11 juin 1996

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et des Accrédidations
HAB/IST/17



HABITAT II: LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES VILLES PASSE PAR L'ELIMINATION DU VISAGE URBAIN DE LA PAUVRETE
 










Conférence HABITAT II                              HAB/IST/17
11ème séance (matin)                               11 juin 1996




HABITAT II: LE DEVELOPPEMENT DURABLE DES VILLES PASSE PAR 
L'ELIMINATION 	DU VISAGE URBAIN DE LA PAUVRETE  
	

	La Plénière de la Deuxième Conférence des Nations Unies sur les 
établissements humains (Habitat II), a poursuivi, ce matin, son échange de 
vues général sur la situation des établissements humains et les stratégies 
pour l'améliorer. 

	Dans ce cadre, elle a entendu les déclarations des personnalités 
suivantes: M. Patrick Mazimhaka, Ministre de la reconstruction et de 
l'intégration sociale de la République Rwandaise; M. Merab Crkhenkeli, 
Ministre de l'urbanisation et de la construction de la Géorgie;
M. Alexis Thambwe Mwamba, Ministre des travaux publics, de l'aménagement du 
territoire, de l'urbanisme et de l'habitat du Zaïre; M. Luis Ramirez 
Velarde, Sous-Secrétaire au développement urbain de la Bolivie; M. Hamid 
Sharaf, Ministre de la construction, du logement et de la planification 
urbaine du Yémen; et M. Edmundo Hermosilla, Ministre du logement et de 
l'urbanisme du Chili (au nom des Etats membres de la Commission économique 
pour l'Amérique latine et les Caraïbes, CEPAL). 

	Le représentant de la Lituanie a donné lecture d'un message du 
Ministre de la construction et de l'urbanisme de son pays. Le représentant 
de l'Espagne a également fait une déclaration. 

	Le représentant de la Banque interaméricaine de développement (BID) a 
exposé la politique de son institution en matière d'établissements humains. 
La Conférence a également entendu une déclaration du Secrétaire exécutif de 
la Commission économique des Nations Unies pour l'Asie et le Pacifique 
(CESAP), M. Adrianus Mooy, ainsi que du Président du Conseil permanent de 
la Francophonie, 
M. Emile Derlin-Zinsou.  

	Les représentants de quatre organisations non gouvernementales,
- Rotary International; NGO Peace Caucus; Fédération internationale pour le 
planning familial; et Centre pour le respect de la vie et de 
l'environnement -, ont pris la parole en fin de séance. 

	La Plénière de la Conférence devrait achever son débat général, cet 
après-midi, à partir de 15 heures. 


	                          (à suivre)                      





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Poursuite de l'échange de vues


	M. PATRICK MAZIMHAKA, MINISTRE DE LA RECONSTRUCTION ET DE L'INSERTION 
SOCIALE DU RWANDA: le Rwanda ne peut parvenir à se reconstruire et 
développer durablement ses établissements humains sans chercher une 
solution durable au problème crucial des réfugiés. Les auteurs du génocide 
ont forcé deux millions de personnes à rejoindre dans l'exil 1,4 million 
d'autres, qui connaissent depuis longtemps cette situation. Deux millions 
de réfugiés sont retournés dans leur foyer. Il est déplorable cependant de 
constater qu'environ un million de réfugiés sont retenus en otage dans des 
camps de réfugiés, principalement au Zaïre et en Tanzanie. Depuis son 
arrivée au pouvoir au mois de juillet 1994, le Gouvernement du Rwanda a 
fait du retour et de la réinstallation des réfugiés l'une de ses priorités. 
A l'initiative des chefs d'Etat de la région des Grands Lacs et de l'ancien 
président des Etats-Unis, M. Jimmy Carter, plusieurs conférences ont été 
consacrées à la question des réfugiés rwandais. Nous exhortons, par 
conséquent, la communauté internationale à faciliter la mise en oeuvre des 
résolutions adoptées lors de ces conférences, particulièrement la 
séparation des criminels des réfugiés innocents et le respect de l'embargo 
sur la fourniture d'armes aux anciennes forces et milices rwandaises 
responsables du génocide.

