11 juin 1996

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et des Accrédidations
HAB/IST/18



HABITAT II : LA PLENIERE ACHEVE SON ECHANGE DE VUES GENERAL SUR LA SITUATION DES ETABLISSEMENTS HUMAINS


 













Conférence HABITAT II                                  HAB/IST/18
12ème séance (après-midi)                              11 juin 1996






	HABITAT II : LA PLENIERE ACHEVE SON ECHANGE DE VUES GENERAL
	SUR LA SITUATION DES ETABLISSEMENTS HUMAINS

	La Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les 
établissements humains (Habitat II) a poursuivi et terminé, cet
après-midi, l'échange de vues général qu'elle avait entamé le 3 juin 
dernier, sur le thème de la situation des établissements humains et les 
stratégies à suivre pour l'améliorer.      

	A ce titre, la Conférence a entendu les déclarations des membres de 
gouvernements suivants : M. Bernard Barandereka, Ministre des travaux 
publics et de l'équipement du Burundi; M. Djibrine Alifa, Secrétaire d'Etat 
aux travaux publics, à l'habitat et aux transports du Tchad; Mme Amra 
Hadzimuhamedovic, Ministre adjoint de l'aménagement du territoire de la 
Bosnie-Herzégovine; M.Julien Bikou, Ministre de l'urbanisation et de 
l'Habitat du Congo; M. Alfonso Nsué Mokuy, Secrétaire d'Etat chargé du 
logement et de l'urbanisme de la Guinée équatoriale; et M. Ali Abdi Farah, 
Ministre de l'industrie, de l'énergie et des minéraux et Ministre par 
intérim des travaux publics et du logement de Djibouti. 
 
	Les représentants des pays suivants ont également pris part à 
l'échange de vues: Israël, Chypre, Sri Lanka, Ukraine, Maurice, Cambodge, 
Bahreïn et Malawi.

	M. James Gustave Speth, Administrateur du Programme des Nations Unies 
pour le developpement (PNUD) a également prononcé une allocution.  M. Erdem 
Saker, Maire de la Municipalité métropolitaine de Bursa est également 
intervenu au nom du Conseil international pour les initiatives écologiques 
communales.

	Les représentants des organisations non gouvernementales suivantes 
ont aussi pris la parole : Organisation internationale islamique de 
secours; Rainbow Istanbul Women's Platform; Droit au logement; Health and 
environment Caucus; Carter Center-Global 2000; et GAIA Trust of Denmark.

	En fin de séance, la Turquie et Chypre ont exercé leur droit de 
réponse. 
                                                  
                          (à suivre)	




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	La Conférence inaugurera demain, mercredi 12 juin, à partir de 10 
heures, son segment de haut niveau, qui se poursuivra jusqu'au
14 juin. Cette session permettra aux dirigeants du monde, présents à 
Istanbul, de s'engager à faire prévaloir de manière durable, dans les 
villes et villages de leurs pays, la santé, la sécurité et la justice, 
comme les y encourage l'Assemblée générale des Nations Unies.  



	
	(à suivre)	



   
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Fin de l'échange de vues général


	MME. URSULA OELSNER (ISRAEL): le Gouvernement est déterminé à assurer 
un logement décent à chaque famille en Israël. Dans cette perspective, il 
élabore des plans globaux de régions, villes et voisinages, qui servent de 
base à la construction d'un nombre suffisant de logement et d'équipements 
en infrastructures. Grâce au programme d'incitation à l'achat de logements, 
65% des nouveaux ménages sont devenus propriétaires de leur habitat. Sur 
les 500,000 immigrants arrivés en Israël entre 1989 et 1994, près de 70% 
sont également devenus propriétaires. Israël regrette que certains orateurs 
aient utilisé cette tribune pour soulever des questions politiques, n'ayant 
aucune justification ou relation quelconque avec le débat de cette 
Conférence. Nulle partie ne saurait monopoliser le processus de paix, voire 
asséner des leçons à Israël sur ses vertus, étant donné que le peuple 
israélien est celui qui, dans la région, est le plus épris de paix. Le 
Gouvernement actuel, issu des urnes et du processus démocratique, est 
déterminé à poursuivre le processus de paix entamé par la précédente 
administration. 


