sa part, le Ghana est  
prêt à promouvoir.  
  
       M.   FABIO   GIRALDO  ISAZA,  MINISTRE  DU  LOGEMENT,DU  
DEVELOPPEMENT  URBAIN ET DE L'EAU POTABLE DE LA  COLOMBIE:  le  
modèle  de  développement de la Colombie vise  à  générer  des  
citoyens  plus  productifs  dans le domaine  économique,  plus  
solidaires  dans  le domaine social et plus  participatifs  et  
tolérants  dans le domaine politique. La politique urbaine  du  
pays exige l'application du Plan national de développement aux  
  
  
  
                            (à suivre)  
  
  
  
  
  
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objectifs  urbains, et l'adaptation de la  gestion  locale  du  
développement autour des objectifs globaux du développement et  
de  l'espace  urbain. La terre est un enjeu  important  de  la  
politique   urbaine.  C'est  autour  d'elle   que   s'articule  
l'ensemble. Le citoyen se forme par sa participation politique  
au destin de la société. Sans participation à la vie publique,  
il  est impossible de fonder la citoyenneté. Dans ce contexte,  
tout   projet   citadin  doit  viser  à  la  fondation   d'une  
citoyenneté responsable.  
  
       M.  HIDEIUMI  MINORIKAWA,  VICE-MIMISTRE  PARLEMENTAIRE  
CHARGE  DE  L'OFFICE FONCIER NATIONAL DU  JAPON:  au  mois  de  
janvier  1995, le Japon a connu un tremblement de  terre  sans  
précédent, qui a ravagé les régions de Hanshin et d'Awaji,  et  
notamment la ville de Kobe et a entraîné de nombreuses  pertes  
en  vies  humaines. En réponse au chaleureux  soutien  apporté  
lors de cette tragédie, le Japon est déterminé à promouvoir la  
coopération  internationale  dans  les  domaines  des  contre-  
mesures  aux  catastrophes naturelles. Dans  la  Stratégie  de  
Yokohama,  adoptée lors de la Conférence sur la réduction  des  
catastrophes naturelles, qui s'est tenue à Yokohama  en  1994,  
l'importance  de la coopération internationale  pour  atténuer  
les  conséquences des catastrophes naturelles a été soulignée.  
En  décembre dernier, a eu lieu à Kobe la Conférence asiatique  
sur la réduction des catastrophes naturelles, qui a adopté une  
Déclaration  qui prône notamment la création d'un centre  pour  
la réduction des catastrophes naturelles en Asie.  
  
       La  tenue  d'Habitat II est particulièrement opportune.  
Elle   présente   les   possibilités  de   planification   des  
établissements  humains à l'aube du 21ème  siècle.  L'une  des  
caractéristiques  de cette conférence est qu'elle  réunit  non  
seulement les représentants des gouvernements, mais aussi ceux  
des   collectivités   locales,  du  secteur   privé   et   des  
organisations  non gouvernementales (ONG). C'est  pourquoi  le  
Japon  espère  que  les différentes institutions  des  Nations  
Unies,  notamment  le  Centre  des  Nations  Unies  pour   les  
établissements humains (HABITAT) joueront un rôle majeur  dans  
l'amélioration des établissements humains et coopèreront  avec  
ces   organisations.   Le  Japon  envisage   actuellement   la  
possibilité  d'organiser cet automne un  séminaire  à  Fukuoka  
consacré  à  l'examen de l'amélioration de  la  situation  des  
établissements humains dans la région de l'Asie-Pacifique.  
  
  
  
  
  
  
                           (à suivre)  
  
  
  
  
  
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      M.  RAKAD  BIN SALEM BIN HAMAD BIN RAKAD,  MINISTRE  DES  
TRAVAUX  PUBLICS ET DU LOGEMENT DES EMIRATS ARABES  UNIS:  les  
Emirats  arabes Unis accordent une importance  cruciale  à  la  
question  des établissements humains car ils sont sensibles  à  
la création de villes et de villages modernes. Les Emirats ont  
connu  de grands succès dans le domaine de la construction  de  
logements  en  faveur  de toutes les couches  sociales  de  la  
population.  Les  pays  développés devront  se  montrer  à  la  
hauteur  de  leurs  engagements.  Il  est  important  que  les  
organisations internationales, qu'elles soient  inter  ou  non  
gouvernementales,   fassent  participer   tous   les   acteurs  
économiques  à  la lutte contre la pauvreté et des  inégalités  
sociales  et  ce, dans le cadre du respect des  traditions  de  
chaque pays.  
  
      M.  CARLOS ROJAS, SECRETAIRE AU DEVELOPPEMENT SOCIAL DES  
ETATS-UNIS DU MEXIQUE: le Mexique a adopté le Programme des  
100  villes  qui a pour objectif de coordonner  une  série  de  
grands   centres   urbains  pour  conjuger  efficacement   les  
activités  économiques, les infrastructures de  production  et  
les  services, l'urbanisme et le secteur du logement, afin  de  
parvenir à une meileure répartition des établissements humains  
entre  les  différentes  régions du  pays.  Ce  programme  qui  
regroupe  
116 villes moyennes et petites du pays concerne près de  
34  millions  de personnes. Le Mexique a également  adopté  un  
Programme  du logement pour les années 1995-2000. Il reconnaît  
l'importance  des instances de coopération internationale,  en  
particulier  celle  du  Centre  des  Nations  Unies  sur   les  
établissements humains (HABITAT) en faveur du quel  il  met  à  
disposition les capacités et l'expérience qu'il acquises.  
  