	M. LUIS RAMIREZ VELARDE, SOUS-SECRETAIRE AU DEVELOPPEMENT URBAIN DE 
LA BOLIVIE: la Bolivie est convaincue de la pertinence de la participation 
du secteur communautaire à la recherche de solutions aux problèmes des 
sans-logis. A défaut de technologies sophistiquées, la Bolivie offre au 
monde son expérience d'institutionnalisation de la participation populaire. 
Depuis Vancouver en effet, le pays a mis en oeuvre avec succès et la pleine 
participation des ONG, plusieurs projets ponctuels, pilote ou modèle. La 
Bolivie souhaite désormais l'institutionnalisation de cette pratique au 
niveau mondial, convaincue que seule l'engagement actif des communautés est 
à même d'assurer le succès des programmes de développement urbain et 
d'amélioration de l'habitat. Qui plus est, le pays dispose d'un cadre 
législatif, une loi reconnaissant en effet les communautés autochtones, 
paysannes et associations de voisinage. Par ces mesures, la Bolivie dévolue 
au peuple organisé le sens de la démocratie participative et renforce la 
municipalité et les structures régionales.   

	M. ALI HAMID SHARAF, MINISTRE DE LA CONSTRUCTION, DU LOGEMENT ET DE 
LA PLANIFICATION URBAINE DU YEMEN: le Yémen attend beaucoup des travaux 
d'Habitat II notamment en matière de coopération internationale et de 
développement durable des établissements humains. Le Yémen espère notamment 
que l'accent sera mis sur la nécessité de condamner le recours à la force 
pour l'obtention de terre. A cet égard, le Yémen se félicite des bonnes 
relations qu'il entretient avec Oman et l'Arabie saoudite. Le Yémen jouit 
de nombreuses richesses naturelles, ainsi que d'une expérience précieuse 
dans le domaine du développement. Il a connu un démarrage économique dans 
les années 70, mais a du ensuite faire


	(à suivre)



 
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face à une forte récession aggravée, à la suite de la guerre du Golfe, par 
le retour de nombreux yéménites. Le gouvernement du Yémen essaie, à travers 
ses politiques, de relever les nombreux défis et de parvenir à un 
développement harmonieux et durable. Il lance un appel à la communauté 
internationale afin qu'elle lui permette de mettre en oeuvre ses programmes 
nationaux ambitieux et d'améliorer ses logements et ses infrastructures. 


	M. WALDEMAR WIRSIG, BANQUE INTERAMERICAINE DE DEVELOPPEMENT (BID): 
l'Amérique latine et les Caraïbes ont été la première région à connaître le 
phénomène de l'urbanisation galopante. Aujourd'hui, et vingt ans après 
Vancouver, les perspectives présentent un visage beaucoup moins alarmant. 
La BID a fait du secteur social l'axe prioritaire des prêts consentis au 
titre de son huitième Plan de réallocation. Cette vision du développement 
vise à l'amélioration de la qualité de vie et de la productivité des 
villes, notamment des couches urbaines les plus pauvres. A l'image du 
succès de la ville de Curitiba, il s'agit de bien saisir les potentialités 
des communautés urbaines. La création d'emplois est cruciale à 
l'élimination de la pauvreté. L'objectif de la Banque au cours des vingt 
dernières années visait à appuyer les micro-entreprises, afin de réaliser 
deux objectifs: développer les activités de l'emploi sans qualification 
d'une part, et accroître la productivité des pauvres, d'autre part. Le 
traitement des défis urbains ne requiert pas d'énormes sommes d'argent. Des 
solutions novatrices, sensibles au visage humain des villes et se fondant 
sur les potentiels certains des communautés urbaines représentent des 
ressources beaucoup plus précieuses.  


	M. RIMVYDAS PRANAITIS, DIRECTEUR DU MINISTERE DES AFFAIRES 
ETRANGERES, DONNANT LECTURE D'UNE DECLARATION DE MME ALDONA BARANAUSKIENE, 
MINISTRE DE LA CONSTRUCTION ET DE L'URBANISME DE LA LITUANIE: la Lituanie 
estime que le droit à un logement et à un environnement décents fait partie 
des droits de l'homme et constitue une condition préalable au développement 
de la personnalité et de la stabilité sociale de l'Etat. La construction de 
logements représente une partie importante de la politique économique et 
sociale de la Lituanie. A cet égard, le pays est parvenu à des résultats 
satisfaisants en matière de construction et de logements, ainsi que de 
planification des établissements humains. Pour autant, beaucoup reste à 
faire pour pouvoir mettre en oeuvre les principaux objectifs d'Habitat II. 
Afin d'instaurer un système efficace de financement de la construction de 
logements, la Lituanie doit se familiariser avec les pratiques 
internationales. C'est pourquoi, elle attache une grande importance aux 
questions de la coopération internationale et de l'approche des 
institutions financières internationales. Elle estime qu'Habitat II devrait 
aborder les problèmes spécifiques des pays en transition.


