11 juin 1996
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et des Accrédidations
HAB/IST/18
HABITAT II : LA PLENIERE ACHEVE SON ECHANGE DE
VUES GENERAL SUR LA SITUATION DES ETABLISSEMENTS HUMAINS
Conférence HABITAT II HAB/IST/18
12ème séance (après-midi) 11 juin 1996
HABITAT II : LA PLENIERE ACHEVE SON ECHANGE DE VUES GENERAL
SUR LA SITUATION DES ETABLISSEMENTS HUMAINS
La Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les
établissements humains (Habitat II) a poursuivi et terminé, cet
après-midi, l'échange de vues général qu'elle avait entamé le 3 juin
dernier, sur le thème de la situation des établissements humains et les
stratégies à suivre pour l'améliorer.
A ce titre, la Conférence a entendu les déclarations des membres de
gouvernements suivants : M. Bernard Barandereka, Ministre des travaux
publics et de l'équipement du Burundi; M. Djibrine Alifa, Secrétaire d'Etat
aux travaux publics, à l'habitat et aux transports du Tchad; Mme Amra
Hadzimuhamedovic, Ministre adjoint de l'aménagement du territoire de la
Bosnie-Herzégovine; M.Julien Bikou, Ministre de l'urbanisation et de
l'Habitat du Congo; M. Alfonso Nsué Mokuy, Secrétaire d'Etat chargé du
logement et de l'urbanisme de la Guinée équatoriale; et M. Ali Abdi Farah,
Ministre de l'industrie, de l'énergie et des minéraux et Ministre par
intérim des travaux publics et du logement de Djibouti.
Les représentants des pays suivants ont également pris part à
l'échange de vues: Israël, Chypre, Sri Lanka, Ukraine, Maurice, Cambodge,
Bahreïn et Malawi.
M. James Gustave Speth, Administrateur du Programme des Nations Unies
pour le developpement (PNUD) a également prononcé une allocution. M. Erdem
Saker, Maire de la Municipalité métropolitaine de Bursa est également
intervenu au nom du Conseil international pour les initiatives écologiques
communales.
Les représentants des organisations non gouvernementales suivantes
ont aussi pris la parole : Organisation internationale islamique de
secours; Rainbow Istanbul Women's Platform; Droit au logement; Health and
environment Caucus; Carter Center-Global 2000; et GAIA Trust of Denmark.
En fin de séance, la Turquie et Chypre ont exercé leur droit de
réponse.
(à suivre)
-2- HAB/IST/18
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La Conférence inaugurera demain, mercredi 12 juin, à partir de 10
heures, son segment de haut niveau, qui se poursuivra jusqu'au
14 juin. Cette session permettra aux dirigeants du monde, présents à
Istanbul, de s'engager à faire prévaloir de manière durable, dans les
villes et villages de leurs pays, la santé, la sécurité et la justice,
comme les y encourage l'Assemblée générale des Nations Unies.
(à suivre)
-3- HAB/IST/18
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Fin de l'échange de vues général
MME. URSULA OELSNER (ISRAEL): le Gouvernement est déterminé à assurer
un logement décent à chaque famille en Israël. Dans cette perspective, il
élabore des plans globaux de régions, villes et voisinages, qui servent de
base à la construction d'un nombre suffisant de logement et d'équipements
en infrastructures. Grâce au programme d'incitation à l'achat de logements,
65% des nouveaux ménages sont devenus propriétaires de leur habitat. Sur
les 500,000 immigrants arrivés en Israël entre 1989 et 1994, près de 70%
sont également devenus propriétaires. Israël regrette que certains orateurs
aient utilisé cette tribune pour soulever des questions politiques, n'ayant
aucune justification ou relation quelconque avec le débat de cette
Conférence. Nulle partie ne saurait monopoliser le processus de paix, voire
asséner des leçons à Israël sur ses vertus, étant donné que le peuple
israélien est celui qui, dans la région, est le plus épris de paix. Le
Gouvernement actuel, issu des urnes et du processus démocratique, est
déterminé à poursuivre le processus de paix entamé par la précédente
administration.