	M. YANNOS PAPADOPOULOS, DIRECTEUR DU DEPARTEMENT DE L'URBANISME ET DU 
LOGEMENT DU MINISTERE DE L'INTERIEUR (CHYPRE): Chypre, qui est la troisième 
île de la Méditerranée, a accédé à l'indépendance en 1960 et a connu 
jusqu'en 1973 une croissance sociale et économique rapide et presque 
ininterrompue. En dépit du bouleversement causé par l'invasion turque de 
l'île en 1974, l'économie, en raison des efforts concertés du Gouvernement 
et du peuple chypriotes, s'est remarquablement bien rétablie. La période 
1975-1993 a connue une croissance économique substantielle qui s'est 
accompagnée d'un important développement des services sociaux. Aujourd'hui 
la population de Chypre qui vit dans la partie du pays contrôlée par le 
Gouvernement jouit du plein emploi, d'une éducation de haut niveau, de 
soins de santé de grande qualité et d'une espérance moyenne de vie de 77 
ans. 

	Le déplacement en 1974 de presque 200 000 Chypriotes de leurs foyers 
ancestraux a eu des conséquences immenses et dévastatrices sur les domaines 
social et économique et en matière de planification. Les personnes 
déplacées, qui représentent un tiers de la population totale de l'île, ont 
été obligées de déménager vers la zone contrôlée par le Gouvernement, 
abandonnant près de 175 établissements, soit 36% du nombre total de 
maisons.

	Depuis 1974, la politique du Gouvernement en matière de logement vise 
à trouver des solutions en faveur des personnes déplacées. Plus 
spécifiquement, les objectifs fondamentaux de cette politique ont notamment 
pour objet la formulation et la mise en oeuvre d'une politique de logement 
efficace en faveur des personnes à faibles ou moyens revenus, la 
satisfaction des besoins en logements des familles déplacées qui n'ont pas 
encore reçu l'aide prévue par les différents programmes, et la réduction 
des différences de conditions de logement, principalement entre les zones 
urbaines et rurales.  Cependant, en dépit des progrès significatifs 
accomplis depuis plus de 20 ans, le secteur du logement à Chypre connaît 
encore de nombreux problèmes. 


                         (à suivre)



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	Le Gouvernement de Chypre souhaite ardemment une solution politique 
au problème de Chypre, dans le cadre de laquelle les problèmes du logement 
et des établissements humains, en général, seront résolus de façon 
systématique. Dans le même temps, les Plans de développement du 
gouvernement recèlent des éléments de dynamisme et de souplesse permettant 
de maintenir la possibilité d'une éventuelle réunification de l'île, qui, 
nous l'espérons sincèrement se réalisera dans un avenir proche.


	M. GUSTAVE SPETH, ADMINISTRATEUR DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR 
LE DEVELOPPEMENT (PNUD):il y a environ 30 ans, Martin Luther King disait 
que si on est arrivé à bien guider les missiles, l'homme demeurait mal 
dirigé. Sans vision, le peuple meurt, dit le proverbe. Le fossé entre ce 
qui est et ce qui devrait être est plus large que jamais. Les villes sont 
devenues les théâtres par excellence des drames humains. Il ne faut pas se 
bercer de l'illusion que les villes sont le triomphe des technologies 
modernes. Lorsque nous marchons dans ls rues de nos villes, l'on se rend 
compte bien vite que la bataille pour l'équité a été perdue. Le monde 
regorge de villes de disparités et de contradictions. Les sociétés 
démocratiques devraient pourtant être fondés sur des villes de solidarité. 
Le combat contre la pauvreté doit passer par une meilleure coopération pour 
le développement, qui bénéficie aux pauvres plus qu'aux riches, une 
coopération finalement favorable au développeemnt humain durable. 

	Les Nations Unies ont pour leur part, lancé une approche intégrée car 
le suivi de cette conférence au niveau national ne saurait s'effectuer sur 
une base d'une conférence à l'autre. Les ressources limitées du PNUD font 
que ses programmes visent certains secteurs, et bénéficient de la 
coopération étroite avec ses partenaires hors et à l'intérieur de l'ONU. 
Au-delà de l'ironie du paradoxe de la baisse des ressources disponibles et 
de la croissance des besoins du monde en développement, il reste la 
tragédie. Les chances du développement risquent en effet de s'avérer ténues 
sans un cadre de développement centré sur l'homme.   