	(à suivre)

	




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	M. MERAB CRKHENKELI, MINISTRE DE L'URBANISATION ET DE LA CONSTRUCTION 
DE LA GEORGIE: la Géorgie souhaite apporter sa modeste contribution au 
développement d'un habitat moderne et prospère. Ainsi, appuyant l'ensemble 
des initiatives d'Habitat II, elle souhaite prendre une part active à 
l'élaboraion de programmes sur la base d'un partenariat équitable. Dans ce 
contexte, elle vise désormais à orienter sa politique vers les domaines 
suivants: un échange régulier d'informations dans les sphères de la 
législation et du progrès scientifique et technique; la poursuite d'une 
politique coordonnée relative aux régions habitées et amélioration de leurs 
infrastructures; et élaboration de principes théoriques fondés sur la 
relation "homme-environnement-architecture". Enfin, la Géorgie souhaite la 
mise en place d'un environnement écologiquement rationnel, susceptible de 
stimuler les investissements étrangers.     
   

	M. ALEXIS THAMBWE MWAMBA, MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS, DE 
L'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, DE L'URBANISME ET DE L'HABITAT DU ZAIRE:
le Gouvernement du Zaïre se propose de mettre en place une politique 
d'aménagement du territoire visant à assurer une mise en valeur équilibrée 
du territoire national. De même, il vise à capter l'ensemble des synergies 
nationales pour faire de la ville un véritable moteur du développeemnt 
national. Le Zaïre souhaite en outre engager un vaste chantier de réformes 
institutionnelles et réglementaires visant à établir davantage de 
démocratie, et rapprocher ainsi le pouvoir de ses administrés. Le rôle de 
l'Etat devra être recentré afin d'ouvrir le champ d'intervention de 
l'aménagement urbain, à l'entreprenariat privé et aux organisations 
communautaires de base de la société civile. 

	Le Zaïre saisit cette tribune pour attirer l'attention sur un 
problème particulier qui touche de manière bouleversante aussi bien les 
villes que les campagnes de l'Est du pays. Il s'agit en l'occurence de 
l'afflux de plus ou moins deux millions de réfugiés sur son territoire, en 
provenance des pays voisins. Cet évènement sans précédent a causé des 
dégâts aux établissements humains et fait du Zaïre la victime d'une guerre 
fractricide qui n'est pas la sienne. Le Zaïre saisit cette occasion pour 
lancer un appel à la communauté internationale afin de l'aider à faire face 
à cette lourde charge en facilitant la reconstruction du patrimoine détruit 
ainsi que le retour des réfugiés dans leur pays d'origine. Les populations 
du Zaïre n'entendent en effet nullement accepter le fait accompli qui 
consisterait à laisser s'installer chez elles deux millions de réfugiés qui 
déorganisent l'environnement socio-économique du pays. 

	M.EMILE DERLIN-ZINSOU, PRESIDENT DU CONSEIL PERMANENT DE LA 
FRANCOPHONIE (OIG): la dernière conférence des chefs d'Etat et de 
Gouvernement des pays ayant le français en partage qui s'est tenue dans mon 
pays, le Bénin, en décembre 1995, a appelé à mettre en place ou à appuyer 
les mécanimes existants pour la prévention des conflits, afin de dégager 
des solutions pacifiques et durables faces aux causes de l'exode massif et 
persistant des réfugiés ou des personnes déplacées, notamment en Afrique.  
Une réflexion prospective sur les mouvements de population et les 
phénomènes d'urbanisation qu'ils entraînent, si factices soient-ils comme 
les camps de réfugiés, doit intégrer aussi cette dimension qui ne cesse de 
prendre une inquiétante extension.

                             (à suivre)  


 
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	En effet la pauvreté et la précarité qui menacent la survie de 
populations déjà traumatisées, engendrent aussi des foyers potentiels de 
violence et de déstabilisation. 