      M. AKBAR TANDJUNG, MINISTRE D'ETAT AU LOGEMENT SOCIAL DE  
L'INDONESIE:  le  partenariat inauguré  à  Istanbul  devra  se  
traduire  également au niveau de la coopération internationale  
tant  il  est vrai que les efforts des gouvernements  méritent  
d'être    appuyés    et    complétés   par    la    solidarité  
internationale.La durabilité des établissements humains et  le  
progrès  social  ne  peuvent voir le jour s'ils  ne  sont  pas  
ancrés   dans  une  croissance  économique  soutenue   et   le  
développement. L'Indonésie est convaincue que c'est  justement  
la  croissance  économique qui est le  moteur  générateur  des  
autres  dimensions du développement durable, y  compris  celui  
des  établissements  humains. Encouragée  par  le  concept  de  
partenariat  à  l'ordre du jour de la Conférence,  l'Indonésie  
est d'avis que le Programme pour l'habitat est à même d'ouvrir  
de  nouvelles  opportunités en vue  d'appuyer  les  politiques  
gouvernementales   en   matière   d'établissements    humains.  
L'expérience et les capacités accumulées par le Centre Habitat  
font qu'il doit demeurer l'institution centrale du suivi de la  
mise en oeuvre satisfaisante du Programme d'action.  
  
  
                         (à suivre)  
  
  
  
  
                             -9-                  HAB/IST/21  
                                                  12 juin 1996  
  
       M.   EDGAR   ARRAYO,  MINISTRE  DU  LOGEMENT   ET   DES  
ETABLISSEMENTS  HUMAINS DE LA REPUBLIQUE  DU  COSTA  RICA:  le  
Costa  Rica  soutient sans réserve les deux thèmes  principaux  
d'Habitat  II. C'est parce que nous estimons que  le  logement  
constitue un droit humain et un engagement de la société et de  
l'Etat,   qui   doit  fournir  solidairement  les   ressources  
nécessaires  pour satisfaire ce besoin, que nous  nous  sommes  
engagés à accroître l'appui existant au logement. Habitat II a  
créé  pour notre pays l'occasion de lancer une discussion  sur  
les  établissements humains et sur les questions de  logement.  
Nous  saisissons  l'opportunité qu'offre  la  tenue  de  cette  
Conférence pour nous engager sur une nouvelle voie. Habitat II  
a permis à l'Amérique centrale et au Panama de renforcer leurs  
efforts communs. Le Costa Rica, en sa qualité de Président  du  
Groupe des 77, se félicite du processus préparatoire et de  la  
coordination réalisée avec HABITAT. La Déclaration  d'Istanbul  
constitue un exercice trancendant et représentera à  n'en  pas  
douter  un  important  document dans  l'histoire  des  Nations  
Unies.  
  
      M.  ANTONIO DI PIETRO, MINISTRE DES TRAVAUX  PUBLICS  DE  
L'ITALIE,  EN SA QUALITE DE PRESIDENT EN EXERCICE  DE  L'UNION  
EUROPEENNE:  Habitat  II  a permis d'élargir  le  concept  des  
établissements  humains. Istanbul a en effet inclu  l'ensemble  
des  aspects  qui  lui sont inhérents. L'Union  européenne  se  
félicite  de la reconnaissance du rôle de nouveaux acteurs  et  
de  leur participation aux décisions sur des questions qui les  
concernent  au  premier chef. La divesrité urbaine  doit  être  
préservée afin de s'assurer des capacités de réponse optimales  
à  la  variété de défis et de situations. Les opportunités  en  
faveur   des   groupes  les  plus  vulnérables  doivent   être  
renforcées.  Dans un monde où l'information et  l'échange  ont  
acquis  des  dimensions  mondiales, la  fonction  sociale  des  
villes doit être renforcée et l'identité locale préservée.  La  
Conférence  a  également  reconnu le  lien  intime  entre  les  
développements  urbain  et  rural.  Cela  sous-tend   que   la  
prospérité  des régions rurales est tributaire  d'une  gestion  
rationnelle  des  centres urbains. Il est aussi  vrai  que  la  
propspérité  des centres urbains dépend elle-même souvent  des  
campagnes.  
  
       L'Union  européenne est d'avis que les aspirations  des  
individus,  des ménages et des familles doivent constituer  le  
point  de  départ  de  toute stratégie  de  développement  des  
établissements humains. De plus, les règles de  la  démocratie  
locale,  de  la responsabilité et de la bonne gestion  doivent  
devenir la règle. Des actions locales doivent être encouragées  
par  l'intermédiaire des programmes locaux  inspirés  d'Action  
21. L'Union européenne confirme sa volonté politique de mettre  
en  oeuvre  le  Programme pour l'habitat,  dont  l'application  
incombe  à  chaque pays à tous les niveaux.  Enfin,  un  suivi  
efficace  et intégré au sein du système des Nations Unies,  en  
coopération avec  
  
                            (à suivre)  
  
  
  
  
                               -10-               HAB/IST/21  
                                                  12 juin 1996  
  
  
  
d'autres  institutions multilatérales doit être assuré.  A  ce  
titre,  l'Union  européenne a proposé que  la  Commission  des  
établissements  humains  réfléchisse  aux  voies   et   moyens  
d'intégrer pleinement les représentants des autorités  locales  
à ses travaux.  
      M.  PEKKA  HAAVISTO, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT  DE  LA  
REPUBLIQUE  DE FINLANDE: la Finlande considère que toutes  les  
conférences que les Nations Unies ont organisées au cours  des  
années  90  sur  les  conditions préalables  au  développement  
avaient  pour  objectif commun la durabilité.  La  Finlande  a  
accordé  une  attention particulière à ce  que  les  objectifs  
d'Habitat II soient conformes aux engagements pris lors de  la  
Conférence  des  Nations  Unies  sur  l'environnement  et   le  
développement  (CNUED).  Il n'y pas de  solutions  aisées  aux  
problèmes  relatifs à la durabilité. En Finlande,  nous  avons  
accompli  des progrès dans de nombreux domaines tels que  ceux  
du  renforcement de l'efficacité énergétique des  systèmes  de  
chauffage  et  le  traitement des  eaux  usées.  Néanmoins  de  
nombreux défis restent à relever, notamment en ce qui concerne  
le  niveau  élevé de gaz à effet de serre, dont la circulation  
automobile   est   la  principale  cause.   Le   développement  
d'établissements  humains et de logements durables  pour  tous  
nécessite l'adoption de politiques nationales efficaces et  la  
mobilisation de ressources, tant publiques que privées.  
  