M. YANNOS PAPADOPOULOS, DIRECTEUR DU DEPARTEMENT DE L'URBANISME ET DU
LOGEMENT DU MINISTERE DE L'INTERIEUR (CHYPRE): Chypre, qui est la troisième
île de la Méditerranée, a accédé à l'indépendance en 1960 et a connu
jusqu'en 1973 une croissance sociale et économique rapide et presque
ininterrompue. En dépit du bouleversement causé par l'invasion turque de
l'île en 1974, l'économie, en raison des efforts concertés du Gouvernement
et du peuple chypriotes, s'est remarquablement bien rétablie. La période
1975-1993 a connue une croissance économique substantielle qui s'est
accompagnée d'un important développement des services sociaux. Aujourd'hui
la population de Chypre qui vit dans la partie du pays contrôlée par le
Gouvernement jouit du plein emploi, d'une éducation de haut niveau, de
soins de santé de grande qualité et d'une espérance moyenne de vie de 77
ans.
Le déplacement en 1974 de presque 200 000 Chypriotes de leurs foyers
ancestraux a eu des conséquences immenses et dévastatrices sur les domaines
social et économique et en matière de planification. Les personnes
déplacées, qui représentent un tiers de la population totale de l'île, ont
été obligées de déménager vers la zone contrôlée par le Gouvernement,
abandonnant près de 175 établissements, soit 36% du nombre total de
maisons.
Depuis 1974, la politique du Gouvernement en matière de logement vise
à trouver des solutions en faveur des personnes déplacées. Plus
spécifiquement, les objectifs fondamentaux de cette politique ont notamment
pour objet la formulation et la mise en oeuvre d'une politique de logement
efficace en faveur des personnes à faibles ou moyens revenus, la
satisfaction des besoins en logements des familles déplacées qui n'ont pas
encore reçu l'aide prévue par les différents programmes, et la réduction
des différences de conditions de logement, principalement entre les zones
urbaines et rurales. Cependant, en dépit des progrès significatifs
accomplis depuis plus de 20 ans, le secteur du logement à Chypre connaît
encore de nombreux problèmes.
(à suivre)
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Le Gouvernement de Chypre souhaite ardemment une solution politique
au problème de Chypre, dans le cadre de laquelle les problèmes du logement
et des établissements humains, en général, seront résolus de façon
systématique. Dans le même temps, les Plans de développement du
gouvernement recèlent des éléments de dynamisme et de souplesse permettant
de maintenir la possibilité d'une éventuelle réunification de l'île, qui,
nous l'espérons sincèrement se réalisera dans un avenir proche.
M. GUSTAVE SPETH, ADMINISTRATEUR DU PROGRAMME DES NATIONS UNIES POUR
LE DEVELOPPEMENT (PNUD):il y a environ 30 ans, Martin Luther King disait
que si on est arrivé à bien guider les missiles, l'homme demeurait mal
dirigé. Sans vision, le peuple meurt, dit le proverbe. Le fossé entre ce
qui est et ce qui devrait être est plus large que jamais. Les villes sont
devenues les théâtres par excellence des drames humains. Il ne faut pas se
bercer de l'illusion que les villes sont le triomphe des technologies
modernes. Lorsque nous marchons dans ls rues de nos villes, l'on se rend
compte bien vite que la bataille pour l'équité a été perdue. Le monde
regorge de villes de disparités et de contradictions. Les sociétés
démocratiques devraient pourtant être fondés sur des villes de solidarité.
Le combat contre la pauvreté doit passer par une meilleure coopération pour
le développement, qui bénéficie aux pauvres plus qu'aux riches, une
coopération finalement favorable au développeemnt humain durable.
Les Nations Unies ont pour leur part, lancé une approche intégrée car
le suivi de cette conférence au niveau national ne saurait s'effectuer sur
une base d'une conférence à l'autre. Les ressources limitées du PNUD font
que ses programmes visent certains secteurs, et bénéficient de la
coopération étroite avec ses partenaires hors et à l'intérieur de l'ONU.
Au-delà de l'ironie du paradoxe de la baisse des ressources disponibles et
de la croissance des besoins du monde en développement, il reste la
tragédie. Les chances du développement risquent en effet de s'avérer ténues
sans un cadre de développement centré sur l'homme.