	Il convient donc que la transition que nous vivons renforce notre 
conviction dans certaines valeurs. Nous devons surtout éviter que, par les 
effets pervers de la mondialisation, au demeurant féconde dans le domaine 
économique, nos sociétés n'évoluent que par mimétisme, et ne dérivent vers 
la pensée unique ouvrant sur un monde monocorde. L'espace francophone, qui 
rassemble tant de sociétés contrastées au sein de pays dispersés sur les 
cinq continents, ne peut être restreint à un champ clos et stéréotypé. Il 
entend au contraire demeurer fidèle à la devise de son cinquième sommet 
"unité dans la diversité" et contribuer à créer une nouvelle dynamique, en 
associant tous les partenariats qui s'offrent à nous de manière à changer 
progressivement le cadre de vie, à susciter par la même, de nouvelles 
mentalités, afin d'assurer aux générations futures les conditions d'un 
équilibre plus sûr pour un véritable développement.

	M. CARLOS CARDERERA (ESPAGNE): le droit à la ville doit être entendu 
comme étant la mise en place d'une série de conditions susceptibles de 
garantir une meilleure qualité de vie, accessible à l'ensemble des 
citoyens, notamment en matière de logement, d'emploi, de services et 
d'environnement agréable. Dans le cadre de l'objectif d'un logement pour 
tous, l'Espagne souhaite un accès plus aisé à celui-ci, une gestion 
rationnelles de l'efficacité énergétique des villes, et l'examen de la 
relation intime entre la ville et son environnement. L'Espagne accorde une 
importance particulière à la coopération internationale, qui doit 
s'articuler autour de quatre pôles: la formation d'experts; l'échange 
d'expériences; l'évaluation technique; et la coopération au sein de 
programmes concrets.  

	M. ADRIANUS MOOY, SECRETAIRE EXECUTIF DE LA COMMISSION ECONOMIQUE ET 
SOCIALE POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE (CESAP): pour relever les défis 
urbains, il importe d'opérer des changements qui touchent la société dans 
son ensemble. Ils doivent être ancrés dans les communautés et être fondés 
sur le consensus et le partenariat entre les différents acteurs du monde 
urbain. Les objectifs de ces changements doivent viser notamment à 
accroître la participation de la société civile à la gestion des villes 
afin de s'adapter aux tendances de démocratisation et de mondialisation. 
Ces objectifs doivent également tendre à renforcer la capacité des 
gouvernements locaux à assumer leurs responsabilités actuelles et celles 
dont ils hériteront de la décentralisation et de l'accès aux nouvelles 
technologies. Il importe de résoudre plus rapidement le problème de la 
pauvreté urbaine au moment où les accords commerciaux menacent de 
marginaliser un grand nombre de citadins. Il faut apporter des réponses aux 
problèmes de la qualité de la vie en milieu urbain, notamment en ce qui 
concerne l'environnement, la santé, la culture et le sens de la communauté, 
de façon à parvenir à un développement durable des établissements humains. 
Il ne faut pas perdre de vue que tout ce que nous aurons réalisé au cours 
d'Habitat II n'aura aucun sens si le Programme pour l'habitat n'est pas mis 
en oeuvre.


                            ( à suivre)




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	M. EDMUNDO HERMOSILLA, MINISTRE DE L'URBANISME ET DU LOGEMENT DU 
CHILI, AU NOM DES ETATS MEMBRES DE LA COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'AMERIQUE 
LATINE ET LES CARAIBES (CEPAL): les pays de la CEPAL s'engagent à bâtir 
d'ici à dix ans, un nombre annuel de logements au moins égal au nombre de 
foyers qui se formeront durant ce laps de temps. Le Programme d'action des 
pays d'Amérique latine tient compte des graves problèmes sociaux qui 
frappent les établissements humains, notamment l'extrême pauvreté et 
l'inégalité d'accès aux services sociaux. Dans ce contexte, l'élimination 
de la pauvreté et de la misère demeure un objectif régional prioritaire. La 
région veut trouver ses propres solutions, qui incorporent les dimensions 
sociale, économique et environnementale. Le Programme d'action régional 
souligne en outre avec force la nécessité d'une réponse définitive à la 
fragilité de l'environnement et à la déterioration constante des 
établissements humains ruraux et urbains.       