	M. BERNARD BARANDEREKA, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE 
L'EQUIPEMENT DU BURUNDI: le Gouvernement du Burundi a défini en mars 1989 
une politique nationale de l'habitat dotée de mécanismes destinés à 
faciliter aux populations l'acquisition du logement décent en application 
de la Stratégie mondiale dans ce domaine. En guise de témoignage de 
l'intérêt qu'il porte à cet objectif, le Gouvernement a aussi institué une 
Journée nationale de l'habitat lors de laquelle il procède à l'évaluation 
des progrès réalisés. Dans le cadre de cette politique, le Gouvernement a 
mis en place quatre outils institutionnels appropriés pour sa mise en 
oeuvre. Force est de constater, hélas, que la crise nationale qui secoue 
notre pays depuis octobre 1993, a fortement affecté les résultats atteints. 
Non seulement elle a emporté des dizaines de milliers de vies humaines et 
occasionné plusieurs centaines de milliers de réfugiés et personnes 
déplacées à l'intérieur du pays, mais elle a aussi provoqué la destruction 
de nombreux logements.


                           (à suivre)





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	Nous nous employons à arrêter d'ici le 14 juin 1996, un plan d'action 
mondial réflétant les préoccupations de la communauté internationale et 
spécifiant les stratégies à adopter pour améliorer le cadre de vie de 
manière durable. Au-delà des déclarations et des engagements que nous 
prendrons, notre délégation éprouve des appréhensions réelles quant au 
suivi de l'Agenda qui aura été convenu. De manière concrète et eu égard aux 
problèmes particuliers du Burundi dans le domaine des établissemens 
humains, il nous paraît fortement utile que le Centre des Nations Unies 
pour les établissements humains (CNUEH) ouvre, à l'image des organisations 
humanitaires, un bureau de liaison ou de représentation permanente dans 
notre pays chargée de veiller directement au sort des victimes de la crise 
et plus particulièrement de voler au secours des groupes sociaux 
vulnérables. Le Gouvernement et le peuple burundais misent avec espoir et 
optimisme sur la générosité et la solidarité de la communauté 
internationale.



	M. HERMAN LEONARD DE SILVA (SRI LANKA): le Sri lanka figure parmi les 
pionniers de la mise en oeuvre de programmes appelés à améliorer le cadre 
de vie de la population. Un logement pour tous a toujours constitué une 
priorité des programmes de développement. Toutefois, le Sri lanka cherche à 
dépasser cet objectif pour réaliser celui d'un logement décent pour tous. 
Les villes sont encore peu développés pour servir de centres de la 
croissance et de moteurs du développement socio-économique. Ayant depuis 
peu embrassé l'économie de marché, le Sri Lanka demande à la communauté 
internationale à l'aider à atténuer ses conséquences néfastes sur les 
groupes les plus vulnérables de la population.    


	M. DJIBRINE ALIFA, SECRETAIRE D'ETAT AUX TRAVAUX PUBLICS, A L'HABITAT 
ET AUX TRANSPORTS DU TCHAD: le gouvernement tchadien a inscrit le 
développement urbain parmi ses priorités et le processus de mise en oeuvre 
est déclenché depuis 1992. Ainsi donc, il a marqué sa détermination de 
s'attaquer à la crise urbaine liée à la fracture sociale, à l'urbanité, à 
la communication sociale et à la gouvernance. Les fructueux débats de la 
Conférence nous permettront, j'en suis persuadé, de renforcer chaque cas en 
y adoptant les résolutions des précédentes conférences des Nations Unies. 
La stabilité que connaîtra dans les jours à venir le Tchad à la suite des 
élections démocratiques en cours lui permettra de réaliser ses priorités de 
développement économique et social en tout quiétude. D'ailleurs, dans cette 
perspective, une table ronde macro-économique et multisectorielle sera 
organisée à Genève en novembre prochain, à l'ordre du jour de laquelle le 
volet habitat est inscrit en bonne position. C'est pourquoi, je profite de 
cette tribune pour demander au Secrétaire général d'Habitat, M. Wally 
N'Dow, de prendre personnellement part à cette table ronde. Je voudrais 
également lancer le même appel aux pays amis et aux organismes bilatéraux 
et multilatéraux présents à Istanbul à participer à cette rencontre.