M. BERNARD BARANDEREKA, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS ET DE
L'EQUIPEMENT DU BURUNDI: le Gouvernement du Burundi a défini en mars 1989
une politique nationale de l'habitat dotée de mécanismes destinés à
faciliter aux populations l'acquisition du logement décent en application
de la Stratégie mondiale dans ce domaine. En guise de témoignage de
l'intérêt qu'il porte à cet objectif, le Gouvernement a aussi institué une
Journée nationale de l'habitat lors de laquelle il procède à l'évaluation
des progrès réalisés. Dans le cadre de cette politique, le Gouvernement a
mis en place quatre outils institutionnels appropriés pour sa mise en
oeuvre. Force est de constater, hélas, que la crise nationale qui secoue
notre pays depuis octobre 1993, a fortement affecté les résultats atteints.
Non seulement elle a emporté des dizaines de milliers de vies humaines et
occasionné plusieurs centaines de milliers de réfugiés et personnes
déplacées à l'intérieur du pays, mais elle a aussi provoqué la destruction
de nombreux logements.
(à suivre)
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Nous nous employons à arrêter d'ici le 14 juin 1996, un plan d'action
mondial réflétant les préoccupations de la communauté internationale et
spécifiant les stratégies à adopter pour améliorer le cadre de vie de
manière durable. Au-delà des déclarations et des engagements que nous
prendrons, notre délégation éprouve des appréhensions réelles quant au
suivi de l'Agenda qui aura été convenu. De manière concrète et eu égard aux
problèmes particuliers du Burundi dans le domaine des établissemens
humains, il nous paraît fortement utile que le Centre des Nations Unies
pour les établissements humains (CNUEH) ouvre, à l'image des organisations
humanitaires, un bureau de liaison ou de représentation permanente dans
notre pays chargée de veiller directement au sort des victimes de la crise
et plus particulièrement de voler au secours des groupes sociaux
vulnérables. Le Gouvernement et le peuple burundais misent avec espoir et
optimisme sur la générosité et la solidarité de la communauté
internationale.
M. HERMAN LEONARD DE SILVA (SRI LANKA): le Sri lanka figure parmi les
pionniers de la mise en oeuvre de programmes appelés à améliorer le cadre
de vie de la population. Un logement pour tous a toujours constitué une
priorité des programmes de développement. Toutefois, le Sri lanka cherche à
dépasser cet objectif pour réaliser celui d'un logement décent pour tous.
Les villes sont encore peu développés pour servir de centres de la
croissance et de moteurs du développement socio-économique. Ayant depuis
peu embrassé l'économie de marché, le Sri Lanka demande à la communauté
internationale à l'aider à atténuer ses conséquences néfastes sur les
groupes les plus vulnérables de la population.
M. DJIBRINE ALIFA, SECRETAIRE D'ETAT AUX TRAVAUX PUBLICS, A L'HABITAT
ET AUX TRANSPORTS DU TCHAD: le gouvernement tchadien a inscrit le
développement urbain parmi ses priorités et le processus de mise en oeuvre
est déclenché depuis 1992. Ainsi donc, il a marqué sa détermination de
s'attaquer à la crise urbaine liée à la fracture sociale, à l'urbanité, à
la communication sociale et à la gouvernance. Les fructueux débats de la
Conférence nous permettront, j'en suis persuadé, de renforcer chaque cas en
y adoptant les résolutions des précédentes conférences des Nations Unies.
La stabilité que connaîtra dans les jours à venir le Tchad à la suite des
élections démocratiques en cours lui permettra de réaliser ses priorités de
développement économique et social en tout quiétude. D'ailleurs, dans cette
perspective, une table ronde macro-économique et multisectorielle sera
organisée à Genève en novembre prochain, à l'ordre du jour de laquelle le
volet habitat est inscrit en bonne position. C'est pourquoi, je profite de
cette tribune pour demander au Secrétaire général d'Habitat, M. Wally
N'Dow, de prendre personnellement part à cette table ronde. Je voudrais
également lancer le même appel aux pays amis et aux organismes bilatéraux
et multilatéraux présents à Istanbul à participer à cette rencontre.