      En  sa qualité de pays nordique, la Finlande s'engage  à  
promouvoir les valeurs et institutions démocratiques  pour  la  
coopération en matière de développement. La Finlande  souligne  
l'importance de la mise en oeuvre, du contrôle et du suivi des  
conférences  des  Nations Unies. Cependant,  depuis  longtemps  
elle met l'accent sur la nécessité de réformer le système  des  
Nations  Unies  et  de  le  rendre  plus  efficace.  La  crise  
financière que connaît actuellement l'Organisation ne fait que  
renforcer  cette nécessité. La Finlande estime  que  la  façon  
dont   les   autorités   locales,   les   organisaitions   non  
gouvernementales  et les autres partenaires  ont  participé  à  
Habitat  II  est  l'une  des principales  réussites  de  cette  
Conférence.  
  
     M. EFIM VLADIMIROVICH BASIN, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS  
DE  LA  FEDERATION DE RUSSIE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE  DU  
PRESIDENT  BORIS YELTSIN: les problèmes liés à  l'urbanisation  
et  au  logement sont également d'actualité en  Fédération  de  
Russie.  Le Gouvernement vise à assurer l'accès à un  logement  
convenable à toutes les couches de la population.  
  
  
                           (à suivre)  
  
  
  
  
  
  
  
                            -11-                   HAB/IST/21  
                                                     12   juin  
1996  
  
  
  
  
      DECLARATION  DU  MINISTRE  DES  TRAVAUX  PUBLICS  DE  LA  
FEDERATION   DE  RUSSIE:  la  Russie  confirme   sa   fidélité  
inébranlable  en  la  Stratégie mondiale du  logement.  Depuis  
1993,  elle  a  adopté un Programme d'Etat  sur  le  logement.  
Aujourd'hui, la construction croît à des rythmes très  rapides  
et  la  base  juridique ainsi que le schéma de la construction  
ont été assurés. A l'heure actuelle, la Russie est engagée  au  
sein  d'un  processus  de privatisation des  logements  et  de  
restauration  des  centres  historiques,  tout  en  gardant  à  
l'esprit l'aspect social du logement. La Russie se félicite du  
rôle du Centre habitat.  
  
  
      M.  JORGEN ANDERSSON, MINISTRE DE L'INTERIEUR DU ROYAUME  
DE  SUEDE:  la Suède fait sienne la déclaration faite  par  le  
représentant  de  l'Italie au nom de l'Union européenne.  Elle  
estime que des efforts spéciaux devraient être déployés,  tant  
aux  niveaux  national  qu'international,  pour  répondre  aux  
besoins   des   personnes  les  plus  pauvres  et   les   plus  
vulnérables.  Ensemble  nous  devons  agir  en  joignant   nos  
efforts,  nos  partenariats et notre participation.  C'est  le  
message essentiel du Programme pour l'habitat. Habitat II  est  
une  conférence d'engagements nationaux et internationaux.  Le  
développement  durables  des établissements  humains  ne  sera  
possible que s'il existe une volonté politique. A l'instar des  
recommandations adoptées lors de la tenue de la CNUED, à  Rio,  
en 1992, les résultats d'Habitat II doivent être reflétés dans  
une  Action  21  locale  conçue pour  tous  les  gouvernements  
locaux.  De  même,  l'utilisation des  "meilleures  pratiques"  
devrait  être  étroitement surveillée  grâce  à  des  échanges  
d'informations.  
  
  
      DATO  DR.  TING CHEW PING, MINISTRE DU LOGEMENT  ET  DES  
COLLECTIVITES LOCALES DE LA MALAISIE: la Malaisie  s'est  doté  
d'un  Plan national d'action à long terme appelé VISION  2020,  
appelé  à  jeter  les bases de l'industrialisation  totale  du  
pays. La Malaisie appelle les pays en développement à partager  
cette  entreprise afin que VISION 2020 ne soit pas  uniquement  
le  rêve  d'un petit pays en développement. L'objectif premier  
de  la  politique du logement de la Malaisie est de  s'assurer  
que  l'ensemble des citoyens, notamment les groupes  les  plus  
vulnérables,  ont accès à un logement décent.  Le  partenariat  
entre   les  acteurs  publics,  privés,  communautaires,   est  
essentiel au développement durable des établissements humains.  
S'agissant  de  la  coopération  internationale,  la  Malaisie  
annonce  une contribution modeste de 20,000 dollars en  faveur  
de  la Conférence Habitat II. Des indicateurs du développement  
urbain et du logement devraient être développés afin d'évaluer  
les conséquences des politiques et stratégies recommandées par  
le  
  
                          (à suivre)  
  
  
  
                             -12-               HAB/IST/21  
                                                12 juin 1996  
  
  
 Programme pour l'habitat. La Malaisie saisit cette opporunité  
pour   exprimer  son  mécontentement  et  émettre  une   ferme  
protestation  pour  la publication par le Centre  des  Nations  
Unies  d'un document intitulé "le droit à un logement décent".  
La  distorsion  de la vérité qu'il contient est irresponsable.  
En  effet, et puisqu'il s'agit de la Malaisie, il est le  lieu  
ici  de préciser que toutes les populations affectées par  des  
projets  gouvernementaux  de développement  d'infrastructures,  
sont soit réinstallées soit indemnisées.  
  