                           (à suivre)





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	M. GEORGY I. ONYSHCHUK, CHEF DU COMITE D'ETAT POUR LE LOGEMENT ET LES 
SERVICES COMMUNS DE L'UKRAINE: l'Humanité est appelée à résoudre le défi du 
développement galopant des villes. L'Ukraine est un pays très urbanisé et 
est intéréssée au règlement des problèmes nés de ces concentrations. La 
Conférence devra promouvoir des solutions réalistes. Le processus 
d'urbanisation a été intensif malgré les difficultés économiques de la 
période de transition. Il convient que l'Ukraine est un pays bien doté et 
une situation géopolitique satisfaisante. L'Ukraine exprime son intérêt 
pour la coopération internationale en matière de logements. 



	MME AMRA HADZI MUHAMEDOVIC, MINISTRE ADJOINTE DE L'AMENAGEMENT DU 
TERRITOIRE DE LA BOSNIE-HERZEGOVINE: la destruction massive des 
établissements humains est l'une des caractéristiques fondamentales de la 
guerre qu'a connue la Bosnie-Herzégovine. Souhaitant détruire le peuple, 
l'agresseur cherchait à détruire ses résidences et toutes les preuves de 
son existence. Ainsi, 475 villages ont été complètement détruits ou brûlés 
et 57 villes ont été occupées ou assiégées. Dans les villes occupées, la 
plupart des traces de l'héritage bosniaque ont été détruites et les villes 
assiégées ont été exposées aux attaques incessantes qui n'avaient pas 
seulement pour but de tuer la population, mais d'exterminer tout ce qui 
rendait ces villes particulières. Plus de 200 000 personnes ont été tuées, 
240 000 blessées, 1,25 million de personnes sont réfugiées à l'étranger et 
694.270 sont déplacées à l'intérieur du pays. Le peuple de la Bosnie-
Herzégovine remercie cette Conférence de son souhait que la paix soit 
définitive et juste. Il n'est pas possible de reconstruire la Bosnie-
Herzégovine sans l'aide de la communauté internationale et des pays amis.


	M. TEMADUTH RAMDIN (MAURICE): les dirigeants du monde ont souvent 
adopté des déclarations et des engagements dont la mise en oeuvre n'a 
jamais vu le jour. A Maurice, les trois quarts de la population est 
propriétaire de son lieu d'habitation. Habitat II est à même de renforcer 
les liens de coopération régionale.  La communauté internationale peut être 
certaine que Maurice appliquera l'engagement souscrit au titre du Programme 
pour l'habitat et n'hésitera pas à partager son expérience avec les pays 
voisins et d'autres. Pour faire efficacement face aux problèmes inhérents 
aux établissements humains, Maurice cherche à développer le partenariat 
avec les autorités locales, les ONG et le secteur privé. 

	M. JULIEN BIKOU, MINISTRE DE L'URBANISME, DE L'HABITAT ET DU CADASTRE 
DU CONGO:  Avec une population de 2.700.000 habitants, le Congo est l'un 
des pays les moins densément peuplés mais l'un des plus urbanisés 
d'Afrique. Pendant près de trois décennies, le Congo a tenté de mener une 
politique dans le monde rural visant à améliorer les conditions de vie des 
paysans, ceci afin d'arrêter de façon décisive l'exode rural et la forte 
urbanisation. Malgré d'énormes efforts, les résultats escomptés n'ont pas 
été atteints. Les villes congolaises ont continué à croître à un taux 
annuel de 6,5%.

                         (à suivre)        




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	Tenant compte de ces nouveaux enjeux, le Gouvernement congolais, 
conscient de la déterioration trés poussée du cadre environnemental, a mis 
en place un plan d'action fondé sur deux démarches fondamentales: la 
première intègre la modernisation du monde rural par la réalisation des 
projets intégrés; la deuxième se propose de redéfinir le rôle de l'Etat 
dans le secteur de l'habitat et dans la gestion des établissements humains. 
Si la Conférence de Rio a fait admettre à tous la notion de développement 
durable, le Sommet des villes doit constituer une référence pour les 
décennies à venir, en aidant les plus démunis; en réintégrant les exclus; 
en facilitant l'exercice des droits civiques et la participation de tout le 
monde au développement. C'est pourquoi, nous demandons à la communauté 
financière internationale, dans le cadre de l'exécution du Programme 
d'action mondial, d'accorder une large écoute aux deux institutions de 
mobilisation des fonds en Afrique que sont, Schelter Afrique et le Fonds 
africain pour l'habitat, ainsi qu'à nos institutions nationales.