(à suivre)
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M. GEORGY I. ONYSHCHUK, CHEF DU COMITE D'ETAT POUR LE LOGEMENT ET LES
SERVICES COMMUNS DE L'UKRAINE: l'Humanité est appelée à résoudre le défi du
développement galopant des villes. L'Ukraine est un pays très urbanisé et
est intéréssée au règlement des problèmes nés de ces concentrations. La
Conférence devra promouvoir des solutions réalistes. Le processus
d'urbanisation a été intensif malgré les difficultés économiques de la
période de transition. Il convient que l'Ukraine est un pays bien doté et
une situation géopolitique satisfaisante. L'Ukraine exprime son intérêt
pour la coopération internationale en matière de logements.
MME AMRA HADZI MUHAMEDOVIC, MINISTRE ADJOINTE DE L'AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE DE LA BOSNIE-HERZEGOVINE: la destruction massive des
établissements humains est l'une des caractéristiques fondamentales de la
guerre qu'a connue la Bosnie-Herzégovine. Souhaitant détruire le peuple,
l'agresseur cherchait à détruire ses résidences et toutes les preuves de
son existence. Ainsi, 475 villages ont été complètement détruits ou brûlés
et 57 villes ont été occupées ou assiégées. Dans les villes occupées, la
plupart des traces de l'héritage bosniaque ont été détruites et les villes
assiégées ont été exposées aux attaques incessantes qui n'avaient pas
seulement pour but de tuer la population, mais d'exterminer tout ce qui
rendait ces villes particulières. Plus de 200 000 personnes ont été tuées,
240 000 blessées, 1,25 million de personnes sont réfugiées à l'étranger et
694.270 sont déplacées à l'intérieur du pays. Le peuple de la Bosnie-
Herzégovine remercie cette Conférence de son souhait que la paix soit
définitive et juste. Il n'est pas possible de reconstruire la Bosnie-
Herzégovine sans l'aide de la communauté internationale et des pays amis.
M. TEMADUTH RAMDIN (MAURICE): les dirigeants du monde ont souvent
adopté des déclarations et des engagements dont la mise en oeuvre n'a
jamais vu le jour. A Maurice, les trois quarts de la population est
propriétaire de son lieu d'habitation. Habitat II est à même de renforcer
les liens de coopération régionale. La communauté internationale peut être
certaine que Maurice appliquera l'engagement souscrit au titre du Programme
pour l'habitat et n'hésitera pas à partager son expérience avec les pays
voisins et d'autres. Pour faire efficacement face aux problèmes inhérents
aux établissements humains, Maurice cherche à développer le partenariat
avec les autorités locales, les ONG et le secteur privé.
M. JULIEN BIKOU, MINISTRE DE L'URBANISME, DE L'HABITAT ET DU CADASTRE
DU CONGO: Avec une population de 2.700.000 habitants, le Congo est l'un
des pays les moins densément peuplés mais l'un des plus urbanisés
d'Afrique. Pendant près de trois décennies, le Congo a tenté de mener une
politique dans le monde rural visant à améliorer les conditions de vie des
paysans, ceci afin d'arrêter de façon décisive l'exode rural et la forte
urbanisation. Malgré d'énormes efforts, les résultats escomptés n'ont pas
été atteints. Les villes congolaises ont continué à croître à un taux
annuel de 6,5%.
(à suivre)
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Tenant compte de ces nouveaux enjeux, le Gouvernement congolais,
conscient de la déterioration trés poussée du cadre environnemental, a mis
en place un plan d'action fondé sur deux démarches fondamentales: la
première intègre la modernisation du monde rural par la réalisation des
projets intégrés; la deuxième se propose de redéfinir le rôle de l'Etat
dans le secteur de l'habitat et dans la gestion des établissements humains.
Si la Conférence de Rio a fait admettre à tous la notion de développement
durable, le Sommet des villes doit constituer une référence pour les
décennies à venir, en aidant les plus démunis; en réintégrant les exclus;
en facilitant l'exercice des droits civiques et la participation de tout le
monde au développement. C'est pourquoi, nous demandons à la communauté
financière internationale, dans le cadre de l'exécution du Programme
d'action mondial, d'accorder une large écoute aux deux institutions de
mobilisation des fonds en Afrique que sont, Schelter Afrique et le Fonds
africain pour l'habitat, ainsi qu'à nos institutions nationales.