  
      M.  FRANCISCO ALBORNOZ, MINISTRE DU DEVELOPPEMENT URBAIN  
ET DU LOGEMENT DE L'EQUATEUR: les principaux objectifs du plan  
national de l'Equateur sont la règlementation de l'utilisation  
des  terres,  la  décentralisation, la démocratisation  de  la  
gestion   urbaine,   la  protection  de  l'environnement,   la  
réduction de la marginalisation en milieu urbain, la réduction  
des  déficits en matière de fourniture de services de base  et  
la  lutte contre le manque de logements dans le zones urbaines  
et  rurales. L'Equateur est disposé à mettre à disposition  de  
la  communauté  internationale son expérience  en  matière  de  
développement  des  établissements humains.  Nous  ne  pouvons  
rester  indifférents à la douleur humaine. En  ma  qualité  de  
Secrétaire par intérim du Groupe des Ministres du logement  de  
l'Amérique  latine et des Caraïbes, il m'incombe  de  signaler  
l'existence d'un document intitulé "Déclaration de  Santiago",  
qui  recense les principaux problèmes auxquels est  confrontée  
la  région et présente des propositions pour assurer  l'avenir  
des  futures  générations. L'Equateur a subi il y  a  quelques  
semaines un fort tremblement de terre qui a sinistré  près  de  
40  000  équatoriens. Je suis certain que  le  Programme  pour  
l'habitat saura prendre les mesures nécessaires pour  atténuer  
les conséquences de telles catastrophes.  
  
      MME.  SANKIE  D  MTHEMBI-NKONDO,  MINISTRE  DU  LOGEMENT  
D'AFRIQUE  DU  SUD: malgré tous les engagements souscrits,  la  
durabilité  des  établissements  humains  risque  de  s'avérer  
illusoire  sans  une mise en oeuvre commune du Programme  pour  
l'habitat.  Un environnement économique favorable à  l'Afrique  
est  nécéssaire  à cette fin. Les pays développés  se  doivent  
dans  ce  contexte de devenir des partenaires à part  entière.  
C'est  dans  cette  perspective que  les  pays  africains  ont  
élaboré  la  Déclaration  de Johannesburg  dans  laquelle  ils  
s'engagent à mobiliser la plus grande partie des ressources en  
faveur  du développement des établissements humains. L'Afrique  
du  Sud  plaide  en  faveur  de  la  création  d'un  mécanisme  
international chargé de récolter des contributions volontaires  
de  pays et institutions en faveur de la gestion des logements  
et  des  établissements humains en Afrique. De plus, l'Afrique  
du  Sud  appuie la recommandation de l'Assemblée générale  aux  
termes  de laquelle le Centre Habitat devrait jouir du  mandat  
de la  
  
                            (à suivre)  
  
  
  
                                                          -13-  
HAB/IST/21  
                                                      12  juin  
1996  
  
  
  coordination, de l'évaluation et de la mise  en  oeuvre  des  
décisions  de  la Conférence, sous l'égide la  Commission  des  
Nations Unies sur les établissements humains.  
  
      M.  EASTON  DOUGLAS, MINISTRE DE L'ENVIRONNEMENT  ET  DU  
LOGEMENT  DE  LA JAMAIQUE: avec la création du  Programme  des  
Nations  Unies  pour l'environnement (PNUE), nécessité  a  été  
reconnue  d'examiner  de concert les préoccupations  relatives  
aux  établissements humains et les questions  d'environnement.  
Depuis  plusieurs  années, le Gouvernement de  la  Jamaïque  a  
reconnu  l'importance  de  cette  relation  et  a  cherché   à  
incorporer les objectifs des établissements humains  dans  ses  
politiques  et  programmes.  Alors  que  nous  examinons   les  
différentes   questions  qui  ont  trait  aux   établissements  
humains,  il  nous faut nous concentrer sur une question  plus  
large  qui  est celle des moyens de les rendre réalisables  et  
durables  à long terme, c'est-à-dire une croissance économique  
et un développement durables.  
  
       La  situation  actuelle  des  économies  nationales  et  
internationales montrent de grandes disparités entre les  pays  
développés  et  les  pays  en  développement.  Aussi,   est-il  
impératif  de  résoudre ce problème afin  de  parvenir  à  une  
croissance économique durable. La réalisation de ces objectifs  
dépendra  des  solutions apportées aux problèmes  relatifs  au  
financement,  au  commerce, à la dette et  aux  transferts  de  
technologie. La Jamaïque, en tant que petit Etat insulaire  en  
développement, a activement participé aux activités du  Centre  
des Nations Unies pour les établissements humains (HABITAT) et  
appuie  le  processus de restructuration en cours qui  vise  à  
assurer un suivi efficace et effectif d'Habitat II.  
  
      M. ALI CHAOUCH, MINISTRE DE L'EQUIPEMENT ET DE L'HABITAT  
DE  LA TUNISIE, DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU PRESIDENT ZINE  
EL AABIDINE BEN ALI: le problème du développement humain, avec  
toutes ses dimensions a bénéficié en Tunisie de tout l'intérêt  
qu'il mérite, et cela depuis le Changement du 7 novembre 1987.  
A  l'instar  des  autres pays, la Tunisie a  connu  une  nette  
accélération du rythme d'urbanisation. Aussi la Tunisie a-elle  
axé  ses  choix  politiques et ses programmes de développement  
sur la promotion de l'homme, l'amélioration de son mode de vie  
et  de  ses conditions d'existence. Elle considère le logement  
comme un facteur fondamental de la stabilité de l'individu  et  
de  la garantie de son équilibre social et psychologique. Dans  
ce  contexte,  la Tunisie a multiplié les incitations  et  les  
encouragements pour favoriser l'accès aux logements  
décents.  La concrétisation de ces choix a notamment  eu  pour  
résultat  de renforcer qualitativement et quantitativement  le  
patrimoine  en logements dans le pays au point qu'aujourd'hui,  
80% des citoyens sont propriétaires de leurs logements.  
  