	M.SISOWATH SIRIRATH (CAMBODGE): le Cambodge se félicite de participer 
aujourd'hui à la très importante Conférence 
Habitat II alors qu'il émerge à peine d'une guerre de plus de vingt ans. Le 
Cambodge, en dépit de ses faibles moyens, accorde une priorité à la 
mobilisation des ressources locales et à la participation des acteurs du 
développement des établissements humains, et ce tant au niveau local que 
national. Le Cambodge a de la chance car il ne connaît aucune catastrophe 
naturelle, si ce n'est celles causées par l'homme, à savoir la guerre. Plus 
de 300 000 personnes réfugiées dans différents pays de l'Asie du Sud-Ouest 
sont maintenant revenues au Cambodge et ont d'ores et déjà commencé à y 
reconstruire leur vie. Le Gouvernement travaille étroitement avec 
différentes organisations non gouvernementales à organiser les échanges 
d'idées et de vues nécessaires à la préparation des rapports nationaux. Les 
zones rurales du pays étant truffées de millions de mines, les villes 
cambodgiennes sont amenées à jouer un rôle moteur en matière de 
développement. Le Cambodge estime que les deux thèmes centraux de la 
Conférence nécessiteront un renforcement de la coopération internationale 
et de solides arrangements institutionnels.


	M. ABDUL LATIF JASSIM KANOO (BAHREIN): le Ministère du logement, des 
municipalités et de l'environnement du Bahreïn a élaboré des programmes qui 
ont pour objectif d'offrir aux habitants du pays des logements décents. Ces 
programmes ont notamment pour objectif d'améliorer l'habitat. Au cours des 
vingt dernières années, 21% de nouveaux logements ont ainsi été construits 
grâce à la mise en oeuvre du plan national d'action dont s'est doté le 
pays. Le Bahreïn émet le voeu que les travaux de la Conférence seront 
courronnés de succès et pourront être mis en oeuvre au niveau national.




                          (à suivre)





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	M. TIM S. MANGWAZU, MINISTRE DU LOGEMENT DU MALAWI: cette conférence 
a lieu au moment où le Malawi est en quête de solutions aux problèmes de 
ses villes et campagnes. Il va sans dire que la pauvreté a constitué le 
principal facteur à la base des problèmes des établissements humains du 
pays. Depuis l'instauration d'un régime démocratique multipartite au Malawi 
en 1994, le Gouvernement reconnaît le besoin d'une approche 
multisectorielle favorable à des établissements humains durables. La 
solution aux problèmes dans ce domaine requièrent la participation de 
l'ensemble des acteurs économiques. Qui plus est, le Malawi a réalisé 
d'énormes progrès dans l'élaboration de programmes et de politiques 
décentralisés, dont l'objectif est de démarquer le processus de décision du 
gouvernement central aux niveaux locaux afin d'encourager les Malawis à 
soutenir la démocratie multipartite. Le Malawi estime que le succès de la 
mise en oeuvre du Programme d'action est tributaire de l'injection de 
ressources financières et de l'apport de techniques par la communauté des 
partenaires au développement.     

	M. ALFONSO NSUE MOKUY, SECRETAIRE D'ETAT, CHARGE DU LOGEMENT ET DE 
L'URBANISME DE LA GUINEE EQUATORIALE: la Guinée équatoriale a connu une 
forte pression démographique et un important exode rural. On assiste au 
grave phénomène de ruralisation des deux plus importantes villes du pays, 
qui se sont développées de façon anarchique. Le Gouvernement a, par 
conséquent, décidé d'élargir le territoire de l'une d'entre elles, la ville 
de Malabo, afin de mettre davantage de logements à disposition de la 
population. La situation générale des établissements humains est aggravée 
par le fait que le pays a une population jeune fort importante qui n'est 
pas encore préparée à contribuer au développement durable des 
établissements humains. Dans ce contexte, la Guinée équatoriale lance un 
appel à la communauté internationale, aux organisations internationales, 
régionales et non gouvernementales afin qu'elles l'aident à relever les 
nombreux défis auxquels est confronté le pays, notamment en ce qui concerne 
l'amélioration des infrastructures d'adduction d'eau potable, dont beaucoup 
de logements sont encore privés. Dès 1979, le Gouvernement a lancé un 
programme d'adduction d'eau et a créé par la suite un 
Comité national de l'eau et de l'assainissement. D'après le Gouvernement, 
300 millions de dollars seraient nécessaires pour financer la construction 
d'un millier de logements et réaliser l'adduction en eau des principales 
villes du pays. 