M.SISOWATH SIRIRATH (CAMBODGE): le Cambodge se félicite de participer
aujourd'hui à la très importante Conférence
Habitat II alors qu'il émerge à peine d'une guerre de plus de vingt ans. Le
Cambodge, en dépit de ses faibles moyens, accorde une priorité à la
mobilisation des ressources locales et à la participation des acteurs du
développement des établissements humains, et ce tant au niveau local que
national. Le Cambodge a de la chance car il ne connaît aucune catastrophe
naturelle, si ce n'est celles causées par l'homme, à savoir la guerre. Plus
de 300 000 personnes réfugiées dans différents pays de l'Asie du Sud-Ouest
sont maintenant revenues au Cambodge et ont d'ores et déjà commencé à y
reconstruire leur vie. Le Gouvernement travaille étroitement avec
différentes organisations non gouvernementales à organiser les échanges
d'idées et de vues nécessaires à la préparation des rapports nationaux. Les
zones rurales du pays étant truffées de millions de mines, les villes
cambodgiennes sont amenées à jouer un rôle moteur en matière de
développement. Le Cambodge estime que les deux thèmes centraux de la
Conférence nécessiteront un renforcement de la coopération internationale
et de solides arrangements institutionnels.
M. ABDUL LATIF JASSIM KANOO (BAHREIN): le Ministère du logement, des
municipalités et de l'environnement du Bahreïn a élaboré des programmes qui
ont pour objectif d'offrir aux habitants du pays des logements décents. Ces
programmes ont notamment pour objectif d'améliorer l'habitat. Au cours des
vingt dernières années, 21% de nouveaux logements ont ainsi été construits
grâce à la mise en oeuvre du plan national d'action dont s'est doté le
pays. Le Bahreïn émet le voeu que les travaux de la Conférence seront
courronnés de succès et pourront être mis en oeuvre au niveau national.
(à suivre)
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M. TIM S. MANGWAZU, MINISTRE DU LOGEMENT DU MALAWI: cette conférence
a lieu au moment où le Malawi est en quête de solutions aux problèmes de
ses villes et campagnes. Il va sans dire que la pauvreté a constitué le
principal facteur à la base des problèmes des établissements humains du
pays. Depuis l'instauration d'un régime démocratique multipartite au Malawi
en 1994, le Gouvernement reconnaît le besoin d'une approche
multisectorielle favorable à des établissements humains durables. La
solution aux problèmes dans ce domaine requièrent la participation de
l'ensemble des acteurs économiques. Qui plus est, le Malawi a réalisé
d'énormes progrès dans l'élaboration de programmes et de politiques
décentralisés, dont l'objectif est de démarquer le processus de décision du
gouvernement central aux niveaux locaux afin d'encourager les Malawis à
soutenir la démocratie multipartite. Le Malawi estime que le succès de la
mise en oeuvre du Programme d'action est tributaire de l'injection de
ressources financières et de l'apport de techniques par la communauté des
partenaires au développement.
M. ALFONSO NSUE MOKUY, SECRETAIRE D'ETAT, CHARGE DU LOGEMENT ET DE
L'URBANISME DE LA GUINEE EQUATORIALE: la Guinée équatoriale a connu une
forte pression démographique et un important exode rural. On assiste au
grave phénomène de ruralisation des deux plus importantes villes du pays,
qui se sont développées de façon anarchique. Le Gouvernement a, par
conséquent, décidé d'élargir le territoire de l'une d'entre elles, la ville
de Malabo, afin de mettre davantage de logements à disposition de la
population. La situation générale des établissements humains est aggravée
par le fait que le pays a une population jeune fort importante qui n'est
pas encore préparée à contribuer au développement durable des
établissements humains. Dans ce contexte, la Guinée équatoriale lance un
appel à la communauté internationale, aux organisations internationales,
régionales et non gouvernementales afin qu'elles l'aident à relever les
nombreux défis auxquels est confronté le pays, notamment en ce qui concerne
l'amélioration des infrastructures d'adduction d'eau potable, dont beaucoup
de logements sont encore privés. Dès 1979, le Gouvernement a lancé un
programme d'adduction d'eau et a créé par la suite un
Comité national de l'eau et de l'assainissement. D'après le Gouvernement,
300 millions de dollars seraient nécessaires pour financer la construction
d'un millier de logements et réaliser l'adduction en eau des principales
villes du pays.