                            (à suivre)  
  
  
  
  
  
  
                             -14-                  HAB/IST/21  
                                                     12   juin  
1996  
  
  
      La  Tunisie est convaincue que le sens que la communauté  
internationale a de la dimension mondiale de la condition  des  
établissements humains ne peut qu'inciter les  pays  nantis  à  
venir  en aide aux pays en développement et à consolider leurs  
efforts  dans ce sens, en vue de promouvoir la coopération  et  
la solidarité internationales dans tous les domaines.  
  
  
           M. JOSEPH KABORE, MINISTRE DES INFRASTRUCTURES,  DE  
L'HABITAT  ET DE L'URBANISME DU BURKINA FASO: le Burkina  Faso  
voudrait ici apporter son appui à la déclaration faite par  M.  
Arap  MOI,  Président  du  Kenya,  au  nom  de  l'ensemble  du  
continent  africain. Il a su traduire, de la manière  la  plus  
pertinente,  le  message  et les préoccupations  des  millions  
d'habitants  souvent  oubliés de cette  importante  partie  du  
monde  de  plus  en  plus marginalisée.L'expérience  vécue  au  
Burkina  Faso nous enseigne que la lutte contre la promiscuité  
en  milieu urbain et l'amélioration des conditions de vie dans  
ce  même milieu passent par une politique à long terme  visant  
notamment  à  éradiquer la pauvreté; à appuyer la mutation  de  
l'économie et de l'organisation des villes; à accompagner  les  
transformations et gérer les disparités de l'espace  national;  
et  à  améliorer l'intégration sociale de tous, notamment  les  
jeunes, les femmes et les groupes sociaux vulnérables.  
  
     Au centre de cette stratégie se trouvent non seulement le  
Gouvernement  et  les autorités Locales,  mais  également  les  
populations urbaines elles-mêmes et le secteur privé  dont  la  
place  dans  tous les secteurs de la vie économique  nationale  
est de plus en plus importante, encouragée, parce que  
reconnue   indispensable.  C'est   pourquoi,   au-   delà   de  
l'enrichissement mutuel dont nous bénéficions à  l'écoute  des  
exposés  sur  les  expériences nationales présentées  à  cette  
conférence,  un  enjeu  important s'offre  à  nous:  celui  de  
combler  tous les espoirs placés par nos populations dans  les  
résultats  de  cette rencontre. Faisons donc en sorte  que  la  
présente  Conférence  ne  soit pas  un  forum  de  plus,  mais  
l'occasion  pour  toutes les parties prenantes  aux  problèmes  
d'urbanisation de pouvoir travailler efficacement  à  réaliser  
un   réel  progrès  dans  cette  composante  du  développement  
durable. Faisons en  
sorte que l'après Istanbul soit beaucoup plus au centre de nos  
préoccupations que l'événement présente en lui-même.  
  
  
  
  
                           (à suivre)  
  
  
  
  
  
  
                             -15-                   HAB/IST/21  
                                                      12  juin  
1996  
  
  
  
  
      M.  BHASKARAN  NAIR,  SECRETAIRE PERMANENT  PAR  INTERIM  
CHARGE  DU  LOGEMENT  DE FIDJI: le véritable  test  du  succès  
d'Istanbul  réside  dans la mise en oeuvre du  Programme  pour  
l'habitat.  Pour ce faire, une volonté politique  aux  niveaux  
les  plus  élevés sera nécéssaire pour redéfinir les modalités  
d'une  coopération internationale novatrice appelée à  appuyer  
les   efforts  nationaux.  Fidji  est  d'avis  que   sans   un  
partenariat  aux  niveaux national, régional et  intenational,  
les  petits Etats insulaires en développement éprouveront  des  
difficultés à satisfaire les demandes en matière de logements.  
Les institutions de Bretton Woods et les banques régionales de  
développement  doivent  pour leur  part  jouer  un  rôle  plus  
important  en  tant que complément des stratégies  nationales.  
Fidji   émet   l'espoir  que  les  promesses   de   ressources  
financières additionnelles en faveur de ces Etats, souscrits à  
la Barbade, sauront rapidement se muer en réalité tangible.  
  
     M. VICTOR CALVO-SOTELO IBANEZ-MARTIN (ESPAGNE): l'Espagne  
accorde  une  grande importance à la tenue  d'Habitat  II.  Le  
Comité  national  responsable de la rédaction  du  rapport  de  
l'Espagne  à  la  Conférence  a reçu  notamment  l'apport  des  
représentants   d'organisations   gouvernementales   et    non  
gouvernementales  conformément aux  critères  établis  par  le  
Secrétariat  de la Conférence. En conséquence,  ma  délégation  
tient  à affirmer que  nous appliquerons ce qui sera adopté  à  
Istanbul, notamment le Plan mondial d'action et la Déclaration  
d'Istanbul. Nous nous proposons d'établir des politiques  afin  
de  concrétiser le droit au logement grâce à la  reformulation  
et au renforcement des programmes de logement, et à la réforme  
de  la législation relative à l'utilisation des sols et de  la  
politique  fiscale relative à ces questions. Pour  assurer  la  
continuité des travaux entrepris lors de cette conférence,  le  
Gouvernement se propose d'élaborer un Programme pour l'habitat  
pour  l'Espagne.  En  matière  de coopération  internationale,  
l'Espagne,  en plus de sa participation à l'Union  européenne,  
poursuivra    sa   collaboration   spécifique    en    matière  
d'établissements   humains  avec  les   Nations   Unies,   les  
gouvernements  et  les peuples des pays dignement  représentés  
ici,  en  particulier les pays d'Amérique latine  et  ceux  du  
bassin méditerranéen.  
  