	M. ALI ABDI FARAH, MINISTRE DE L'INDUSTRIE, DE L'ENERGIE ET DES MINES 
DE DJIBOUTI: les coûts du Plan d'action de Dibouti seraient compromis sans 
l'aide conjuguée de la communauté internationale et des bailleurs de fonds 
potentiels. Djibouti émet l'espoir qu'Habitat II suscite l'adhésion de tous 
et que le Programme pour l'habitat constitue une référence pour la mise en 
oeuvre du développement durable et harmonieux dans tous les pays du monde. 
Les questions essentielles débattues ici sont primordiales pour Djibouti, 
pays où la grande



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majorité des activités économiques est basée sur les centres urbains. 
Conscients du fait que l'essentiel du PIB est produit dans les villes, le 
Gouvernement a toujours considéré la maîtrise et l'accompagnement du 
développement urbain comme prioritaires: ainsi, depuis 1977, les deux tiers 
des ressources mobilisables de l'Etat sont affectées au secteur urbain, que 
ce soit pour le financement des infrstructures que du logement ou des 
services urbains. 


	M. ERDEM SAKER, MAIRE DE LA MUNICIPALITE METROPOLITAINE DE LA VILLE 
TURQUE DE BURSA, PARLANT AU NOM DES MEMBRES DU CONSEIL INTERNATIONAL POUR 
LES INITIATIVES ECOLOGIQUES COMMUNALES (COLLECTIVITES LOCALES): le Conseil 
international regroupe plus de
200 collectivités locales déterminées à honorer l'engagement qu'elles ont 
pris de mettre en oeuvre le Programme pour l'habitat. En outre, plus de 1 
500 collectivités locales de 49 pays ont commencé à élaborer des Actions 21 
locales et autres processus participatifs similaires en faveur du 
développement durable de leurs communités. 


	MME MEHLIKA MISIROGLU, ORGANISATION INTERNATIONALE ISLAMIQUE DE 
SECOURS(ONG): l'organisation est activement engagée dans des activités de 
développement durable dans de nombreux pays. Toutefois,le développement 
durable ne saurait être mis en oeuvre sans une fondation solide. Le 
Programme pour l'habitat doit respecter la diversité du monde. Le document 
se doit de présenter une perception équilibrée, une approche holistique et 
laisser de côté le langage marginal pour se concentrer sur les questions 
urgentes. Dans le cas contraire, le document risque de se muer en une 
compilation de réserves et de prolonger davantage encore les souffrances de 
millions de personnes. 


	MME SEIME H. SANCAR, RAINBOW ISTANBUL WOMEN'S PLATFORM (ONG): cette 
ONG regroupe 43 organisations de femmes turques. Son programme est soutenu 
par de nombreux autres programmes qui représentent des milliers de femmes 
en Turquie. Afin de faire cesser la lutte de pouvoir qui existe entre les 
pays développés et les pays en développement, ainsi qu'entre les 
gouvernements centraux et les organisations non gouvernementales, il 
importe d'instaurer un partenariat et d'équilibrer nos relations. Ces 
relations doivent souligner le principe de responsabilité mutuelle. La 
plateforme de l'organisation aspire à sensibiliser les femmes à la 
nécessité d'être actives pour agir en faveur de l'établissement d'une 
société durable. Aussi, appelons-nous les représentants des Nations Unies, 
les Etats Membres et les ONG à faire acte de courage et à créer un monde 
plus équilibré et plus équitable.
	

	M. DANIEL GALAND, DROIT AU LOGEMENT (ONG): passant à l'action, la 
Coalition pour le droit au logement et à la terre a organisé, le 6 juin 
dernier, une marche de protestation pacifique. Décidant de poursuivre son 
action, la Coalition a publié une déclaration dans laquelle elle exige 
l'arrêt des évictions forcées. Elle y dénonce également les crimes impunis 
perpétrés à l'encontre des pauvres du Brésil et des


                           (à suivre)       



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peuples du Tibet et du Kurdistan. La Coalition demande en outre aux Etats 
membres de réaffirmer le droit des pauvres à un logement décent et 
financièrement accessible. Les membres des Nations Unies se doivent en 
outre de reconnaître l'importance internationale acquise par les ONG, 
reflet de la croissance des mouvements sociaux et de la nécessité de leur 
participation au processus de prise de décisions.   