M. ALI ABDI FARAH, MINISTRE DE L'INDUSTRIE, DE L'ENERGIE ET DES MINES
DE DJIBOUTI: les coûts du Plan d'action de Dibouti seraient compromis sans
l'aide conjuguée de la communauté internationale et des bailleurs de fonds
potentiels. Djibouti émet l'espoir qu'Habitat II suscite l'adhésion de tous
et que le Programme pour l'habitat constitue une référence pour la mise en
oeuvre du développement durable et harmonieux dans tous les pays du monde.
Les questions essentielles débattues ici sont primordiales pour Djibouti,
pays où la grande
(à suivre)
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majorité des activités économiques est basée sur les centres urbains.
Conscients du fait que l'essentiel du PIB est produit dans les villes, le
Gouvernement a toujours considéré la maîtrise et l'accompagnement du
développement urbain comme prioritaires: ainsi, depuis 1977, les deux tiers
des ressources mobilisables de l'Etat sont affectées au secteur urbain, que
ce soit pour le financement des infrstructures que du logement ou des
services urbains.
M. ERDEM SAKER, MAIRE DE LA MUNICIPALITE METROPOLITAINE DE LA VILLE
TURQUE DE BURSA, PARLANT AU NOM DES MEMBRES DU CONSEIL INTERNATIONAL POUR
LES INITIATIVES ECOLOGIQUES COMMUNALES (COLLECTIVITES LOCALES): le Conseil
international regroupe plus de
200 collectivités locales déterminées à honorer l'engagement qu'elles ont
pris de mettre en oeuvre le Programme pour l'habitat. En outre, plus de 1
500 collectivités locales de 49 pays ont commencé à élaborer des Actions 21
locales et autres processus participatifs similaires en faveur du
développement durable de leurs communités.
MME MEHLIKA MISIROGLU, ORGANISATION INTERNATIONALE ISLAMIQUE DE
SECOURS(ONG): l'organisation est activement engagée dans des activités de
développement durable dans de nombreux pays. Toutefois,le développement
durable ne saurait être mis en oeuvre sans une fondation solide. Le
Programme pour l'habitat doit respecter la diversité du monde. Le document
se doit de présenter une perception équilibrée, une approche holistique et
laisser de côté le langage marginal pour se concentrer sur les questions
urgentes. Dans le cas contraire, le document risque de se muer en une
compilation de réserves et de prolonger davantage encore les souffrances de
millions de personnes.
MME SEIME H. SANCAR, RAINBOW ISTANBUL WOMEN'S PLATFORM (ONG): cette
ONG regroupe 43 organisations de femmes turques. Son programme est soutenu
par de nombreux autres programmes qui représentent des milliers de femmes
en Turquie. Afin de faire cesser la lutte de pouvoir qui existe entre les
pays développés et les pays en développement, ainsi qu'entre les
gouvernements centraux et les organisations non gouvernementales, il
importe d'instaurer un partenariat et d'équilibrer nos relations. Ces
relations doivent souligner le principe de responsabilité mutuelle. La
plateforme de l'organisation aspire à sensibiliser les femmes à la
nécessité d'être actives pour agir en faveur de l'établissement d'une
société durable. Aussi, appelons-nous les représentants des Nations Unies,
les Etats Membres et les ONG à faire acte de courage et à créer un monde
plus équilibré et plus équitable.
M. DANIEL GALAND, DROIT AU LOGEMENT (ONG): passant à l'action, la
Coalition pour le droit au logement et à la terre a organisé, le 6 juin
dernier, une marche de protestation pacifique. Décidant de poursuivre son
action, la Coalition a publié une déclaration dans laquelle elle exige
l'arrêt des évictions forcées. Elle y dénonce également les crimes impunis
perpétrés à l'encontre des pauvres du Brésil et des
(à suivre)
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peuples du Tibet et du Kurdistan. La Coalition demande en outre aux Etats
membres de réaffirmer le droit des pauvres à un logement décent et
financièrement accessible. Les membres des Nations Unies se doivent en
outre de reconnaître l'importance internationale acquise par les ONG,
reflet de la croissance des mouvements sociaux et de la nécessité de leur
participation au processus de prise de décisions.