  
      M.  REGINALD MOREELS, SECRETAIRE D'ETAT A LA COOPERATION  
ET AU DEVELOPPEMENT DE LA BELGIQUE: la Belgique a consacré  
260  millions  de dollars, de 1986 à 1994, aux  programmes  et  
projets situés dans des régions urbaines ou rurales ayant  une  
composante     établissements    humains.    La     communauté  
internationale  a surtout une fonction d'appui notamment  pour  
la mise en oeuvre de  
  
                         (à suivre)  
  
  
  
                             -16-                 HAB/IST/21  
                                                  12 juin 1996  
  
programmes  de  développement des capacités et  par  l'échange  
d'informations.  Une  des  lignes  de  force  de  la  présente  
Conférence est le rôle qui incombe aux acteurs locaux, aux ONG  
et  au  secteur  privé, reconnus à cette  occasion  comme  des  
interlocuteurs  à  part entière. Le problème  du  logement  ne  
devrait  pas  uniquement être traité sous  l'angle  du  modèle  
bipolaire opposant cité et campagne.  
  
      Les  camps  de  réfugiés ne peuvent et  ne  doivent  pas  
devenir  un  lieu  d'établissement définitif  pour  des  êtres  
humains. Ici, les autorités nationales assument également  une  
grande  part  de  responsabilité à l'égard de ces  différentes  
populations  et  des  minorités établies dans  leur  pays.  Il  
incombe  en  premier lieu aux autorités-nationales, régionales  
et  locales- d'attaquer le problème de l'urbanisation, ce  qui  
suppose qu'elles veillent à libérer les moyens nécessaires aux  
solutions envisagées. Outre les secteurs prioritaires, tels la  
sécurité  alimentaire,  les  soins de  santé,  l'enseignement,  
l'économie sociale et la prévention des conflits, la  Belgique  
continuera  à  apporter son soutien aux initiatives  intégrées  
ayant une composante "habitat".  
  
      M.  ERIC  ADRIKO,  VICE-PREMIER MINISTRE  DE  L'OUGANDA,  
DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M.  
YOWERI  KAGUTA MUSEVENI: le Programme pour l'habitat constitue  
le point d'orgue de cette Conférence qui continuera à inspirer  
et  motiver  nos efforts en vue d'améliorer la  situation  des  
établissements   humains  et  inverser  la   tendance   à   la  
détérioration de l'environnement pour, en fin de compte, créer  
un  environnement à même de rendre durables nos conditions  de  
vie.  Pour ma délégation, Istanbul est l'occasion de faire  le  
point  sur  les  défis que la communauté internationale  a  dû  
relever  depuis  le  début  de  cette  décennie.  L'Ouganda  à  
participé  activement à tous ces processus et s'est engagé  en  
faveur  des principes communs et du plan mondial d'action  que  
nous  avons  établi.  Nous estimons  que  la  mise  en  oeuvre  
efficace du Plan mondial d'action sera mieux assurée grâce  au  
renforcement   du   Centre   des  Nations   Unies   pour   les  
établissements  humains (HABITAT). En outre, cette  Conférence  
devrait  renouveler  et  relancer le  mandat  d'HABITAT  comme  
centre  de  contrôle  et  de  coordination  du  Programme   et  
renforcer  les mécanismes de intergouvernementaux qui  y  sont  
liés pour le suivi du Plan mondial d'action.  
  
  
      M. CHARLES NTAKIRUTINKA, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET  
DE  L'ENERGIE  DU RWANDA: aujourd'hui, le gouvernement  et  le  
peuple  rwandais  sont  déterminés à relever  le  défi  de  la  
réhabilitation  et  de la reconstruction  de  notre  pays.  La  
politique   de   restructuration   du   territoire    national  
s'articulera  autour  de  3  axes prioritaires  à  savoir:  la  
restructuration de notre système  
  
                          (à suivre)  
  
  
                            -17-             HAB/IST/21  
                                             12 juin 1996  
  
  
d'habitat dispersé pour tendre vers un habitat aggloméré;  une  
meilleure  planification des villes allant de  pair  avec  une  
répartition spatiale équitable des éléments structurants  vers  
les petites villes et une décentralisation progressive de leur  
gouvernance,   et  la  promotion  et  la  diversification   de  
l'activité  et  de l'emploi non agricole pour  désengorger  le  
secteur agricole actuellement saturé. La réalisation d'un  tel  
programme de restructuration du territoire demandera de moyens  
importants  que  ne peut rassembler la seule mobilisation  des  
ressources  nationales.  C'est  pourquoi  j'en  appelle  à  la  
Communauté internationale pour nous appuyer pour réaliser  cet  
ambitieux programme.  
  
      Comme  au Rwanda il ya deux ans, des massacres à  grande  
échelle    des   populations   particulièrement   d'expression  
rwandaise  sont  entrain de se perpétrer dans les  régions  de  
Masisi et de Rutshuru à l'est du Zaïre, et cela sous le regard  
indifférent de la communauté Internationale. Notre pays  subit  
seul  le  poids  de  cette tragédie car  c'est  lui  seul  qui  
supporte les réfugiés zaïrois qui fuient ces massacres. Il est  
donc temps que la communauté internationale réagisse avant que  
l'exportation du génocide par ceux qui l'ont commis au  Rwanda  
en 1994 ne soit généralisée dans notre région.  
  
       Nous  lançons  un  appel  pressant  à  nos  partenaires  
bilatéraux  et  multilatéraux  pour  qu'ils  concrétisent  les  
engagements   déjà    pris  et  mobilisent  les   financements  
supplémentaires   afin   de  réaliser   notre   Programme   de  
reconstruction  du  pays et d'atteindre les objectifs  définis  
lors  des Conférences de Copenhague et de Beijing. Comme  pour  
les  précédents  sommets,  la concrétisation  des  engagements  
d'lstanbul  que nous allons adopter ne pourra se  faire  qu'au  
prix  d'une  conjonction conséquente des efforts nationaux  et  
inernationaux.  
  