	MME CHRISTINE DURBANK, HEALTH AND ENVIRONMENT CAUCUS (ONG): ceux qui 
ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. Nous devons 
tirer les leçons de nos erreurs passées et aller de l'avant. Or aujourd'hui 
les cancers, la tuberculose et les maladies pulmonaires augmentent. Or, 
toutes ces maladies sont associées à différentes formes d'atteinte à 
l'environnement. Le logement à l'instar de l'alimentation est un besoin 
fondamental qu'un individu doit satisfaire pour devenir un citoyen 
productif. Par conséquent, il est de l'intérêt des gouvernements de 
répondre aux besoins primaires des personnes. La coopération des 
représentants des gouvernements, des chefs d'entreprises, des éducateurs, 
des dirigeants religieux et des familles est nécessaire pour maintenir un 
réseau d'appui permettant aux enfants, qui constituent l'avenir des 
nations, de disposer d'un logement et d'une nourriture suffisante.

	
	MME. LAURIE WEISBERG, CARTER CENTER-GLOBAL 2000 (ONG), DONNANT 
LECTURE D'UN MESSAGE DE L'ANCIEN PRESIDENT JIMMY CARTER: les travaux de la 
conférence doivent s'effectuer en tenant compte du principe de 
l'indivisibilité des droits. Personnellement, je participe depuis 13 ans à 
la construction de maisons car je demeure convaincue qu'un logement décent 
est un droit de l'homme fondamental. De ce fait, chaque pays doit faire de 
ce principe une réalité à l'intérieur de ses frontières. Chaque nation, en 
coopération avec les Nations Unies, les ONG et le secteur privé doit 
promouvoir des stratégies susceptibles d'instaurer des  conditions de vie 
décentes pour tous les citoyens. Les Gouvernements ne doivent pas agir 
seuls mais ils doivent inaugurer la voie. 


	MME. HELENA NORBERG-HODGE, GAIA TRUST TALK (ONG): la crise des 
établissements humains s'explique par les limites de la croissance. Notre 
réponse à cette crise réside dans la création de modèles de logements 
durables, illustrés par la construction d'éco-villages et de communautés 
réduites. Les éco-villages méritent l'appui de la communauté internationale 
car ils sont l'exemple pionnier à suivre. Ce concept est la réponse 
adéquate pratique et réaliste au Programme d'Action 21. la communauté 
internationale doit par conséquent saisir cette opportunité d'une approche 
hétérodoxe à la crise des établissements humains. La proposition de GAIA de 
bâtir un réseau d'établissements humains à visage humain est suceptible 
d'apporter des solutions intégrées aux problèmes soulevés lors des récentes 
grandes conférences internationales. 



                        (à suivre)





  
                            -11-                       HAB/IST/18  
                                                       11 juin 1996




	Droits de réponse


	LE REPRESENTANT DE LA TURQUIE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: en 
réponse à des distorsions sur la question de Chypre, il est le lieu ici de 
rappeler qu'entre 1963 et 1974 représentent des années de souffrance pour 
la communauté turque de Chypre. En fait, plus 80% de la population 
chypriote turque est devenue réfugiée. Les raisons de l'intervention turque 
sont bien connues: elle s'explique par la volonté d'éviter une tentative 
sanglante de coup d'Etat, à l'instigation d'une puissance étrangère et de 
ses collaborateurs. L'évocation de situation des réfugiés doit également 
tenir compte du sort des réfugiés chypriotes turcs. Il est regrettable que 
le représentant ait tenu à exprimer un langage qui s'apparente à la langue 
de bois. Je suis le maire élu de la partie turque de Nicosie et c'est parce 
que mon pays est interdit de représentation internationale que je suis 
obligé de m'exprimer dans le cadre de la délégation de la Turquie. 

	LE REPRESENTANT DE CHYPRE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: Chypre, qui 
n'avait pas l'intention de faire aujourd'hui une déclaration politique, a 
été amené, pour aborder la situation du logement et des établissements 
humains sur l'île, à se référer aux événements survenus au cours et depuis 
1974. Par conséquent, Chypre s'inscrit en faux contre l'affirmation faite 
précédemment selon laquelle sa présence à Istanbul est seulement motivée 
par la volonté de se servir de la Conférence comme tribune politique.





                         * *** *