	M. CARLO RAVIZZA, ROTARY INTERNATIONAL (ONG): créé en 1905 pour 
répondre aux besoins insatisfaits des communautés, Rotary est un réseau en 
expansion constante qui compte aujourd'hui 28 000 clubs présents dans 154 
pays. Au cours de ses 91 années d'existence, Rotary a réussi à répondre à 
toutes sortes de besoins. Son "Programme de préservation de la planète 
terre" a pour objectif de promouvoir des projets de protection de 
l'environnement, ainsi que de l'air et de l'eau des villes. A partir du 
mois prochain, Rotary international entamera une série de conférences dans 
sept régions du monde à l'intention des responsables de clubs des villes de 
plus de deux millions d'habitants. En collaboration avec l'OMS et l'UNICEF, 
Rotary a développé un consensus international et appuyé une collaboration 
active aux niveaux national et local.

	M. JONHATTAN GRANOFF, NGO PEACE CAUCUS (ONG): il est temps que le 
développement social durable et coopératif aboutisse à l'instauration de la 
confiance et de la transparence entre les nations. Le Caucus pour la paix 
appelle par conséquent les gouvernements à entreprendre une réduction 
drastique de leurs dépenses militaires. Les 221 milliards de dollars que 
les pays en développement dépensent chaque année pour acquérir des armes 
constituent un lourd fardeau pour leurs secteurs sociaux. De nouvelles 
armes et des armées plus importantes sont synonymes de réduction des 
ressources en faveur du développeemnt économique, de l'éducation et de la 
santé. A l'orée du 21ème siècle, le proverbe romain qui professait de 
préparer la guerre pour vivre en paix, n'a plus de sens à l'ère nucléaire. 
Aujourd'hui, il serait plus juste de se rendre à l'évidence: sans foyer, 
pas de paix et vice versa. La sécurité est tributaire de la satisfaction 
des besoins fondamentaux des individus. Le 21ème siècle sera le siècle de 
la paix ou ne verra jamais le jour, tel est le constat. 





	(à suivre)








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	MME SUNETRA PURI, FEDERATION INTERNATIONALE POUR LE PLANNING 
INTERNATIONAL (ONG): les données disponibles aujourd'hui indiquent que le 
terme de "survie" revêt une signification particulière pour les femmes et 
les enfants des zones urbaines.  Ainsi, dans le monde, sur plus d'un 1,3 
milliard de personnes vivant dans la pauvreté, 70% sont des femmes. La 
Fédération internationale pour le planning familial, qui a été créée en 
Inde, en 1952, s'est fortement développée et regroupe plus de 150 
associations nationales. Elle appuie les propositions du Plan mondial 
d'action d'Habitat II en ce qui concerne la santé génésique et le planning 
familial. La Fédération, qui oeuvre de concert avec les gouvernements et 
les autres partenaires à l'amélioration des conditions de vie, suggère 
cependant que les efforts déployés sensibilisent davantage les décideurs, 
les professionnels de la santé et le grand public à l'importance de ces 
questions. Les résultats d'Habitat II convaincront la communauté 
internationale de la nécessité de répondre collectivement et efficacement 
aux besoins insatisfaits des groupes vulnérables des établissements 
humains, tant ruraux qu'urbains, du monde en développement.

	M. JOHN HOYT, CENTRE POUR LE RESPECT DE LA VIE ET DE L'ENVIRONNEMENT 
(ONG): bien que la taille de l'économie internationale ait été multipliée 
par sept au cours des cinquante dernières années, plus d'un milliard de 
personnes continuent à vivre dans des conditions abjectes, les espèces 
animales continuent à s'éteindre à un rythme accéléré, l'environnement 
mondial est devenu plus toxique et l'écart entre les riches et les pauvres 
s'est accru. Il importe donc d'initier des changements drastiques dans 
notre approche du développement. En ce sens, le Centre a récemment 
organisé, en collaboration avec la Banque mondiale, une conférence 
consacrée aux valeurs éthiques et spirituelles et la promotion d'un 
développement durable respectueux de l'environnement. Cette conférence a 
attiré l'attention sur la nécessité d'adopter une approche qui mette en 
avant l'économie naturelle et sociale et définisse pour le long terme des 
objectifs sociaux et spirituels.
   



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