  
      M.  DAVID  EVANS (AUSTRALIE): le Gouvernement australien  
est  déterminé à améliorer la qualité de vie de la  population  
dans  les  zones  urbaines, rurales  et  les  régions.  Depuis  
plusieurs  années déja, l'Agence de coopération internationale  
de  l'Australie accorde une attention accrue au  phénomène  de  
l'urbanisation rapide dans la région Asie-Pacifique,  et  plus  
particulièrement ses conséquences sur les populations pauvres.  
Toutefois,  l'aide  ne  saurait  être  du  seul  ressort   des  
gouvernements.  La  mobilisation des ressources  doit  engager  
d'autres  sources,  notamment  le  secteur  privé,   afin   de  
satisfaire les besoins des pays en développement. L'appui  que  
l'Australie apportera au Programme pour l'habitat  sera  fondé  
sur  une  approche  qui  ne  privilégie  pas  la  création  de  
nouvelles  organisations. L'on doit  au  contraire  travailler  
avec les arrangements déja existants.  
  
  
                          (à suivre)  
  
  
  
  
  
                           -18-                HAB/IST/21  
                                               12 juin 1996  
  
  
      M.  GEORGE  PAYNEK,  MINISTRE DES TRAVAUX  PUBLICS,  DES  
TRANSPORTS  ET  DU LOGEMENT DE LA BARBADE: la  Barbade,  petit  
Etat  insulaire en développement, se dotera prochainement d'un  
Plan  national  d'action conformément aux objectifs  d'Habitat  
II.   La   Barbarde  a  activement  participé   au   processus  
préparatoire de la présente conférence. La Barbade connaît une  
densité de  
612 habitants au kilomètre carré, ce qui en fait l'un des pays  
les plus peuplés du monde. Le Gouvernement est responsable  de  
la fourniture d'un logement décent à tous. Le pays connaît des  
catastrophes   naturelles  telles   que   les   ouragans   qui  
contribuent   à   la   détérioration  de  la   situation   des  
établissements humains. Malgré tout, le pays essaie de  mettre  
en place une politique générale des établissements humains. Il  
tente d'établir un programme de gestion des zones côtières  et  
des  déchets.  En dépit d'un manque de ressources financières,  
le gouvernement déploie des efforts pour favoriser la création  
d'une banque de prêts au logement. Il cherche à associer  tous  
les  acteurs  à  la  mise en oeuvre de  ses  programmes,  afin  
notamment de venir en aide aux groupes de personnes  les  plus  
vulnérables.  
  
  
      M. ANDRES LIPSTOCK, MINISTRE DE L'ECONOMIE DE L'ESTONIE:  
la  stratégie  des  établissements humains  en  Estonie  devra  
éliminer  ou  à tout le moins atténuer les bouleversements  et  
les  erreurs  introduits  par le  régime  soviétique.  Il  est  
important  de  trouver  des moyens  d'aider  les  Estoniens  à  
rejoindre  aussi  vite  que possible la tendance  générale  du  
développement en Europe. L'Estonie apporte son plein soutien à  
la  Déclaration  de  l'Assemblée mondiale des  villes  et  des  
autorités  locales.  Elle estime que le développeemnt  durable  
doit essentiellement être l'oeuvre du niveau local qui est  le  
mieux à même de mobiliser des initiatives concrètes.  
  
      M.  RICARDO GOUBAUD SOLORZANO, VICE-MINISTRE DU LOGEMENT  
DU  GUATEMALA: l'accord récemment conclu entre le Gouvernement  
et l'URNG et qui porte sur les aspects socio-économiques et la  
situation agraire, prévoit des investissements gouvernementaux  
de  l'ordre de 15% des recettes de l'Etat, et ce, à partir  de  
1997.  Cette priorité coïncide parfaitement avec les objectifs  
du  Plan  d'action  national. Toutefois, le  Guatemala  espère  
compter   sur  l'assistance des pays amis.  Le  Plan  d'action  
national est partie intégrante des accords de paix.  
  
  
  
  
  
                           (à suivre)  
  
  
  
  
  
  
                            -19-                  HAB/IST/21  
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      M. YANKUBA TOURAY, MINISTRE DES COLLECTIVITES LOCALES ET  
DES  RESSOURCES FONCIERES DE LA REPUBLIQUE DE  GAMBIE:  il  ne  
peut  il y a voir de dignité et de bien-être des êtres humains  
sans un logement décent. C'est pourquoi, le gouvernement de la  
Gambie  a donné, dès son accession au pouvoir, il y a près  de  
deux   ans,   la  priorité  à  la  satisfaction   des   droits  
fondamentaux que sont la nourriture, la santé, l'éducation  et  
donc le logement. Le Gouvernement a adopté différentes mesures  
concrètes  et  négocie actuellement avec  Shelter  Afrique  et  
African Housing Fund la création d'une Banque de l'habitat sur  
son  territoire afin de faciliter l'accession à  la  propriété  
des  ménages  à  faibles revenus. Pour mettre  en  oeuvre  les  
ambitieux  et  nobles objectifs du Plan mondial  d'action,  la  
Gambie,  qui fait partie des pays les moins avancés, a  besoin  
du soutien actif du reste de la communauté internationale.  
  
      M.  FREDDY  TEODOVICH ORTIZ, MINISTRE  DU  DEVELOPPEMENT  
HUMAIN DE LA BOLIVIE: la participation populaire constitue  le  
changement  structurel  le  plus  important  de  la  politique  
gouvernementale. Les organisations populaires  sont  désormais  
reconnues   officiellement  et  jouissent  d'attributions   de  
participation  au  processus  de développement  des  nouvelles  
localités   territoriales  urbaines-rurales.   Les   principes  
fondamentaux  qui guident la Stratégie nationale de  l'habitat  
se  fondent  sur  le  Plan  national de  développement  socio-  
économique. Le Gouvernement est déterminé à les réaliser  dans  
le  respect  du droit à un logement digne; de l'intégrité;  de  
l'égalité sociale; de la participation des citoyens; et de  la  
durabilité.  
  