MME CHRISTINE DURBANK, HEALTH AND ENVIRONMENT CAUCUS (ONG): ceux qui
ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter. Nous devons
tirer les leçons de nos erreurs passées et aller de l'avant. Or aujourd'hui
les cancers, la tuberculose et les maladies pulmonaires augmentent. Or,
toutes ces maladies sont associées à différentes formes d'atteinte à
l'environnement. Le logement à l'instar de l'alimentation est un besoin
fondamental qu'un individu doit satisfaire pour devenir un citoyen
productif. Par conséquent, il est de l'intérêt des gouvernements de
répondre aux besoins primaires des personnes. La coopération des
représentants des gouvernements, des chefs d'entreprises, des éducateurs,
des dirigeants religieux et des familles est nécessaire pour maintenir un
réseau d'appui permettant aux enfants, qui constituent l'avenir des
nations, de disposer d'un logement et d'une nourriture suffisante.
MME. LAURIE WEISBERG, CARTER CENTER-GLOBAL 2000 (ONG), DONNANT
LECTURE D'UN MESSAGE DE L'ANCIEN PRESIDENT JIMMY CARTER: les travaux de la
conférence doivent s'effectuer en tenant compte du principe de
l'indivisibilité des droits. Personnellement, je participe depuis 13 ans à
la construction de maisons car je demeure convaincue qu'un logement décent
est un droit de l'homme fondamental. De ce fait, chaque pays doit faire de
ce principe une réalité à l'intérieur de ses frontières. Chaque nation, en
coopération avec les Nations Unies, les ONG et le secteur privé doit
promouvoir des stratégies susceptibles d'instaurer des conditions de vie
décentes pour tous les citoyens. Les Gouvernements ne doivent pas agir
seuls mais ils doivent inaugurer la voie.
MME. HELENA NORBERG-HODGE, GAIA TRUST TALK (ONG): la crise des
établissements humains s'explique par les limites de la croissance. Notre
réponse à cette crise réside dans la création de modèles de logements
durables, illustrés par la construction d'éco-villages et de communautés
réduites. Les éco-villages méritent l'appui de la communauté internationale
car ils sont l'exemple pionnier à suivre. Ce concept est la réponse
adéquate pratique et réaliste au Programme d'Action 21. la communauté
internationale doit par conséquent saisir cette opportunité d'une approche
hétérodoxe à la crise des établissements humains. La proposition de GAIA de
bâtir un réseau d'établissements humains à visage humain est suceptible
d'apporter des solutions intégrées aux problèmes soulevés lors des récentes
grandes conférences internationales.
(à suivre)
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Droits de réponse
LE REPRESENTANT DE LA TURQUIE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: en
réponse à des distorsions sur la question de Chypre, il est le lieu ici de
rappeler qu'entre 1963 et 1974 représentent des années de souffrance pour
la communauté turque de Chypre. En fait, plus 80% de la population
chypriote turque est devenue réfugiée. Les raisons de l'intervention turque
sont bien connues: elle s'explique par la volonté d'éviter une tentative
sanglante de coup d'Etat, à l'instigation d'une puissance étrangère et de
ses collaborateurs. L'évocation de situation des réfugiés doit également
tenir compte du sort des réfugiés chypriotes turcs. Il est regrettable que
le représentant ait tenu à exprimer un langage qui s'apparente à la langue
de bois. Je suis le maire élu de la partie turque de Nicosie et c'est parce
que mon pays est interdit de représentation internationale que je suis
obligé de m'exprimer dans le cadre de la délégation de la Turquie.
LE REPRESENTANT DE CHYPRE, EXERCANT SON DROIT DE REPONSE: Chypre, qui
n'avait pas l'intention de faire aujourd'hui une déclaration politique, a
été amené, pour aborder la situation du logement et des établissements
humains sur l'île, à se référer aux événements survenus au cours et depuis
1974. Par conséquent, Chypre s'inscrit en faux contre l'affirmation faite
précédemment selon laquelle sa présence à Istanbul est seulement motivée
par la volonté de se servir de la Conférence comme tribune politique.
* *** *