       M.   BENNIE  HIMAINZA  WYCLIFF  MWIINGA,  MINISTRE  DES  
COLLECTIVITÉS  LOCALES  ET DU LOGEMENT  DE  LA  REPUBLIQUE  DE  
ZAMBIE,  DONNANT LECTURE D'UN MESSAGE ADRESSE PAR LE PRESIDENT  
DE  LA  REPUBLIQUE, M. FREDERICK J. T. CHILUBA: nous  espérons  
que la volonté affichée depuis le début des travaux Habitat II  
de  réaliser  des progrès notables permettra de  couronner  de  
succès  la Conférence. La tenue de cette Conférence  est  très  
importante  pour nous en Zambie, et ce pour plusieurs  raisons  
qui  ont  pour la plupart été soulignées précédemment  par  de  
nombreux orateurs. Pour la Zambie, cette conférence revêt  une  
importance particulière parce qu'elle souligne très clairement  
des  questions que nous avons eu à traiter depuis  l'accession  
du  pays à l'indépendance en 1964. La Zambie, qui est l'un des  
pays  les  plus urbanisés du continent africain, a  initié  un  
processus  consultatif impliquant tous les acteurs  concernés,  
ce  qui  a  permis  de  formuler une  Politique  nationale  du  
logement.  Mon gouvernement est convaincu que la participation  
active des personnes elles-mêmes est d'une importance cruciale  
pour  la  réussite  de  la mise en oeuvre  du  Programme  pour  
l'habitat.  
  
                         (à suivre)  
  
  
  
  
                            -20-                   HAB/IST/21  
                                                     12   juin  
1996  
  
  
      M.  RAFI  DAHAM  MEJOAL ELTAKRITI  (IRAQ):  les  efforts  
entrepris  par  l'Iraq ont gravement souffert  de  l'agression  
menée à son encontre en 1991. Cette opération n'a pas fait  la  
différence entre les objectifs militaires et les installations  
civiles.  Même  les  lieux de culte n'ont  pas  été  épargnés.  
L'ampleur  des  destructions et les contraintes  qui  les  ont  
suivies, ont démuni les villes iraquiennes des infrastructures  
de  base.  A l'heure où la communauté internationale dit  être  
engagée  en faveur des établissements humains durables,  c'est  
sous  son  couvert  que la destruction du patrimoine  iraquien  
s'est  opérée. L'Iraq saisit cette occasion pour demander  aux  
organisations  internationales de l'aider à  reconstruire  les  
établissements  humains ayant souffert de  la  guerre  et  des  
conséquences de l'embargo.  
  
       M.   ABDUL   RAHMAN  KAMARA,  MINISTRE  DES  RESSOURCES  
FONCIERES, DU LOGEMENT, DE L'URBANISME ET DE L'AMENAGEMENT  DU  
TERRITOIRE  DE  LA REPUBLIQUE DE SIERRA LEONE:  nous  espérons  
fermement  qu'Habitat  II permettra  de  combler  les  lacunes  
constatées dans la mise en oeuvre des recommandations adoptées  
par  les  précédentes  conférences, y compris  Habitat  I.  En  
effet, trop d'objectifs ont été fixés à l'horizon mythique  de  
l'année 2000. Bien que forts inspirés, la plupart d'entre  eux  
ne  pourront  être atteints. Ma délégation qui  a  examiné  le  
projet   de  Programme  pour  l'habitat,  la  Déclaration   de  
principes  et  d'engagements  et  le  Plan  mondial   d'action  
s'engage  à  les  mettre intégralement  en  oeuvre  lorsqu'ils  
auront été adoptés.  
  
      M.  ISMAIL  SCHAFEEU, MINISTRE DE LA PLANIFICATION,  DES  
RESSOURCES HUMAINES ET DE L'ENVIRONNEMENT DE LA REPUBLIQUE DES  
MALDIVES: les Maldives, à l'instar des autres petites îles  en  
développement,  sont  confrontées à la plupart  des  questions  
complexes  relatives  à l'urbanisation et  aux  établissements  
humains.  Elles  se félicitent de la tenue d'Habitat  II.  Aux  
Maldives,  la  complexité  des  questions  abordées   par   la  
Conférence est liée à la spécificité géographique du pays. Les  
Maldives  ont  mis l'accent dans leurs politiques  en  matière  
d'établissements humains sur le développement durable de  leur  
capitale,  Male, où l'on recense actuellement un quart  de  la  
population. Les autres politiques ont pour objet de s'attaquer  
aux   causes   endémiques  des  migrations   intérieures,   de  
développer  des  réseaux de développement  régionaux  afin  de  
promouvoir  les  investissements et  les  offres  d'emplois  à  
l'extérieur  de Male. ll importe de souligner l'importance  de  
la  coopération  internationale pour accomplir  les  objectifs  
fixés  par  Habitat  II.  Pour de petits  pays  tels  que  les  
Maldives,  le  transfert  international  de  technologies   et  
d'informations  et  l'aide  technique  sont  essentiels   pour  
résoudre   les   questions  complexes  du  logement   et   des  
établissements humains.  
  
  
                        (à suivre)  
  
  
  
  
                           -21-                   HAB/IST/21  
                                                  12 juin 1996  
  
  
       M.  DEREK  AIKMAN,  MAIRE DE  LA  VILLE  DE  BELIZE  ET  
PRESIDENT  DU  COMITE  DU LOGEMENT ET DE LA  PLANIFICATION  DE  
BELIZE: la maximisation des profits et la création d'économies  
productives   et   durables  ne   sont   pas   des   objectifs  
incompatibles  mais  un  mécanisme  s'avère  nécessaire   pour  
harmoniser  les  objectifs des secteurs  public  et  privé  et  
s'assurer ainsi que leurs efforts sont favorables à  la  paix,  
l'harmonie, et le bien-être pour tous. Belize est  d'avis  que  
la  Commission  des  Nations  Unies  pour  les  établissements  
humains serait à même d'instaurer un tel mécanisme.  
  
  
                              * *** *